vendredi 30 avril 2010

Conseils de lecture pour le week-end du 1er mai…..

"Encyclopédie du littoral"
Sous la direction de Jean-Pierre Abraham (Editions Actes Sud, 2010)


Pour parler du rivage, le Conservatoire du littoral et les éditions Actes Sud ont fait appel pendant près de quinze ans à des journalistes, des écrivains, des géographes, des paysagistes, des historiens, des philosophes, des militants associatifs, des randonneurs, des navigateurs habitués des fortes houles, des mordus de sable et de vent... 
La présente encyclopédie est donc une aventure.


Ils ont sollicité de très nombreux illustrateurs, dont on ne cesse d'admirer le talent. Chacun a raconté son rivage.
De ces récits, de ces itinéraires, de ces regards multiples sur un littoral pluriel il ressort, comme évidence, que le rivage est un patrimoine commun qu'il nous appartient collectivement de protéger.


Le Conservatoire du littoral, en 2010, c'est 135 000 hectares acquis depuis 1975, plus de 600 sites ouverts au public, réhabilités, entretenus et désormais inaliénables, 12 % du linéaire côtier protégé pour le seul rivage métropolitain, des milliers d'actes notariés, d'innombrables négociations, mais aussi d'exceptionnelles rencontres et, à travers elles, d'inoubliables histoires de complicité et d'amitié partagées.




« La Biodiversité littorale vue par Mathurin Méheut »
textes du Pr Michel Glémarec (Editions Le Télégramme, 2010).


Révéler la Biodiversité littorale, c’est d’abord reconnaître les habitats caractéristiques de nos mers à marée en milieu tempéré. Leur définition, dans un cadre scientifique à l’échelle européenne, tient compte des avancées récentes de l’écologie marine.
Ces milieux permettent la cohabitation de nombreuses espèces végétales et animales.

Il y a un siècle, Mathurin Méheut, artiste peintre, avait mis en scène les espèces qu'il voyait sur la côtes de Roscoff avec les conseils de scientifiques de la Station biologique de Roscoff.

Celles-ci sont magnifiquement illustrées par Méheut dans « l’Etude de la mer » publiée en 1913. Cette œuvre remarquable est revisitée, valorisée, parce qu’elle apparaît au grand jour pour illustrer les aspects écologiques de ce qu’est la biodiversité littorale.

Ainsi, dans son livre qui mêle art et science, Michel Glémarec réorganise l'œuvre de Mathurin Méheut pour la présenter par habitat. Les peintures de Méheut présentent les caractéristiques de ces milieux avec les différentes espèces, les couleurs contrastées et les mouvements des algues...


Pour Michel Glémarec, la biodiversité se mesure en nombre d'espèces évidemment mais pas seulement. Il est important de les replacer dans leur habitat. Ainsi au moment de la traduction dans les textes français de la Directive européenne Natura 2000, Michel Glémarec a travaillé à la définition, dans un cadre scientifique et à l'échelle européenne, de ces habitats marins.
Ce travail a permis d'identifier par la suite les habitats "fragiles" ou "menacés" et ainsi de pouvoir définir des "zones Natura 2000" au sein desquelles vont être mis en place des plans de gestion.


Michel Glémarec professeur honoraire d'Océanographie biologique à l'Université de Bretagne Occidentale (Brest), est également président d'honneur des entretiens Science et Ethique au cours desquels il est intervenu deux fois sur des thématiques autour de la biodiversité littorale :

- en 2005, avec une intervention sur "Les habitats côtiers et les types d'utilisation du littoral : la vision des naturalistes"
.
- en 2006, avec une intervention sur "Vivre contre... ou avec la nature ? selon Robert Barbault".


Sources : Editions Actes Sud / Editions du Télégramme / RH - 3B Conseils

jeudi 29 avril 2010

Vers la nouvelle politique commune de la pêche



En préalable à la future réforme de la politique commune de la pêche (PCP), l’exploitation durable des ressources halieutiques a fait l’objet d’une consultation de grande envergure auprès des citoyens européens, des organismes professionnels de la filière pêche comme des ONG agissant dans le domaine environnemental, d’associations de consommateurs, d’instituts de recherche….

Le sujet est d’importance avant toute réforme de la PCP puisque ses incidences toucheront à la fois l’activité économique et l’emploi, la gestion durable des stocks, l’équilibre des écosystèmes marins, la sécurité alimentaire des citoyens de l’union européenne….

C'est la raison pour laquelle, la Commission européenne avait lancé cette grande procédure de consultation publique.
Dans son livre vert, elle soulevait de nombreux enjeux et lançait un appel aux professionnels du secteur et à la société civile :
- La flotte de pêche doit-elle être limitée de façon législative ?
- Est-ce aux Etats membres ou à la Commission européenne de décider de sa taille ?
- Comment développer une pêche écologiquement durable ?
- Comment maintenir les emplois dans le secteur ?

Les réponses, telles qu’elles ont été exploitées à l’issue de la consultation, montrent un intérêt réel des européens pour ces questions puisque 30 % des contributions sont l’émanation directe de citoyens « ordinaires », sans lien direct avec le monde des acteurs de la pêche.

Mais l’essentiel des réponses émanent des fédérations professionnelles, d’organisations de protection de l’environnement, d’associations de consommateurs, de groupes de défense sociaux, de centre de recherche, d’autorités nationales, régionales ou locales mais aussi de pays tiers (Norvège, Nouvelle-Zélande pays du groupe ACP) et d'instances européennes elles-mêmes : Parlement européen, Comité des régions d’Europe, conseil consultatif de la pêche et de l’aquaculture, conseils consultatifs régionaux…

Des agents de la Commission européenne ont également participé à plus de 80 réunions sur le terrain, permettant ainsi de débattre avec les différents acteurs au plus près des réalités et des territoires.

Ainsi au travers de ces diverses contributions, le sentiment général qui transparaît et le besoin d’une réforme fondamentale, bâtie sur les principes d’une pêche durable, assurant la pérennité des stocks et permettant à la filière de vivre dignement de son travail.
Ces principes posés, des divergences perdurent bien évidemment sur la manière de parvenir à ces différents objectifs en terme de durabilité, sur le rythme de sa mise en œuvre et sur ce que cela impliquera en terme de concessions.

Parmi les débats futurs, que va immanquablement suscité la préparation de la PCP, deux points saillants sont apparus :
- le besoin d’une plus grande régionalisation de la gestion souhaitée par la plupart des acteurs concernés, lesquels jugent le système actuel y trop centralisé ;
- la manière de gérer la capacité de pêche, avec par exemple l’instauration de quotas individuels transférables et en corollaire, la nécessaire préservation de la petite pêche côtière.

Désormais la Commission européenne va devoir synthétiser l'ensemble de ces données pour nourrir ses analyses d’impact. Puis elle devra s'atteler à la réforme elle-même avec l’élaboration puis la proposition d’un paquet législatif pour le 1er trimestre 2011.
Deux années de discussions et de débats s'ouvriront alors pour une adoption fin 2012 et une entrée en application au 1er janvier 2013.


Pour en savoir plus
:
Consultez les statistiques de la PCP


Vous pouvez retrouver les débats en vidéo et écrit des entretiens Science et Ethique 2004 qui abordaient ces problématiques au travers du thème « Les pêches et les avancées scientifiques ».


Sources : Commission européenne / RH - 3B Conseils

mercredi 28 avril 2010

Algues vertes : lancement de la campagne de ramassage en Côtes d’Armor



Si le débat sur les algues vertes n’est pas récent, il reste cependant très sensible car il interpelle notamment tout un pan de l’économie régionale, les modes de production agricole certes mais pas exclusivement.

Dès la fin des années 1960 certaines parties du littoral breton - principalement les baies de Lannion, de Saint-Brieuc, et de Douarnenez -, sont ainsi touchées par une augmentation des échouages d’algues vertes sur le rivage, suscitant rapidement les premières prises de conscience du phénomène de marées vertes au début des années 1970.


Si l’eutrophisation, à l’origine de cette manifestation apparaît rapidement être issue des pratiques agricoles intensives, cette activité ne saurait être stigmatisée. En effet, la mauvaise gestion des stations d’épurations et/ou le mauvais état des systèmes d’assainissement contribuent largement à accentuer ce phénomène.

Mais c’est essentiellement à partir des années 1980 que ces problèmes entraînent des nuisances importantes pour les communes impactées, perturbant les différents acteurs et secteurs économiques du littoral.

La dégradation des algues sur l’estran engendre en effet une gêne visuelle, olfactive et sanitaire en dégageant de l’hydrogène sulfuré, non seulement nauséabond mais aussi néfaste pour les espèces vivantes du milieu. 

Afin de remédier à cette problématique, plusieurs solutions ont été envisagées : ramassage, compostage, épandage, mise en dépôt, lutte en amont contre l’eutrophisation… Autant de mesures qui engendrent un coût considérable, qui incombe jusqu’à présent pour une grande part aux collectivités territoriales.

En Aout 2009, le Premier ministre était venu constater la propagation de l'algue verte Ulva sp communément appelée Ulve ou laitue de mer sur la plage de Saint-Michel-en-Grève dans les dans les Côtes-d'Armor : des algues vertes qui se développent surtout entre mai et octobre, lorsque les eaux du littoral se réchauffent.
Elles s'échouent sur les plages, et en se décomposant, elles peuvent émettre des gaz toxiques. Les tissus contenant du soufre dégagent ainsi de l’hydrogène sulfuré, gaz très dangereux pour la santé.

C’est lors de ce déplacement à Saint-Michel-en-Grève, le 20 août dernier que François Fillon avait annoncé le lancement d'une mission interministérielle chargée de proposer un plan de lutte contre les algues vertes, un plan doté de 134 millions d'euros (voir article du blog du 4 février 2010) sur la période 2010-2014   qui se décline autour de trois axes en trois points :  la gestion les algues échouées, la réduction des flux de nitrate vers les côtes et l’amélioration des connaissances du phénomène.

Dans la baie de Lannion-Trégor où la communauté d'agglomération a reçu délégation des communes littorales concernées, un certain nombre de nouveaux dispositifs ont donc été retenus cette année avec une problématique pour les élus locaux : comment ramasser plus et mieux, afin de contenir, voire éliminer, les risques sanitaires liés à la décomposition des végétaux marins?

L'épandage, solution privilégiée encore cette année, tiendra compte des valeurs agronomiques des végétaux et sera inscrit au cahier de fertilisation des exploitants.
Sur les sites de Saint-Michel-en-Grève et de Plestin-les-Grève, une expérience sera également menée au large des côtes où une dizaine de prototypes de collecteurs seront déployés, du 15 juin au 15 août, afin de déstocker au maximum les plages.

Reste une question épineuse celui du financement des opérations puisqu’en effet, et contrairement la participation du conseil général des Côtes d’Armor est pour 2010 suspendue..
Les élus locaux se retournent donc vers l’Etat pour la prise en charge des frais de ramassage.

Relire également l'article du blog du 24 août 2009.

Sources : Télégramme / RH - 3B Conseils

mardi 27 avril 2010

Le « Mois de la Nature » à Morlaix







À l'occasion de la fête de la nature, événement créé par le comité français de l'Union internationale de conservation de la nature, et de l'Année internationale de la biodiversité, la Ville de Morlaix organise notamment dans le cadre de son partenariat avec l’Espace des Sciences le « Mois de la Nature »

C’est ainsi qu’avec Bretagne vivante - SEPNB il sera proposé durant tout le mois de mai différentes animations pour découvrir le patrimoine naturel de la ville de Morlaix et mieux connaître les enjeux de la protection de la biodiversité.

C’est également dans ce cadre que sera présenté à compter du 1er mai une exposition dans le hall de l’Hôtel de Ville sur la « Biodiversité Bretonne » réalisée par les photographes naturalistes Benoist DEGONNE et Sévane MASLAK, illustrant la faune et la flore de notre région, des espèces familière de nos milieux.

Ces deux artistes rappellent que « au travers des climats et des routes migratoires, la Bretagne et sa mosaïque de milieux nous offrent un formidable « terrain de jeu ». La tête en l’air ou le nez dans l’herbe, au milieu d’une prairie ou dans un jardin citadin, nous aimons simplement partager la vie la liberté de ceux qui animent nos paysages ».

Tout ce mois de mai sera émaillé de différentes rencontres sur ce thème de la biodiversité avec deux temps forts les 22 et 23 mai pour la découverte du milieu naturel et des conférences comme celle sur « les Activités de pleine nature et oiseaux marins en Bretagne ».

Pour en savoir plus se reporter sur les sites de la Ville de Morlaix et de l’Espace des Sciences de Morlaix.

En savoir plus également sur la biodiversité du littoral en consultant les archives des entretiens Science et Ethique 2006.

Rappelons que ces 10e entretiens Science et Ethique avaient présenté les recherches, les techniques, les expériences françaises, européennes et mondiales, qui modifient notre perception de la biodiversité., avec une question centrale « comment vivons-nous ces moments de transformation qui doivent permettre aux futures générations de poursuivre l’exploitation des ressources du littoral ? ».



Sources : Espace des Sciences/ Ville de Morlaix / RH – 3B Conseils
Photo de Benoist DEGONNE/ Sévane MASLAK avec aimable autorisation

lundi 26 avril 2010

120 chercheurs internationaux réunis à Brest pour discuter de la modélisation des vagues.




À Brest, durant deux jours, plus de cent vingt physiciens et chercheurs réunis à l’Ifremer doivent se pencher sur les phénomènes d’ondulation des mers et océans, discuter de mesures et de la modélisation des vagues.


Cette discipline comme l’indique Fabrice Ardhuin, de l’Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer à Brest fait l’objet d’une attention particulière depuis les années 1920. En effet, une bonne connaissance de ces phénomènes trouve des applications dans de nombreux domaines comme par exemple en matière de sécurité maritime ou de traitement des pollutions en mer, notamment pour affiner la dérive d'une nappe d'hydrocarbure.

Fabrice Ardhuin rappelle également que « pour la préparation du Débarquement (6 juin 1944) de nombreux physiciens ont ainsi été mobilisés. "Depuis les années 1970, ces observations ont trouvé de multiples débouchés comme pour la « conception et l'installation des plateformes pétrolières offshore ».

A présent, c’est vers l’éolien offshore que ces travaux se portent comme pour les projets de récupération de l'énergie de la houle. Pour en savoir plus sur l’énergie des vagues et sur l’éolien offshore, consultez le blog des énergies de la mer.

Parmi les études les plus récentes qui seront largement débattues durant ces deux jours les connaissances sur les vagues courtes et leur déferlement. « Un déferlement dont on essaie de savoir dans quelle proportion il participe à l'absorption ou/et à la redispersion des gaz comme le CO2. »

L’observation des mers et des océans et leurs incidences sur la zone côtière est sujet à de multiples facteurs : la proximité des côtes, des vents très variables, des vagues parfois capricieuses…..
Aujourd’hui s’agissant des prévisions si la marge d'erreurs dans les prévisions est inférieure à 10 % dans l’océan Atlantique, elle reste de l’ordre de 25 % en Manche.
Mieux connaître ces phénomène est donc plus que jamais nécessaire et d’actualité.

Sur les questions relatives à aux avancées scientifiques et techniques dans le domaine de la mer, aux énergies renouvelables de la mer consultez également les archives des entretiens Science et Ethique.

Dès les entretiens 2007 il a notamment établi que la mer offre des sources abondantes d’énergies renouvelables qui peuvent être mises à profit dans le cadre du développement durable.
Les techniques connues reprennent ou prennent leur essor dans le monde entier pour exploiter les diverses formes d’énergies : vagues (houlomotrice), courants (hydrolienne), vent (éolien offshore), algues (biomasse), gradients de salinité (osmotique), gradients de température (énergie thermique des mers, utilisation d’eau profonde à des fins de climatisation).

. A quelles conditions peut-il exister des investisseurs pour les énergies de la mer ? 
. Comment les avancées scientifiques permettent-elles de prévoir les impacts potentiels sur le littoral, les autres usages de la mer, le droit et l’économie ?

. Quels apports des Gestions intégrées des zones côtières (GIZC) et de la planification spatiale pour l’installation des systèmes ?

. Rôle potentiel de la mer pour le stockage du CO2
. Aspects Sciences Humaines et Sociales : Comment les habitants du littoral et les professionnels de la mer acceptent les futures installations ?

. Plan énergie de la Région Bretagne, expérimentation énergies de la mer et consultation des opinions publiques en Europe.



Sources : Ifremer / Ouest-France / RH – 3B Conseils.

vendredi 23 avril 2010

XII Colloque international sur l'océanographie de la baie de Biscaye à IUEM Brest



Environ 180 scientifiques sont attendus à Brest du 3 au 6 mai 2010 pour présenter les dernières avancées de la recherche océanographique dans la Baie de Biscaye.

L'objectif principal de ce colloque bi-annuel est de présenter les travaux scientifiques réalisés dans le golfe de Gascogne au sein d'un large éventail de sujets, de la géologie et l'océanographie physique du fonctionnement des écosystèmes et de la pêche.

En fin de compte, l'objectif est de favoriser les discussions entre scientifiques de différentes disciplines et à promouvoir de nouvelles recherches multidisciplinaires dans les zones côtières et de conservation de la Baie de Biscaye.

La dernière édition du Symposium a eu lieu à San Sebastián (Espagne) en avril 2008 .

La 12e édition qui se tiendra à l'Institut européen des études maritimes (IUEM), est organisé en partenariat avec l'Ifremer et le Service hydrographique et océanographique de la marine (SHOM), trois établissements basés à Brest.

Ce colloque sera placé sous le thème général des changements globaux dans la baie de Biscaye, y compris les changements de température, la salinité, la circulation, la sédimentation, la frontière des espèces et des extinctions, les espèces envahissantes, les efflorescences algales nuisibles, les cycles de reproduction, les disponibilités alimentaires, les réseaux trophiques.

Les principaux thèmes seront les suivants:

- la circulation et le transport,
- la sédimentation et l'érosion,

- les cycles biogéochimiques,
- les indicateurs biologiques des changements environnementaux
- les espèces envahissantes et des polluants chimiques
- écotoxicologie Pêche et aquaculture: changements à long terme, fondée sur l'écosystème de gestion prévision océanique opérationnelle d'évaluation intégrée des eaux marines.


Sources : IUEM / RH - 3B Conseils

jeudi 22 avril 2010

La Bretagne au cœur de deux nouveaux projets de coopération France (Manche) - Angleterre


La Bretagne est spécifiquement concernée par plusieurs programmes d’interventions européens pour la période 2007-2013. Ces programmes, financés par quatre fonds communautaires, gérés au niveau régional pour l’essentiel par les services de l’État et de la Région permettent ainsi de soutenir des projets émanant des collectivités, des entreprises, des établissements de formations et de recherche, d’associations…

Ainsi sur la période 2007-2013, la Région Bretagne est éligible à quatre programmes opérationnels :

-le programme transfrontalier France (Manche) - Angleterre,
- le programme transnational Espace Atlantique,
- le programme transnational Europe du Nord Ouest,
- le programme de coopération interrégionale.


Plus spécifiquement c’est dans le cadre du programme transfrontalier France (Manche) – Angleterre (programmes Interreg), regroupant des acteurs français et britanniques du littoral de la Manche, que deux projets coopératifs impliquant la Bretagne viennent d’être retenus  dans le domaine de la préservation de l’environnement :

- l’initiative CLIMAWAT, conduite par l’Université de Brighton en partenariat avec l’ Université de Rennes 1 et l’Université de Bretagne Occidentale (UBO), étudiera les effets des changements climatiques à long terme sur les polluants présents dans les zones de captage des aquifères (formations rocheuses poreuses pouvant contenir une nappe d’eau) afin d’améliorer la gestion de la qualité des eaux souterraines.

- Le projet CYCLE (Cycling landscapes Easily) prévoit de créer un réseau franco-britannique de routes cyclables et voies vertes permettant le développement d’un tourisme respectueux de l’environnement dans les régions de la Manche. Nord-ouest de la France (Bretagne et Basse-Normandie) et sud-ouest de l’Angleterre (Cornouailles, Devon et Dorset) bénéficieront d’une promotion touristique mutualisée notamment assurée par le Comité régional du Tourisme de Bretagne (CRT).

Ces opérations s’inscrivent dans le domaine de la coopération territoriale européenne. Financés aussi par le FEDER, ces programmes renforcent la coopération entre régions. Ils encouragent une intégration plus forte et un développement durable et équilibré du territoire de l'Union dans toutes ses dimensions (économiques, sociales et culturelles), en réduisant les « effets de barrières » par des coopérations plus étroites entre les régions européennes. Un exemple : la participation au financement d'une politique de prévention des pollutions maritimes sur le littoral atlantique, associant les différentes régions européennes concernées.

Voir les programmes européens en Bretagne

Accéder au portail des services de l'Etat en Bretagne (section Europe)

Sources : Région Bretagne / RH - 3B Conseils

mercredi 21 avril 2010

Le pôle Image et Réseaux : regard vers le futur.


Créé en 2005, le Pôle de compétitivité à vocation mondiale «Images et Réseaux » est un des pôles d’excellence basé en Bretagne au côté du pôle Mer-Bretagne et du pôle Valorial.

Le pôle « Images et Réseaux » fédère 182 acteurs économiques de Bretagne et de Pays de la Loire dans le domaine des nouvelles technologies de l'information et de la communication depuis le siège du Pôle à Lannion.

Fort de ses 700 chercheurs répartis en Bretagne et dans les Pays de la Loire, une centaine de projets de recherche, ont été initiés depuis la création du pôle dans une formidable synergie avec les établissements d’enseignement supérieur, les grandes écoles et les laboratoires de recherches mais également avec le tissu économique les industriels (France Télécom, Alcatel-Lucent) comme avec des PME.

Parmi les grands projet en cours, ImaginLab (coût de 6M euros financés par l'Europe, l'État, la Région Bretagne et les collectivités locales) développé en liaison avec l'Université européenne de Bretagne, lequel doit permettre à une centaine de foyers de Lannion de tester l'internet du futur, de nouveaux jeux et applications internet grâce au raccordement au très haut débit : 100 mégabits par seconde, cinquante fois plus que la vitesse de l'internet classique.

Ainsi, au travers d’une plate-forme de référence en Europe pour les tests d'expérimentation et d'usages de services et technologies innovantes sur des réseaux fixes et mobiles, l'objectif est de donner un coup d’accélérateur aux entreprises innovantes en Bretagne en leur offrant la possibilité de tester les usages et d'adapter leur vision avant le développement des produits.


Ce projet du pôle « Images et Réseaux » comptera, à terme, trois infrastructures interconnectées:
- une infrastructure optique fixe à très haut débit de Lannion (un millier de prises de 100Mbps à l'abonné) et un coeur de réseau en technologie IMS (IP multimédia Subsystems),
- une infrastructure sans fil LTE/4G, basée à Brest,
- une infrastructure dédiée à la télévision numérique terrestre du futur, qui verra le jour à Rennes.


Vers la création d’un IRT ?

Pour l’avenir le Pôle devrait être candidat pour accueillir un institut de recherche technologique (IRT) dans le cadre du «grand emprunt national». L’appel à candidature pour la création d’une dizaine de ces IRT sera lancé en juin 2010 pour être connus à la fin de l'année.
En effet sur les 35milliards d'euros qui seront levés, deux milliards seront consacrés à la création d'instituts de recherche technologique (IRT). Un tel institut - dotés de 200 à 1.000 chercheurs - permet de regrouper en un lieu unique, des laboratoires de recherche publics et privés, des outils et des plateformes communes, pour accélérer l'innovation.

Sources : Pôle "Images et Réseaux" / Région Bretagne / RH - 3B Conseils
illustration : Pôle "Images et Réseaux"

mardi 20 avril 2010

Le Sommet de l'environnement de l'Atlantique Nord-Est


Dans la perspective du Sommet de l’environnement de l’Atlantique Nord-Est, réunion ministérielle des Etats signataires de la Convention OSPAR qui doit se tenir à Bergen, en Norvège en septembre prochain, les différentes commissions poursuivent leurs travaux préparatoires.


Ce Sommet de l’environnement constituera une opportunité pour les ministres des Parties Contractantes à OSPAR (*) de célébrer certaines réussites importantes pour l’environnement de l’Atlantique du Nord-est, d’identifier les prochains défis et plus encore d’engager aux travers des débats des perspectives nouvelles sur le futur de l’environnement marin.


Au programme des discussions apparaîtront les enjeux suivants :
• Regrouper les forces pour parvenir au bon état écologique dans l’Atlantique du Nord-est en 2020, en fournissant une plateforme régionale pour la mise en œuvre de la Directive – cadre « Stratégie pour le milieu marin » de la Commission européenne 
• Poursuivre un réseau cohérent et bien géré de zones marines protégées (ZPM), qui pourrait inclure ses ZPM au delà des juridictions nationales 
• Répondre aux défis d’un fort taux de CO2 mondial, en assurant le rôle pionnier de la Commission OSPAR pour tacler les effets du changement climatique et de l’acidification des océans sur l’environnement marin.


Le sommet de l’environnement de l’Atlantique du Nord-est lancera le bilan de santé 2010, une évaluation majeure et globale sur l’état de santé de l’Atlantique du Nord-est.
Ce bilan de santé 2010 (relire l'article du blog du 3 novembre 2009) devrait examiner tous les aspects de l’influence humaine sur la mer, incluant les contaminants, la pollution par nutriments et les substances radioactives, et les effets des activités humaines comme les industries pétrolières, gazières offshore, les parcs éoliens offshore, le transport maritime, et la pêche.
Une expertise devrait être produite sur l’efficacité des mesures prises pour la protection de l’environnement marin, et les futures actions prioritaires seront identifiées.

Dans l’intervalle la prochaine rencontre de la Commission OSPAR est prévue à Londres ces 27 et 28 avril, avec la réunion du Comité sur la stratégie « Diversité biologique et écosystèmes ».

Celle-ci a un champ très large, puisqu'elle traite de toutes les activités humaines (à l'exclusion de celles qui peuvent polluer) qui peuvent avoir un effet néfaste sur la protection et la conservation des écosystèmes et de la diversité biologique de l'Atlantique du Nord-est (les activités humaines potentiellement polluantes sont traitées par les autres stratégies). En plus de protéger et de conserver les écosystèmes, la Convention OSPAR prend la disposition de restaurer dans la mesure du possible les zones marines qui ont été profondément atteintes. Les travaux traitant de la diversité biologique et les écosystèmes sont conduits par le Comité Biodiversité d'OSPAR (BDC).

La stratégie est composée de quatre éléments :
- Objectifs de qualité écologique: en soutien à l'application de l'approche écosystémique à la gestion des activités humaines, un projet pilote sur des objectifs de qualité écologiques pour la mer du Nord a été entrepris. L'attention maintenant est accordée à l'extension des objectifs de qualité écologique aux autres sous-régions d'OSPAR;
- Espèces et habitats: les espèces et les habitats menacés ou en déclin sont évalués et des programmes et des mesures sont développés pour leur protection;
- Zones marines protégées: un réseau écologiquement cohérent de zones marines protégées bien gérées est créé. Ceci inclut le travail pionnier sur les zones marines protégées dans les zones au delà des zones sous juridiction nationale ;
- Activités humaines: les activités humaines dans le secteur maritime d'OSPAR qui peuvent lui porter atteinte sont évaluées et des programmes et des mesures pour le protéger contre de tels effets néfastes sont développés.


Les travaux d'OSPAR sur la diversité biologique de la mer complètent ceux entrepris par d'autres forum internationaux tels que la Convention pour la Diversité Biologique (CBD) et l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN).

La Commission OSPAR a également développé des éléments de programme de travail basés sur une invitation de la Cinquième Conférence de la Mer du Nord pour considérer le besoin de coopération internationale sur la planification spatiale marine et la gestion. Les résultats de ces travaux sont étroitement liés à ceux de la Politique maritime de la Commission Européenne.

Relire également l'article du blog du 15 février 2010 sur le "bon état écologique".

(*) les 16 Parties Contractantes sont : Allemagne, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, France, Islande, Irlande, Luxembourg, le Royaume-Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord, Les Pays-Bas, Norvège, Portugal, Suède, Suisse, et la Commission européenne.

Les ministres et observateurs gouvernementaux du Canada, de l’Estonie, de la Lituanie, de la Pologne, de la Fédération de Russie, et des Etats-Unis d’Amérique, et les observateurs des organisations gouvernementales et non gouvernementales sont aussi invités.



Sources : Commission OSPAR / RH - 3B Conseils

lundi 19 avril 2010

La Région Bretagne lance l'enquête publique pour la création du Parc naturel du golfe du Morbihan



La Bretagne qui a connu à la fin des années 1960, la création d’un des premiers parcs naturels régionaux (PNR) * avec le parc naturel régional d’Armorique, n'abrite à ce jour que celui-ci malgré un patrimoine naturel exceptionnel.

C’est la raison pour laquelle la Région Bretagne entend (autorité compétence pour créer des PNR) accompagner deux nouveaux projets de parcs, appelés à devenir des espaces pionniers dans la gestion durable du littoral : le golfe du Morbihan et la ria de Rance-côte-d’Emeraude.

Les élus régionaux bretons ont donc lors de la session du 15 avril 2010, adopté à l’unanimité, la charte fixant les grandes orientations pour le futur parc du golfe du Morbihan. L’enquête publique préalable à sa création sera ouverte en juin prochain.

Le territoire du Golfe du Morbihan se caractérise par un patrimoine naturel extrêmement riche et diversifié, issu de sa configuration géographique de baie fermée, et de l’interpénétration de la mer et de la terre, générant une grande diversité naturelle et une mosaïque de milieux.
Sa situation en limite de répartition d’espèces septentrionnales et méridionales maritimes et terrestres, comme la présence de marais, de pré-salés, de bocages, de landes ou de prairies naturelles notamment, renforce considérablement le patrimoine naturel du Golfe.

Une idée naît dès 1999

Afin de préserver et sauvegarder cette biodiversité, le Conseil régional, sollicité par les communes concernées, a décidé d’engager en janvier 1999, la procédure de création d’un Parc naturel régional pour le territoire du Golfe du Morbihan, pour un périmètre d’étude initial couvrant 27 communes.
Dans ce cadre, le Syndicat Intercommunal d’Aménagement du Golfe du Morbihan (SIAGM) a été désigné comme structure en charge de l’animation et de l’association des collectivités et des acteurs locaux pour la préparation du projet.

En novembre 2003, le périmètre d’étude a été élargi à 11 nouvelles communes en zone rétro-littorale, faisant du nouveau territoire d’étude un échelon plus pertinent pour une gestion intégrée du Golfe du Morbihan.

En novembre 2006, lors de la première présentation du projet de charte en avis intermédiaire, le Conseil national pour la protection de la nature (C.N.P.N.) a demandé à ce que ce projet soit enrichi, particulièrement dans les domaines de la gestion de l’espace et de l’urbanisme. Il a, dans le même temps, mis l’accent sur la qualité du territoire et l’importance des enjeux patrimoniaux pour le Golfe.

Depuis lors, un important travail de concertation et de consultation pour le projet a été conduit par le SIAGM et les modalités de finalisation de la procédure de classement du Parc ont été reprécisées par délibération du Conseil régional les 18 et 19 décembre 2008.

Le 6 juillet 2009, le dossier a été présenté par la Région au CNPN, à la Fédération des parcs naturels régionaux et au Ministère de l’écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer (MEEDDM).

Dans leurs trois avis favorables, assortis de quelques recommandations, ces institutions soulignent l’importance du travail accompli et l’évolution sensible des ambitions du projet de Charte, notamment sur la question de l’urbanisme, en ouvrant véritablement la voie au classement du Parc naturel régional du Golfe du Morbihan.

Tenant compte des recommandations formulées, l’avant-projet de charte (rapport et plan de parc) a été enrichi, en concertation avec les communes tout particulièrement. C’est ce projet de Charte amendé que le Comité syndical du SIAGM a adopté le 4 février 2010 et transmis à la Région, pour examen avant enquête publique.

La Charte

Cette charte propose pour les douze ans à venir un projet de territoire qui engage les collectivités concernées pour une gestion maîtrisée et partagée du territoire du « Golfe du Morbihan » dans un objectif de développement durable exemplaire et ambitieux. Elle donne un cadre commun aux actions à venir des collectivités membres du Syndicat mixte du Parc et de ses partenaires. Elle définit le champ d’application des orientations et actions du Syndicat mixte du Parc.

Ces orientations et objectifs, s’articulent selon trois axes permettant aussi d’intégrer les missions auxquelles doivent répondre les Parcs naturels régionaux :
Axe 1. Faire des patrimoines un atout pour le « Golfe du Morbihan »,
Axe 2. Assurer pour le « Golfe du Morbihan » un développement durable et solidaire,
Axe 3. Mettre l’homme au cœur du projet de territoire « Golfe du Morbihan ».


La charte entend ainsi tendre vers plusieurs objectifs :
- la préservation de la biodiversité
- la gestion économe de l’espace 
- le développement durable et solidaire 
- la préservation de la ressource en eau 
- la valorisation de la qualité des paysages du Golfe du Morbihan
- la préservation et valorisation du patrimoine culturel du Golfe du Morbihan
- le développement économique équilibré sur le territoire 


Pour en savoir plus sur la charte consultez le rapport de session


* La loi n°93-24 du 8 janvier 1993 précise le rôle des Parcs naturels régionaux (PNR): « Les PNR concourent à la politique de protection de l’environnement, d’aménagement du territoire, de développement économique et social, d’éducation et de formation du public. Ils constituent un cadre privilégié des actions menées par les collectivités publiques, en faveur de la préservation des paysages, du patrimoine naturel et culturel ». Le décret n°94-765 du 1er septembre 1994, pris en application de l’article mentionné ci-dessus, rappelle cette orientation et précise les modalités et les effets du classement.



Sources Région Bretagne / RH- 3B Conseils
illustration Région Bretagne

jeudi 15 avril 2010

Smart grid : rapprocher les réseaux énergétiques des territoires




Selon le Forum économique mondial, les infrastructures électriques actuelles sont dépassées et ne peuvent plus faire face à la pression d'une demande croissante des consommateurs ni s'adapter aux exigences environnementales. Au contraire, les réseaux intelligents représentent une solution convoitée pour ce qui est d’économiser toujours plus d’énergie.

Si elles n’occupent que 2 % de la surface de la planète, les villes concentrent 80 % des émissions de CO2 et consomment 75 % de l’énergie mondiale. Ainsi, l’empreinte écologique d’une ville dépasse sa superficie, et s’étend sans cesse en prélevant des ressources sur d’autres territoires. Le secteur de l’habitat à lui seul utilise 40 % des ressources de la planète en matériel et en énergie pour la construction et l’exploitation des bâtiments, produisant un tiers des émanations de CO2.

Cependant, certaines villes compactes concentrant un nombre élevé d’habitants, mélangeant sur un même territoire les fonctions résidentielles, travail, loisirs, et ayant mis en place des systèmes de transport collectif efficaces, ont un taux d’émission de GES par habitant inférieur à la moyenne du pays où elles se situent. C’est le cas par exemple de New-York (un tiers de moins) de Londres ou de Tokyo (près de 50 % de moins).

Lancé outre-Atlantique en 2007 et amplifié par le plan de relance Obama, la question du développement du smart grid, est devenu une réalité dans les actions de prospective en Europe.

C‘est une des questions centrales examinées par l’ensemble des Etats industrialisés, des opérateurs et les collectivités pour assurer notamment la diminution de la consommation sur les réseaux d’électricité aux heures de pointe et à compenser ainsi les déséquilibres entre demande et approvisionnement notamment au travers du principe de l'effacement diffus. Le but à terme serait de fournir des énergies sur mesure, selon les besoins et les spécificités des territoires et au plus près des usagers.

L’objectif est de développer une « grille intelligente » (smart grid ou Intelligrid), sur le modèle d'Internet en informatisant suffisamment le réseau pour savoir tout ce qui s'y passe.

Une première expérimentation vers de ces réseaux intelligents, dits « smarts grids » (nouvel internet de l'électricité) et d’ailleurs en cours d’expérimentation en Bretagne comme nous l’évoquions dans l’article du blog du 5 février 2010.

Ainsi s’agissant de l’expérimentation bretonne, lors des pics en demande d’énergie, les opérateurs, pourront déclencher à distance, chez les consommateurs équipés gratuitement de boîtiers, la coupure des appareils de chauffage, pour une durée limitée qui passe inaperçue (entre 15 et 30 mn). Au-delà des économies réalisées, ces tests grandeur nature permettront de mieux connaître les consommations individuelles des foyers et d'évaluer l'acceptation du dispositif, celui-ci ne devant, en aucun cas, impacter le confort quotidien des particuliers volontaires.

Le réseau intelligent peut répondre à un autre défi, celui de l’intégration des énergies renouvelables, de s'affranchir des sources d'énergies épuisables traditionnelles - pétrole, charbon, gaz ou nucléaire -.
Ces énergies renouvelables sont décentralisées, elles fournissent des emplois non délocalisables et elles sont propres. Le smart grid permettra de raccorder de multiples sources de production électrique y compris des unités de très petite taille, desservant un marché local.

Reste que de nombreuses questions sont encore à explorer comme par exemple celle récemment évoqué par le Réseau action climat (RAC), sur « la marge de manœuvre qui va rester aux collectivités locales, privées de taxe carbone, mais en première ligne pour mettre en œuvre les promesses du paquet énergie-climat. Dépourvues de capacité fiscale, les collectivités ne pourront guère déployer des politiques régionales de l'énergie ».

La maîtrise de la demande en électricité est d'autant plus d'actualité que la voiture électrique va faire irruption sur le marché français dès 2011. Ainsi on estime qu’en 2020, les véhicules électriques représenteront 10 à 15% du marché.

L’ensemble de ces questions seront notamment abordées par les entretiens Sciences et Ethique 2010 (18 et 19 octobre 2010) sur le thème «  Villes maritimes et ports du futur. Quels apports des énergies de la mer pour les villes à vocation maritime ? ». Ce thème a été identifié comme l’une des réflexions majeures pour un aménagement du territoire dans le cadre d’une gestion intégrée de la zone côtière.

En réunissant les acteurs impliqués par la mise en œuvre des énergies de la mer, les entretiens Sciences et Ethique traiteront des enjeux des réseaux intelligents pour gérer la production et la consommation de ces énergies et leurs différentes utilisations. L’aspect socio-économique et environnemental des énergies de la mer sur le territoire et sur la structuration des centres de vies urbains du littoral et portuaires, devrait permettre de poser en terme accessible cette problématique des «Villes du littoral et des ports du futur ».


Sources. Conseil général de l'industrie, de l'énergie et des technologies / RH – 3B Conseils

mercredi 14 avril 2010

La Manche sous la surveillance de l’Ifremer

Parmi les mers les plus fortement anthropisées, La Manche et le sud de la Mer du Nord présentent des enjeux économiques considérables.
Soumises à une multiplicité d'utilisateurs ayant des intérêts souvent antagonistes, elles font l’objet de multiples pressions et conflits d’usages, ce qui pose un véritable défi : la gestion durable des ressources marines de cet écosystème.

Parmi les enjeux économiques touchant ces deux mers on peut relever de manière non-exhaustive : la pêche, le tourisme et les activités de loisirs, l’extraction de granulats marins, la circulation maritime, les zones portuaires de premier plan, les énergies renouvelables marines avec les éoliennes off-shore notamment (consultez également le blog des énergies de mer)…

Afin de préserver les milieux marins et les biens et services qu’ils fournissent, il est apparu nécessaire d’améliorer la connaissance sur l’impact des diverses contraintes anthropiques exercées.
C’est l’objectif des travaux de recherche pilotés par l’Ifremer et regroupés sous le label «Chantier Manche», objet - il y a quelques jours - d’un récent Colloque à Rouen.

Ce défi ambitieux pour l’exploitation durable du milieu marin, vise donc à fédérer les spécialistes du domaine marin autour de projets communs et à faciliter le transfert des avancées scientifiques vers les structures décisionnelles territoriales et européennes.

Malgré ces pressions, les ressources naturelles (halieutiques, conchylicoles mais également minérales) de ces zones suscitent des convoitises, tant au niveau national qu’européen.
La demande sociétale, institutionnelle (Union européenne, état et collectivités territoriales) mais également société civile (pêcheurs, industriels, ONG…), concernant l’analyse des réponses de l'écosystème et de ses ressources aux différents types de contraintes, dont le changement climatique global, a évolué et ne cesse de croître.

Les questions posées concernent de plus en plus les interactions entre différentes espèces, entre stratégies d’exploitation et espèces exploitées, entre dégradation du milieu et écosystème, entre activités humaines conflictuelles … et les réponses attendues doivent intégrer l’ensemble de ces situations.

Ce que Christophe Le Visage, secrétaire général de la mer résume par : « il faudra trouver des compromis ».

Il est à noter également que la constitution des RAC (Regional Advisory Council) à l’échelle européenne, et plus particulièrement du sous-RAC "Manche", prévoit d’associer l’ensemble des usagers, scientifiques et institutions dans l’analyse des scénarios de gestion, pour une exploitation durable des ressources marines.

Comme l’indique l’Ifremer « dans cette éco-région, des systèmes d’intégrations et de synthèses de ces connaissances sur les écosystèmes et de développement de nouvelles recherches sont indispensables pour la mise en œuvre d’une démarche écosystémique de la gestion des ressources marines et l’amélioration de la qualité des conseils de gestion et de planification délivrés à l'autorité publique ».

Dans le cadre du « Chantier Manche » plusieurs études ont été lancées notamment les programmes Cesh sur les céphalopodes, ou Charm 1 et 2, permettant de dresser un atlas des ressources halieutiques.


Sources : Ifremer / Ouest-France / RH – 3B Conseils

mardi 13 avril 2010

Images & Océans : Conférence à Brest


Pôle d'excellence européen de l'océanographie et de l'environnement maritime, Brest accueillera du 21 au 25 juin prochains, la 7ème édition de la Sea Tech Week - Semaine Internationale des Sciences et Technologies et de la Mer -, le grand rendez-vous interdisciplinaire des sciences et technologies de la mer.

C’est dans ce cadre que le Technopole Brest Iroise organise la conférence «Images et Océans » les 22 et 23 juin 2010.

Qu’elle soit utilisée dans le cadre de documentaires sous marins, par des programmes de recherche océanographique ou encore dans les opérations de défense, l’image optique sous marine est devenue incontournable.

L’objectif de la conférence “Images & Océans” est de réunir chercheurs et industriels autour des besoins liés à la réalisation, l’utilisation ou encore le traitement d’images marines et sous-marines.

Cette conférence aura pour objectif de :
- Dresser un panorama des contraintes et des opportunités de la prise d'image et de son traitement dans le domaine maritime
- Traiter de l'utilisation et de l’évolution des techniques de réalisation d'images vidéos HD et 3D dans le cadre d'une meilleure connaissance, utilisation et protection scientifique, technologique et grand public des océans et du littoral ;
- Proposer un lieu d’échange et de rencontre aux professionnels de l’image et des océans : chercheurs, professionnels de l'image et de l’audiovisuel, agences, collectivités, militaires, associations, étudiants et grand public
.

Un appel est ouvert jusqu’au 30 avril inclus, sur le site internet de la conférence : image-oceans.com pour les sessions suivantes :
1. L’image marine et sous-marine dans des projets de recherche océanographique
2. Le traitement et à l’utilisation des images : besoins et solutions
3. Technologies et Innovations.

contact : Illipack : info@images-oceans.com

Sources : TBI / Sea Tech Week / RH – 3B Conseils

lundi 12 avril 2010

Futur port de plaisance de Roscoff : poursuite des travaux


Le futur aménagement du port de plaisance de Roscoff de 600 places (40 millions d’euros), avait fait l’objet des vives polémiques sur le plan environnemental en raison de la présence sur le site retenu d’herbiers.

Pour Bretagne Vivante-SEPBN (Société pour l'étude et la protection de la nature), les travaux d’aménagement sont de nature à perturber fortement les lieux proches de deux sites Natura 2000 (il est prévu notamment l’enlèvement de 25 000m3) – et déranger les populations d'oiseaux de la baie de Roscoff et menacer les bancs de maërl.

C’est ainsi que Bretagne Vivante avait saisi le tribunal administratif de Rennes en déposant deux requêtes pour obtenir d’une part l’annulation du chantier et d’autre autre en référé pour la suspension de l’arrêté du préfet du 26 octobre 2009 autorisant le démarrage des travaux commencés mi-février.

Dans son ordonnance, le Tribunal administratif a souligné qu’il n’existait «d'éléments précis pour justifier d'une atteinte grave et immédiate résultant de l'arrêté contesté» et que «le site du projet est localisé en dehors des espaces classés Natura 2000, les premiers îlots se situant à environ 4.000m». De fait les travaux peuvent continuer.

La procédure en cours sur le fond du dossier sera poursuivie comme l’indique François de Beaulieu, secrétaire général de l’association Bretagne vivante pour qui «on veut entendre l’argumentation juridique qui valide les études d’impact menées par la chambre de commerce sur cette zone classée Natura 2000.»

Dès le 7 avril, six plongeurs et deux biologistes marins ont commencé le repérage des herbiers situés dans la zone du futur port de plaisance, afin de procéder à leur transfert vers un nouveau site.

Deux visions s'opposent :

Pour la CCI de Morlaix « cet herbier va être réimplanté dans une zone compatible avec le développement de l'espèce, dans l'enceinte du port qui se trouve en dehors de la zone Natura 2000 », en l’accompagnant d’un suivi scientifique durant dix ans.

Pour Bretagne Vivante au contraire, « un herbier est fonctionnel là où il est. Déplacer des tâches d'herbiers dans une autre zone, ça ne revient pas à créer un habitat utile pour les crevettes et les poissons. De plus, ils peuvent enlever les bulbes mais ils n'ont pas le droit de les réimplanter en zone Natura 2000. On ne sait pas du tout où ils vont les remettre ».

Affaire à suivre.....


Sources : Ouest-France / Le Télégramme / RH – 3 B conseils

vendredi 9 avril 2010

« La coquille St Jacques, mouchard des océans », exposition au Conseil général du Finistère




Si tout le monde connaît la coquille Saint-Jacques, ce curieux animal est présenté sous un jour inattendu (sa morphologie, ses caractéristiques, son mode de vie...) et surtout son utilisation comme instrument d'investigation scientifique, au travers de l’exposition présentée au Conseil général du Finistère à Quimper.

Grâce aux cernes des arbres ou aux bulles de gaz emprisonnées dans les glaces polaires, on peut suivre années après années les changements climatiques. Mais grâce à la coquille Saint-Jacques, on peut aussi suivre ces évolutions au jour le jour !

La coquille Saint-Jacques garde en effet des traces de ce qu’elle mange, mais elle est également sensible aux changements de températures et au régime des vents.
Désormais capables de séparer les effets trophiques, dus à l’alimentation, des effets thermiques, les biologistes brestois comme Laurent Chavaud du laboratoire d’Ecologie Marine (LEMAR) à l’Institut universitaire européen de la mer (IUEM), peuvent non seulement retracer l’histoire du climat dans l’Atlantique grâce à certaines coquilles millénaires, mais aussi se pencher sur des phénomènes plus récents, comme les pollutions provoquées par les nitrates au cours des dernières décennies.

L’exposition visible dans le hall de la Direction de l’eau et de l’environnement (2 rue Théodore Le Hars à Quimper – du lundi au vendredi, de 9h à 12h et de 13h30 à 17h30) a été conçue par l’Espace des Sciences et l’IUEM.

Rappelons par ailleurs que Laurent Chauvaud était intervenu dans le cadre des entretiens Science et Ethique 2006 dont le thème central était « la Biodiversité du littoral » sur "Le rôle ou les fonctions de la biodiversité dans les écosystèmes littoraux aquatiques" et en 2000 sur "la prévention de la fertilisation des écosystèmes côtiers" alors que le thème des entretiens étaient "Vagues de pollutions, impacts et prévention".

A Voir également le détail de la mission MACARBI en Antarctique qui avait pour but, en étudiant le Pétoncle austral, d’observer les changements environnementaux marins sur la marge du continent antarctique au cours des dernières décennies.


Sources : CG29 / RH – 3B Conseils
Photo : © CNRS Photothèque / AMICE Erwan

jeudi 8 avril 2010

L’Arctique : entre protection et convoitises…..



Cela fait maintenant trois jours que l’explorateur Jean-Louis Etienne (suivre l'exédition de Jean-Louis Etienne) a décollé de l’archipel norvégien du Spitzberg, entamant ainsi une traversée en solitaire du Pôle Nord en ballon, une expédition longue de 3500 kilomètres, durant laquelle il effectuera des relevés scientifiques et qui devrait l’amener jusqu'en Alaska, si les vents sont favorables, puisque aux dernières nouvelles celui se dirigerait vers la Sibérie.

Ce survol de la banquise en ballon, au gré des vents, - jusqu’à 5000 mètres d’altitude et dans des températures avoisinant les -30°C - doit lui permettre de faire de procéder à des mesures : champ magnétique, particules en suspension, ozone troposphérique, CO2…, autant de données qui permettront de renseigner les scientifiques sur cette zone qui subit de plein fouet le réchauffement de la planète.

Au travers de cette expédition, l’objectif de Jean-Louis Etienne est également d’inscrire l’Arctique comme "zone d’intérêt commun" pour l’humanité en montrant son action dans l’équilibre climatique, et donc sa nécessaire préservation.

Reste que la zone de l’Arctique regorgeant de ressources inexploitées tant en pétrole et qu’en gaz - dont il apparaît illusoire d’en interdire un jour l’exploitation - est nature à susciter les convoitises des Etats riverains. Il conviendra alors d’obtenir des Etats une exploitation raisonnée et écologiquement responsable.

Un des enjeux de l’Arctique est son nouvel intérêt géostratégique dû au réchauffement climatique. Cet enjeu géopolitique du changement climatique sur les pôles, notamment l’Arctique a été un des sujets des entretiens Science et Ethique 2009  à Brest sur le thème central « l’Heure bleue : le changement climatique et les énergies de la mer ».

A cette occasion, l’intervention d’Anne Choquet  enseignante-chercheur associée à l’AMURE – UBO lors de la première table ronde autour de la thématique : Changement climatique : les enjeux Nord Sud, la sécurité maritime et pêche, portait sur "les glaces fondent : l'Arctique est convoitée".

Rappelons également le thème des entretiens Science et Ethique 2002, sur le thème "Milieux Extrêmes d’un monde à l’autre, Terre, Mer et Espace", durant lesquels Anne Choquet était déjà intervenue dans le cadre de la table-ronde sur « Éthique et droit, quelle compatibilité ? » son intervention portait sur un « Traité sur l’Antarctique : un modèle de coopération pour la protection de l’environnement ? »


Sources : AFP / entretetiens Science et Ethique / RH - 3B Conseils

mercredi 7 avril 2010

Erika : vers un procès en cassation


Alors que le procès en appel de l'Erika s’est achevé le 30 mars dernier (voir article du blog du 30/03/2010) en confirmant les peines prononcées lors du procès en première instance, les pourvois en cassation se multiplient.

C’est tout d’abord la société Rina qui dès l’arrêt de la cour d’appel rendu a annoncé qu'elle engageait un pourvoi en cassation contre la décision.
Puis ce sont les collectivités locales parties civiles (les régions Bretagne, Pays-de-la-Loire, Poitou-Charentes, ainsi que les conseils généraux du Finistère et de Vendée notamment) qui ont suivi afin de garantir leurs droits au paiement des indemnités. Lesquelles parties civiles considèrent en effet qu'il y a eu interprétation de la convention internationale permettant ainsi à Total d'échapper à l'indemnisation des victimes.


Si la responsabilité pénale de Total a été confirmée dans le jugement de la cour d'appel de Paris, les collectivités territoriales et locales souhaitent que le groupe pétrolier soit déclaré juridiquement solidaire des trois autres sociétés (l'armateur Giuseppe Savarese, le gestionnaire Antonio Pollara et la société de classification Rina) condamnées.
En effet, la responsabilité pénale de Total dans le naufrage de l'Erika ainsi que l'amende de 375.000€ décidée en première instance, a été confirmée mais le groupe pétrolier a été exonéré d'une responsabilité civile.


Nouvel épisode le 6 avril avec l’annonce faite par Total de se pourvoir en cassation sur les «dispositions pénales», au motif que l’arrêt rendu pose selon les propos de l’avocat du groupe pétrolier un «problème de compatibilité entre la loi française de 1983 et les conventions internationales de Montego Bay et Marpol».

La loi de 1983 sur le délit de pollution poserait également selon le conseil de Total un «problème d'applicabilité à l'affréteur» de ladite loi qui vise les personnes ayant exercé un «pouvoir de contrôle ou de direction dans la gestion ou la marche du navire», généralement le capitaine, le propriétaire ou le gestionnaire du navire, mais pas l'affréteur.

Pour mémoire, s’agissant des trois autres sociétés condamnés qui elles aussi ont décidé de se pourvoir en cassation, la cour d'appel de Paris avait confirmé :
- les peines d'amendes maximales de 375.000€ pour les personnes morales et 75.000€ pour les personnes physiques.
-la notion de «préjudice écologique» subi par des collectivités et associations.
- les indemnisations aux parties civiles, en les augmentant de 192,5M€ à 200,6M€.

Au rappellera d'ailleurs que le groupe Total qui avait déjà versé à l'issue du premier jugement, 171,5M€ aux parties civiles qui le souhaitaient, le solde (près de 30M€) restant à la charge de trois sociétés (Rina, Pollara et Savarese) .

Sources : AFP / Région Bretagne / RH - 3B Conseils

mardi 6 avril 2010

Les Trophées bretons du développement durable en 2010






En mettant en place un Agenda 21, la Région propose un programme d’actions pour garantir un développement durable pour la Bretagne. Il ne s’agit pas d’une politique supplémentaire, mais d’une manière nouvelle pour la Région d’appréhender ses différentes politiques.

Dans ce cadre et pour la 8ème année consécutive L’Etat, l'ADEME Bretagne et le Conseil Régional de Bretagne se sont mobilisés, afin d’assurer la réussite de la Semaine du Développement durable du 1er au 7 avril 2010 et valoriser les initiatives prises dans ce domaine.

En Bretagne, avec le soutien du Conseil régional de Bretagne, les Trophées du Développement durable récompensent les actions les plus innovantes conduites en 2009-2010 ou en cours de réalisation en 2010 dans chaque département breton.

Au travers de cette opération, l’objectif est de récompenser les initiatives qui répondent le mieux aux attentes du jury. Les projets sont primés en fonction de leur implication en faveur du développement durable, au travers de ses diverses dimensions : économique, sociale, environnementale et de gouvernance.
Un trophée spécifique "biodiversité" étant attribué également en 2010 "année internationale de la Biodiversité".

Ces trophées sont décernés dans chacun des quatre départements, par un comité de sélection régional, comprenant des acteurs publics et privés, à :
- une association,
- une entreprise,
- un établissement d’enseignement,
- une collectivité territoriale.


Entreprises, associations, collectivités, établissements d'enseignement : au total, seize lauréats ont été désignés dans ces quatre catégories des Trophées 2010, les 1er et 2 avril derniers sur les actions exemplaires, retenues pour  leur caractère innovant et exemplaire.
 
Les lauréats :

Département du Finistère
 :
4 trophées Développement durable dont un trophée Biodiversité
- SCOP Maison du Cidre à Argol (Trophée Biodiversité) : Biodiversité agri-culturelle à la ferme : animations, refuge LPO, activités culturelles...
- Collège des Quatre Moulins de Brest (Trophée Développement durable)
 : Réalisation dʼun composteur pour les déchets de cantine puis valorisation sur le jardin bio
- Epal – Le Sémaphore à Brest  (Trophée Développement durable)
 : Un jardin extraordinaire animé par des adultes handicapés (démarche Agenda 21)
- Conseil général du Finistère (Trophée Développement durable)
 Sensibilisation à la prévention des déchets : appel à projets : 230 animations réalisées, 170 structures impliquées

Département des Côtes-dʼArmor
 :
3 trophées Développement durable dont un trophée Biodiversité
- Cidrerie de la Baie à Planguenoual (Trophée Biodiversité)
Améliorer la biodiversité dʼun verger
- Collège Racine de Saint-Brieuc (Trophée Développement durable) 
Tous au compost : déchets de cantine compostés sur place
- Communauté de Communes de Lanvollon-Plouha (Trophée Développement durable)
« Notre territoire en marche ! » : 11 actions du 2 au 10 avril


Département d'Ille-et-Vilaine
 :
5 Trophées Développement durable dont un Trophée Biodiversité 
- Maison familiale Horticole de Saint-Grégoire
(Trophée Biodiversité)
Mise en place de 2 nouvelles filières de formation en écopaysage
- Association Vitré Tuvalu (Trophée Développement durable) « Montre moi mon éco-ville de demain » : création dʼune carte illustrant une ville mettant en oeuvre le protocole de Kyoto
- Cercle Paul Bert de Rennes (Trophée Développement durable) Démarche éco-citoyenne de la manifestation Rennes sur Roulettes
- Ville de Chartres-de-Bretagne (Trophée Développement durable) Projet biomasse « ils plantent lʼénergie de demain »
- Etablissement RAHUEL SARL à Combourg (Trophée Développement durable)
Bardages en châtaignier (bois locaux)
 
Département du Morbihan :

4 trophées Développement durable dont un trophée Biodiversité
- Ville de Lanester (Trophée Biodiversité) Mise en place dʼun réseau chaleur bois, installation de ruches de la biodiversité
- Ocre à Mohon (Trophée Développement durable) Création dʼune entreprise dʼinsertion spécialiste du génie écologique
- Ville de Pontivy (Trophée Développement durable) Le conseil municipal des enfants de Pontivy engagé dans le Développement durable : rencontres résidents foyers logements, fête du vélo, randonnées...
- Halieutis à Lorient (Trophée Développement durable) Lʼavenir de la pêche lorientaise : création dʼune gamme valorisant la ressource locale
 

Sources : Région Bretagne / RH – 3B Conseils

vendredi 2 avril 2010

Conseil de lecture : "La gestion du trait de côte"


Le Ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de la Mer publie aux Editions Quae un ouvrage plein d'enseignements sur la gestion du trait de côte.

L'érosion des côtes est un phénomène naturel que l’on observe partout dans le monde. La France est particulièrement touchée puisqu’un quart environ du littoral métropolitain s’érode.

Après une description des phénomènes côtiers fondée sur les connaissances scientifiques les plus récentes, cet ouvrage propose d’accompagner les démarches de réflexion, de décision et d’action en matière de gestion du trait de côte, puis fait un tour d’horizon des solutions et des possibilités techniques pouvant être mises en œuvre.


Nous vous invitons à relire également l’article du 4 décembre 2009 « La Bretagne face à la montée des eaux » , s’agissant des effets de la montée du niveau des océans et les impacts d’ores et déjà mesurables du réchauffement climatique en Bretagne avec le phénomène bien décelable du «grignotage du littoral».

Si le niveau marin est en hausse depuis 200 ans, cette hausse n'est pas uniforme. Et a priori, moindre en Bretagne (2 mm par an à Brest contre une moyenne de 3 mm). Mais cette hausse est plus rapide sur les derniers 100 ans.

Avec l’augmentation prévisible à l'horizon 2100, du niveau de la mer de 30 à 60 cm, la menace est bien réelle notamment pour l'Ile de Sein.

Un rapport de synthèse de 2004 du Conservatoire du littoral dressait ainsi le diagnostic : «Élévation du niveau moyen de la mer (...), tempêtes plus fortes et plus fréquentes (...), accélération de l'érosion des plages et des falaises (...), submersions temporaires ou permanentes sur les espaces côtiers bas (...), accentuation de la salinisation des eaux souterraines littorales.»


Sources : Editions Quae / RH - 3B Conseils
Carte : Le Télégramme

jeudi 1 avril 2010

Une réflexion stratégique pour le développement d’une pêche responsable et durable


Le développement d’une pêche responsable et durable et d’une aquaculture durable est au cœur des réflexions engagées notamment par les deux filières. C’est également le sens des travaux qui sont opérés au sein du Pôle Mer Bretagne avec une vision stratégique à trois ans, portant sur la valorisation et la normalisation des produits de la mer.

Au travers de cette initiative ambitieuse se pose notamment de façon non-exhautive les questions touchant à la préservation de la ressource à la valorisation des produits et aux techniques futures pour un pêche responsable.

C’est donc tout l’intérêt de cette réflexion autour de cinq axes majeur de travail :

- l’encouragement des pratiques de pêche respectueuses de la ressource, des hommes et de l’environnement : techniques et engins de capture, meilleure connaissance des ressources, des captures, sélectivité, sécurité ;

- la meilleure valorisation des produits et des co-produits de la mer : développement d’innovations produits, marketing, packaging …, pour une meilleure qualité et traçabilité, valorisation de démarches « pêche durable » (écolabellisation) ;

- la réduction de la dépendance énergétique au gasoil de la flotte existante : le navire (carène, peintures antifouling, les aménagements à bord, les engins de pêche, les comportements…) ;

- le navire de pêche du futur : propre, sûr, économe et pêchant ;

- une meilleure articulation des acteurs au sein des filières.



C’est dans ce cadre que les opportunités offertes, pour la « valorisation des produits de la pêche et aquaculture », par le Grand Emprunt national et dont le contenu et les lignes de financement ont été définies par le Gouvernement, pourraient être actionnées puisqu’en effet l’Emprunt national envisage de soutenir de grands projets industriels « emblématiques » - les financements sont d’ores et déjà fléchés par lignes thématiques (formation, instituts d’excellence, projets…) et confiés dans leur gestion aux agences nationales -.

Cependant pour bon nombre d’acteurs économiques locaux il demeure un écart sérieux entre les ambitions du Grand Emprunt qui favorise de grands projets « emblématiques » et la réalité des projets portés pour la plupart par le tissu économique notamment en Bretagne et constitué de nombreuses PME/TPE des filières Pêche et aquaculture.

Les professionnels font part également de leur sentiment de ne pas être réellement soutenus pour le développement et l’implantation d’activités économiques dans leur secteur.

Néanmoins, cette priorité du Ministère de l’alimentation de l’agriculture et de la pêche (MAAP) pourrait permettre d’initier certains projets plus structurants, fédérateurs, induisant peut-être quelques investissements sur la pêche ou l’aquaculture.
Il conviendra donc d’ici fin 2010, de voir avec l’appui du Pôle Mer, dans quelle mesure les acteurs de la pêche et de l’aquaculture pourraient présenter de « grands projets » industriels innovants, dans le cadre de cette priorité thématique Produits de la mer.

De même, il est important pour les entreprises de la filière pêche de suivre le contexte réglementaire de la normalisation, avant de pouvoir mettre en marché toute nouvelle innovation produit.

Au delà des actions engagées par les experts, la question des co-produit de la pêche est également un sujet de réflexion pour les scolaires du bassin concarnois qui participent aux Journées Science et Ethique découverte. C'est ainsi qu'en 2009 ils en ont fait l'axe central de leurs travaux. voir également l'article du 26 mars 2010.

Un co-produit est une matière créée en même temps que la capture et la transformation d’un poisson : pêches accessoires (poissons capturés accidentellement), têtes de poissons, écailles,... C’est un produit inévitable, mais que l’on peut utiliser et valoriser ! 

En Bretagne, la pêche produit 70.000 tonnes de co-produits chaque année. La gestion des déchets issus de la pêche (vieux filets, huiles de fritures, chute d’emballage,...), mais aussi les déchets ménagers produits à bord des bateaux de pêche, est réglementée par des lois françaises et internationales.

Ainsi, il existe de nombreuses utilisations des co-produits. Ils sont d’ailleurs très largement employés pour faire des produits de beauté, de la nourriture pour les animaux. Les scientifiques et les industriels cherchent de nouvelles applications.

Voir également l'article du 21 décembre 2009, s'agissant de la réduction de la dépendance énergétique au gasoil de la flotte existante .

Sources : Pôle Mer / RH – 3B Conseils