jeudi 30 septembre 2010

Le parc marin d'Iroise adopte son plan de gestion.


Créé le 28 septembre 2007 par décret, sur une zone de 3 500 km2, le Parc naturel marin d'Iroise vient d’adopter 3 ans après sa création, son plan de gestion, par 28 voix et 6 abstentions.

Celui-ci - élaboré par la quarantaine de représentants de l’Etat des collectivités locales, d’élus insulaires, scientifiques, d’associations de protection de l’environnement, de professionnels de la pêche ou de la plaisance - définit pour les quinze prochaines années le plan d'actions du parc, avec l’objectif de concilier protection de l'environnement et activités humaines. (relire l’article du blog du 28/05/2010)

Le parc s’intéresse à la préservation de la ressource, au développement de la pêche, aux activités de loisirs, à la valorisation du patrimoine, au développement d’activités au départ des îles… Cependant comme le rappelle son président Pierre Maille (président du conseil général du Finistère) «comme rien ne peut être figé sur une telle durée, nous réactualiserons ce plan de gestion chaque année».

Enfin s’agissant du champ des avis conformes, le Conseil de gestion du Parc a souhaité se fixer un cadre plus précis sur le domaine d’intervention. Ainsi, le Parc attend des administrations qu’elles veillent « à ne pas faire l'impasse sur le parc, au risque de contentieux pour vice de procédure, faute d'avoir sollicité un avis désormais incontournable ».

Le Parc entend être consulté lors des demandes d’autorisation de nouvelles activités : la pêche, les travaux de dragage, l’extraction de sable et même à terre, les grandes stations d’épurations ou encore les grandes extensions d’élevages….

Nouvelles recherches pétrolières en Mer d’Iroise ?

Au menu également de cette réunion, la demande émanant d'une société britannique souhaitant obtenir une exclusivité, pour rechercher des hydrocarbures au large d'Ouessant, sur une zone 21.000 km², bien que non située dans le périmètre du Parc mais suffisamment proche pour que celui-ci soit saisi.

En effet, le Parc marin est désormais appelé à se prononcer par un «avis conforme» sur les décisions susceptibles d'impacter l'espace maritime de la Mer d'Iroise. Ce qui implique que, si son Conseil de gestion répondait par la négative, la demande ne pourrait aboutir et le dossier serait clos.
Rien de tel dans ce dossier de permis de prospection puisque la demande a été validée par 15 voix positives (10 négatives, 9 abstentions et blancs), lors d’un vote à bulletins secrets.

Il convient encore de préciser que ce vote ne porte que sur l'exclusivité, et non sur des recherches à venir, moins encore sur une éventuelle exploitation, lesquelles nécessiteraient d'autres accords.

Quant à la préfecture maritime de l'Atlantique, sollicitée pour avis, elle avait émis au préalable un avis défavorable, la zone en question étant située dans le rail d'Ouessant où passent de multiples bateaux de surface.
La décision finale relève désormais du ministère de l'écologie de l'énergie, du développement durable et de la mer (MEEDDM).

Article RH 3B Conseils
Sources : Parc marin / Télégramme
Photo Parc marin d'Iroise

mercredi 29 septembre 2010

Mise en place d’un réseau d’Aires marines protégées en haute-mer

La troisième réunion ministérielle de la Convention OSPAR (*) pour la protection de l'Atlantique Nord-Est s'est tenue à Bergen les 23 et 24 septembre 2010 (relire article du blog du 10/06/2010). Cette réunion était l'occasion pour les ministres des Parties Contractantes à OSPAR et leurs représentants, de porter attention aux questions liées à la protection de la biodiversité marine, à la sécurité des installations offshore, et aux déchets en mer.

La publication du Bilan de santé de la zone OSPAR 2010 - évaluation large de la qualité du milieu marin en Atlantique Nord-Est - constitue un point de repère important .

Pour faire face aux défis, les ministres d'OSPAR ont notamment décidé de désigner six aires marines protégées en Haute-mer (au-delà des juridictions nationales), totalisant une surface de 285 000 km2. Le réseau ainsi constitué représente une diversité de situations le long et de part et d’autre de la dorsale médio-atlantique. Plus que de simples zones reconnues pour leur intérêt en termes de patrimoine naturel, c’est un vrai réseau écologique qui a été mis en place.

Plus que de simples zones reconnues pour leur intérêt en termes de patrimoine naturel, c’est un vrai réseau écologique qui a été mis en place le long et de part et d’autre de la dorsale médio-Atlantique. C'est la première initiative de ce genre dans le monde. Elle constitue un signal fort pour la communauté internationale, en cette année consacrée à la biodiversité.
Cette décision est également un des premiers résultats concrets de la forte implication de l'Agence des aires marines protégées et de son travail technique et de concertation au niveau international.

La France souhaite pour sa part contribuer au renforcement du réseau d'aires marines protégées dans le monde et s'est engagée à désigner 20 % de ses eaux sous juridictions en aires marines protégées d'ici 2020.

Sur proposition de la France, les Etats d'OSPAR se sont engagés à faire valoir activement ces résultats dans toutes les enceintes internationales où ils sont représentés et promouvoir la création d'autres réseaux d'aires marines protégées dans toutes les mers du Globe.

Consulter le document "Cross-checking High Seas issues" réalisé par l'Agence, suite au colloque européen "2012, Marine Targets", a notamment été largement utilisé dans les discussions.


Un partenariat entre les Aires marines protégées et les Pêches maritimes

Par ailleurs sur le plan national, l'Agence des aires maritimes protégées dont le siège est à Brest vient de passer un accord de partenariat avec le Comité National des Pêches Maritimes . Cet accord vise à démontrer que ces « deux mondes », aux intérêts parfois divergents, peuvent se parler et travailler ensemble.

La charte signée à Paris le 28 septembre, prévoit notamment des expertises partagées, des échanges d'informations scientifiques, techniques et réglementaires, mais également la proposition de nouvelles aires protégées (AMP) afin de parvenir à l'objectif affiché lors du Grenelle de la mer : la mise en place d'AMP occupant 20% des eaux sous juridiction française d'ici à 2020. 



Du côté du CNPM on juge cette initiative nécessaire et permettant de déboucher sur une charte de «bonnes pratiques» . Les pêcheurs rappelant qu’ils prennent déjà des initiatives comme sur la gestion de cantonnements pour favoriser la protection ou la reconstitution des ressources - comme sur les 7.000 hectares au large de l'Ile de Bréhat (22), le plus grand cantonnement à crustacés de France – indiquait à cette occasion que les pêcheurs ne sont pas «seulement des gens qui vident les océans».


(*) La Commission OSPAR qui a été instituée par la Convention OSPAR pour la protection du milieu marin de l’Atlantique du Nord-est de 1992 a unifié et actualisé les Conventions d’Oslo de 1972 et de Paris de 1974. Elle réunit divers gouvernements du continent européen (Allemagne, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, France, Irlande, Islande, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni, Suède, Suisse) ainsi que la Communauté européenne.


Sur vos agendas : ENERGIES, Villes et ports de demain

Retrouvez François Gauthiez, Directeur adjoint des Aires marines protégées en France, lors des entretiens Science et Ethique 2010, à la table ronde "Les outils de gouvernance et les ambitions pour une politique maritime" aires maritimes protégées, plans climat, sites d'essais.… retour d'expérience des relations entre les professionnels de la mer civiles et militaires" le 18 octobre. entretiens Science et Ethique 2010, les 18 et 19 octobre à Océanopolis Brest.

Renseignements et programme

Inscriptions en ligne sur le site des entretiens Science et Ethique


Article RH 3B Conseils

Sources : OSPAR / MEEDDM / Télégramme

mardi 28 septembre 2010

Rentrée de la 1ère promo du Mastère énergies marines à l’ENSIETA

La Conférence des grandes Écoles (CGE) a validé en février dernier, la création à Brest d’un mastère spécialisé dans les Énergies marines renouvelables, un dossier déposé par l’Ensieta, l’École navale et Telecom Bretagne avec le soutien du Pôle Mer Bretagne et d’industriels.

Avec la présence à Brest de plus de la moitié du potentiel français en recherche marine, l’agglomération dispose en effet des atouts fondamentaux pour le développement d’une nouvelle filière industrielle française.

Cet environnement favorable a permis de porter cette nouvelle formation où intervient l'Ensieta, l'Ecole Navale, Télécom Bretagne, l'IUEM/UBO, l'ENIB, Ifremer et le Cetmef.


Les treize premiers étudiants (cinq filles et huit garçons) - recrutés essentiellement après leur diplôme d’ingénieur - viennent de faire leur rentrée sur le campus de l’Ensieta ( dirigée par Francis Jouanjean.)

L’objectif de ce mastère est de former les chefs de projets et les directeurs de programme qui sauront concevoir et développer la filière des énergies marines renouvelables.
La nécessité de diversifier les sources d’approvisionnement en énergie, en particulier
 de développer l’énergie d’origine renouvelable, apparaît clairement. En complément
du solaire, de l’éolien, de la biomasse et d’autres sources, les énergies marines
renouvelables représentent un véritable potentiel, notamment en Bretagne.

Le cursus s’articulera autour de deux semestres :

Semestre 1 : académique, au sein des différents établissements brestois partenaires.
Semestre 2 : projet de fin d'étude en entreprise, suivi d'une soutenance.

Au travers du programme de formation quatre grandes questions seront traitées :
- Quelles énergies peut-on capter ?


- Quels systèmes pour capter l'énergie ?

- Quelles interactions avec l'environnement marin et côtier ?

- Quel contexte social, économique et juridique ?

Article RH 3B Conseils
Sources Ensieta

lundi 27 septembre 2010

Brest : port de demain pour la fabrication d’éoliennes offshore ?

Le SMBI (Syndicat Mixte pour le développement de Brest Iroise) a lancé un appel à manifestation d’intérêt pour le recensement des industriels par la fabrication d’éoliennes offshore sur le port de Brest

L’ambition de l'agglomération brestoise dans le domaine des énergies marines s'affirme et elle se positionne ainsi comme principale place française dans le domaine des énergies marines renouvelables. Le port de Brest possède aujourd’hui d’importantes réserves foncières en contact direct avec la mer dont la gestion est assurée par le SMBI.

Soucieux d’y développer une filière industrielle dans le domaine des énergies marines renouvelables et plus particulièrement dans la fabrication d’éoliennes offshore, le SMBI et ses partenaires aménagent une partie de cette réserve pour 2012.

Avec cet appel à manifestation d’intérêt Brest veut identifier les industriels et entreprises intéressés par la mise à disposition de surfaces foncières sur le port de Brest pour la construction, l’assemblage, la maintenance et le transport d’éoliennes offshore. Il vise à cerner leurs attentes en termes d’infrastructures pour adapter au mieux le site aux caractéristiques techniques exprimées.

On se souvient que lors du comité interministériel de la mer du 8 décembre 2009, l’Etat a officialisé la création d’une « plate-forme technologique nationale» pour les EMR, et désigné Brest comme centre national de recherche pour les EMR avec l'Ifremer Brest comme tête de réseau.


Les 18 et 19 octobre 2010 se tiendront les 14èmes entretiens Science et Ethique à - Océanopolis, Brest - Organisés par 3B Conseils.

Le thème retenu pour ces rencontres 2010 est ENERGIES, Villes et ports de demain.


- Economie et géopolitique des énergies. Quelle place dans 10 à 20 ans les énergies renouvelables de la mer auront-elles dans le «mix» énergétique mondial et quels sont les futurs grands acteurs de l’énergie ?



- Sommes-nous entrés dans une compétition de politiques maritimes énergétiques et de gouvernances d’espaces en Europe ?



- Y a t-il les moyens financiers pour une ambition politique en France en faveur des énergies renouvelables de la mer, de leurs filières industrielles, des structures portuaires, et des réseaux intelligents ?

- 

Comment penser l’aménagement du territoire au niveau local, dans une stratégie mer / terre, qui place les énergies complémentaires au cœur d’une nouvelle économie sociale du territoire et de son développement ?


Renseignements : programme et intervenants

Inscriptions en ligne


Article RH 3B conseils
Sources : BMO

vendredi 24 septembre 2010

La 6ème nuit des chercheurs à Océanopolis

Océanopolis ouvre ses portes à parti de 19 heures - pour la quatrième année consécutive - à l’occasion de la 6ème nuit des chercheurs.

Cet événement européen permet de mettre en contact ceux qui font la Recherche en Bretagne et un public de passionnés ou de curieux pour découvrir les « mystères » de la recherche, expliqués par une cinquantaines de chercheurs

Océanopolis propose ainsi de se glisser le temps d’une soirée dans la blouse blanche d’un chercheur et de se laisser transporter dans l’univers étonnant de la Science !

Au cours de cette soirée, les scientifiques répartis en 17 stations, animeront un Grand jeu de piste dans le circuit de visite du parc et dévoileront les coulisses de la Recherche de façon ludique en plaçant les participants au cœur de leurs animations.
Dégustations, musique, énigmes et jeux rythmeront ce voyage dans les mers les plus chaudes de notre planète !


19h00 : Accueil du public à Océanopolis (Entrée libre et gratuite à la manifestation
)

Distribution des carnets pour le grand jeu de piste et explications du déroulement de la soirée. Début du grand Rallye dans le circuit de visite d’Océanopolis, le pavillon tropical et la nouvelle exposition ‘Océans de Vie’ sur la Biodiversité.
Les visiteurs devront résoudre des énigmes à l’aide d’un ‘carnet de route’ distribué à l’entrée du parc. Chaque station sera animée par un ou plusieurs chercheurs des organismes partenaires.

23h00 : Fin du Grand Rallye et tirage au sort des vainqueurs
Minuit : Fin des manifestations. (Fermeture des grilles à 23h00)

Les 17 stations de cette nuit des chercheurs :

· IUEM – UBO – LEBHAM : Les plantes halophiles : comment vivre avec le sel ?
Sous loupe binoculaire et microscope, observation de l’adaptation de certaines plantes au stress salin. Des expérimentations mettant en évidence le stress induit par le sel seront proposées aux visiteurs.

· IUEM – UBO – LEMAR : Une drôle de cloche sous la mer
Les chercheurs du Lemar vous présentent une cloche en plexiglas permettant de mesurer les flux d'éléments chimiques résultant de la production biologique et de la respiration des organismes et des problématiques scientifiques ainsi abordées.

· Unité de Médecine INSERM-UBO : Evolution & Génétique : du gène à la thérapie
L’animation sera essentiellement basée sur l’extraction d’ADN. Cette expérience a pour objectif d’ouvrir le débat sur l’ADN comme support de l’hérédité et de son rôle dans les maladies humaines. Cela permettra d’aborder le développement de nouvelles thérapies.


· Ifremer : De toutes les matières, c’est la vase que j’préfère ! 
A partir des recensements effectués à proximité de Concarneau par le Rebent - le « réseau benthique » - mis en œuvre par divers partenaires -, des chercheurs de l’Ifremer témoignent de singuliers « habitats » où il fait bon vivre pour leurs singuliers habitants. Approche sensible par des observations (bassines, sédiments, échantillons, loupes, films..) et quizz.

· IPEV : Etudier la biodiversité antarctique et subantarctique
L’Ipev invite les visiteurs à découvrir la biodiversité des îles subantarctiques et de l’Antarctique. Quelle est la logistique mise en place pour étudier cette biodiversité ?

· CEDRE - Symphonies : Le pétrole, ça ne se mange pas !
Sciences et cuisine s’invitent sur une même station. Fondue au chocolat, mousse de chocolat et galettes de chocolat : des dégustations vous permettent de mieux comprendre le comportement du pétrole déversé en mer, son vieillissement, ses conséquences à terre… Une maquette réalisée par Symphonies sera présentée dans le forum.

· APECS : On ne met pas tous les œufs dans le même panier !
 Découvrez les requins et raies de nos côtes bretonnes, des espèces au sommet de la chaîne alimentaire, jouant un rôle déterminant dans le maintien de la bonne santé des écosystèmes marins.

· Conservatoire botanique national de Brest : Le métier de botaniste au Conservatoire botanique national de Brest
Les chercheurs du conservatoire botanique national de Brest présenteront leur métier au travers d’outils comme l’atlas floristique du Finistère, les flores, l’observation d’échantillons sous loupes binoculaires…

· ENSIETA : Les animaux dans tous leurs états.
Présentation des animaux marins et de leur production sonore, utilisation des sources sonores d’opportunité pour la caractérisation de l’environnement.

· ABRET – UBO – UFR Sciences – Département des sciences de la terre : De la plage au laboratoire, l’étude de la Terre à partir d’un grain de sable. 
A partir du sable des Açores et de Bretagne, nous remonterons jusqu’aux roches mères, aux processus géologiques et aux moyens de reconnaissance des minéraux.

· Océanopolis – IUEM – UBO – Lemar : Incroyables mammifères marins ! 
L’équipe du laboratoire d’études des mammifères marins d’Océanopolis vous présentera l’exposition « Mammifères marins », ses missions, ses activités (recherche – centre de soins).

· Pôle Mer Bretagne
. Dans le cadre de l’Année Internationale de la Biodiversité, le Pôle de compétitivité Mer Bretagne présentera la thématique de travail « biodiversité marine » au sein du Pôle, à travers l’exemple de projets labellisés POSEIDON, ECOKELP et SEALACIAN.

· TARA OCEANS – POSEIDON : A la rencontre des architectes invisibles du monde.
Composante scientifique de l’expédition TARA-OCEANS (2009-2012), le projet POSEIDON a pour objectif d’étudier les protistes marins, si importants pour la vie sur terre, mais si peu connus. Tout au long du parcours de la goélette TARA, 300 stations de prélèvements sont prévues à différentes profondeurs dans tous les océans du monde. Notre compréhension de la biosphère et de l’impact du réchauffement climatique sur les océans, ainsi que la santé et l’énergie de demain seront peut-être transformées par les connaissances nouvelles qui découleront de cette exploration. Venez participer à l’aventure.

· C-RIS PHARMA - SEALACIAN : Un petit requin aide à la lutte contre le cancer.
Monstres sanguinaires dans « Les dents de la mer »… et si les requins pouvaient vous sauver la vie ? Venez découvrir comment la roussette, un petit requin pêché au large de nos côtes, peut se transformer en médicament contre le cancer.

· Station biologique de RoscoffParc naturel marin d’Iroise - ECOKELP : Quel avenir pour les forêts de laminaires et l’activité goémonière ?
Découverte des laminaires et de leur mode de reproduction. Ces grandes algues brunes forment d'immenses forêts sous-marines et abritent une biodiversité exceptionnelle. Ces écosystèmes remarquables sont à préserver, tout comme les récifs coralliens ou les mangroves. Le champ d’algues molènais, protégé par le Parc naturel marin d’Iroise, est le principal lieu de récolte des algues en France. Il est le support d’une exploitation depuis plus de 150 ans pour toute une flottille de navires goémoniers et d’une filière économique très importante localement.

· TELECOM Bretagne : Téléfanfare !
 Les étudiants de TELECOM Bretagne animeront en musique cette nuit festive. Cuivres, bois et percussions rythmeront la soirée ! Peut-être aurons-nous l’occasion d’apercevoir Téléfan !

· Association Pégase : De l’œil au télescope
. Levez les yeux, en route pour une promenade parmi les étoiles. Les passionnés de l’association Pégase vous dévoileront leur passion : l’astronomie et ses applications d’hier à aujourd’hui.

Sources : Océanopolis / RH - 3B Conseils

jeudi 23 septembre 2010

Les entretiens Science et Ethique 2010 ENERGIES, Villes et ports de demain. Ouverture des inscriptions.


Les 18 et 19 octobre 2010 se tiendront les 14èmes entretiens Science et Ethique à - Océanopolis, Brest - Organisés par 3B Conseils.


Le thème retenu pour ces rencontres 2010 est ENERGIES, Villes et ports de demain.
(Energies, aménagement du territoire, réindustrialisation, emploi...)

L’accès aux énergies fossiles devient une source de conflits à l’échelle mondiale. Les stratégies géopolitiques des Etats se modifient. Parfois, les adversaires d’hier deviennent partenaires aujourd’hui.



Les énergies renouvelables de la mer sont une ressource. Des pays européens, la Chine, les Etats-Unis, le Canada… investissent et développent des filières industrielles.

La France, avec l’espace maritime de l’outre-mer, n’est pas exclue, et elle pourrait prendre sa place dans la future économie verte avec « l’or bleu ».



Les Régions et les collectivités locales sont les premières concernées par les nouveaux aménagements du territoire qui sont nécessaires pour compenser la pénurie énergétique potentielle et respecter d’ici 2020 et 2050 les engagements nationaux et européens.



Après le Grenelle de la mer, plus d’un an après la déclaration du Président de la République et à quelques semaines de l’anniversaire de l’annonce du Premier ministre qui marquait la volonté du gouvernement de créer une filière française des énergies de la mer, où en sommes-nous ?



- Economie et géopolitique des énergies. Quelle place dans 10 à 20 ans les énergies renouvelables de la mer auront-elles dans le «mix» énergétique mondial et quels sont les futurs grands acteurs de l’énergie ?



- Sommes-nous entrés dans une compétition de politiques maritimes énergétiques et de gouvernances d’espaces en Europe ?



- Y a t-il les moyens financiers pour une ambition politique en France en faveur des énergies renouvelables de la mer, de leurs filières industrielles, des structures portuaires, et des réseaux intelligents ?

- 

Comment penser l’aménagement du territoire au niveau local, dans une stratégie mer / terre, qui place les énergies complémentaires au cœur d’une nouvelle économie sociale du territoire et de son développement ?



Renseignements : programme et intervenants




Inscriptions en ligne




Les entretiens sont organisés avec le concours de :
Brest Métropole Océane, la Région Bretagne, le Conseil général du Finistère, la Préfecture maritime de l'Atlantique , le Conseil général des Côtes d'Armor, l'Université de Bretagne Occidentale, Océanopolis, l'Agence des aires marines protégées

et avec le soutien de



Organisation : 3B Conseils 02 98 41 46 05

Sources RH 3B Conseils / Science et Ethique.

mercredi 22 septembre 2010

La France Retrouve enfin les océans

Paris (France U.E) - 3B Conseils - 22/09/2010. Pour une politique maritime partagée par tous les acteurs de la Mer. Du Livre bleu aux réalisations. Quelle mise en œuvre ?
de 14h à 18h30

C'est le thème du 2è débat du Palais d'Iéna, Forum du Conseil économique, social et environnemental, auquel participe notamment : l'Amiral Alain Coldefy VP d'EADS, Michel Paoletti Président du Groupe de l'Outre-mer au CES représentant la Polynésie française, Jean-Yves Perrot Président d'Ifremer, l'Amiral Pierre-François Forissier chef d'Etat-major de la Marine, Christian Garnier VP de France Nature Environnement, Jean-Yves Le Drian, ancien ministre président de la région Bretagne, Jean-François Tallec SG Mer, Gérard d'Aboville Président du CSNPS, Patrick Boissier PDG de DCNS, Philippe Garderet directeur scientifique d'Areva, Thierry Pilenko PDG de Technip, Corinne Lepage ancienne ministre présidente de l'intergroupe "Mer et zones côtières" au Parlement européen, Antoine Ruffenacht ancien ministre, Maire du Havre et Francis Vallat, Président du Cluster maritime français.
Renseignement : Olga Johnson 04 47 27 11 85

Le blog énergies de la mer sera présent.
source : BB - 3B Conseils

mardi 21 septembre 2010

Le Prix International Jeune Chercheur 2010 de la Fondation Daniel Jouvance à Stéphanie Bondu (UBO)


Attribué pour la 18ème édition, par le Comité scientifique Marin Daniel Jouvance, la Fondation Daniel Jouvance - Institut de France, vient de décerner son Prix International Jeune Chercheur en Biologie Marine dont le thème pour 2010 était : 

« Origine, contrôle et valorisation des proliférations d'algues littorales". Le Jury 2010 était présidé par Yves Le Gal ( ancien directeur de la station biologique de Concarneau).

Ce prix a pour vocation de soutenir les travaux de jeunes chercheurs dans les différents domaines de la Biologie Marine et les Laboratoires de Biologie Marine Daniel Jouvance entendent ainsi marquer leur intérêt pour les travaux fondamentaux dans les domaines de la biologie et de l’écologie marine.

Pour l’année 2010, la lauréate de ce Prix international Jeune Chercheur (doté d'un montant de 4000 euros) est une chercheuse de l’Université de Bretagne Occidentale (UBO) Stéphanie Bondu pour son travail sur la valorisation des algues marines dans le domaine de la santé. Il lui sera remis officiellement le 1er octobre prochain.

Les travaux de Stéphanie Bondu ont tout d’abord porté sur l’extraction, la purification, la caractérisation chimique et le métabolisme des hydrates de carbone synthétisés par Soleria chordalis.
Un second volet a porté, pour certaines de ces molécules, sur la recherche d’activités biologiques. Ainsi, des tests immunologiques réalisés sur des fractions de carraghénanes et sur un composé carboné de Soleria chordalis ont permis de mettre en évidence, in vitro, une stimulation de l’ensemble des effecteurs de l’immunité naturelle.

Cet ensemble de travaux permet d’apporter de la valeur ajoutée à une biomasse qui, à l’origine, en est dénuée, en générant des produits d’intérêt à haute valeur ajoutée et applicables dans un domaine médical, celui par exemple, des anticancéreux".
Lire également l’article de l’Espace des sciences « une piste pour le cancer » portant sur la thèse de Stéphanie Bondu.

Pour mémoire, en 2009 ce Prix international avait été remis à Aurélie Chambouvet, de la Station Biologique de Roscoff, pour ses travaux sur des parasites marins, les Syndiniales, dont la présence constante dans la grande majorité des écosystèmes marins laisse entrevoir un rôle écologique majeur.
Relire également ici l’article du blog du 4/03/2010

Rappellons que la Fondation Daniel Jouvance est par ailleurs partenaire depuis plusieurs années des entretiens Science et Ethique et des journées Science et Ethique découverte.

Article RH 3B Conseils
Sources : Fondation Daniel Jouvance / Ouest-France

lundi 20 septembre 2010

"B-Com" : le projet d'Institut de recherche technologique (IRT) en Bretagne


Le Pôle de compétitivité à vocation mondiale «Images & Réseaux » (créé en 2005) fédère 182 acteurs économiques de Bretagne et de Pays de la Loire dans le domaine des nouvelles technologies de l'information et de la communication depuis le siège du Pôle à Lannion.


Fort de ses 700 chercheurs répartis en Bretagne et dans les Pays de la Loire, une centaine de projets de recherche a été initiée depuis la création du pôle dans une formidable synergie avec les établissements d’enseignement supérieur, les grandes écoles et les laboratoires de recherches mais également avec le tissu économique les industriels (France Télécom, Alcatel-Lucent) comme avec des PME.

Parmi ces grands projets en cours qui nous avons évoqué dans un article du blog 21/04/2010, celui ImaginLab (coût de 6M euros financés par l'Europe, l'État, la Région Bretagne et les collectivités locales) développé en liaison avec l'Université européenne de Bretagne.

Mais pour « Images & Réseaux » l’avenir s’écrira sans doute au travers d’un des projets emblématiques avec la création espérée d’un Institut de recherche technologique (IRT) baptisé B-Com. Le Pôle est en effet candidat pour une telle structure innovante dans le cadre d'un appel à projets lancé par le gouvernement et financé par le «Grand emprunt national».

«Un IRT, c'est un campus qui regroupe des laboratoires de recherche publics et privés, des entreprises, avec un rayonnement mondial, comme le MIT aux États-Unis», expliquait récemment Bertrand Guilbaud, directeur général du pôle Images et réseaux avec l’ambition d'être un «leader mondial de l'innovation dans les domaines des réseaux fixes et mobiles ultra-haut-débit, des réseaux multimédias convergents, des images du futur.»

- Un millier de chercheurs d'ici 10 ans (avec dans un premier un démarrage de 200 chercheurs)
- 4.000 emplois induits,
- un budget de 830millions d'euros….

Tels sont les chiffres de ce projet phare dans les télécoms pour toute le Bretagne puisque "B-com" se déploierait sur trois sites : Rennes en site principal (sur le campus Baud-Chardonnet, proche de l'Université et de la technopole) mais également à Brest et Lannion.

Ce projet doit d'abord être retenu par l’Etat, qui lancera officiellement un appel d'offres au mois d'octobre pour la création de quatre à six de ces IRT avant d'opérer sa sélection, au printemps 2011.

En effet sur les 35 milliards d'euros qui seront levés par le Grand emprunt national, deux milliards seront consacrés à la création d'instituts de recherche technologique (IRT) qui permettront de regrouper en un lieu unique, des laboratoires de recherche publics et privés, des outils et des plateformes communes, pour accélérer l'innovation.

À la clé, d'importants financements issus du Grand emprunt, qui devront être complétés par les collectivités locales et les entreprises privées.

Article RH 3B Conseils

sources : Images et Réseaux / Télégramme

vendredi 17 septembre 2010

La mission sur l'avenir des pêches profondes a remis son rapport.

Nous évoquions dans un article de ce blog du 10 juillet 2009, la question des ressources halieutiques et celle du chalutage en eau profonde, une mission confiée dans un premier temps à Louis Le Pensec, ancien ministre de la Mer, mais qui avait renoncé en raison de divergences dans l’approche du dossier.

Une mission «Pêches profondes», a donc été confiée au député-maire du Croisic, Philippe Boënnec, lequel vient de remettre ses conclusions - après 16 réunions de travail, parfois houleuses - au ministre de l'Agriculture et de la Pêche (MAAP) et à son collègue de l'Ecologie (MEEDDM).

Ce dossier particulièrement sensible qui touchent des ports comme Le Guilvinec, Concarneau, Lorient ou Boulogne-sur-mer, se heurte bien évidemment à des approches différentes en raisons des intérêts économiques en jeu.

Trois options ont été examinées lors de ces travaux :
- l'arrêt de l'activité,
- le statu-quo,
- «la révision et l'amélioration» des pratiques actuelles.

C'est cette troisième voie qu’a retenu la Mission en préconisant « une pêche mieux encadrée ».

Pour le président de la mission, il s’agit de «mettre en pratique l'approche écosystémique en essayant de concilier conservation et exploitation» (…) «il faut organiser le gel de l'empreinte écologique», c'est-à-dire ne pas étendre les zones de pêche actuelles, en Atlantique Nord-Est et dans les mers australes, au large des Kerguélen.

Le rapport indique qu’il faut d’une renforcer les connaissances scientifiques et les données sur les stocks des espèces concernées ( la lingue bleue, le sabre noir, le grenadier …) et d’autre part améliorer les techniques de pêche en privilégiant les palangres plutôt que le chalutage.. Le rapport préconise en outre de renforcer les contrôles, de mettre en place aussi un plan de sortie de flotte «en cas de nécessité».

Les ONG environnementales qui réclamaient l'arrêt de la pêche, avaient quittées cet été les réunions de travail de la Mission parlant « d’imposture » ne seront sûrement pas en phase avec les conclusions du rapport. In fine ce sont les deux ministres qui devront trancher…

On se souviendra sur ce point que, en juillet 2009, le ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche, Bruno Le Maire avait indiqué qu’il s'agit de "voir comment conjuguer la défense de l'environnement et le chalutage en eau profonde » indiquant par ailleurs que "ce n'est pas aux pêcheurs de supporter le coût social et économique" d'une éventuelle réforme des techniques de pêche.

Pour aller plus loin :
Consultez les statistiques de la PCP


Vous pouvez retrouver les débats des entretiens Science et Ethique 2004 qui abordaient ces problématiques au travers du thème « Les pêches et les avancées scientifiques ».


Retrouver également l'intervention de Gérald Hussenot, secrétaire général du comité régional des pêches de Bretagne aux entretiens Science et Ethique 2009 sur le thème " Changement climatique : les enjeux Nord Sud, la sécurité maritime et pêche".



Article RH 3B Conseils
sources : AFP / Télégramme

jeudi 16 septembre 2010

Le Plateau des Capucins à Brest du site industriel au futur quartier


Sur la rive droite de la Penfeld à Brest et jouxtant le quartier de Recouvrance, le plateau des Capucins, ancien site industriel de l’arsenal, est voué à devenir le quartier emblématique de l'agglomération d’ici 2020 : vitrine de la politique de Brest métropole océane en matière de développement durable et également le nouveau quartier à vocation métropolitaine et de centre ville (article du blog du 20/05/2010).

La collectivité a donc engagé les actions en vue de l’aménagement du Plateau des Capucins, une opération que doit s’étaler sur une période de dix années.
 pour en faire "un écoquartier du XXIème siècle
".

Sur le plan spatial la zone à réaménager se divise en deux parties distinctes :

- celle d’anciens ateliers de l’arsenal qui accueillera des activités innovantes, culturelles (médiathèque, maison internationale, le Fourneau pour les arts de la rue)… et économiques,
- celle plus proprement du Plateau où devrait être réalisé un programme immobilier de 560 logements, un hôtel une zone commerciale et tertiaire et un parking souterrain de 700 places.



Ce dernier point a fait l’objet de l’attention particulière de BMO, puisque la Communauté urbaine a invité avant l'été de nombreux investisseurs potentiels à définir les perspectives, les orientations les enjeux urbanistiques, architecturaux et d’intégration du projet sous le prisme du développement durable.
 Une seconde réunion de ce type se déroulera à l’automne.



L’objectif de la première tranche du projet est clairement posé avec une ouverture à la commercialisation à la fin 2010 pour une livraison des premiers programmes deux ans plus tard, fin 2012. Parallèlement le chantier du tramway aura été terminé et la ligne passera traversera les capucins.

L’année 2010 marque une étape importante pour les Capucins avec le passage de la phase projet à la phase opérationnelle. Le temps des études s’achève pour laisser place aux premiers travaux qui débuteront à l’automne. L’Etat ayant achevé les travaux de dépollution industrielle et pyrotechnique, la cession définitive du site sera finalisée d’ici la fin de l’année.

S’agissant du franchissement de la Penfeld, le vice-président de Brest métropole océane, Alain Masson, indiquait dans les colonnes du journal Ouest-France que pour établir un lien plus direct entre le centre-ville de Brest et le futur quartier des Capucins, c’est « un pont à transbordeur, exclusivement réservé aux piétons, cyclistes et rollers » qui pourrait être retenu comme solution.

Ouest-France rappelle que « courants au début du XXe siècle, les ponts à transbordeur ont quasiment disparu du paysage.(…). Ces ponts avaient l’avantage de pouvoir faire traverser une rivière sans gêner le passage des navires. Piles et tablier métallique sont très hauts. Les passagers prennent place sur une nacelle suspendue au tablier par des câbles et faisant ainsi la navette entre les deux rives. À Brest, où la contrainte reste forte pour la circulation des bâtiments militaires, ce pourrait être une solution retenue. »

Une exposition du 17 au 30 septembre : " Le Plateau des Capucins à Brest du site industriel au futur quartier : présentation de l'opération d'aménagement"

Après les Journées portes ouvertes de 2004 et les expositions de 2005 et 2007, Brest métropole océane présente au public habitants de Brest et de BMO et aux visiteurs l’avancement de l’opération d’aménagement de ce futur quartier métropolitain lors d’une exposition au terrain de la Madeleine (rue de Saint-Malo) du 17 au 30 septembre 2010.

Au programme :
Vendredi 17 au jeudi 30 septembre (14H-18H) : Exposition
« Les Capucins du site industriel au futur quartier »
 : Exposition retraçant l’histoire industrielle du site, les grandes phases de la définition du projet et les perspectives du futur quartier.

Lundi 20 au jeudi 30 septembre : Projections
Maquette numérique 2D et 3D du projet d’aménagement
Interview de Bruno Fortier, architecte-urbanisme de l'opération
 . La dernière journée, film d’Olivier Bourbeillon

Vendredi 17 et samedi 18 (20H30), dimanche 19 septembre (15H00) : Ciné-concert
« Arzana- Immersion musicale Workshop de Lyon / Arsenal de Brest »
 Création Si’Bird / ARFI mêlant images filmées des activités industrielles de DCNS et musique improvisée. 
En partenariat avec DCNS et Brest métropole océane et avec le soutien du Conseil régional de Bretagne, du Conseil général du Finistère et de la Ville de Brest.

Mercredi 22, samedi 25 et dimanche 26 septembre (14H-17H) : Ateliers pédagogiques
« Animations pour petits et grand »
 : Ateliers sur le thème de l’urbanisme, de l’architecture et du patrimoine en partenariat avec les Petits Débrouillards

Mardi 21septembre (18H-20H) : Rencontre et échanges
« Les Capucins : histoire et mémoires en débat »
 : Echanges autour de la collecte de mémoires des Capucins en partenariat avec l’Université de Bretagne Occidentale (Centre de recherche Bretonne et Celtique – Laboratoire Patrimoine, Histoire des Sciences et des Techniques) et les Archives municipales et communautaires.

Jeudi 23 septembre (18H-20H) : Rencontre et échanges
« Comprendre le passé, appréhender le présent et imaginer l’avenir de Brest »
: Echanges autour du projet de centre et de parcours d’interprétation des Capucins et présentation du travail mené par les Conseils Consultatifs de Quartier.

Vendredi 24, samedi 25 et mercredi 29 septembre (14H-18H) : Collecte de mémoires
« Collecte de mémoires des Capucins » 
: Collecte de témoignages, d’objets et de documents » par Céline ANGOT, doctorante.

Vendredi 24 septembre (20H à 21H30) : Rencontre et échanges
« Le Plateau des Capucins : un écoquartier du XXIème siècle
" : Présentation et échanges en présence d’Alain MASSON, 1er Vice-Président de Brest métropole océane et Bruno FORTIER, architecte-urbaniste de l’opération.

renseignements et programme complet sur le site de Brest métropole océane


Le Futur se dessine à Brest :



A noter sur vos agendas : les 18 et 19 octobre 2010 à Brest – Océanopolis


Les entretiens Science et Ethique 2010 : « Energies : Villes et ports de demain. »

renseignements et inscriptions sur le site.



Article RH 3 B Conseils
Sources : BMO / Ouest-France
Photos : SGA-Ministère de la Défense / BMO

mercredi 15 septembre 2010

Action de l'Etat en mer : mise en place des garde-côtes à la française.

Le centre opérationnel de la fonction garde-côtes - situé au cœur de l'état-major de la Marine à Paris - dont l’objectif est de mieux coordonner les administrations qui agissent en mer, a été mis en place officiellement le 10 septembre dernier, par le ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer (MEEDDM).

C'est en effet, lors de son déplacement à Brest en décembre 2009 ( voir article du 03/12/2009), dans le cadre des Assises de la mer (*), le Premier ministre avait annoncé ce projet parmi un certain nombre de mesures dans le domaine maritime. Celles-ci devaient trouver leur traduction dans le Livre bleu intitulé « Stratégie nationale pour la mer et les océans », adopté par le CIMer - dans le droit fil des orientations issues notamment du Grenelle de la mer (article du blog 22/12/2009).

Parmi les actions annoncées, la création d’une fonction de garde-côtes destinée notamment à sécuriser la navigation au large des côtes, intercepter les trafics, lutter contre les pollutions , prévenir les accidents de mer, protéger la biodiversité marine.

A Brest le Premier ministre déclarait sur les Garde-côtes :
« Nous voulons que la France se dote d’une stratégie maritime nationale et qu’elle mette en place une politique intégrée (…). Les missions sont multiples : sécuriser la navigation au large de nos côtes, intercepter les trafics de drogue – notamment dans la mer des Antilles ; maîtriser l’immigration clandestine par voie de mer en Méditerranée ; lutter contre les pollutions ; prévenir les accidents de mer ; protéger la biodiversité marine. Tout cela relève de l’action de l’Etat en mer et recouvre aujourd’hui 45 missions différentes qui impliquent plus de dix départements ministériels. La coordination de l’ensemble des bateaux, des aéronefs, des centres de secours en mer mais aussi à terre est une tâche complexe. Si notre organisation est performante, je veux dire que c’est d’abord grâce à la qualité des hommes et des femmes qui la servent.

La Marine Nationale, la Gendarmerie maritime, les Douanes, les Affaires maritimes, la Police, la Justice, et les Sauveteurs en mer agissent ensemble pour assurer la sécurité de nos concitoyens et la protection de notre environnement. Eh bien pour que cette organisation soit opérationnelle en tout temps, il lui faut une forte gouvernance interministérielle. La responsabilité de l’action de l’Etat en mer est confiée au Premier ministre. C’est une bonne chose. Et j’entends même dire que plusieurs pays nous envient cette organisation. Et donc il n’est pas question de la remettre en cause. Conservons ce qui fonctionne bien ! Mais ça ne veut pas dire pour autant, qu’on ne puisse pas faire mieux. Je pense qu’on peut optimiser l’utilisation des moyens des différentes administrations. Et pour cela il est nécessaire de passer d’une logique administrative à une logique de mission. J’ai demandé dans cet esprit, que l’on réfléchisse à la création d’une fonction « garde-côtes ». Il ne s’agit pas de créer un nouveau service de l’Etat. Il s’agit d’abord de mettre en place un comité directeur de la fonction garde-côtes qui rassemblera les responsables de toutes les administrations agissant en mer, sous l’autorité du Secrétaire général de la mer.

Nous allons créer un centre opérationnel de la garde-côtes, qui rassemblera les données de situation maritime provenant de toutes les administrations. Et nous allons expérimenter dans un premier temps, un centre unique d’action de l’Etat en mer, d’abord en Polynésie, là ou notre zone économique est la plus étendue. Et nous nous servirons de cette expérimentation pour poursuivre l’expérience. Je pense que la fonction de garde-côtes donnera plus de visibilité à l’action de l’Etat en mer, et permettra de mieux dialoguer avec nos partenaires européens. S’il incombe à l’Etat de définir la politique de la mer, il ne peut le faire seul et il doit pouvoir se reposer sur des instances de concertation. »

C’est donc un des points du Grenelle qui devient réalité avec la mise en place par Jean-Louis Borloo du centre opérationnel de la fonction garde-côtes (au cœur de l'état-major de la Marine) dont l’objectif est de mieux coordonner les administrations qui agissent en mer, en mutualisant informations et moyens.

Désormais les différentes administrations : affaires maritimes, sécurité civile, Marine nationale, la gendarmerie nationale et maritime, police et douanes vont travailler ensemble pour une action de l'État en mer, plus efficace avec un objectif : l’observation de tout ce qui se passe sur les mers du globe et l’analyse tout ce qui peut paraître suspect (trafics et risques en tous genres).
Ce centre opérationnel de la fonction garde-côtes n'a pas vocation à se substituer à ce qui existe déjà: les Cross restent au centre du dispositif de l'action de l’Etat en mer et le Préfet maritime et plus que jamais chargé de mettre les moyens en œuvre.

De son côté, la Commission européenne entend également se saisir des questions touchant à la surveillance maritime et assurer l’interopérabilité des différents systèmes tant sectoriels, nationaux qu’européens en allant vers une meilleure intégration de ces services pour en assurer une meilleure efficacité (voir l’article du blog du 23/03/2010).
La Commission a en effet réuni un groupe d’experts des États membres pour travailler à la mise en place d’une véritable interopérabilité des services. 
Ces travaux ont nourri la nouvelle communication de la Commission européenne intitulée «Sur la voie de l’intégration de la surveillance maritime: un environnement commun de partage de l’information pour le domaine maritime de l’Union européenne» . Il s’agit d’indiquer la marche à suivre pour établir une plateforme d’informations commune à tous les services chargés de la surveillance maritime, préalable indispensable à la mise en place d’une véritable interopérabilité.


(*) Depuis 2005, les Assises de l’économie maritime et du littoral réunissent chaque année dans une grande ville maritime, dirigeants des administrations, entreprises publiques et privées des différents secteurs que compte cette économie : transport, industrie portuaire, pêche, offshore, industrie nautique, environnement et gestion du littoral, construction navale, recherche...

Article RH 3B Conseils
Sources : MEEDDM / Marine nationale
photo MEEDDM / Cross corsen

mardi 14 septembre 2010

Eolien offshore en Bretagne : une zone de 190 km² en Baie de Saint-Brieuc

A l’issue de la conférence régionale de la Mer et du littoral réunie hier à Rennes (article du blog du 13/09/2010), le préfet de région Michel Cadot et le président du conseil régional, Jean-Yves Le Drian, sont d'accord pour développer de façon prioritaire l’éolien offshore en Bretagne nord et recommander à l’Etat de retenir une vaste zone de 190 km², pour l'appel d'offres du parc éolien offshore breton.

Le ministère de l’écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer (MEEDDM) entend en effet publier un appel d'offres avant la fin de ce mois de septembre pour la création de 3 000 MW d'énergies renouvelables marines, la Bretagne table sur 500 mégawatts - Les investissements se feront à partir de 2015.

Pour la Bretagne, les enjeux sont multiples : outre la mise en œuvre du Grenelle de l'environnement, la réduction du déficit de production électrique de la région comme le développement d'une filière industrielle et de recherche sur les énergies marines.

La préfecture de région et le conseil régional vont donc présenter et plaider conjointement, dans le cadre du prochain appel d'offres publié par le MEEDDM, pour une zone de 190 km² en Baie de Saint-Brieuc afin d’y installer une centaine d'éoliennes offshore.

Des deux zones possibles d'investissements dans l'éolien offshore en baie de Saint-Brieuc (Nord et Sud) le préfet de région a souhaité opter pour une position médiane : la zone de Saint-Brieuc Sud (privilégié initialement par les services de l'Etat) en y ajoutant Saint-Brieuc Nord (préféré par les pêcheurs mais plus difficile d'accès notamment en terme de liaison par câble avec le littoral, avec un surcoût estimé à 15%) et le territoire marin intermédiaire entre ces deux secteurs.


S’agissant de la zone des Minquiers au large de Saint-Malo - 9 kilomètres de la Pointe du Grouin et 27 kilomètres du Mont-Saint-Michel – elle ne fera pas partie de la première proposition, " mais pourra, le cas échéant, faire l'objet d'un développement ultérieur si le premier appel d'offres s'avérait infructueux. »

D’ores et déjà les pêcheurs contestent le choix effectué considérant que la préservation de leur activité est insuffisamment prise en compte. Pour André Le Berre président du Comité régional des pêches, il aurait fallu exclure les deux zones «Saint-Brieuc Sud» et «Saint-Malo», où opèrent plus de 250 bateaux de pêche, et limiter le projet aux deux secteurs plus au large (78bateaux). Pour le président du comité des pêches : «Il ne faut pas nous prendre pour des lapins de trois semaines, nous savons tous que l'opérateur installera ses éoliennes dans la partie sud».


Le zonage préconisé par le préfet de région, assorti d'un cahier des charges aux contraintes dégressives à mesure que l'on monte du sud au nord, sera intégré à l'appel à projets du MEEDDM d’ici à fin septembre, les réponses des éventuels opérateurs sont attendues avant le 30 juin 2011.

Pour en savoir plus sur les énergies de la mer, les technologies, les industriels et opérateurs du secteur consultez quotidiennement le blog des énergies de la mer.

Article RH 3B Conseils
Sources : blog des énergies de la mer / lettre économique de Bretagne / Télégramme
Carte blog des énergies de la mer (Francis Rousseau)

lundi 13 septembre 2010

Eolien offshore : le zonage en Bretagne nord connu aujourd’hui

C’est dans le cadre de la 5ème Conférence régionale de la Mer et du Littoral qui se tient aujourd’hui à Rennes que l’Etat et la région Bretagne feront connaître leur position sur le zonage propice à l'installation d'éoliennes offshore posées au large des côtes bretonnes.

Les services du conseil régional indique que cette conférence se réunit «pour faire aboutir la démarche de planification et de concertation, engagée depuis janvier, autour du développement des éoliennes offshore posées en mer».

Selon les sources émanant des deux sites sur la côte nord sont étudiés au large de Saint-Malo près d'une zone nommée Les Minquiers et au large de Saint-Brieuc.

Le site du plateau des Minquiers au large de la Pointe du Groin et de Saint-Malo pourrait accueillir une trentaine d'éoliennes. Celui sur le plateau du Grand Léjon (à une quarantaine de milles) au large de Saint-Brieuc, compterait une quarantaine de générateurs..

Un autre site un temps envisagé entre Groix et Belle-Ile-en-Mer (56), avec quinze éoliennes, pourrait être écarté en raison de lourdes contraintes militaires.

Le choix de l'Etat et de la Région en Bretagne permettra ensuite de présenter le dossier sélectionné dans le cadre de l'appel d'offres qui sera lancé d'ici à la fin septembre par les pouvoirs publics pour la construction de fermes éoliennes offshore - d'ici à 2015 - au large des côtes françaises. Les investissements seraient de l'ordre de 600 à 800 millions d'euros par projet.

S’agissant de la position des pêcheurs des deux zones concernées sur la côte nord, ils ont proposé que ces projets soient fondus en un seul, plus important, et bien plus éloigné de la côte.


Pour suivre l’actualité sur les énergies renouvelables de la mer consultez le blog-média de veille internationale : blog des énergies de la mer


Article BB – RH 3B Conseils
Sources : La lettre économique / Télégramme
Photo Région Bretagne

vendredi 10 septembre 2010

Conseil de lecture : « Les secrets des Algues »

Les algues : à l'origine du premier oxygène biologique de notre planète, microscopiques ou géantes, souvent de mœurs peu communes, elles n'hésitent pas à vivre en symbiose avec d'autres organismes végétaux ou anneaux.

Nourricières, elles forment les premiers maillons de nombreuses chaînes alimentaires mais elles peuvent aussi être toxiques, voire mortelles en cas de déséquilibre de l'environnement. Cueillies à l'état sauvage ou cultivées à grande échelle, les algues entrent en force dans notre quotidien.

Nous en consommons tous, souvent sans le savoir. Allant de surprise en surprise, le lecteur découvre tous les milieux où vivent les algues (glaciers, déserts, plans d'eau, rivières, bords de mer, estran, forêts sous-marines, surfaces océaniques).

Quel lien entre les taches rouge-sang sur la neige et les algues géantes de certaines mers ? Quelles analogies entre les algues qui colorent certains lacs pollués et celles qui interdisent périodiquement la consommation de mollusques marins ? Comment certaines algues font-elles pour "grimper" aux arbres ou sur les toitures de certaines habitations ? Quelles sont les substances qui les constituent et dont on vante périodiquement les vertus ?

Voilà quelques-unes des questions auxquelles cet ouvrage écrit par Véronique Leclerc (*) et Jean-Yves Floc'h (**) - paru aux éditions Quae - tente de répondre. Il présente un large éventail d'algues d'eau douce et d'algues marines dans toute leur diversité. Des énigmes, des anecdotes, des balades sur le terrain ou des expériences dans sa cuisine accompagnent le lecteur à la découverte d'un monde fascinant et surprenant

Il soulève un petit coin du voile qui recouvre les étranges secrets des algues tout en proposant quelques clés, noms scientifiques et termes techniques, qui permettront aux plus curieux d'ouvrir plus grandes les portes de ce monde fascinant que le langage courant appelle "Algues".


Ce livre à reçu le label de l'Année internationale de la biodiversité 2010.


Impliquer les scolaires dans leur« Histoire d’algues » 



En 2009 au Conquet et à Lanildut s’est déroulé la première « Journée Science et Ethique découverte » visant à présenter aux scolaires une activité économique qui s’est développée dans ces deux communes du littoral autour de la pêche et de l’exploitation du champ d’algues de l’archipel de Molène. 



Les algues sont un enjeu économique et social important pour les communes qui bordent le Parc marin d’Iroise et d’une manière générale pour les activités pharmaceutiques, cosmétiques et alimentaires. 

Les jeunes ont aussi pu découvrir le rôle important que revêt le plus grand champ d’algues européen de l’archipel de Molène. C’est un site de reproduction, d’alimentation pour la faune exploitée par les hommes et une ressource en matière première pour l’industrie chimique. 


Dans d’autres sites, des micro-algues seront exploitées pour les énergies du futur comme bio-carburant. 

Lors de cette journée, les scolaires sont à la rencontre des plus anciens qui ont connu de manière artisanale et semi-industrielle l’exploitation des algues.

Une nouvelle journée découverte sur les algues sera organisée pour les élèves des deux communes dans les semaines suivant la rentrée scolaire 2010


.

Quelques chiffres pour mieux connaître les algues (chiffres 2009) :



- La filière algue française réalise un chiffre d’affaire d’environ 150 millions d’euros, elle emploie 1000 personnes dont 240 récoltants professionnels.


- La France est aussi le deuxième producteur mondial de carraghénanes (E 407), le cinquième producteur mondial d’alginate (E 400, 401, 403, 402, 404, 405) et le huitième producteur d’agar 
(E 406) avec 60 000 tonnes d’algues fraîches déchargées.


- Lanildut est le premier port goémonier européen de déchargement des algues en France, avec 30 000 tonnes annuels de laminaires sur les 45 000 tonnes débarquées en Bretagne.




(*) Véronique Leclerc est journaliste scientifique.
Elle partage sa passion pour les sciences en écrivant des articles de vulgarisation et en donnant des cours et des conférences. Titulaire d'un doctorat de chimie-physique, elle est auteur d'une trentaine d'articles dans la presse.

(**) Jean-Yves Floc'h
, chercheur en biologie des algues marines, est professeur émérite à l'université de Bretagne occidentale (UBO) à Brest. Auteur d'une cinquantaine d'articles scientifiques, il est aussi coauteur du Guide des algues des mers d'Europe (Ed. Delachaux et Niestlé, 2006). Passionné de nature, il aime accompagner sur le terrain ses étudiants de tous âges.

Article RH 3B Conseils
Sources : Quae




jeudi 9 septembre 2010

PREVIMER : un système de collecte de données côtières et de prévisions à court terme


Courants, températures, vagues, hauteurs d’eau, salinité, concentration en nutriments et en plancton : le site internet PREVIMER, coordonné par le centre de l’Ifremer à Brest donne, heure par heure, les prévisions pour 96 heures sur les trois façades maritimes françaises.

Mais d’ores et déjà PREVIMER va plus encore plus loin en fournissant des prévisions à 6 jours de hauteur et de direction des vagues sur l’ensemble du globe et d’une façon plus précise encore le long des côtes françaises. Un progrès considérable obtenu en une seule année puisque, au départ, les prévisions produites allaient jusqu’à 48 heures seulement. Concernant le zonage, la couverture s’étend sur les trois façades métropolitaines (Manche, Atlantique et Méditerranée), sans exclure les DOM-COM.

D’ici 2012 - au terme de la phase expérimentale - , l’objectif est d’améliorer et d’affiner les prévisions de plus en plus à la côte et les rendre accessibles pour le développement de services en aval. Dans la phase opérationnelle, c’est donc l’ensemble du littoral qui doit être couvert avec des résolutions homogènes.

PREVIMER est basé, tout d’abord, sur un centre de données qui collecte auprès de ses différents partenaires les mesures in-situ et les données satellites indispensables aux modèles : notamment les débits des fleuves, les mesures de houle, les niveaux, la température comme la salinité de l’eau, … Le centre de données recueille également les prévisions de Météo-France.

L’ensemble des informations alimente les modèles qui tournent ensuite sur le Pôle de Calcul Intensif pour la Mer situé à l’Ifremer et qui génèrent ainsi les prévisions d’état de l’environnement côtier. Celles-ci sont à nouveau rassemblées dans le centre de données et rediffusées via un site web vers les utilisateurs.

Aujourd’hui, les grandes lignes des prévisions de PREVIMER sont :
- d’une part, le courant côtier, la température et la salinité en 3 dimensions,
- d’autre part les niveaux marins et les surcotes, les prévisions de hauteur, direction et période des vagues
- enfin tout ce qui concerne la production phytoplanctonique et les concentrations en nutriments, fortement utiles près des embouchures des grands fleuves.


Un des rôles du centre de données est de vérifier quotidiennement la bonne fourniture des données en entrée des modèles. Depuis sa création en 2006, le système est en continuelle amélioration, afin de pérenniser et sécuriser l’acquisition, et arriver aujourd’hui à faire tourner les modèles une à deux fois par jour et à les mettre en ligne avec un taux de disponibilité supérieur à 99%.



PREVIMER en quelques mots :
Fonctionnement :
Une cinquantaine de personnes sont impliquées dans PREVIMER grâce aux différents partenaires, ce qui correspond à 28 équivalents temps plein. Leur activité concerne le développement et le déploiement de systèmes de mesure, la recherche et la modélisation, la mise en œuvre opérationnelle des modèles, le suivi informatique, et la production d’informations sur le site web.

Partenariat :
Les principaux partenaires techniques de PREVIMER sont : l’Ifremer, le SHOM, et Météo-France.
PREVIMER est financé par le FEDER, et les collectivités bretonnes : la Région Bretagne, le Conseil général du Finistère, Brest Métropole Océane (BMO).


Les prévisions sont donc disponibles 7j/7 24h/24h sur le site web www.previmer.org
Contact : info@previmer.org



Article RH 3 B Conseils
Sources Pôle Mer Bretagne / Previmer

mercredi 8 septembre 2010

Pour une nouvelle stratégie de recherche en Biodiversité marine ?

Le président de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer), Jean-Pierre Perrot, a remis fin août 2010 à la secrétaire d’Etat à l’écologie un rapport intitulé “Quelles priorités pour une stratégie Ifremer de recherche en biodiversité marine” ?

Ce rapport se présente aussi comme mettant en œuvre les choix opérés lors du “Grenelle de la mer” qui s’est tenu en 2009 - et dans le prolongement du Grenelle de l’environnement – et s’inscrit dans le cadre de “l’année internationale de la biodiversité” 2010.

Le rapport définit cinq axes prioritaires pour la recherche en biodiversité marine. Il a été réalisé à la suite des travaux d’un groupe de quatorze experts (*) français et étrangers, présidé par Gilles Boeuf, président du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN). Pour le président de l’Ifremer au travers de ce rapport, il s’agit notamment de permettre un état des lieux effectif de la biodiversité marine et de sa répartition, de comprendre les interactions entre l’activité humaine et les processus écologiques régissant la biodiversité ainsi que d’élaborer des scénarios d’évolution et de définir des mesures de protection.

Les cinq axes prioritaires du rapport portent sur :
- définir et cataloguer les caractéristiques de la biodiversité marine et sa distribution géographique ;
- comprendre les processus écologiques et évolutifs qui régissent la variété, la quantité et la qualité des gènes, des populations, communautés, écosystèmes dans l'espace et le temps, aussi bien que les conséquences économiques et politiques des interactions de ces processus avec les usages ;
- élucider les mécanismes par lesquels les composantes de la biodiversité influencent les fonctions des populations, communautés et écosystèmes et assurent la production durable des services écosystémiques ;
- comprendre et prévoir comment la biodiversité, les fonctions et services des écosystèmes répondent aux pressions humaines et environnementales, et comment les usages humains répondent et s'adaptent aux changements de la biodiversité ;
- proposer des mesures incitatives, outils de gestion, procédés et politiques pour protéger, conserver ou restaurer la biodiversité de façon efficace.

Sept nouveaux projets de recherche devront être lancés pour concrétiser ces orientations, dont deux projets phares portant sur les algues toxiques et sur la biodiversité des écosystèmes profonds permettant ainsi d’affirmer le rôle prépondérant de l’Ifremer en termes de compétences et de capacités technologiques dans ces domaines.

Télécharger le rapport





Pour aller plus loin sur la Biodiversité marine retrouver les comptes-rendus des entretiens Science et Ethique 2006 sur le thème « la biodiversité du littoral".

- Biodiversité des habitats littoraux, histoire et évolution ;
- Outils et modèles de recherche pour étudier les écosystèmes ;
- Parcs naturels, aires marines protégées, biosphères ... ;
- Place du citoyen et des élus dans les prises de décision.






(*)
le groupe des experts : Président : Gilles BOEUF
Experts : Christophe BÉNÉ, Gary CARVAHLO, Philippe CURY, Bruno DAVID, Daniel DESBRUYÈRES, Luc DOYEN, Philippe GOULLETQUER (secrétaire scientifique de l’expertise collégiale), Philippe GROS, Susan HANNA, Simon JENNINGS, Harold LEVREL, Olivier THÉBAUD, Jacques WEBER
Administration : Élisabeth LASSALLE, Florence RIVET

Article RH 3B Conseils
sources : MEEDDM / documentation française
photo Ifremer

mardi 7 septembre 2010

Faut-il donner un prix à la biodiversité ?


La 10ème « Conférence des parties » des pays signataires de la Convention sur la diversité biologique (*), adoptée en 1992 au Sommet de la Terre de Rio, se tiendra à Nagoya au Japon se réunira en octobre prochain (18 au 29/10).

C’est en effet lors du Sommet de la Terre de 1992, qu’a été consacrée l’existence de la Convention sur la diversité biologique (CDB), première convention internationale concernant la biodiversité. Cette convention est ratifiée à ce jour par environ 190 pays (dont la France depuis le 1er juillet 1994).

La Convention sur la diversité biologique a pour objectifs « la conservation de la diversité biologique, l'utilisation durable de ses éléments et le partage juste et équitable des avantages découlant de l'exploitation des ressources génétiques » (article premier) . Elle est ainsi le premier accord mondial complet à prendre en compte tous les aspects de la diversité biologique : les ressources génétiques, les espèces, les écosystèmes.

Elle reconnaît dans son préambule que la conservation de la diversité biologique est « une préoccupation commune à l'humanité », et fait partie intégrante du processus de développement. Afin d'atteindre ses objectifs, la convention entend favoriser un partenariat renouvelé entre les pays. Ses dispositions sur la coopération scientifique et technique, sur l'accès aux ressources génétiques et sur le transfert de technologies sans danger pour l'environnement sont à la base de ce partenariat.

C’est donc à Nagoya que tout ce que la planète compte de politiques, de scientifiques et de représentants d’associations concernés par l’état de la biodiversité, se retrouvera et devra constater que les objectifs du Sommet de la Terre, où les chefs d’État s’étaient engagés à réduire de façon significative, d’ici 2010, l’érosion de la biodiversité, sont en deçà des objectifs initiaux.

Depuis peu, une autre approche, qu’on espère plus stimulante, prend de l’ampleur : la mise en avant de l’importance économique des services rendus par les écosystèmes : par exemple la purification de l’air et de l’eau, le recyclage de la matière organique, la régulation du climat, ou encore la production de biens de consommation.

Aujourd’hui, le principal indicateur de richesse utilisé, le PIB, ne tient pas compte de la valeur de la nature et des pertes engendrées par son érosion. C'est tout l'enjeu des discussions à venir : mesurer le coût économique de la biodiversité et des services rendus par les écosystèmes.

À Nagoya, l’économiste indien Pavan Sukhdev devrait remettre les conclusions finales de l’étude « Économie des écosystèmes et de la biodiversité », qu’il coordonne depuis mai 2007 à la demande de l’Union européenne ( Voir le rapport d'étape). Inspirée du rapport de Nicholas Stern sur le coût du changement climatique, Il s'agit avec cette étude de fournir une évaluation complète et convaincante afin de défendre la biodiversité et redonner à la nature un prix.

Au terme de la première phase des travaux de Pavan Sukhdev déclarait que "si nous n'adaptons pas les politiques appropriées, le déclin actuel de la biodiversité et la perte de services rendus par les écosystèmes vont se poursuivre et dans certains cas vont même s'accélérer. Certains écosystèmes sont susceptibles de souffrir de dommages irréparables." Les premières victimes de cette dégradation seraient les pays les plus pauvres.

Si rien n'est changé de façon radicale "d'ici 2050, une diminution de 11 % des zones naturelles restantes en 2000 est à craindre, principalement en raison de la conversion de ces terres à l'agriculture, du développement des infrastructures et du changement climatique.
Près de 40 % des terres actuellement exploitées pour des formes d'agriculture peu intensive pourraient être converties en terres d'agriculture intensive, ce qui entraînerait des pertes supplémentaires de biodiversité. Enfin, 60 % des récifs coralliens risquent de disparaître d'ici 2030 du fait de la pêche, des maladies, des espèces allogènes envahissantes et du blanchissement des coraux lié au changement climatique. Ce qui causerait un appauvrissement de la vie sous-marine.
Ce phénomène coûterait 100 milliards de dollars, 27 millions d'emplois mais aussi des pertes en apport de protéines à une population de près d'un milliard de personnes".


On se souvent par ailleurs que Bernard Chevassus-au-Louis avait coordonné en 2009 des travaux analogues pour le Centre d’analyse stratégique.



(*) Cette convention vise trois objectifs :
• la conservation de la biodiversité ;
• l’utilisation durable des espèces et des milieux naturels ;
• le partage juste et équitable des bénéfices issus de l’utilisation des ressources génétiques.
Elle est à l’origine de l’élaboration de stratégies pour la biodiversité au niveau pan européen, communautaire et national.


Article RH 3B Conseils
Sources Commission européenne / IUNC