mardi 30 décembre 2008

Q790 : Nouvel obstacle au départ de l’ex Clemenceau

BREST (France) – 30/12/2008 – 3B Conseils – Tous les quotidiens se font l’écho de la découverte de parasites sur la coque de l'ex-porte-avions qui ne sera accepté en Angleterre, pour être démantelé, que lorsqu'il sera nettoyé. «Il y a un problème d’espèces étrangères sur la coque», a expliqué le capitaine Jerry Drewitt, responsable des ports de Tees et Hartlepool (nord-est de l’Angleterre). «Une algue asiatique, la laminaria japonica, et un mollusque originaire d’Amérique du nord, la crépidule, ont été découverts sur le fond de la coque. Comme ces deux espèces ne sont pas présentes au Royaume-Uni à l’heure actuelle, l’Agence de l’environnement a dit que la coque devait être nettoyée avant que le navire puisse venir ici», a poursuivi M. Drewitt. D’après la préfecture de Brest, les «algues brunes» et les crépidules d’une espèce différente de celles présentes dans le biotope britannique seront «grattée(s) début janvier», ce qui ne devrait pas «prendre plus de quatre jours» dans le cadre des travaux de préparation de la coque.
David Rajjou, l’avocat de l’association brestoise AE2D, a annoncé qu’il demandera, ce jour, la désignation d’un expert judiciaire indépendant. Le Télégramme rapporte ses propos « Cette découverte valide le cœur de notre recours contre la décision de la Drire (Direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement) autorisant l’exportation du navire-déchet vers l’Angleterre. Après la décision de la Drire, qui dépend, je le rappelle, du ministère de l’Environnement, on nous avait assuré qu’il n’y avait aucun problème, que tout était clair... On voit le résultat ! Nous ne faisons pas confiance au communiqué de la Marine nationale au sujet du grattage annoncé et nous réclamons qu’une étude fouillée soit menée ». Jean-Paul Hellequin, de l’association Mor Glaz, ajoute : « Une fois de plus, le départ de l’ex-Clemenceau est différé, pour des raisons qui vont faire rire l’ensemble de l’Union européenne (…) Nos amis britanniques, doivent savoir qu’il y a encore plus grave que ces "parasites" sous la coque. Il y a aussi de grandes quantités d’amiante et d’autres produits toxiques qui ne pourront être traités à Hartlepool. (...) Nos amis d’outre-Manche doivent refuser l’arrivée de cette coque chez eux et prendre enfin conscience que d’accepter ce déchet militaire, serait accepter de traiter, dans le futur, les déchets de ceux qui ne veulent pas le faire chez eux. (...) Une solution existe pour déconstruire l’ex-Clemenceau en France, voire même à Brest ».
Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : AFP / Libération / Le Télégramme / 3B Conseils

mardi 16 décembre 2008

La Coque Q790 manque d’eau

PARIS (France) - 16/12/2008 - 3B Conseils – D’après le Télégramme, la Coque Q790 immobilisée dans le port de Brest depuis mai 2006, devrait en définitive y passer Noël 2008. Le chenal d’accès du chantier Hartlepool de la société Able UK où est attendu le navire n’est pas assez profond (www.ableuk.com/ableshiprecycling/index.htm) C’est dans le quotidien " Hartlepool Mail " du lundi 15 décembre, que le Commandant de port de Hartlepool, le Capitaine Jerry DREWETT déclare que " l’Ex-Clemenceau " aurait un tirant d’eau trop important pour rejoindre sa destination. D’après l’autorité portuaire « les importants travaux de dragage en cours pour permettre le remorquage du navire jusqu’à quai ne sont pas terminés». Les données générales de la coque sont : dimension : 265 x 51,20 x 7,50 mètres.
Tirant d'eau en charge : 8,60 mètres (tirant d'air : 62 mètres)

Article : BBB 3B Conseils
Documents de référence : Le Télégramme, Hartlepool Mail, association Mor Glaz, Wikipédia

lundi 15 décembre 2008

Point d’attache !


La Louve (SNS 151), vedette de la Société Nationale de Sauvetage en Mer (SNSM) du Conquet baptisée le 26 mai 2006 pourrait ne plus avoir de mouillage à partir du 28 décembre prochain. En 2007, La Louve avait demandé un nouveau mouillage dans le port. Un emplacement lui avait été attribué dans l’attente d’une solution définitive, l’ancien mouillage étant devenu inexploitable à la suite d’un ensablement et du glissement de blocs de pierre de la jetée Sainte Barbe.

Mardi 16 décembre, Didier Le Gac, conseiller général en charge du canton de Saint Renan et président du Conseil portuaire, réunira à la Mairie du Conquet les différents acteurs pour tenter de trouver une solution. Alors quelle sera la position de la CCI de Brest qui a réattribué le mouillage provisoire de La Louve à un autre usager du port, sans prendre en compte l’antériorité de la demande de la station du Conquet. Le Code des ports maritimes mentionnait auparavant que dans tout port où se trouve une embarcation de sauvetage, le gestionnaire devait lui réserver un des meilleurs points de mouillage. Mais cette obligation a disparu lors d'une des dernières corrections à ce document. Faute d’une solution La Louve pourrait être amenée à quitter le Conquet laissant un grand vide dans l’organisation des secours en mer.

De nombreuses personnalités étaient présentes à la soirée: l’amiral Anne François de Saint Salvy préfet maritime de l'Atlantique qui a rappelé que la SNSM est « l’acteur irremplaçable » qui assure plus de la moitié des opérations de sauvetage en mer, mais aussi de sécurité civile. A ses côtés étaient Xavier Jean maire du Conquet, Yvette Duval conseillère régionale de Bretagne chargée des îles, Didier Le Gac, conseiller général….

Points de repères :
Le Conseil général du Finistère a délégué en février 2007 à la CCI de Brest, la gestion du port de pêche et du port de plaisance du Conquet.

Hier, à l’occasion du traditionnel bilan de fin d’année, Didier Quentel, président de la SNSM du Conquet a présenté les chiffres de 2008. Depuis le 1er janvier, La Louve a assuré 32 interventions, dont 7 évacuations sanitaires, 3 transports urgents d’un médecin sur l’île de Molène, assisté 18 navires et secouru 45 personnes soit 170 heures de mer et a assuré divers prestations, ce qui représente un total de 5200 heures / homme. Rappelons que l’équipage de La Louve est composé de 15 sauveteurs totalement bénévoles.

Site SNSM Conquet
Site SNSM national

jeudi 11 décembre 2008

Q790 : va t-elle vraiment partir avant Noël ?


BREST (France) – 11/12/2008 – 3B Conseils – Anne-François de Saint Salvy, a annoncé que le départ de l’ancien porte-avions Clémenceau « pourrait avoir lieu en décembre ». Didier Lépine, de la direction centrale du Service de soutien de la flotte note : « Après l’autorisation de transfert frontalier délivrée fin novembre par la Direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement (Drire) et la levée du recours juridique sur cette même procédure côté anglais, la voie est presque libre pour le vieux porte-avions. Il manque encore l’Autorisation d’exporter du matériel de guerre (AEMG). Une formalité parait-il. Le papier viendra des Douanes après réunion d’une commission interministérielle. C’est possible en "quelques jours" ». Europe 1 indique que « le Clémenceau pourrait quitter Brest avant le 20 décembre, mais d’ici là, les écologistes finistériens vont tirer leur ultime cartouche : une attaque du chantier britannique de déconstruction, devant le Tribunal administratif de Rennes, un recours en incompétence ».

L’association « Friends of Hartlepool », avait déposé, mercredi 3 septembre 2008 (article du 5 et du 19 septembre), un recours devant la Haute cour de Londres contre l’agence sanitaire britannique, et avait été débouté. Cette décision de la Cour royale de justice a été renversée en appel. Friends of Hartlepool souhaitait empêcher que l'ancien porte-avions français Le Clemenceau, qui contient de grosses quantités d'amiante, ne soit démantelé sur le chantier de Hartlepool (nord-est) pour des raisons environnementales et sanitaires. Elle accuse l’organe sanitaire britannique HSE d’avoir illégalement autorisé l’entreprise Able UK à démanteler le Q790. L’affaire devra désormais être jugée par la Cour d’appel de Londres.

Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : DICOD / Ouest France / Europe 1 / 3B Conseils
Photo (Ouest France): De gauche à droite, Didier Lépine (direction centrale du Service de soutien de la flotte - Marine nationale), Philippe Guégan, commandant de la base navale, Jean-Pierre Condemine (sous-préfet), Anne-François de Saint Salvy (préfet maritime) et Jean-Marc Picard (directeur de la Drire).

mercredi 29 octobre 2008

3 rendez-vous en France

Dans le cadre des MARDIS DE LA MER ET DES FRANÇAIS organisés par l’Institut Français de la Mer (IFM) et le Centre d’Études de la Mer de l’Institut Catholique de Paris (CETMER) la première soirée-débat se tiendra le mardi 4 novembre 2008 de 17H30 à 19H30 (SALLE DES ACTES 21 rue d’Assas sur le thème Les valeurs de la Mer).
Interviendront : le Contre-Amiral Olivier LAJOUS Commandant le Centre d’enseignement supérieur de la Marine, le Contre-Amiral Pierre SOUDAN commandant de l’Ecole navale et du groupe des écoles du Poulmic, Françoise ODIER Présidente honoraire de l’ Association Française du Droit Maritime (AFDM), Chantal REYNIER Professeur d’exégèse biblique. Exégèse paulinienne (approche théologique et historique). Mer et navigation dans l’Antiquité. Francis VALLAT président du cluster maritime français, modération Christian BUCHET professeur d’histoire maritime, parrain des entretiens Science et Ethique Jeunes 2008.

Jusqu’au 2 novembre à Océanopolis à Brest, le Festival du Film de l'Aventure Océanographique, avec un coup de projecteur sur la Polynésie Française. Un voyage dans le sillage des scientifiques et des explorateurs des mers chaudes.

Découvrez également sur le blog des énergies de la mer, l’exposition commandée par Taivini TEAI, Coordonnateur de la Fête de la science 08 en Polynésie pour l’association Te mana o te moana qui sera présentée dans les îles polynésiennes.

Article : BBB 3B Conseils

jeudi 23 octobre 2008

Visionnez les entretiens Science et Ethique 2008

Visionnez ou revisionnez les Entretiens Science et Ethique 2008 : Croissance bleue ? Patrimoine maritime, ressources et économies du littoral. Recherche, nouvelles compétences et nouveaux métiers de la mer qui se sont déroulés à Brest du 16 au 17 octobre 2008 sur la web TV canalc2 : ICI

mercredi 22 octobre 2008

Droits à polluer


PARIS (France) – 22/10/2008 – 3B Conseils – Les ministres de l’environnement sont réunis depuis hier à Luxembourg en raison du désaccord sur le paquet « énergie-climat ». Ce paquet prévoit la réduction de 20% des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020 en même temps que l’augmentation du recours aux énergies renouvelables et des économies d’énergie. Justement ce matin l’émission « Les Enjeux Internationaux» de Thierry Garcin et d’Eric Laurent portait sur la lutte contre la pollution et plus particulièrement sur : « Le commerce des droits à polluer et la logique des États dans la lutte contre le réchauffement de la planète ». Aurélien Bernier était l’invité d’Eric Laurent. Militant altermondialiste et président de l’association Inf’OGM (veille d'information citoyenne sur les biotechnologies agricoles) il rappelle dans son livre, « Climat otage de la finance », qu’il existe pour les entreprises et pour les spéculateurs un marché des droits à polluer. Une entreprise, par exemple, a le droit d’émettre une certaine quantité de carbone en fonction du quota qu’elle a obtenu. Si elle émet un volume inférieur à son quota elle peut revendre le volume qui lui reste et faire du bénéfice. C’est une mécanique dangereux. En effet, une autre disposition du protocole de Kyoto permet à des entreprises qui investissent en Chine ou en Inde (pays en développement pas directement intégrés dans ce système) de créer des quotas supplémentaires et les investisseurs peuvent revendre ces quotas en bourse. Une étude réalisée en Grande Bretagne montre que les pays occidentaux consomment des produits faits dans les pays en voie de développement et que cette consommation représente 20% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Pour Aurélien Bernier on pourrait donc rajouter au crédit des pays occidentaux 20% des émissions mondiales.

Pour en savoir plus, entretiens Science et Ethique 2008, table ronde n°2 : La connaissance : avons-nous toutes les cartes en main ? (décisions politiques et recherche) ICI
Vous pouvez réécouter l’émission Les Enjeux Internationaux ICI

Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : France Culture / 3B Conseils

mardi 21 octobre 2008

Signature d’une convention CEDRE/AESM pour lutter contre la pollution maritime


LISBONNE (Portugal) – 21/10/2008 – 3B Conseils - Une convention signée vendredi 17 octobre, à Lisbonne, au siège de l'AESM (Agence européenne de sécurité maritime), donne au Cedre de Brest (Centre de documentation de recherche et d'expérimentation sur les pollutions accidentelles des eaux) le rôle d’interlocuteur unique de l’AESM. « Cette convention, qui dépasse le cadre du Cedre, est un bon signe. C'est une reconnaissance de l'expertise de l'ensemble du pôle mer de Brest » indique Pierre Maille, président du Cedre et président du conseil général du Finistère. Ouest France souligne que « plusieurs mesures de lutte contre les grandes pollutions maritimes sont en préparation. Le renfort de la réglementation tout d'abord, en comptant sur les nouveaux membres de l'Union, tels que Chypre et Malte (...). Voire même en échafaudant des dispositifs opérationnels, dont celui des ports-refuges (…), ainsi que la constitution d'un véritable corps de gardes-côtes (…). Mais un tel effort financier ne pourrait pas être supporté par les seuls pays qui bordent l'entrée de la Manche. Il faudrait un accord de l'Union... » L'Amiral Anne-François de Saint-Salvy, Préfet maritime Ouest-Atlantique, a également annoncé des mesures dans la table ronde des entretiens Science et Ethique du vendredi 17 octobre sur la politique maritime européenne.
Après le naufrage de l’Erika en 1999, la Commission Européenne a renforcé la sécurité du transport maritime des produits pétroliers. L’Union Européenne a adopté les Paquets législatifs « Erika 1 » (2003) et « Erika 2 » (2005) et crée l’AESM (EMSA en anglais pour European Maritime Safety Agency). Cette dernière est opérationnelle depuis 2003, contribue à renforcer le système global de sécurité maritime dans les eaux communautaires, de manière à réduire les risques d'accident maritime et de pollution par les navires.
Dernièrement, l’AESM a affrété un navire anti-pollution, le Bahia Tres (un pétrolier opérant dans la baie d'Algésiras transformé en quelques heures en navire anti-pollution), à la demande des autorités espagnoles, après l'échouage de deux cargos, Fedra et Tawe. Depuis 2005, l'EMSA dispose d'une flotte de navires répartis le long des côtes européennes et pouvant intervenir en cas de marée noire à la demande des Etats-membres. Ce dispositif compte actuellement 13 bateaux et devrait bientôt être étendu jusqu'à la Baltique et la Mer noire. Le câblier français Ile de Bréhat, basé à Brest, fait partie de ce dispositif. Mais il cessera d'assurer sa mission au profit de la lutte contre la pollution à partir du 1er janvier 2009 car l’armateur ne souhaite pas renouveler le contrat de trois ans signé fin 2005.
Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : Ouest France / AFP / 3B Conseils
Photo (Mer Et Marine): Le cargo Fedre, échoué, à Gibraltar (© : EL PAIS)

lundi 13 octobre 2008

Françoise Péron : l’aménagement de l’espace côtier


BREST (France) – 13/10/2008 – 3B Conseils – La première table ronde des entretiens Science et Ethique 2008 portera sur « Le patrimoine maritime bâti, témoin de l'évolution économique du littoral et des activités nouvelles » (jeudi 16 octobre 2008 à 9h30). Françoise Péron, professeur émérite de géographie à l’Université de Bretagne Occidentale, y interviendra auprès Jean-Paul Alayse (Conservateur d'Océanopolis), François Cuillandre (Maire de Brest, Président de Brest métropole océane), Michel Ricard (Président du Comité national du Développement durable, Président du Comité National Français de la Décennie des Nations Unies de l'Éducation en vue du développement durable, Président des entretiens Science et Ethique), Peter Goodship (Porthmouth Naval Base Property Trust), Catherine Le Roux (SHOM) et Sylvie Andreu de France Culture (modération). Elle abordera les questions relatives aux nouveaux outils cartographiques (banque de données, SIG, atlas...). En effet, l’aménagement de l’espace côtier est au cœur des recherches de Françoise Péron et de son équipe. Les Français vivent de plus en plus au bord de la mer et sont attentifs aux héritages maritimes (habitats des pêcheurs, conserveries…), jusqu’à présent mal reconnus et menacés par la flambée immobilière. Petit à petit ces espaces se banalisent, perdent leur spécificité et c’est toute la mémoire du littoral, et celle de l’homme sur le littoral qui se perd. Le « patrimoine maritime : construire, transmettre, utiliser, symboliser les héritages maritimes européens » véritable atlas a été publié propose une typologie des ports (grands/petits, fonction…), inventaire par commune. Dans un second temps, l’équipe pilotée par Françoise Péron, et avec la collaboration du service « Inventaire général du patrimoine culturel de la région Bretagne », a mis en place un prototype d’inventaire du patrimoine maritime des communes du littoral. L’objectif étant de faire entrer le patrimoine maritime dans les systèmes d’aménagement du territoire car jusque là le patrimoine bâti culturel n’existait pas. Cet inventaire communal a permis de donner des recommandations aux élus en fonction des caractéristiques de chaque commune. Elle a présenté ses travaux et ses recommandations avec les étudiants de l’UBO de Quimper aux élus lors des Journées Nationales de l’ANEL (17,18, 19 septembre 2008) à Toulon. Pour elle le patrimoine et le dynamisme économique ne sont pas antinomiques : « le plus important c’est la conviction (…) mettre en valeur le patrimoine est un travail de longue haleine (…) les aménagements doivent pouvoir passer au-delà des modes d’aménagements. » Convaincue que la culture scientifique passe par le partage de la connaissance. Françoise Péron est aujourd’hui engagée dans la sauvegarde du port-musée de Douarnenez qui rencontre actuellement des difficultés.

Pour en savoir plus : « Le patrimoine maritime : construire, transmettre, utiliser, symboliser les héritages maritimes européens » de Françoise Péron : ICI et «Les français, la terre et la mer » sous la direction d’Alain Cabantous, et avec André Lespagnol : ICI
Retrouvez Françoise Péron dans l’émission « Vivre sa ville » de Sylvie Andreu, dimanche 12 octobre (7H45- 7H55): ICI et lors des entretiens Science et Ethique 2008 à Brest : ICI
Écoutez « Le chronique environnement » (7h11- 7h13) de Christian Buchet, parrain des entretiens Science et Ethique, sur Europe 1 : ICI

Article : SLG 3B Conseils

jeudi 9 octobre 2008

Information sur les 1ers entretiens Science et Ethique découverte dans les Côtes d'Armor


BREST (France) – 9/10/2008 – 3B Conseils - Essai transformé en 2008 après la journée pilote de l'année dernière ...., beau temps, marée haute et marée basse... pour 155 élèves, leurs professeurs et des parents d'élèves qui ont découvert l'univers des énergies de la mer en participant aux "1ers entretiens Science et Ethique découverte" à Perros Guirec, Pleumeur Bodou et Trégastel.

La journée était organisée par 3B Conseils avec le soutien de La Cité des Télécoms, du Planétarium de Bretagne, de l'Aquarium Marin, de la Maison du Littoral, du Lycée hôtelier Jeanne d'Arc, du CEVA, d'Algaïa et des mairies de Perros Guirec, Pleumeur-Bodou et Trégastel....

A nouveau, merci à tous ceux qui ont participé au succès de ce parcours découverte.

Le journal des entretiens Science et Ethique découverte ICI

Rendez-vous à Concarneau (complet) et à Brest du 14 au 17 octobre 2008
n'oubliez pas de vous inscrire ICI

L'équipe de 3B Conseils :
Charline Lasterre, Christine Naud, Véronique Rabuteau, Julien Salaün
avec Paul Gass, Sonia Le Gouriellec, Francis Rousseau et Ewann Prigent

mercredi 8 octobre 2008

Les députés européens maintiennent la pression sur les quotas de CO2


STRASBOURG (France) – 8/10/2008 – 3B Conseils – Les eurodéputés ont donné hier leur accord à l’introduction de contraintes financières dès 2013. 20% de réduction des émissions de CO2 d’ici 2020, passage automatique à 30% en cas d’accord international. Conformément au projet initial de Bruxelles, présenté en janvier 2008, la commission Environnement du Parlement européen a décidé de maintenir la pression sur les Etats membres, alors que ceux-ci s’inquiètent des faiblesses de compétitivité de l’économie européenne, déjà affectée par la crise financière. Ils ont aussi fixé de nouveaux objectifs de réduction d’émissions carbone pour l’après 2020 : 50% d’ici 2035, de 60 à 80% d’ici 2050 par rapport aux niveaux de 1990.
Les eurodéputés membres de cette commission ont appuyé, par 44 voix pour, 20 contre et une abstention, le texte de compromis avancé par l'eurodéputée conservatrice irlandaise Avril Doyle. Ce texte renforce le système européen d'échange de droits d'émissions pour les industries européennes (ces dernières défendant le principe de quotas gratuits). Selon le texte, les producteurs d’électricité (qui compte pour 2/3 des émissions de gaz à effet de serre du secteur industriel européen) devront financer, en 2013, l’intégralité de leurs émissions polluantes, alors qu’aujourd’hui ces derniers ne payent que les tonnes de CO2 qui viennent en excédent de leurs quotas annuels. Les autres secteurs industriels, soit l’équivalent de 10 000 entreprises en Europe, bénéficieront d’un délai pour régler la facture : en 2013, l’équivalent de 85 % des droits à polluer continuera à leur être alloué gratuitement et c’est progressivement, d’ici à 2020, que la règle du « pollueur-payeur » s’appliquera pour chaque tonne de CO2 relâchée dans l’atmosphère. Hier, celle-ci s’échangeait à 22,40 euros sur le marché du carbone. Contre l’avis du Conseil, les eurodéputés ont même proposé d’introduire des sanctions à l’encontre des pays qui dépasseraient leurs plafonds d’émissions de CO2, soit 100 euros par tonne supplémentaire pour certains secteurs dont le transport.
Le texte renvoie à la publication par la Commission européenne d’une liste ciblant certains secteurs industriels au 30 septembre 2010. La Présidence française a, de son côté, demandé à la Commission une liste de ce type, mais pour 2009, c'est-à-dire avant les négociations internationales de Copenhague. (dossier EurActiv ICI)
Calendrier:
-10 octobre: Conseil énergie
-15 et 16 octobre: Conseil européen
-20 octobre: Conseil environnement
-3-4 décembre: Vote en plénière au Parlement

Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : EurActiv / Le Figaro / 3B Conseils

lundi 6 octobre 2008

Remise du Prix Jeune chercheur Daniel Jouvance 2008


PARIS (France) – 6/10/2008 – 3B Conseils - Le 30 septembre, le Comité Scientifique Marin Daniel Jouvance, présidé par le Professeur Jean Meynadier, Professeur Emérite à l’Université de Montpellier, a remis le Prix Jeune chercheur Daniel Jouvance 2008 à Edward John Stockdale, âgé de 26 ans et chercheur à l’Université d’Australie Occidentale.
Edward John Stockdale a étudié les processus de biominéralisation en milieu marin notamment les mécanismes physiologiques liés à la biominéralisation du fer chez les chitons, mollusques marins (Polyplacophores). Edward John Stockdale a répondu aux principaux critères exigés par la Fondation. Ses travaux sont à la fois originaux, pertinents au regard des problématiques majeures du milieu marin et de la biosphère. En effet, son travail est original en ce qu’il applique à l’étude de ces structures biominéralisées des techniques relevant non plus de la biologie mais de la science des matériaux. Un aspect du travail d’Edward John Stockdale porte sur les agrégats de ferritine (une protéine de stockage du fer) composant ces structures biominéralisées. La ferritine est formée de sortes de cages composées de 24 unités protéiques, chaque unité comprenant de 1500 à 4500 atomes de fer selon les types d’organismes. Chez les mollusques étudiés, les ferritines comportent 3000 atomes de fer et sont abondamment répandues dans tout l’organisme où elles jouent à la fois un rôle de transport et de stockage.
La Fondation Daniel Jouvance, créé le 26 mai 2008, a pour objectif de favoriser l’étude et la préservation du milieu marin. Le prix Jeune Chercheur Daniel Jouvance fut remis pour la première fois en 1992. Il a pour vocation d’encourager les jeunes chercheurs travaillant dans le domaine de la biologie marine et en particulier dans celui du phytoplancton.
Le bureau de la Fondation se compose de Gabriel de Broglie, Chancelier de l’Institut de France et président de la Fondation, Daniel Jouvance, coprésident de la Fondation, et de deux collèges constitués pour le premier de Gabriel de Broglie et de Bernard Kloareg qui représentent l’Institut de France, et pour le deuxième de Daniel Rocher-Jouvance et de Christian Buchet qui représentent Daniel Jouvance. Vous retrouverez Christian Buchet, directeur du Centre d’études de la mer de l’Institut Catholique de Paris et éditorialiste sur Europe 1, lors des entretiens Science et Ethique, organisés du 14 au 17 octobre à Brest. Noter aussi qu’Yves Le Gal, docteur es-sciences, sous directeur honoraire au Collège de France et ancien directeur de la Station de biologie marine de Concarneau faisait parti du Comité scientifique marin. Il avait participé aux entretiens Science et Ethique en 2006 : ICI
Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : Fondation Daniel Jouvance / 3B Conseils

vendredi 3 octobre 2008

Avant dernière campagne de la Jeanne d’Arc


BREST (France) – 3/10/2008 – 3B Conseils – Le porte-hélicoptères Jeanne d'Arc, partira le 9 décembre de Brest, pour sa mission annuelle avec les élèves officiers de l’École navale.
Le voyage se concentrera sur l’Océan Indien. Pour préserver le navire, mis en service en 1964. La mission a été raccourcie de près d’un mois par rapport à l’année dernière. Il effectuera une première escale du 18 au 22 décembre à Tripoli (Libye) et passera le canal de Suez fin décembre. Une seconde escale est prévue du 3 au 7 janvier 2009 à Djibouti (où la France dispose d’un dispositif prépositionné), il sera du 14 au 20 à Abou Dabi (capitale des Émirats arabes unis) et du 28 janvier au 2 février à Cochin en Inde. L’escale « famille » se fera à Singapour du 11 au 18 février et la Jeanne d’Arc reprendra son périple avec des escales à Djakarta du 21 au 26 février, à La Réunion 11 au 16 mars (la frégate Georges Leygues sera à Maurice), Aquaba en Jordanie du 1er au 6 avril, Civitavecchia du 14 au 18 avril et Lisbonne du 27 avril au 2 mai. « Zones d’instabilité mondiale, principales artères commerciales, carrefours de tous les trafics (drogue, arme, piraterie), le groupe sera prêt à apporter son soutien dans toutes les circonstances », assure le commandant Hervé Le Bléjean. Le navire retrouvera le port de Brest le 5 mai 2009 après 4 mois de voyage.
Une visite du Jeanne d’Arc est organisée dans le cadre des entretiens Science et Ethique 2008 le 15 octobre.

Article : SLG 3B Conseils / VR 3B Conseils
Documents de référence : Commandant Jeanne d'Arc / 3B Conseils
Photo : Porte-hélicoptères Jeanne d'Arc

jeudi 2 octobre 2008

Les eurodéputés signent le troisième paquet maritime


STRASBOURG (France) – 2/10/2008 – 3B Conseils - Le 24 septembre, le Parlement européen a adopté, en deuxième lecture les six textes relatifs à la sécurité maritime faisant partie du paquet dit «Erika 3». L’objectif étant de protéger l'Europe contre les accidents maritimes et la pollution.
Le Parlement réaffirme que « la sécurité maritime a toujours été la priorité du Parlement et qu'ils ne veulent pas que le Conseil affaiblisse des éléments importants relatifs au contrôle de l'Etat du pavillon, au système communautaire de surveillance du trafic maritime, aux enquêtes en cas d'accident, aux responsabilités des transporteurs de passagers, aux inspections sur les navires et aux organismes d'enquête. »
Le Parlement, qui a introduit plus de sévérité dans ces textes, souhaite désigner une autorité compétente indépendante pour le refuge des navires en détresse qui « soit en mesure de décider, en cas d'accident, la procédure à suivre pour éviter une catastrophe. Dans de tels cas de figure, le capitaine et l'équipage devraient être traités de façon juste et ne pas être criminalisés », ajoutent-ils.
Les députés ont estimé essentiel de renforcer les contrôles dans les Etats où les navires font escale et ont réintroduit des amendements de première lecture proposant une approche harmonisée pour les sommes maximales à payer aux passagers en cas d'accidents. Bien qu’ils déplorent que, plus d'un an après le vote de première lecture du Parlement en avril 2007, le Conseil bloque toujours ces deux propositions. « Si le Conseil n'accepte pas cette deuxième lecture du Parlement et ne progresse pas sur les deux dossiers manquants, » une procédure de conciliation ne serait pas à exclure, préviennent les députés. Un compromis doit être trouvé entre le Parlement et le Conseil, et les ministres européens chargés des transports qui devront débattre de ce sujet le 9 octobre.

Article : FR 3B Conseils / SLG 3B Conseils
Documents de référence : Le Journal de l’Environnement / 3B Conseils
Photo : Naufrage de l'Erika, le 12 décembre 1999, au large de Penmarc'h.

mercredi 1 octobre 2008

Parution du Bulletin d’information du Cedre


BREST (France) – 1/10/2008 – 3B Conseils – Le 24ème Bulletin d’information du Cedre (Centre de documentation de recherche et d’expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux) vient de sortir. Dans ce numéro, consacré à l’accident du porte-conteneur Rokia Delmas au sud de l’île de Ré, vous trouverez aussi des informations sur la pollution dans le détroit de Kerch en novembre 2007 et sur celle de l’Hebei Spirit en Corée en décembre 2007. Le bulletin propose également la mise à disposition un dossier pédagogique « pour mieux comprendre les marées noires » (téléchargeable ICI) à destination des enseignants. En effet, en 1998 l’entreprise Elf Aquitaine avait confié au Cedre la réalisation de ce dossier qui avait été mis à jour par la suite lors de l’accident de l’Erika. Des animations ont également été réalisées pour le site internet : ICI.
Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : CEDRE / 3B Conseils

mardi 30 septembre 2008

L’Europe doit intensifier son action pour s’adapter au changement climatique


PARIS (France) – 30/09/2008 – 3B Conseils - L'Agence européenne de l'environnement, a publié, lundi 29 septembre, le rapport : “Impacts of Europe's changing climate - 2008 indicator-based assessment” (consultable ICI). D’après ce rapport l’Europe serait le continent le plus affecté par le réchauffement climatique, avec une augmentation des températures supérieure à la moyenne mondiale.
Les zones côtières de l'Europe sont particulièrement menacées par ce réchauffement. En effet, parmi les conséquences du réchauffement, le rapport signale la hausse du niveau des mers, évaluée entre 18 et 59 centimètres d'ici à 2100 (selon le GIEC - Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat), qui menace les zones côtières et la migration de certaines espèces de poissons qui se trouvent désormais 1.000 kilomètres plus au nord. En Europe, quatre millions de personnes et 2.000 milliards d'euros de biens seraient menacés par les inondations à la fin du siècle. Le rapport identifie les secteurs et les régions européennes les plus vulnérables grâce à une quarantaine d’indicateurs et appelle les Etats européens à intensifier leurs efforts pour limiter les conséquences du réchauffement. Des recommandations sont données pour la protection des zones côtières. "Les mesures visant à s'adapter à ces changements n'en sont qu'à leur début", note Jacqueline McGlade, présidente de l'Agence européenne de l'environnement installée au Danemark. "Nous devons intensifier nos efforts et développer l'échange d'informations sur les données, l'efficacité et les coûts de ces mesures."

Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : Reuters / Agence européenne de l'environnement / 3B Conseils

lundi 29 septembre 2008

Le parc naturel marin d’Iroise se dote d’un plan de gestion


BREST (France) – 29/09/2008 – 3B Conseils - Le Parc naturel de la mer d'Iroise se dote d’un plan de gestion. Les membres du Conseil se sont mis d'accord, lors de leur deuxième réunion de travail le 23 septembre, sur un plan de gestion, établi sur 15 ans. Ce plan détermine les mesures de protection, de connaissance, de mise en valeur et de développement durable à mettre en œuvre dans le Parc naturel marin d’Iroise. Le Conseil de gestion a établi un calendrier de remise de plan en deux étapes : une première étape de rédaction allant de septembre 2008 à juin 2009 qui permettra de définir les objectifs à long terme et la seconde étape de juin 2009 à juin 2010 validera les principes d’actions. Des réunions publiques de concertation et d’information seront organisées avant validation par le Conseil de gestion. La mission de ce conseil est d’établir un plan de gestion du parc et proposer aux autorités qui définissent la réglementation en mer toute mesure nécessaire à la protection et à la gestion durable du parc naturel marin ; et de mettre en oeuvre les moyens mis à disposition par l'agence des aires marines protégées pour la connaissance, la surveillance, ainsi que le montage et la conduite de projets avec les acteurs.

Le Parc naturel de la mer d'Iroise (3.500 km2), créé le 28 septembre 2007, à la confluence de l'Atlantique et de la Manche, prend en compte la spécificité des trois îles habitées de l'Iroise : Ouessant, Molène et Sein, dans une zone réputée pour la diversité de sa flore et de sa faune. L'idée d'un parc marin en Iroise date de 1989, le président du parc naturel régional d'Armorique avait proposé la protection de ce site. L'expérience de l'Iroise avait inspiré les principes fondateurs des parcs naturels marins et la loi du 14 avril 2006.

Article : SLG 3B Conseils / CL 3B Conseils
Documents de référence : Actu Environnement / MEDDAD / 3B Conseils
Photo : Parc naturel de la mer d'Iroise

vendredi 26 septembre 2008

Les ambitions et les moyens de la politique maritime européenne


PARIS (France) – 26/09/2008 – 3B Conseils – Près de la moitié de la population européenne vit sur une bande de 50 km qui longe les quelques 70.000 kms de côtes du continent. Partant de ce constat, ce matin, dans son émission Les Enjeux Internationaux (France Culture), Thierry Garcin a interviewé le Général Jacques Walch, juriste et diplômé de Sciences Po, directeur des activités internationales de l’IHEDN et professeur au CEDS. Ensemble, ils sont revenus sur les directives récentes de l'Union européenne voulant instaurer une approche globale de la politique maritime à l'échelle européenne. Jacques Walch a rappelé les objectifs de cette politique, lancée fin 2007 avec le livre Bleu (ICI) : réduire la complexité des affaires maritimes européennes et afficher une stratégie claire pour que l’Union européenne puisse s’imposer dans la compétition mondiale qui se développe de plus en plus pour l’exploitation des océans. L’Union Européenne a plusieurs priorités notamment la gestion intégrée de la zone côtière (assurer sur un territoire relativement limité la compatibilité de toutes les activités humaines) et le principe de subsidiarité, la région étant désignée comme un interlocuteur pertinent de la Commission. L’Union européenne travaille aussi sur l’espace maritime européen sans frontière afin que le transport maritime devienne une alternative crédible. La question énergétique en mer doit aussi être traitée en premier plan tout comme la surveillance maritime. Pour cette dernière, la Commission mise sur l’intégration des systèmes nationaux de surveillance et c’est l’Agence européenne pour la sécurité maritime (EMSA) qui aura la charge de ce dossier. Les moyens maritimes des Etats membres et les systèmes satellitaires seront utilisés : le GMES (Global Monitoring for Environment and Security) pour faire le suivi des navires, et Galileo, le système de positionnement par satellites, qui pourra être utilisé à l’appui de la politique maritime (début d’utilisation en 2010).
Vous pouvez réécouter l’émission ICI et consulter le programme des entretiens Science et Ethique 2008 ICI
Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : France Culture / 3B Conseils
Photo : « Livre bleu » publié le 18 octobre 2007

jeudi 25 septembre 2008

La Marine refait ses cartes maritimes


PERROS-GUIREC (France) – 25/09/2008/ - 3B Conseils – Actuellement, le bâtiment hydrographique de la Marine Laplace, commandé par le capitaine de corvette Jean Francisoz, ratisse les fonds sous-marins au large de Perros-Guirec (ville marraine du Laplace depuis le 27 mai 2000) afin de refaire les cartes maritimes. Les derniers relevés en date, sur les côtes de Bretagne Nord, remontent à 1830.
Ronan Le Roy, ingénieur hydrographe du Shom (Service hydrographique et océanographique de la Marine), rappelle : « C’est Beautemps-Beaupré, le père de l’hydrographie moderne en personne, qui (...) a réalisés [les premières cartes] » et d’ajouter « « Nos relevés permettent de signaler des dangers méconnus. Les futures cartes et revues marines mentionneront de nouveaux repères terrestres (amers) comme les antennes de téléphonie mobile qui n’y figuraient pas. Les prévisions de marées et de courants seront aussi précieuses pour établir un plan de navigation. Enfin avec une meilleure connaissance de l’estran, les maires du littoral pourront revoir leur plan d’occupation des sols, envisager une zone d’aquaculture ou l’aménagement d’un port en fonction des risques repérés». Au XIXème siècle, les hydrographes reconnaissaient les fonds grâce à des sondes de plomb retenues par des cordages. « Ils prélevaient des sédiments par collage, en enduisant ces sondes de suif. Quant aux relèvements optiques, ils se faisaient par des objets positionnés à terre » indique l’ingénieur. Aujourd’hui les scientifiques disposent d'un équipement bien plus sophistiqués. « Nous sommes équipés de sondeurs acoustiques. Pour le positionnement on utilise le GPS - pas celui de tout le monde ! - d'où une précision de quelques centimètres. » Pourtant peu d’erreur ont été relevés, seuls quelques roches sous-marines feront leur apparition sur les nouvelles cartes.
Le Shom est un établissement public à caractère administratif français placé sous la tutelle du ministère de la Défense. Sa mission est d’assurer la sécurité de la navigation. A ce titre, il assure le recueil, la centralisation, le traitement et la diffusion de l’information nautique. Il élabore en particulier les cartes marines, les annuaires des marées et les instructions nautiques. Le bâtiment hydrographique de deuxième classe (BH) Laplace (construit en 1987) opère généralement le long des côtes françaises de la façade Atlantique où il effectue des sondages bathymétriques, des recherches d'épaves et d'obstructions nécessaires à la mise à jour des cartes marines, ou des travaux océanographiques de haute mer.

Pour en savoir plus : Magazine Thalassa, proposé et présenté par Georges Pernoud, tous les vendredis à 20H50, de septembre 2008 à juin 2009. Le SHOM, l'IGN et Thalassa se sont associés pour présenter tout au long de la saison 2008-2009, 32 séquences cartographiques en 3D, issues des données géographiques maritimes et terrestres des deux établissements publics. Sous la thématique " les sentiers du littoral ", l’ambition est de parcourir les côtes françaises et d'en faire chaque semaine l'état des lieux, de Calvi à Dunkerque, en passant par les Antilles et la Polynésie.

Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : Le Télégramme / Ouest France / Ministère de la Défense / 3B Conseils
Photo : Le bâtiment hydrographique Laplace

mercredi 24 septembre 2008

Aménagement du territoire : l’exemple de la rade d’Hyères


HYERES (France) – 24/09/2008 – 3B Conseils – Aujourd’hui nous avons décidé de vous présenter un livre remarquable posant de nombreuses questions sur l’aménagement du littoral : Projet urbain et paysage littoral, quel projet pour la ville et la rade ?
Odile Jacquemin, architecte, urbaniste et docteur en histoire culturelle, publie ici le sixième et dernier chapitre de sa thèse de doctorat consacré à l’histoire du paysage hyérois dans le Var : Hyères et la rade, la formation d’un paysage urbain entre terre et mer, de 1748 à nos jour.
Elle explore l’histoire des paysages et souhaite en faire un outil au service de l’aménagement et de l’éducation citoyenne. A côté des objectifs conservatoires, Odile Jacquemin préconise un urbanisme innovant, créatif et économe « en prolongeant le slogan du Tiers sauvage lancé par le Conservatoire du littoral, par celui de la reconquête, pour chaque mètre carré constructible, d’un mètre carré de terre nourricière..., sans quoi les littoraux n’auront pas seulement soif, mais faim... ». L’auteur souhaite sortir le paysage du discours du « beau », et les politiques du paysage de « l’embellissement ». Elle pose, au cœur de la réflexion sur l’aménagement durable, le paysage comme ressource et ressourcement. « N’est-il pas une énergie renouvelable, une ressource gratuite, un bien public, accessible et appropriable par tous ? » s’interroge t-elle avant de suggérer « une attitude pour partager un territoire et une démarche pour résister aux effets de la privatisation du littoral ». A contre courant des idées reçues sur la protection du littoral, elle alerte sur les dommages collatéraux de la sanctuarisation du littoral.
Odile Jacquemin a d’abord travaillé au sein des CAUE (Conseils d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement) puis elle a créé l’association Mémoire à Lire territoire à l’Ecoute (MALTAE) où elle explore les pratiques d’historien du paysage dans une ingénierie culturelle territoriale au service d’une culture partagée, héritière des missions d’éducation populaire, visant l’appropriation par le citoyen des domaines de l’aménagement , de l’architecture ou de l’urbanisme, très souvent monopolisés par le monde de l’expertise.
De nombreuses épaves sous-marines, parfois très anciennes (grecques, étrusques, romaines, gauloises), jalonnent les fonds de la rade d’Hyères et de nombreux forts, tours et batteries, construites sur les îles d'Hyères entre le XVIème et le XVIIIème siècle, confirme le rôle hautement stratégique et la forte activité économique et militaire du site à cette époque.
Odile Jacquemin était intervenue lors des Journées Nationales d'Etudes JOURNEES de l'Association Nationale des Elus du Littoral (ANEL), du 17 au 19 septembre à Toulon, dont la thématique était : "Patrimoine Littoral et Maritime, levier du développement économique des territoires." Le président de l'ANEL est Yvon Bonnot, le maire de Perros-Guirec, et la secrétaire générale est Christine Laire.

Pour en savoir plus : carte du patrimoine architectural et militaire de la rade d’Hyères : ICI

Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : L’Urbain n°258 / 3B Conseils

mardi 23 septembre 2008

Utilisation de l’espace : la Biennale de Venise dans la corderie de l'Arsenal


VENISE (Italie) – 23/09/2008 – 3B Conseils - L'espace de l'ancienne corderie de l'Arsenal de Venise (aux marges orientales de la cité, entre San Marco et les Giardini) accueille la Biennale internationale d'architecture dont la clôture est prévue pour le 23 novembre.
La corderie, cathédrale industrielle portée par quatre-vingt-quatre colonnes, et quelques anciens hangars sont prêtés à la Biennale depuis 1980. La fondation de l'Arsenal, au milieu des marais, date du début du XIIe siècle. Pendant des siècles il a été le cœur économique de la ville. On y construisait les galères à la chaîne. On raconte qu'il suffit d'une heure pour y assembler une galère. Dans la cordonnerie, qui s'étire le long du canal de la Tana, était stocké le chanvre des cordages et des calfats.
L’arsenal est aujourd’hui une base militaire de la marine italienne et couvre un dixième de la superficie de la cité des doges. Le site est peu animé seuls les élèves de l'Institut d'études militaires maritimes y travaillent. Les bateaux se font rares.
Depuis 1895, la Biennale de Venise est l'une des plus prestigieuses manifestations d'art. Elle s'attache à promouvoir les différents mouvements d'avant-garde. Pour la onzième fois, Venise accueille la Biennale d'architecture. Si le Lion d'Or, sa prestigieuse récompense, est déjà attribuée à Frank Gehry, la biennale assurera le spectacle pendant deux mois. Le thème est cette année : 'Dehors ; l'architecture au-delà du bâtiment'.
Pour en savoir plus : Portfolio

Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : Le Moniteur / L’Expansion / Evene / 3B Conseils

lundi 22 septembre 2008

Inscriptions aux entretiens Science et Ethique 2008

Nous vous rappelons que les inscriptions aux entretiens Science et Ethique 2008 "Croissance bleue ? Patrimoine maritime, ressources et économies du littoral. Recherche, nouvelles compétences et nouveaux métiers de la mer" sont ouvertes. La manifestation se déroulera du 14 au 17 octobre à Brest.
Les entretiens Science et Ethique ou le devoir de parole jeudi 16 et vendredi 17 oct. (Inscriptions ICI)
Les entretiens Science et Ethique Jeunes mardi 14 et mercredi 15 oct. (Inscriptions ICI)

Plus de 500 abonnés au blog des énergies renouvelables de la mer

Le blog des Energies renouvelables de la mer (ICI), veille internationale quotidienne, vient de franchir ce lundi 22 septembre 2008 la barre des 500 abonnés.
La question des énergies renouvelables en mer sera abordée lors des entretiens Science et Ethique découverte le jeudi 2 octobre 2008 en partenariat avec Perros-Guirec, Pleumeur-Bodou et Trégastel (Côtes d’Armor) : « Energies de la mer : utilisations ancestrales et nouvelles technologies de la mer ». Découverte de la colonne d’eau avec l’Aquarium de Trégastel, présentation des moulins à marée de Trégastel et Ploumanac’h par la Maison du Littoral de Perros-Guirec, au Planétarium de Bretagne (le phénomène des marées), à la Cité des télécoms (la surveillance des océans, le navire câbliers, Scorpio et les câbles sous-marins), l’utilisation des algues pour l’énergie du futur avec le Centre d’Etudes et de Valorisation des Algues (CEVA) et des dégustations d’algues préparées par le Lycée hôtelier Jeanne d’Arc de Lannion.
Les énergies renouvelables en mer seront aussi traitées lors des entretiens Science et Ethique Jeunes, le mardi 14 octobre dans l'après-midi et lors des entretiens Science et Ethique ou le devoir de parole le jeudi 16 octobre dans l'après midi dans le cadre de la gestion intégrée de la zone côtière.
Jean Yves de Chaisemartin, maire de la ville de Paimpol où devrait s'installer un centre de valorisation des recherches appliquées sur les énergies renouvelables de la mer sera notamment présent.
Article : 3B Conseils

vendredi 19 septembre 2008

Le collectif brestois Mor Glaz s’oppose à l’exportation de la coque Q790


HARTLEPOOL (Grande-Bretagne) – 19/09/2008 – 3B Conseils - Le 5 septembre, nous vous annoncions qu’une association britannique avait déposé, mercredi 3 septembre 2008, un recours devant la Haute cour de Londres contre l’agence sanitaire britannique, qui avait autorisé l’arrivée de la coque Q790. L’association Friends of Hartlepool souhaitant empêcher que l'ancien porte-avions français Le Clemenceau ne soit démantelé sur le chantier de Hartlepool (nord-est).
Jean-Paul Hellequin, représentant syndical de la CGT des Marins, et président de l’association Mor-Glaz, s’est entretenu avec Gavin Sullivan, l’avocat représentant l’association britannique. Ce témoignage a été déposé par l’avocat le 2 septembre 2008 à la Haute cour de Londres. L’avocat conclut sa déposition ainsi : « Après l'entretien avec M.Hellequin et les informations consignées dans cette déclaration, il me paraît que la France dispose d'installations sécurisées pour désarmer en toute sécurité le Clémenceau et de le désamianter. En conséquence, en considérant l'existence d'alternatives fiables pour le désarmement, le démantèlement et le désamiantage dans le pays d'origine, je considère que l'Administration de la Santé et de La Sécurité a fait une erreur en octroyant une dérogation permettant à Able UK d'importer le Clémenceau (et son amiante contaminée) au Royaume-Uni. »
Le collectif Mor Glaz (Mer Bleue), créé en 2000 suite à l'accident de l'Erika, défend l'environnement maritime et a fait campagne pour que le gouvernement français donne l'autorisation de démanteler le Clémenceau à Brest. Dans son entretien Jean-Paul Hellequin affirme sont opposition à l'exportation de la coque Q790 vers le Royaume-Uni pour être désarmer. Selon lui il y a en France des installations capables de démanteler de façon sécurisée et de débarrasser l'amiante du Clémenceau. Des installations pourraient également exister pour le démantèlement du Clémenceau dans le port de Brest où il est actuellement à quai. Il rappelle que le Groupe Brest Force Plus a été crée à l'initiative de la Société SIB (une compagnie de désamiantage) et du Goupe Guyot Récupération de Brest (une compagnie de recyclage des métaux) afin d'établir un chantier destiné au démantèlement et au désamiantage dans le port de Brest, avec la capacité de démanteler un navire de la taille du Clémenceau.
Vous pouvez lire la déclaration et sa traduction dans son intégralité sur le site de Mor Glaz : ICI.
Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : Mor-Glaz / 3B Conseils

mercredi 17 septembre 2008

PARIS (France) – 17/09/2008 – 3B Conseils – Nous vous signalons aujourd’hui deux émissions diffusées le mardi 16 septembre à 21h sur Arte et que vous pouvez revoir :
« Faut-il avoir peur de la fin du pétrole ? » (120mn) présenté par Thomas Kausch.
Quel avenir pour le marché énergétique face à l'épuisement des réserves naturelles ? Mieux que tout autre signal d'alarme, la flambée des prix de l'or noir a fait prendre conscience à la planète qu'elle vivait au-dessus de ses moyens. Et si cette redoutable crise s'avérait salutaire ?
Pour revoir l’émission : ICI

« Cruel sera le réveil - le crash pétrolier » (Suisse, 2006, 83mn) de
Historique et avenir de l'énergie fossile la plus prisée au monde.
En rassemblant des images d'archives, des documents de la NASA et des extraits de films, le réalisateur Ray McCormack et le journaliste Basil Gelpke prévoyaient déjà, il y a deux ans, la crise du pétrole dans laquelle nous sommes entrés. Dans un tour du monde d'experts, leur documentaire montre comment, en 150 ans, l'homme a presque épuisé des réserves qui ont mis plusieurs millions d'années à se constituer. Ce constat soulève des questions inquiétantes pour l'avenir proche : combien de pétrole reste-t-il ? Se pourrait-il qu'une guerre éclate entre des pays s'arrachant les dernières réserves ? La recherche se tourne vers de nouvelles sources d'énergie, pour que l'on puisse un jour pallier l'épuisement de ces ressources non renouvelables. Ainsi, au-delà de l'avenir du pétrole et de son histoire, le film s'interroge sur la question énergétique dans sa globalité, sans doute la plus importante et la plus complexe de notre époque, dont il expose avec clarté et rigueur les paramètres écologiques, économiques et politiques.
L’émission sera rediffusée le 18 septembre à 9h55 sur ARTE ou vous pouvez revoir l’émission : ICI

Terminal méthanier d’Antifer : le débat public en question


SAINT-JOUIN-BRUNEVAL (France) – 17/09/2008 – 3B Conseils - La société Gaz de Normandie a annoncé le 10 juillet 2008 sa décision de construire un terminal méthanier (navire servant à transporter du gaz naturel liquéfié dans ses citernes) sur le site d'Antifer (qui reçoit déjà chaque année 20% du pétrole brut importé en France) à une dizaine de kilomètre au nord du Havre et au sud d’Étretat. La zone est protégée, la valeuse d’Antifer au nord du port et du cap d’Antifer est une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique
Cette décision a suscité la colère de la commune de Saint-Jouin-Bruneval en Seine-Maritime qui a déposé le 15 septembre un recours devant le tribunal administratif de Rouen. Selon le maire Divers Gauche de la commune, François Auber (membre de l’association de la Valleuse de Bruneval), le débat public s'est déroulée de manière irrégulière : « D'abord, le dossier de Gaz de Normandie n'était pas suffisamment complet avant l'ouverture du débat public. Un document complémentaire sur les risques a été demandé au maître d'ouvrage par la commission particulière après l'ouverture du débat public. Ensuite, deux membres de la commission particulière du débat public ont manqué à leur obligation de réserve et de neutralité en participant à une réunion de la Communauté de communes voisine de Criquetot-l'Esneval et en vantant l'intérêt financier du projet, notamment en terme de taxes professionnelles. Enfin, le délai de rédaction du bilan de la commission nationale de débat public (CNDP) a été dépassé de plus de deux mois». Par ailleurs, le maire estime que le projet arrêté par Gaz de Normandie est très différent des deux projets débattus pendant le débat public. « En faisant débattre le public sur deux projets totalement distincts de celui finalement retenu, la société Gaz de Normandie n'a pas permis de débattre clairement des tenants et aboutissants du projet, de ses caractéristiques principales ainsi que de son incidence sur l'environnement», revendique François Auber, « le projet initial ayant été substantiellement modifié, le maître d'ouvrage ne pouvait poursuivre son projet sans demander qu'un complément ou une reprise du débat public soit mise en œuvre ».
Gaz de Normandie a reçu, le 17 novembre 2006 l’accord du conseil d’administration du Port Autonome du Havre pour conduire les études préliminaires à la construction et à l’exploitation d’un terminal méthanier dans l’enceinte du port d’Antifer. L’actionnariat actuel de Gaz de Normandie s’établit comme suit : les français POWEO S.A. (34,0 %), CIM (Compagnie industrielle et maritime) S.N.C. (17,0 %), l’allemand E.ON Ruhrgas AG (24,5 %), et l’autrichien VERBUND Gas. GmbH (24,5 %). Le terminal méthanier d'Antifer est présenté comme « un point stratégique d'importation de gaz naturel pour l'Europe, d'une capacité annuelle d'expédition de 9 milliards de m3 de gaz naturel », et représente un investissement de quelque 600 millions d'euros.
Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : Usine Nouvelle / Gaz de Normandie / 3B Conseils
Photo : Port d’Antifer, accès à la légende ICI

mardi 16 septembre 2008

Les thoniers pris pour cible au large de la Somalie


CONCARNEAU (France) – 16/09/2008 – 3B Conseils - Le thonier concarnois Le Drennec (dont CMB est l’armateur) avait été attaqué par deux bateaux hors-bord, samedi matin, à 420 milles des côtes somaliennes, dans les eaux internationales. Le patron du thonier, Patrick Hélies rapporte qu’ « il y avait du clapot et un vent de 3 à 4 Beaufort. Je me suis mis face au vent et j'ai fait des zigzags. C'était très dur à tenir pour leurs bateaux légers. » C’est la deuxième attaque en quelques jours. Le soir du 11 septembre, le thonier espagnol Plaja Anzora a été attaqué par quatre hors-bord alors qu'il se trouvait à 320 milles des côtes somaliennes, soit 125 milles dans les eaux internationales.
La piraterie en Somalie est en pleine expansion. Les attaques se déroulent de plus en plus loin des côtes. Le mode opératoire est nouveau (système de bâtiments bases abritant des vedettes rapides) et violent (utilisation de lances-roquettes). Ces actions de piraterie menacent le trafic maritime dans la région, alimentent les réseaux des seigneurs de guerre et des islamistes opposés au rétablissement d’un gouvernement légitime en Somalie et ont des conséquences humanitaires graves pour la Somalie (détournement de bateaux d’aide alimentaire). Pour la première fois l’opération menée par les pirates s’est déroulée à 400 milles des côtes (800km) 1,5 jour de mer avec leurs bateaux. Cette zone, entre les Seychelles et la Somalie, n’est pas un passage maritime très fréquent.
Sur les 24 thoniers gérés par Concarneau (1er port de vente de thons) 19 sont dans l’Océan Indien et 5 en Atlantique (dans le Golfe de Guinée). 100 000 tonnes de thons tropicaux ont été pêchés en 2007 par les navires concarnois (chiffres Orthongel dont le président est Yvon Riva). Une trentaine d’Espagnol circulent aussi dans cette zone car les bancs de thons s’y concentrent à partir de septembre-octobre. Les pêcheurs européens sont dans une impasse car ils ne peuvent se priver des ressources de thons de l'ouest de l'océan Indien, qui représentent environ 30% de la ressource mondiale, contre 55% pour le Pacifique et 15% seulement pour l'Atlantique.
Le Golfe d’Aden était jusqu’alors la zone de prédilection des pirates avec plus de 70 attaques depuis le début de l’année. Pourtant c’est dans cette région que sont concentrés les efforts des moyens militaires français, mais aussi américains, danois, britanniques, allemands... au sein de la Task Force 150, composante navale de l'opération internationale de lutte contre le terrorisme "Liberté immuable ».
Hier, les Nations Unies ont demandé l’aide de la communauté internationale afin de protéger les navires convoyant l’aide humanitaire en Somalie. Les navires ont demandé l’intervention de la marine française. Le journal La Croix rapporte : « Selon Amnesty International, les pirates détiennent actuellement plus de 130 personnes capturées lors d’attaques de navires. La semaine dernière, un haut responsable de l’opposition islamiste somalienne a jugé …que la communauté internationale doit aider la Somalie à traiter ce fléau. (…) Le 2 juin, et sur pression de la France, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté une résolution qui autorise l’entrée de navires de guerre dans les eaux territoriales somaliennes pour traquer les pirates. Mais jusqu’à ce jour, il n’y a eu aucune concrétisation…. » Lundi, les ministres des Affaires étrangères des 27 pays membres de l'Union européenne se sont mis d'accord pour la mise en place d'une unité spéciale chargée de coordonner les patrouilles des navires de guerre au large de la Somalie afin de protéger les bateaux qui y naviguent des actes de piraterie. Au moment de la mise en œuvre du Livre Bleu de la politique européenne maritime, la sécurité des pêcheurs en haute mer pourrait devenir un nouvel enjeu pour les prochaines élections européennes.

Par ailleurs, le couple de Français retenu en otage depuis le 2 septembre par des pirates somaliens a été libéré dans la nuit de lundi à mardi, à l'issue d'une intervention de l'armée française.

Article : SLG 3B Conseils / BBB
Documents de référence : Ouest France / DICOD / AFP / Orthongel / 3B Conseils

vendredi 12 septembre 2008

Conférence internationale sur l'Éducation pour un Développement Durable (Bordeaux 27-29 octobre 2008)

BORDEAUX (France) – 12/09/2008 – 3B Conseils - Le Comité français de la Décennie des Nations Unies De l’éducation pour un développement durable organise, du 27 au 29 octobre 2008, une conférence à Bordeaux réunissant les acteurs français et étrangers de l'éducation, de la formation et de l'information au développement durable.
Comment l'éducation sous toutes ses formes peut-elle amener l'ensemble des citoyens, à toutes les étapes de leur vie, à être en situation de capacité et de responsabilité pour gérer le présent, tout en étant préparés à faire face à un futur incertain dans une société complexe en perpétuelle mutation ? Telle est la question qui touche à la fois aux acteurs et aux dispositifs mis en œuvre pour développer une réelle démarche éducative.
À la veille de la conférence mondiale du mi-parcours de la Décennie qui se tiendra à Bonn (Allemagne) en mars 2009, la manifestation de Bordeaux réunira les spécialistes français et étrangers de l’Éducation pour un Développement Durable, d’une part, afin de faire le bilan des avancées réalisées durant la période 2005-2008, et de définir les stratégies à mettre en œuvre pour la période 2009-2014. L’accent de la conférence sera mis sur les actions de la France et des pays européens, mais prendra également en compte les processus développés dans les pays francophones et non francophones, avec une mention plus particulière pour les pays de l’espace euro-méditerranéen.
La conférence, qui se tiendra au palais des Congrès, devrait voir la participation d'environ 800 personnes venant d'une soixantaine de pays et qui participeront aux diverses travaux qui porteront sur les thèmes suivants :

• L'éducation au développement durable dans l'Union européenne
• L'action de la France au plan national, européen et international en matière d'EDD
• L'éducation au développement durable dans les pays francophones
• Les médias et l'éducation au développement durable
• Les Outils pédagogiques et l'EDD
• L'action des collectivités en matière d'EDD et EDD
• L'EDD dans le bassin euro-méditerranéen

Bilans et propositions seront présentés lors de la séance finale.
Michel Ricard Président du « Comité national français de la Décennie des Nations Unies pour l'éducation en vue du développement durable » et Docteur d'Etat ès science, enseigne à l'Université Michel de Montaigne à Bordeaux et a exercé différentes responsabilités notamment au sein du Muséum National d'Histoire Naturelle. Il est également Président du Conseil National du Développement durable et président du Comité scientifique des entretiens Science et Ethique depuis 2008 et président des entretiens depuis 2007. Il fera l’inauguration et la conclusion des entretiens Jeunes 2008, ainsi que l’ouverture et la conclusion des entretiens.
Pendant la conférence, il y aura un retour d'information sur les entretiens Science et Ethique Jeunes et les entretiens Science et Ethique pour tout ce qui concerne le partage des informations relatives à la surveillance des océans, la météo, les énergies de la mer...

Les inscriptions au colloque et aux diverses sessions ainsi que les réservations hôtelières doivent être réalisées par le biais du site internet suivant :
http://www.pepss.com/gti/0267/GTI_267_CEB/165/ . L’inscription à la conférence est gratuite. Les confirmations d’inscription seront adressées au plus tard le 30 septembre 2008. Pour en savoir plus : http://www.decennie-France.fr - Mail : conference-bordeaux@developpement-durable.gouv.fr
Article : SLG 3B Conseils

jeudi 11 septembre 2008

Colloque franco-japonais d’Océanographie


MARSEILLE/PARIS (France) – 11/09/2008 – 3B Conseils – Le Centre d’Océanologie de Marseille (Bureau exécutif Prof. Hubert Jean Ceccaldi) et les sociétés franco-japonaises d’océanographie ont organisé du 8 au 10 septembre à Marseille et organise le 12 septembre à Paris le colloque franco-japonais d’océanographie. Ce 13ème colloque traite de la connaissance et de la gestion des milieux marins. Son objectif consiste à conduire, à nouer, à faciliter et à renforcer les contacts entre les scientifiques et les laboratoires afin de réaliser de fructueuses recherches en commun.

A Paris, quatre conférences sur le thème général « Le changement global : interactions homme/ milieux marins » seront données par les professeurs Heisuke Nakagawa, Bernard Salvat (expert international des massifs coralliens), Akira Taniguchi, Catherine Bersani (coordonnatrice du collège "Espaces protégés, paysage et patrimoine" au MEEDDAT et marraine des entretiens Science et Ethique Jeune 2008).

Nous effectuerons un retour d’information sur ce blog et lors des entretiens Science et Ethique notamment sur les thématiques suivantes :
-aménagement du littoral, interactions entre ports et milieux naturels : conséquences écologiques et économiques
-récifs artificiels : valorisation et protection des milieux,
-observations marines : émergence de technologies nouvelles.

Cet événement fait parti des manifestations officielles organisées dans le cadre du 150ème anniversaire de la signature du Traité d’Amitié entre la France et le Japon. L’université de la Méditerranée et l’Université des Sciences et Technologies marines de Tokyo (Kaiyo-Daï) ont établit lors de ce colloque des accords officiels de jumelage. Marseille et Kobé étant des villes jumelées, la suite du colloque aura lieu à Kobé en 2010.

Le 12 septembre 2008, Maison de la Culture du Japon (101 bis quai Branly Paris). Renseignements et programme : ICI

Article : SLG 3B Conseils

lundi 8 septembre 2008

Les 100 lieux de la géopolitique


PARIS (France) – 8/09/2008 – 3B Conseils - Aujourd’hui nous souhaitons vous faire part d’une nouvelle publication à laquelle Sonia Le Gouriellec, rédactrice pour le blog Défense et Environnement et ponctuellement pour le blog Science et Ethique, a participé. Mercredi 10 septembre 2008, un « Que sais-je ? » consacré aux « 100 lieux de la géopolitique » sortira aux éditions P.U.F, coordonné par Pascal Gauchon qui dirige la collection Major au Presses Universitaires de France ainsi que l’association Anteios et Jean-Marc Huissoud professeur de géopolitique à Grenoble Ecole de Management. La géopolitique ne s'écrit pas seulement avec des mots, mais avec des lieux. De New York à La Mecque, de Suez à Malacca, du Pays basque au Chiapas, de l'Afrique à l'Europe et de l'Antarctique au Sinaï, 100 lieux sont présentés avec les enjeux qu'ils incarnent. Ils constituent le meilleur moyen pour pénétrer dans la géopolitique du monde actuel.

Sonia Le Gouriellec avait déjà contribué avec un article sur le Nigeria et l’Afrique du Sud à l’ouvrage « Les grandes puissances du XXIème siècle » sorti en décembre 2007. Elle prépare une thèse sur les politiques de sécurité américaine et européenne dans la Corne de l’Afrique dont des éléments seront abordés lors de la conférence n°3 du 13 mars 2009.

Article : 3B Conseils

vendredi 5 septembre 2008

Rebondissement pour la coque 790 toujours en attente à Brest


LONDRES (Grande-Bretagne) – 5/09/2008 – 3B Conseils - Une association britannique a annoncé avoir déposé, mercredi 3 septembre 2008, devant la Haute cour de Londres un recours contre l’agence sanitaire britannique qui avait autorisé l’arrivée de l’ancien porte-avions. En effet, The Health & Safety Executive (HSE), l'agence gouvernementale anglaise chargée de la sécurité et de la santé, avait accordé au groupe Able UK ltd l'autorisation exceptionnelle d'importer les 700 tonnes de matériaux amiantés de la coque Q790. L’association souhaite empêcher que l'ancien porte-avions français Le Clemenceau ne soit démantelé sur le chantier de Hartlepool (nord-est).
Pour Jean Kennedy, militante de l'association Friends of Hartlepool et à l’origine de la plainte : "Le HSE a accordé une dérogation spéciale pour permettre à ce navire fantôme toxique et à sa cargaison mortelle de venir dans notre petite communauté", "Nous pensons que c'est commettre une grave injustice que de forcer une petite ville, qui a déjà supporté de manière disproportionnée les conséquences néfastes d'industries polluantes et affiche un taux de cancer parmi les plus élevés du Royaume-Uni, à accepter les déchets toxiques de la France." Elle rappelle que la France disposait des installations nécessaires pour le démantèlement du navire et que l'Angleterre n'a pas à subir, dans ses chantiers de Harlepool, l'arrivée de nouveaux matériaux polluants. Les "Friends of Harlepool" mettent en avant le taux déjà très élevé de cancer dans la région qui accueille de nombreuses industries polluantes. Les avocats de l'association ont demandé un examen en urgence du recours car la société Able UK a anticipé une arrivée de l'ex-fleuron de la marine française vers la fin de l'été. L'audience devant la Haute cour de Londres devrait donc se tenir à la fin du mois. La coque Q 790 attendra l'issue du jugement dans le port de Brest.
En juillet dernier, la société britannique Able UK avait remporté l'appel d'offres du démantèlement de la coque Q 790. En service entre 1961 et 1997, l’ex-Clemenceau contient près de 700 tonnes d’amiante. Sur les cinq sociétés qui étaient en lice pour ce marché : le belge Galloo Recycling, l'Italien Simont (rapidement éliminé) et les français Sita-Suez et Veolia Propreté, Able UK ltd. n'était pas présenté comme favori pour l'obtention du chantier du contrat. La Voix du Nord relevait que « c’est finalement le prix qui a départagé les candidats. Si les devis étaient sensiblement équivalents, celui des Anglais était quatre fois moins cher ! L’écart du prix s’explique notamment par le fait que la société anglaise Able UK Ltd se charge elle-même du désamiantage du navire de 24 200 tonnes », alors que Sita, Veolia et Galloo faisaient appel à une tierce société pour effectuer ces travaux. La société Able devrait toucher « entre 2,5 et 4 millions d’euros », selon le Financial Times. Si l’association britannique obtenait un jugement favorable, la France serait-elle obligée de renouveler l’appel d’offre ?

Retrouvez les présentations de Taïsei Miura, directeur marketing et environnement Veolia Propreté et Frédéric Tostain et Laurent Galtier de Sita-Suez présentés lors de la deuxième conférence « Défense et Environnement : une nouvelle manière de penser » le 30 mai 2008 sur notre site : 3B Conseils

Article : BBB / Sonia Le Gouriellec 3B Conseils
Documents de référence : The Daily Telegraph / DICOD / 3B Conseils / sites liés
Photo : Le Clemenceau (Sipa)

lundi 1 septembre 2008

Inscriptions entretiens 2008

Les inscriptions en ligne pour les entretiens Science et Ethique 2008 seront ouvertes à partir du 8 septembre 2008.

mercredi 30 juillet 2008

Nouvelle directive européenne sur la qualité des eaux de baignade


(France) – 30/07/2008 – 3B Conseils – La nouvelle directive européenne 2006/7/CE, destinée à remplacer la directive européenne 76/160/CEE, a été transposée en droit français, à la fois par la loi sur l’eau et les milieux aquatiques de décembre 2006 et par le décret modifiant le code de la santé publique. Avec cette directive, l’Union européenne fixe des règles pour la surveillance, l'évaluation et la gestion de la qualité des eaux de baignade ainsi que la fourniture d'informations sur la qualité de ces eaux d’ici à 2015. L'objectif est double : il s'agit de réduire et de prévenir la pollution des eaux de baignade et d'informer les usagers sur leur qualité sanitaire.

En France, le contrôle sanitaire des eaux de baignade en mer et en eau douce fréquentées par le public est organisé par les services déconcentrés du ministère chargé de la Santé (DDASS). Ce contrôle sanitaire porte principalement sur la qualité microbiologique des eaux de baignade, en vue de prévenir les risques sanitaires qui leur sont associés, tels que les gastro-entérites, les infections ORL et les manifestations cutanées. Le Président de l’Anel, Yvon Bonnot, maire de Perros-Guirec, Christine Lair, déléguée générale de l’ANEL (association nationale des élus du littoral) et Pascal Berteaud, ancien directeur de l’eau, président du Comité directeur du SEMIDE (Système Euro Méditerranéen d'Information sur les savoir-faire dans le Domaine de l'Eau) notamment, ont beaucoup œuvré pour que les administrations (Santé, Ecologie, Intérieur, Tourisme …), les élus et les groupes de prestataires de services à l’environnement : Veolia eau Générale des eaux, Suez Lyonnaise des eaux et Saur collaborent étroitement.

Parallèlement, l'association Surfrider Foundation a relancé l’alerte sur les conséquences de ce changement progressif de réglementation en établissant des simulations qui appliquent par anticipation ces nouvelles normes. D’après leur rapport (ICI) fait par la Surfrider Foundation, sur plus de 60000 données officielles, 22% des plages risqueraient d’être déclassées dont 131 plages non conformes, soit 1 sur 10. Une forte proportion qui s'explique, selon l'association, par «le caractère plus restrictif de la nouvelle directive». Selon l’étude réalisée par l’AFSSET (Agence Française de Sécurité Sanitaire de l'Environnement et du Travail) publiée en septembre 2007, si l’on appliquait dès à présent les nouveaux critères de la réglementation, qui sera en vigueur en 2015, le pourcentage de sites non-conformes pour la baignade passerait de 4,9 à 7,6 pour les eaux douces et de 3,6 à 5,5 pour les eaux de mer. Pourtant, le ministère a rappelé qu'au cours de la saison 2007, 94,3% des 3.200 sites contrôlés se sont révélés conformes à la directive européenne applicable (95,7% pour l'eau de mer et 92,2% pour l'eau douce). Ces chiffres comprennent cependant à la fois les eaux de bonne qualité (classées A) et celles de qualité moyenne (classées B).

Concrètement, l'association Surfrider a appliqué les nouvelles normes européennes à des échantillons prélevés entre 2004 et 2007 par les Directions départementales des affaires sanitaires et sociales (Ddass), durant la saison estivale, sur les plages françaises. Les nouvelles normes, qui exigent les résultats de quatre années de prélèvements, classent les plages françaises en quatre catégories, selon leur degré d'exposition à certains polluants et micro-organismes.
Nathalie Kosciusko-Morizet, la Secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie, se rendra sur la plage de Trestraou à Perros-Guirec, vendredi 1er août 2008, pour lancer la nouvelle certification qui permettra aux sites de baignade de se mettre en conformité avec les nouvelles exigences de la directive. Vous pouvez lire et réécouter l’intervention de François Laurans lors des entretiens Science et Ethique 2006 : ICI.
Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : ANEL/ Surfrider Foundation / Le Figaro / 3B Conseils / Science et Ethique / Meeddat / Ministère de la Santé, de la jeunesse et des sports / AFSSET

mercredi 16 juillet 2008

Entrée en vigueur de la Directive cadre « Stratégie pour le milieu marin », et Brest à la Fête

Paris le 16 juillet
À l’occasion des fêtes maritimes qui se déroulent à Brest métropole océane, nous revenons sur l’actualité maritime. C’est une manière de célébrer la directive cadre "stratégie pour le milieu marin" entrée en vigueur depuis hier à l'égard des Etats membres de l'Union Européenne et concernant les eaux marines placées sous leur souveraineté ou leur juridiction (eaux de la mer Méditerranée, de la Baltique, de la mer Noire et de l’Atlantique du Nord-Est, ainsi que les eaux bordant les Açores, Madère et les îles Canaries). L’objectif est de protéger et conserver les écosystèmes, ou rétablir leur fonctionnement, les processus et la structure de la biodiversité ; prévenir et éliminer progressivement la pollution ; contenir l'utilisation des services et des biens marins, tout en préservant des niveaux compatibles avec les usages futurs et les écosystèmes marins. La directive doit promouvoir l’intégration des préoccupations environnementales au sein de toutes les politiques concernées et constituer le pilier environnemental de la future politique marine de l’Union européenne.
Lors de la réunion annuelle de la convention intergouvernementale de protection de l’Atlantique du Nord-est qui s’est tenue à Brest du 23 au 27 juin dernier, Knut Kroepelien, membre du ministère norvégien de l’environnement, Président de la réunion, a rappelé les avantages scientifiques que présente une partie de la chaîne médio-atlantique.
Celle-ci jouit d’une biodiversité exceptionnelle en eaux profondes, située au delà des zones sous juridiction, qu'OSPAR devra protéger « en coopération avec d’autres organisations compétentes ». Il a expliqué l’importance de travailler étroitement avec la Commission des pêcheries de l’Atlantique du Nord-Est et d’autres autorités afin d’étudier comment protéger les coraux d’eau froide et les autres écosystèmes d’eaux profondes présents sur ce site.
A cette occasion, Xavier de la Gorce, Secrétaire général de la mer (France), avait présenté les quatre priorités maritimes de la présidence française du Conseil européen qui a débuté le 1er juillet 2008 : la gouvernance maritime, la surveillance maritime, la recherche maritime et marine et la protection du milieu marin.
Les 12 et 13 juillet dans le cadre des Fêtes de Brest 2008, les ministres des affaires européennes ont été accueillis pour une réunion informelle par François Cuillandre, maire de Brest, Jean-Yves Le Drian Président du Conseil régional de Bretagne, Pierre Maille président du Conseil général du Finistère et Jean-Pierre Jouyet secrétaire d’Etat aux affaires étrangères afin de discuter de la politique maritime intégrée souhaitée par le « Livre Bleu », présenté par la Commission européenne en octobre dernier. Il reste jusqu’au 17 juillet pour se rendre à Brest et voir un rassemblement exceptionnel de vieux gréements et de voiliers puis participer à la parade qui rejoindra Douarnenez.


Sources BBB/ 3B Conseils / Commission européenne, Le Télégramme, Ouest France, OSPAR

jeudi 10 juillet 2008

Expositions sur les coraux à Océanopolis et à l'Aquarium tropical du Palais de la Porte Dorée

En cette année internationale des récifs coralliens, les coraux de Nouvelle-Calédonie viennent d’être inscrit au patrimoine de l’UNESCO. Les lagons et les récifs offrent un habitat pour nombre de poissons, tortues et mammifères marins en danger dont la troisième plus large population de dugongs du monde. Trois types d’outils réglementaires pour la protection de la nature cœxistent, il s’agit des : réserve naturelle intégrale, correspondant au niveau de protection Ia de l’UICN ; réserve spéciale marine et réserve spéciale de faune, pouvant correspondre à différents niveaux de protection de l’UICN (Ia, Ib et VI) ; parcs territoriaux, pour les milieux terrestres uniquement. Au total, le territoire possède 16 Aires Marines Protégées qui correspondent à une surface marine totale de 43440 ha, mais ne représentent finalement que 1,09 % des récifs coralliens du territoire. La plus ancienne AMP date de 1970 (c’est en fait la plus ancienne de France). Il s’agit de la réserve Yves Merlet dans le Sud, seule réserve intégrale du territoire. Pour découvrir la diversité biologique de ce milieu et comprendre pourquoi il est menacé, profitez de l’évènement Brest 2008 pour venir visiter l’exposition « Chaud les coraux » supervisée par l’expert international des massifs coralliens Bernard Salvat, à Océanopolis. Pour en savoir plus, Magazine Nautilus (n°12).

Références : 3B Conseils, Commission française pour l’UNESCO, UICN, IRD, Cedre, Aquarium tropical du Palais de la Porte Dorée.

vendredi 27 juin 2008

Hommage à Lucien Laubier

Arielle Cassim, journaliste à Radio France Internationale (RFI), vient tous les ans à Brest à l’occasion des entretiens Science et Ethique. En hommage à Lucien Laubier elle a rediffusé le 22 juin 2008 sa dernière interview réalisée dans le cadre de la journée mondiale de l'Océan de juin 2007. Vous pouvez ré-écouter l'émission en cliquant sur : RFI

jeudi 12 juin 2008

Le Port autonome de Dunkerque décide la poursuite d’un terminal méthanier à Clipon

12 juin 2008 - Courant 2006, le Port Autonome de Dunkerque (PAD) a lancé un appel à projets pour la réalisation d'un terminal méthanier sur la zone industrielle portuaire Dunkerque. Il réceptionnera les cargaisons de gaz naturel liquéfié (GNL) de navires parmi les plus imposants du monde. Le GNL y sera regazéifié avant de rejoindre les réseaux de distribution terrestres.
Parmi les cinq réponses reçues, le Conseil d'Administration du PAD avait sélectionné la candidature d'EDF le 6 octobre 2006. En mars 2007, les deux maîtres d'ouvrage du projet, PAD et EDF, ont saisi la Commission Nationale du Débat Public (CNDP) qui, par ses décisions des 4 avril et 25 juillet 2007 a décidé d'organiser un Débat Public sous la présidence particulière de Pierre-Frédéric Ténière-Buchot. Compte tenu du niveau d'investissement envisagé et des possibles incidences en matière d'environnement, la CNDP a considéré opportun d'organiser un débat public. La même décision a été prise pour des projets similaires au Verdon-sur-mer à la pointe de l'estuaire de la Gironde et à Antifer près du Havre. Des débats publics pour des projets d’opérateurs privés étaient une première en France.
9 réunions de consultation et de débat avec le public concerné ont été tenues entre le 17 septembre et le 14 décembre 2007.
Conformément à cette règle, le Conseil d'Administration du PAD, réuni le 6 juin 2008, a pris la décision de poursuivre le projet de terminal méthanier, sous réserve de la décision d'EDF qui interviendra quant à elle début juillet, une fois ses instances internes réunies. Le Conseil d'administration du PAD a également, au cours de sa séance, retenu le site du Clipon, en adaptant le projet initial aux contraintes environnementales. Le nouveau plan masse du terminal réduit de manière notable son impact environnemental.

Projet majeur pour le port et la région Nord-Pas de Calais, ce terminal méthanier prévu pour 2012 représente un investissement de 700 millions d'euro pour EDF, 300 millions d'euro pour GRT GAZ et 50 à 70 millions d'euro pour le PAD. Il devrait générer à lui seul un trafic de l'ordre de 4 à 5 MT /an (Dunkerque, 3ème port de France affiche un trafic annuel de plus de 57 MT/an). D'autres retombées économiques et sociales sont attendues à terme : 20 millions d'euro de taxes professionnelles et foncières pour les collectivités, 50 emplois directs et 100 emplois indirects, et jusqu'à 1200 emplois sur le chantier du futur site en période de pointe. Avec un transit de 6 milliards de mètre cubes de gaz liquéfié par an, ce projet marquera pour EDF un pas significatif sur le marché du GNL. Le groupe entend peser 15% du marché européen d'ici 2015.

Veille économique et environnementale sur l'évolution du littoral et de son patrimoine, en prévision des entretiens Science et Ethique qui se tiennent à Brest du 15 au 17 oct. 2008, en partenariat avec Sea Tech Week.
Sources : BBB/3B Conseils, Port de Dunkerque, CNDP, Enerzine.

mercredi 11 juin 2008

Extension du port de Saint-Nazaire: Bruxelles met en garde la France

11 juin 2008 - La Commission européenne a envoyé jeudi un dernier avertissement avant saisine de la justice européenne à la France, qui n'a pas pris les mesures adéquates pour compenser la destruction de zones protégées dans le projet d'extension du port de Nantes-Saint-Nazaire.
Paris avait annoncé en 2006 l'extention de ce port, sur l'estuaire de la Loire, à une zone où il détruira 50 hectares de zones humides protégées dans le cadre de la directive Natura 2000 (Pays de la Loire/ Loire Atlantique - http://natura2000.environnement.gouv.fr/regions/departements/DEPFR511.html). En mars 2007, la Commission avait adressé un premier avertissement à la France, en estimant que les "mesures compensatoires" prévues n'étaient pas suffisantes.
Mais "malgré cet avertissement, les mesures compensatoires n'ont pas été améliorées", a indiqué jeudi la Commission dans un communiqué. La directive Natura 2000 permet dans certaines conditions la destruction d'une zone protégée, mais il doit alors y avoir une sorte de compensation de nature perdue, en désignant par exemple un nouveau site protégé. Si la France ne se conforme pas aux exigences de la Commission d'ici deux mois, elle pourra être renvoyée devant la Cour européenne de Justice. Les travaux d'extension du port n'ont pas encore commencé.
Le Port Autonome représente 60 % du trafic portuaire sur la façade Atlantique. Une croissance totale sur les trois dernières années qui s’élève à 12 % contre 6,2 % sur le plan national. Il traite annuellement environ 34,1 millions de tonnes (chiffres 2007) de marchandises (dont 77% d'hydrocarbures), et environ 3,1 millions de tonnes de trafic fluvial interne.
Son chiffre d'affaires 2007 est de 84 millions d'euros, ses investissements de 27 millions d'euros et ses effectifs de 710 personnes. Plus de 3000 navires marchands y escalent chaque année. L'activité logistique y génère 2,7 milliards d'euros de valeur ajoutée et plus de 26 000 emplois dans les régions de l'Ouest de la France.

Repères Le Moniteur.com 10 juin 2008
Actuellement, la Commission reproche à la France 35 infractions au droit communautaire environnemental, contre 53 à l’Italie, 46 à l’Espagne et 36 à l’Irlande.
Histoire :
A l'âge de bronze (environ – 2 500 à – 500) des hommes vivent en bordure des vasières de Penhoët à Saint-Nazaire et sur les sites nantais au Jardin des Plantes et à la prairie de Mauves à Nantes.
- 900 avant Jésus Christ : Le port de Nantes naît du commerce du bronze. Outre l'étain, le cuivre et le bronze, le port voit transiter salaisons, cuirs et céréales. Viendra ensuite le commerce du sel et le vin.
- au XIVè siècle : Pour défendre l'estuaire, Nantes devient un port militaire. - En 1808, Napoléon 1er descendant la Loire jusqu'à la mer, découvre Saint-Nazaire, bourgade de pêcheurs. Il charge deux ingénieurs d'y étudier la création d'un nouveau port.
- En 2007, c’est le quatrième port français, premier port agro-alimentaire. Il tient la première place de négoce de bois (terminaux de Cheviré à Nantes). Le terminal méthanier de Montoir est le plus important d'Europe. Sa capacité annuelle est de 10 milliards de m3 de gaz. Le trafic énergétique comprend environ 75 % d'importation.
Veille économique et environnementale sur l'évolution du littoral et de son patrimoine, en prévision des entretiens Science et Ethique qui se tiennent à Brest du 15 au 17 oct. 2008, en partenariat avec Sea Tech Week.

Sources : Port de Nantes, Le Moniteur, BBB/3B Conseils.

jeudi 22 mai 2008

Préserver l'obscurité du ciel nocturne

PARIS - 22/05/2008 - Retour à la densité de la nuit pour notre ciel. C'est un projet de loi qui pourrait rendre toute son immensité à la nuit. De nombreux lampadaires qui bordent le littoral et qui éclairent les rues des villes nuisent à la contemplation des cieux. Une proposition de loi proposée par Eric Diard, député des Bouches-du-Rhône (12ème circonscription) qui vise à lutter contre «les pollutions lumineuses nocturnes» a été déposée le 7 mai à l’Assemblée nationale. Les 30 députés cosignataires trouvent la «mise en valeur» des édifices à caractère commercial, des sites naturels, souvent disproportionnée et soulignent «l’énergie gaspillée» ainsi. L’unique article de la proposition de loi propose que soit ajoutée au Code de l’environnement la disposition suivante: «les installations intérieures d’éclairage publiques ou privées (…) peuvent être soumises à des prescriptions générales en vue de limiter l’émission des sources lumineuses sans nécessité.» Un premier pas, encore insuffisant juge Paul Blu, président de l'Association nationale pour la protection du ciel et de l'environnement nocturne (ANPCEN), près d'Angers, qui réclame des réductions contraignantes de puissance et des coupures nocturnes. Non seulement l'ANPCEN plaide pour les insectes qui viennent s'écraser sur les projecteurs en été, pour les vers luisants qui ne trouvent plus leur femelle ou les coqs qui chantent en pleine nuit... (la production d'un kilowatt d'électricité provoque l'émission de 110g de CO2, selon l'Ademe). L'intensité de l'éclairage a doublé en dix ans: les ampoules sont utilisées en nombre égal alors que leur intensité est passée de 60 à 70 lumens/watt à 120 lumens/watt, poursuit-il. En 2005, la député UMP, aujourd'hui secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet avait déposé un texte similaire. Autres exemples mémoire pour la ville de Montréal de la fédération des Astronomes amateurs du Québec , ou des commentaires de la société d'Astronomie de Rennes
Documents de référence : 3B Conseils, Journal de l'environnement.fr et ©AFP (21/05/2008)