mardi 30 novembre 2010

L'Atlas du patrimoine maritime du Finistère


Avec 1250 kilomètres de côte, le département du Finistère est le plus côtier de France et compte presque le quart du littoral français. Il n’est donc pas surprenant qu’il rassemble assemble également l’essentiel du patrimoine maritime : phares et sémaphores, forteresses et maisons d’armateurs en constituent les symboles les plus impressionnants.

Il existe également un patrimoine plus modeste mais tout aussi précieux : chapelles votives, maisons de pêcheurs, cales de mises à l’eau, abris de marins, autant d’héritages qui témoignent de la variété des activités maritimes au cours des siècles.
Pour la première fois un ouvrage sous forme orme d’atlas commenté recense l’ensemble de ce patrimoine du plus prestigieux au plus modeste. Les fonctions liées à ces aménagements littoraux sont également dé!nies et les questions sont posées sur l’avenir de ces héritages économiques et culturels.

L'inventaire de ce patrimoine très riche est rassemblé dans l'ouvrage de Françoise Péron et Guillaume Marie (*), auteurs de L'Atlas du patrimoine maritime du Finistère paru aux éditions du Télégramme.


Cet ouvrage sur la patrimoine maritime du Finistère arrive au moment où le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand - suivant la proposition de la Commission nationale des monuments historiques - a décidé le classement au titre des monuments historiques de quatorze phares du littoral français dont neuf sont bretons : le phare des Héaux-de-Bréhat (22), le phare du cap Fréhel (22), celui de Pontusval à Brignogan-Plage, les phares du Créac'h et du Stiff, à Ouessant, le phare d'Eckmühl à Penmarc'h, le phare de l'île Vierge à Plouguerneau, le phare de Saint-Mathieu à Plougonvelin, le grand phare de Belle-Ile (56) à Bangor.


Après un travail d'inventaire qui a permis d'identifier les phares qui présentaient « le plus grand intérêt patrimonial », seuls les phares du littoral français ont été sélectionnés. La commission nationale a retenu en effet comme critères outre les qualités architecturales et la valeur historique mais aussi ceux qui sont accessibles au public.

Aucune disposition n’est à ce jour prévue pour les phares de haute mer mais elle marque un tournant majeur pour les 130 phares français. Jusqu’à présent seul le phare de Cordouan, était classé monument historique, depuis 1862.

Pour la Région Bretagne «ce pas en avant, ne doit pas faire oublier les phares en mer. Il faut que l'État ose initier une démarche analogue car ces monuments sont porteurs de la mémoire des hommes. Et il ne faudra pas attendre trop longtemps». Cependant cette décision apporte ainsi une haute valeur ajoutée au littoral breton, riche d'un patrimoine unique par sa densité et sa diversité.

Ce classement n'ajoute, à ce jour, qu'une valeur relative à ce patrimoine. L'État ne prend aucun engagement autre que ce classement mais on sait par expérience qu'il apporte quelques garanties pour la protection et la mise en valeur des monuments concernés.

(*) Les auteurs :
Françoise Péron, agrégée de géographie est professeur émérite à l’université de Bretagne Occidentale. Spécialiste des îles et du patrimoine maritime de Bretagne, elle a publié en 1997 Ouessant, l’île île sentinelle aux éditions Chasse-Marée. Elle a dirigé l’ouvrage Le patrimoine maritime paru en 2002 aux Presses universitaires de Rennes et codirigé un autre ouvrage fondamental Les Français, la terre et la mer, édité en 2005 chez Fayard.

Guillaume Marie est docteur en géographie et a mené des recherches sur le patrimoine maritime culturel de Bretagne à l’université de Bretagne Occidentale, dans le cadre du laboratoire Géomer (UMR MR LET LETG). Il est désormais professeur régulier de géographie à l’Université du Québec à Rimousk

Article RH 3B Conseils
source éditions du Télégramme /Région Bretagne /ministère de la Culture

lundi 29 novembre 2010

Climat : après l'échec de Copenhague, les négociations de la dernière chance à Cancun



Un an après Copenhague (COP 15), les 194 pays impliqués dans les négociations sur le climat se réunissent, à Cancun (Mexique) - COP 16 - durant 12 jours pour de nouvelles discussions sur la lutte contre le changement climatique - à compter de ce lundi 29 novembre et jusqu’au 10 décembre-.

Les débats de cette seizième conférence des parties sur le climat, seront sans doute âpres et sont perçus comme les négociations de la dernière chance pour restaurer la confiance et doivent impérativement redonner élan et crédibilité à ce long processus, initié sous l’égide l'ONU, il y a 18 ans, afin de trouver une réponse au défi du changement climatique.

Il y a un an, la conférence des Nations–Unies sur le climat de Copenhague, avait frôlé l’échec et produit qu’un accord a minima par une vingtaine de chefs d'Etat, fixant un objectif de limitation du réchauffement à 2 degrés, sans calendrier et les véritables moyens pour y parvenir.

Pour la nouvelle Secrétaire exécutif de la convention-cadre des Nations unies pour le changement climatique, Christiana Figueres (qui a succédé à Yvo de Boer) la nouvelle philosophie de ces négociations consiste à "Aller pas à pas, construire un accord après l'autre" pour elle il est clair après Copenhague « qu'il n'y a pas d'accord miraculeux qui va résoudre le problème du changement climatique". Néanmoins, si "la planète est généreuse, nous ne pouvons pas lui demander d'attendre plus longtemps", a-t-elle ajouté. "L'urgence augmente chaque jour", a-t-elle souligné, appelant les parties à faire preuve "d'engagement" et de "compromis".

A Cancun les regards se porteront vers les Etats-Unis et la Chine, les deux principaux émetteurs de CO2 de la planète, qui arrivent les mains vides à ces négociations. Rappelons qu’en octobre dernier lors de la dernière réunion préparatoire de Tianjin (nord-est de la Chine) ces deux protagonistes avaient quitté les débats, s'accusant mutuellement de bloquer les négociations. Dès lors un accord même modeste, n'est pas assuré. (Relire également l'article du 15/06/2010)

Un texte a été établi pour servir de base aux négociations de Cancun prévoyant d'aborder des thèmes comme la déforestation – et le mécanisme REDD+ qui consiste à verser des compensations financières aux pays qui réduisent la dégradation de leurs forêts –, le marché de quotas d'émissions de CO2 ou les mesures d'adaptation.

A Cancun on attendra donc des avancées concrètes sur ces points importants comme la lutte contre la déforestation ou la création d'un Fonds vert, par lequel doit transiter une partie des 100 milliards de dollars (75 milliards d'euros)par an promis d'ici 2020 aux pays les plus pauvres.

A Copenhague en effet les pays industrialisés se sont engagés à fournir 100 milliards de dollars par an aux pays les plus pauvres d'ici à 2020. Une partie significative de ces fonds devrait transiter par le Fonds vert. Les pays en développement souhaitent que le Fonds vert soit rattaché à l'ONU, d'autres comme les USA veulent lui donner plus d'indépendance et un rôle d'appoint aux fonds déjà existants.
La question de l'origine de ces fonds se pose aussi : le groupe consultatif de l'ONU préconise des "financements alternatifs", comme des taxes sur les transports et les transactions financières.


Pour retrouver les enjeux du changement climatique, des énergies fossiles et des énergies renouvelables de la mer, de l’aménagement des villes et ports de demain consulter les archives des entretiens Science et Ethique :


2009 « L'Heure bleue ; le changement climatique et les énergies de la mer »

Article RH 3B Conseils
Source AFP / Le Monde

vendredi 26 novembre 2010

Protection et valorisation des zones humides : une convention entre le Conservatoire du littoral et Veolia Environnement


Paris (France-UE) 26/11/2010 – 3B Conseils - A l'occasion du Salon des maires, Jean-Pierre Frémont, directeur général adjoint de Veolia Environnement en charge des collectivités locales, et Jérôme Bignon, président du Conservatoire du littoral et de Rivages de France, ont signé une convention pour trois ans, en faveur de la protection et de la valorisation des zones humides du Conservatoire du littoral.

Deux axes prioritaires ont été définis.

- le développement d'actions de recherche, de mesure, d'analyse, de conduite de projets ou de travaux pilotes pour aider à la définition de méthodes de qualification des zones humides concernées en termes de services rendus (protocoles de suivi, grilles de qualification, indicateurs spécifiques...).

- la réhabilitation de l'image des zones humides par la conception de produits pédagogiques de sensibilisation à destination des collectivités locales et des acteurs de l'aménagement du territoire.

Une prise en considération très lente

Depuis quelques dizaines d'années, la prise en considération des zones humides a lentement progressé. Récemment, le Grenelle de l'environnement a retenu une proposition d'intervention foncière pour 20 000 ha de zones humides et le ministère de l'Ecologie a présenté en 2010 un plan triennal d'actions en faveur des zones humides françaises. Ce plan fait le constat que les évolutions favorables se heurtent à la fois à une connaissance insuffisante du fonctionnement écologique des zones humides et à une image persistante de milieux hostiles pour une part importante de la population.

Des travaux importants et récurrents.

Mais ce lien entre gouvernance nationale et locale avec l’appréciation du coût des services rendus par les écosystèmes est une pratique de l’usage des ressources qu’il convient de réconcilier avec celle de la conservation du capital naturel. D’une part comment articuler les priorités et politiques nationales avec les objectifs et les projets locaux sur l’usage et la conservation des ressources marines et littorales ? D’autre part comment traduire localement les priorités nationales en tenant compte des différences de contexte bio-géographiques, économiques et sociales ?

Les enjeux de cette ambition telle qu’elle ressort du Livre bleu «Stratégie nationale pour la mer et les océans » approuvé en Comité interministériel de la mer, présidé par le Premier Ministre le 8 décembre 2009 et les lois concrétisant les engagements des « Grenelle Environnement et Mer », leur lien avec la gestion intégrée de la zone côtière, c'est-à-dire établir une sorte de bilan ou d’état des lieux du pôle littoral (Catherine Bersani, coordonnatrice du collège « Paysages, espaces protégés et Patrimoine », Présidente du Pôle Littoral), est aussi une préoccupation du programme LITEAU animé par Xavier Lafon, Yves Hénocque…. avec le concours de ses partenaires notamment l’association « LittOcéan ».

J’en profite pour rappeler que le Conservatoire du littoral a également organisé les 24 et 25 novembre dernier avec le soutien de la Fondation P&G Protection Littoral, un atelier « Biodiversité : que se trame-t-il sur le littoral ? C’est la suite d’un travail débuté il y a maintenant près de 10 ans…

Revoir les archives des entretiens Science et Ethique :
- interventions de Fernard Verger aux entretiens Science et Ethique 2005 : "Le littoral et les avancées scientifiques"
et aux entretiens 2006 : "La biodiversité du littoral"

- intervention de Violaine Allais aux entretiens Science et Ethique 2005.

Article : BB
Sources Conservatoire du Littoral, Conseil général du Développement durable, entretiens Science et Ethique/3B Conseils.

jeudi 25 novembre 2010

Protection de l’environnement côtier et marin : adoption d’un Plan d’action pour l’Accord de Bonn


Né d'une initiative allemande, l’Accord de Bonn - Bonn Agreement - (Accord concernant la coopération en matière de lutte contre la pollution de la mer du Nord par les hydrocarbures et autres substances dangereuses) - signé en 1969 (élargi et adapté en 1983 et 1989 )- est un mécanisme permettant aux États de la mer du Nord *, aux Etats de la mer d’Irlande et à la Communauté européenne de coopérer et de s'aider réciproquement à lutter, dans la Zone de la mer du Nord et de la mer d’Irlande, contre la pollution provenant des navires et des installations offshore, et à conduire des actions de surveillance en vue de détecter et de combattre la pollution des mers.

Dans le cadre de l’Accord de Bonn qui prévoit des actions décisives pour lutter contre la pollution accidentelle et délibérée de l’environnement marin, le Plan d’action visant à renforcer la protection de l’environnement côtier et marin contre la pollution par les hydrocarbures et autres substances dangereuses, a été adopté à Dublin, parallèlement à un engagement politique ministériel présenté comme la « Déclaration de Dublin ».

Les Ministres de l’ensemble des états côtiers de la Zone de la mer du Nord élargie et ses environs et de la Commission européenne, ont adopté, lors d’une réunion à Dublin le 24 novembre 2010, un ambitieux Plan d’action de l’Accord de Bonn destiné à améliorer la protection de l’environnement côtier et marin contre la pollution par les hydrocarbures et autres substances dangereuses provenant des navires, de l’exploitation des hydrocarbures et du gaz, et des autres activités maritimes.

Ce pas très important vers un environnement marin plus sain et plus propre a été approuvé par les représentants de la Belgique, du Danemark, de la France, de l’Allemagne, de l’Irlande, de la Norvège, de la Suède, du Royaume-Uni et de l’Union européenne dans le cadre de ce que l’on appelle communément l’Accord de Bonn, un accord international définissant les modalités d’une coopération régionale dans la lutte contre la pollution par les hydrocarbures et autres substances dangereuses.

Parallèlement à ce Plan d’action, les ministres ont adopté la Déclaration de Dublin, une déclaration politique réaffirmant les objectifs poursuivis au cours de ces quarante années de coopération réussie et présentant leurs ambitieux engagements pour l’avenir.
Cette réunion a également offert l’occasion d’accueillir l’Irlande au sein de l’Accord de Bonn et, par là-même, de redéfinir les zones nationales de responsabilité. Ainsi, la zone maritime concernée par l’Accord de Bonn double sa superficie, pour atteindre désormais 1 586 000 km2.

Très récemment encore, l’importance d’un travail de préparation et de réponse efficace à la pollution a été mise en évidence par l’accident de la plateforme de forage Deepwater Horizon dans le golfe du Mexique. Il est certain qu’en dépit d’une diminution du nombre de marées noires observées dans la zone de l’Accord de Bonn, une zone connaissant un niveau de trafic maritime international parmi les plus élevés, les risques sont toujours bien réels.

Le Plan d’action de l’Accord de Bonn continuera à renforcer la coopération régionale en matière de prévention, de préparation et de réponse à la pollution marine causée par les navires et autres activités maritimes, entre autres par des actions concrètes dans le domaine de la surveillance aérienne et par satellite des activités maritimes, une capacité de réponse à la pollution, la mise en application des réglementations et des normes environnementales, enfin par des programmes de recherche et de développement. Le Plan d’action prévoit également une évaluation des risques dans la zone couverte par l’Accord de Bonn, afin de prendre en considération la fragilité des zones marines et côtières et de garantir le bon équilibre des ressources allouées au travail de réponse.

Pour Kristalina Georgieva, Commissaire européen à la coopération internationale, à l'aide humanitaire et à la réponse aux crises : « L’expérience acquise et les résultats obtenus au cours des 40 dernières années ont été reconnus mais ils doivent aussi préparer la voie pour de futurs objectifs et visions de l’Accord de Bonn. Il est donc très justifié que l’Accord de Bonn s’engage à renforcer encore la coopération via ce tout nouveau Plan d’action de l’Accord de Bonn, qui vient contribuer non seulement à la réponse, mais aussi aux actions de prévention et de préparation adéquates. »

Enfin, en marge de la réunion de Dublin, le Royaume-Uni et la Norvège ont renforcé leur coopération bilatérale avec la signature d’un programme de réponse conjoint, intitulé Plan NORBRIT (**).




(*) Les États de la mer du Nord et de la mer d’Irlande sont la Belgique, le Danemark, la France, l’Allemagne, l’Irlande, les Pays- Bas, la Norvège, la Suède et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord.

(**) Le Plan NORBRIT est un protocole matérialisant l’accord entre l’Agence des garde-côtes (Coastguard Agency), pour le Royaume-Uni, et l’Administration côtière norvégienne (Norwegian Coastal Administration), pour la Norvège.
L’objectif de ce Plan est de définir des procédures à suivre dans l’éventualité d’une opération en mer conjointe de lutte contre la pollution et de protection entre le Royaume-Uni et la Norvège.


Pour aller plus loin :


- Relire également l’article du 17 décembre 2009 sur le Cedre (centre de documentation, de recherche et d'expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux).


Rappel : après le naufrage et la marée-noire de l'Erika, les entretiens Science et Ethique 2000, ont eu pour thématique les pollutions qui affectent les écosystèmes du littoral sur le plan maritime et terrestre, sur le thème "Vagues de pollutions: impacts et prévention des pollutions marines et telluriques sur les écosystèmes marins côtiers et révision de la loi sur l'eau".

Article RH 3B Conseils
Sources OSPAR / Commissions européenne

mercredi 24 novembre 2010

Un étonnant au "Voyage au centre de la mer" à Marseille

Le Conseil général des Bouches-du-Rhône invite cet automne à un étonnant "Voyage au centre de la mer" qui se déroulera à l'Hôtel du Département, du 18 novembre au 17 décembre 2010 (voir article du blog du 12/11/2010).

Cette exposition s’inscrit dans la perspective de Marseille-Provence 2013, désignée capitale européenne de la culture.

L’expertise de 3B Conseils dans le domaine des énergies renouvelables de la mer a été mise à profit par initiateurs de ce projet pour la conception et la réalisation de la partie « Découverte des énergies de la mer ».

En effet 3B Conseils possèdent un savoir-faire indéniable en la matière au travers de son exposition itinérante (unique en France) « les énergies de la mer : l’or bleu », de son blog-média des énergies de la mer et avec les entretiens Science et Ethique, organisés à Brest chaque année depuis 1997.

Cette partie de l'exposition conçue par Brigitte Bornemann et Francis Rousseau est « revisitée » pour l'occasion avec une nouvelle scénographie destinée aux scolaires et au grand public, intéressera tout particulièrement les scolaires et les collégiens pour lesquels des visites guidées sont organisées tous les jours après inscription des classes.

L’exposition de Marseille qui se veut ludique et pour tout public se déroule en 4 temps qui rythment la visite de cette exposition.
- Parcours croisé entre deux pionniers du monde marin : l’architecte océanographe Jacques Rougerie, inventeur du vaisseau "Sea Orbiter" et Henri Germain Delauze, pdg de la Comex.

- Découverte des énergies venues de la mer - énergies peu connues du grand public par des panneaux suscitant questions et réponses : Les hydroliennes, ça marche comment ? Où sont-elles installées ? L’énergie osmotique, c’est quoi ? Et comment peut-on faire de l’électricité avec des algues ? Des visuels animés, des films accompagnent ce cheminement.

- Hommage aux "conquérants des grandes profondeurs", les premiers plongeurs de la Comex, mais aussi à d’autres aventuriers des grands fonds. Cette partie de l’exposition est réalisée en liaison étroite avec l’Institut national de Plongée professionnelle installé à Marseille (Pointe-Rouge)

- 2010 étant l’année de la biodiversité, un espace réservé à la Fondation Paul Ricard invitera le jeune public à "Destination Planète Mer", son hôpital des tortues, ses ateliers-découvertes et ses jeux interactifs.

Entrée libre du lundi au samedi de 9h00 à 18h00 ( Hôtel du Département - 52 avenue Saint Just - Marseille)

Pour en savoir plus : www.cg13.fr


Article RH 3B Conseils
Source CG13

mardi 23 novembre 2010

Retour vers le Cameroun pour Claude Foko en décembre


Nous évoquions ici dans notre article du 28 octobre dernier l’élan de solidarité qui se manifestait autour de Claude Foko ce marin camerounais abandonné dans le port de Brest par un employeur indélicat…

L’association Mor Glaz et son président Jean-Paul Hellequin n’ont eu de cesse depuis des semaines d’agir afin que cette situation dramatique trouve une issue honorable et humaine.

Cette mobilisation est en train de réussir puisque d'ici le début du mois de décembre, Claude Foko devrait, enfin, pouvoir retrouver les siens au Cameroun.

Rappelons que depuis seize mois Claude Foko est à bord du cargo Ebba Victor (*), immobilisé à Brest depuis août 2009, alors que sa venue à bord était initialement prévue pour trois mois…

Totalement démuni jusqu’alors, une partie des arriérés de salaire (4100 euros) vient de lui être versée. Ses arriérés ajoutés aux aides locales qui a recu vont lui permettre de repartir chez lui.

Pour autant l’affaire n’en est pourtant finie car le compte n’y est pas encore : tous ses arriérés de salaires sont estimés à 9900 euros au 1er octobre.
En plus des 4100 euros versés par le propriétaire de l'Ebba Victor, Claude Foko va toucher 1500 euros du fonds d'aide d'urgence de l'Association de Gestion des Institutions Sociales Maritimes (AGISM).

La préfecture du Finistère a, en outre, indiqué qu'il percevrait 300 euros d'aide au retour volontaire, une somme octroyée par l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), qui organisera son retour au Cameroun.

L'association Mor Glaz réclame toujours que les autorités fassent pression sur le propriétaire de l'Ebba Victor, Armand Fokam, pour que son employé soit totalement payé.

« Armand Fokam réside dans un pays de l'Union Européenne, c'est bien pour cette raison que Mor Glaz compte bien sur les autorités des deux pays afin d'obliger le propriétaire de ce navire à respecter certaines obligations envers cet homme qui se trouve à bord de l'Ebba Victor. Le 22 octobre, le sénateur François Marc a déposé une question écrite au Sénat, nos actions auraient nous dit-on attiré l'attention de Mr le Procureur de la République et de la Chancellerie. Il est peut-être enfin temps d'exiger des comptes à Monsieur Fokam », déclare Jean-Paul Hellequin, président de Mor Glaz à l’AFP.


L'association réclame en outre la saisie du cargo pour non paiement des salaires et non respect des législations internationales (il n'a plus de pavillon) et, compte tenu de son âge et de son état, sa déconstruction à Brest.

(*) long de 48 mètres (9,15 m de large ) ce cargo a été construit au Danemark en 1964 à Frederikshavns. Ex NETTELILL et Ex SVENDBORGSUND il a été immatriculé IMO 6421921.

Jusqu’en 1973 EBBA VICTOR a été utilisé comme cargo en baltique, puis à partir de 1976 il est utilisé comme navire école, par la commune de Harnosand en Suède, sur la Baltique, qui a été son port d'attache.

Article RH 3B Conseils
Sources Mor Glaz / AFP / Le Télégramme / Sénat
photos : Mor Glaz / Sénat

lundi 22 novembre 2010

Centenaire de la conquête du pôle Sud à l'Institut océanographique de Paris


C'est dans la cadre des conférences de l'Institut océanographique de Paris (Mercredi 24 Novembre à 19h30 - Grand amphi - 195 rue St Jacques Paris Vè) que Paul Tréguer, professeur émérite à l'Université de Bretagne Occidentale (UBO) et ancien directeur de l'Institut Universitaire Européen de la Mer (IUEM) donnera un conférence sur le thème de la conquête du pôle Sud et des " Trois marins pour un pôle" partis dans cette aventure de l'Antarctique en 1910.

Au début du siècle dernier, le Pôle Sud n’a pas encore été abordé…. Pour beaucoup d’explorateurs cela reste encore un rêve inaccessible.

Trois explorateurs veulent cependant relever le défi, et être le premier à planter le drapeau de leur pays. Roald Amundsen pour la Norvège, Robert Falcon Scott pour le Royaume-Uni et Nobu Shirase pour le Japon se lancent dans l'aventure et mettent sur pied des expéditions dont tous ne reviendront vivants.

La mer de Ross fut le passage obligé pour atteindre le pôle Sud et franchir les quarantièmes rugissants, les cinquantièmes hurlants et les soixantièmes mugissants.

L’épopée de ces trois hommes, ces trois marins de leurs équipages, et de leurs navires qui sont racontés dans le livre de Paul Tréguer, « Trois marins pour un pôle » aux éditions Quae.

Réussites et échecs de leurs campagnes sont revisités avec les moyens modernes de la connaissance.

Paul Tréguer, professeur émérite à l'Université de Bretagne occidentale (UBO) à Brest. Océanographe, fondateur de l'Institut universitaire européen de la mer (IUEM) à Brest, a consacré une grande partie de sa carrière à l’océan Antarctique et dirigé ou contribué à des programmes antarctiques au niveau national et international.
Il a participé à 7 expéditions océanographiques dans les secteurs Atlantique, Indien et Pacifique, à bord du Marion-Dufresne, du Polarstern, ou du Polar Duke. Lors d’une campagne en mer de Ross (1990), il a suivi les traces d’Amundsen, de Scott et de Shirase.


Paul Tréguer était intervenu lors des entretiens Science et Ethique 2003 dont la thématique cette là était « les mers, un océan de richesses ? ».
Son intervention portait sur « l’océan peut-il réguler le climat de la planète Terre ? »

Retrouver la vidéo de son intervention.


Article RH 3B Conseils
Sources : Editions Quae / Institut Océanographique / entretiens Science et Ethique

vendredi 19 novembre 2010

Idée découverte : les Laboratoires Science et Mer au Relecq-Kerhuon



Depuis maintenant plus de 15 ans, les laboratoires Science et Mer utilisent une matière première présente en abondance sur les côtes du nord de la Bretagne : les algues marines et sont situés à proximité du plus grand champ d’algues européen de l’archipel de Molène.

Les laboratoires Science et Mer ont été fondés à Brest en novembre 1986 par Christine BODEAU, ingénieur biochimiste et docteur en sciences. Ils sont désormais basés au Relecq-Herhuon et y développent une gamme de produits innovants pour les professionnels et le public.

Les algues, dont il existe plus de 25000 espèces, sont à l’origine de la première forme de vie terrestre. Ces algues produisent aujourd’hui plus de la moitié de l’oxygène de notre planète, se gorgeant de l’énergie solaire et des richesses du milieu aquatique.
Elles ont le pouvoir de concentrer jusqu’à cinquante mille fois la plupart des oligo-éléments présents dans l’eau de mer (cuivre, zinc, fer, magnésium, manganèse, potassium…).

Science et Mer valorise ainsi de nombreuses espèces d’algues (Laminaires, Fucus, Chondrus,…/…) et est devenue en quelques années un acteur majeur dans l’univers des soins naturels pour deux activités principales thalassothérapie et la cosmétologie.

En effet, parallèlement à la fourniture de soins professionnels pour les centres de thalassothérapie, Science & Mer a créé, il y a plus de 10 ans, la première ligne de cosmétique marine.

Le métier de Science et Mer est d’apporter à ses clients une prestation de services incluant plusieurs domaines de compétences dont : 
- la valorisation de molécules marines exclusives

- la formulation cosmétique : création de nouvelles formules et réalisation des tests de stabilité, tolérance cutanée, efficacité, et préparation du dossier de réglementation.

Partenaires des entretiens Science et Ethique et des Journées découverte Science et Ethique sur les algues, les Laboratoires Science et Mer (Venelle du Carros au Relecq-Kerhuon) organisent les 19 et 20 novembre des ventes exceptionnelles ouvertes au public afin de permettre à tous de découvrir sa gamme Algoane qui est diffusée sur le plan international dans les instituts et les spas.

- Vendredi 19 novembre de 13 à 18 heures
- Samedi 20 novembre de 10 à 18 heures



Pour en savoir plus :

Impliquer les scolaires dans leur « Histoire d’algues » 



En 2009 au Conquet et à Lanildut s’est déroulé la première « Journée Science et Ethique découverte » visant à présenter aux scolaires une activité économique qui s’est développée dans ces deux communes du littoral autour de la pêche et de l’exploitation du champ d’algues de l’archipel de Molène. 



Les algues sont un enjeu économique et social important pour les communes qui bordent le Parc marin d’Iroise et d’une manière générale pour les activités pharmaceutiques, cosmétiques et alimentaires. 

Les jeunes ont aussi pu découvrir le rôle important que revêt le plus grand champ d’algues européen de l’archipel de Molène. C’est un site de reproduction, d’alimentation pour la faune exploitée par les hommes et une ressource en matière première pour l’industrie chimique. 


Dans d’autres sites, des micro-algues seront exploitées pour les énergies du futur comme bio-carburant. 

Lors de cette journée, les scolaires sont à la rencontre des plus anciens qui ont connu de manière artisanale et semi-industrielle l’exploitation des algues.

Quelques chiffres pour mieux connaître les algues (chiffres 2009) :



- La filière algue française réalise un chiffre d’affaire d’environ 150 millions d’euros, elle emploie 1000 personnes dont 240 récoltants professionnels.


- La France est aussi le deuxième producteur mondial de carraghénanes (E 407), le cinquième producteur mondial d’alginate (E 400, 401, 403, 402, 404, 405) et le huitième producteur d’agar 
(E 406) avec 60 000 tonnes d’algues fraîches déchargées.


- Lanildut est le premier port goémonier européen de déchargement des algues en France, avec 30 000 tonnes annuels de laminaires sur les 45 000 tonnes débarquées en Bretagne.

Relire également l'article du blog du 03/07/2010 sur la radiographie du champs d'algue de Molène

Article RH 3B Conseils
Sources : Science et Mer / entretiens Science et Ethique

jeudi 18 novembre 2010

Sauvegarde du thon rouge : 10 jours pour décider


La Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique tient depuis hier sa 17e réunion extraordinaire à Paris : une rencontre importante de 10 jours ( 17 au 27 novembre) pour déterminer la politique à suivre et prendre les décisions réglementaires et techniques pour la pêche au thon.

C’est la première fois que la France accueille la réunion extraordinaire de l’ICCAT - regroupant les 48 parties contractantes -. Près de 500 conférenciers vont siéger pour déterminer les quotas de pêche, notamment sur le thon rouge, (dont les stocks ont chuté de 85% en 30 ans. ) mais aussi les manières d’exercer les contrôles, les plans de gestion pour des espèces comme l’espadon, le requin….

Cette conférence intervient après la conférence de la Cites (Convention de l’Onu sur le commerce international des espèces sauvages menacées d’extinction) tenue en mars dernier, et la question des réserves de cette espèce menacée est de nouveau sur le devant de la scène.

François Gauthiez, le directeur adjoint des Aires marines protégées - qui était intervenu aux entretiens Science et Ethique 2010 (voir son intervention ICI) a été nommé par Philippe Mauguin, directeur des pêches maritimes et de l’aquaculture, ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche responsable d’un groupe de travail sur le thon.

Le stock Est-Atlantique de thon rouge (Thunnus Thynnus) qui était au bord de l’extinction a semble-t-il retrouvé une stabilité des stocks qui permettrait d’exploiter l’espèce en prenant toutes les précautions nécessaires et en respectant les quotas.

L’Union internationale pour la conservation de la nature - l'UICN(*)- l’a classée pourtant en danger critique.

On distingue trois espèces dites de thon rouge, dont une seule est menacée :
- Thunnus thynnus : le thon rouge de l'Atlantique, qui contient deux stocks, un stock Ouest et un stock Est. La proposition de classement, qui émane de Monaco, vise uniquement ce dernier (Atlantique Nord et centre, et Méditerranée), le stock de l'Ouest étant déjà pour ainsi dire effondré.
- Thunnus orientalis : le thon rouge de l'ouest du Pacifique est aussi surpêché mais le stock va un peu mieux. Il est engraissé en Australie.
- Thunnus maccoyii : le thon rouge du Sud. Il est présent dans tous les océans de l'hémisphère Sud, mais surtout dans l'océan Indien.



Les 27 Etats de l’Union européenne, divisés sur la question , se seraient mis d'accord pour un mandat de négociation à la Commissaire européenne Maria Damanaki en charge de la pêche laquelle propose de suivre strictement l'avis des scientifiques pour parvenir d'ici 2022 à un niveau de rendement maximal durable pour les stocks de thon rouge, "avec une probabilité située entre 60% et 77%".

Lors de la précédente réunion extraordinaire de l’ICCAT en 2009 au Brésil, les parties contractantes avaient demandé en effet aux scientifiques de faire une évaluation des quotas permettant d’atteindre le rendement maximum durable du stock de thon rouge en 2022. Le comité scientifique de l’ICCAT a évalué que pour atteindre en 2022 un rendement maximum durable du stock de thon rouge, il fallait fixer un quota pour 2011 identique à celui de 2010 avec 13 500 tonnes (un quota à 6000 tonnes en 2011 permettrait selon les experts d’atteindre le même résultat en 2020).

A la veille de la réunion, le Comité national français des pêches a appelé au maintien des quotas à 13.500 tonnes, dont 2.022 tonnes pour la France, estimant que «descendre en dessous de ces quotas mettrait en péril la pêche française, en détruisant des entreprises et des emplois».


S’agissant des techniques de pêche à la senne, apparues à la fin des années 1980, Isabelle Autissier, présidente du WWF France, indiquait qu’elle s’est développée, "avec l’aide du contribuable européen", lors d’un séminaire co-organisé le 16 novembre à Paris par le Pew Environnement Group (3è Think Tank US et financeur de Greenpeace), et l’Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI). Pour Rémi Parmentier, conseiller de Pew Environnement, "l’empreinte écologique de l’Union européenne sur la biodiversité marine est comparable, par sa magnitude, à l’empreinte écologique des Etats-Unis sur le climat".

Pour ce qui est de la flotte française, elle a été réduite à 17 thoniers senneurs (dont les filets coulissants peuvent capturer jusqu’à 200 tonnes de poisson en une prise), tandis que la pêche artisanale agonise.

Les écologistes et défenseurs de l’environnement veulent que ces quotas soient réduits considérablement, voire même fassent l’objet d’un moratoire pur et simple sur la pêche du thon rouge et sa commercialisation.

Selon les écologistes la sur-pêche du thon rouge est principalement liée au marché japonais, qui "engloutit 80% du thon rouge pêché en Europe" et pour les ONG de défense de l'environnement, la pêche illégale bat en effet son plein et le système de surveillance n'est pas au point.
“Globalement aujourd’hui il y a encore un vrai problème et de dépassement de quota, et de pêche illégale et de surcapacité. Il y a trop de bateaux pour trop peu de poissons. Il y a eu une baisse des quotas qui est importante depuis plusieurs années mais ce n’est pas encore assez et ça nous semble important d’aller au-delà”, explique François Chartier de Greenpeace.


Relire également le débat (ICI) sur Rue89 le 10/02/2010, entre Alain Fonteneau (I.R.D.). et François Chartier (Greenpeace).

(*) L' Union Internationale pour la Conservation de la Nature et des ses ressources (UICN)Fondée en 1948, rassemble 81 États, 113 organismes publics, plus de 850 organisations non gouvernementales et quelque 10 000 scientifiques et experts de 181 pays au sein d'une alliance mondiale unique.


Article : BB avec Régis Hébert

Sources : AFP, Le Monde, Pew Environment Group, Rue 89, Ministère de l’agriculture, de la Pêche, IFREMER, IRD, 3B Conseils.

mercredi 17 novembre 2010

Ecologie-Energie-Climat-Grenelle.... : quel sera le poids de NKM ?


A chaque remaniement ministériel, il semble qu’il y ait finalement une constante….. : le changement de périmètre du ministère de l’écologie !

Ainsi nous sommes passés en peu d’années du MEDDAT au MEEDDM et aujourd’hui sa nouvelle appellation pourrait être le MEDDTL (ministère de l’écologie du développement durable des transports et du logement). Exit par conséquent le secteur de l’énergie et la référence à la mer.

Ces absences ou changement de tutelle ministérielle - l’énergie passe à Bercy (sous la houlette d'Éric Besson, ministre délégué chargé de l'Industrie, de l'Énergie et de l'Économie numérique) ne sont pas sans interpeller - voire inquiéter - les ONG, lesquelles redoutent un recul du gouvernement sur ses engagements en matière d'environnement, et notamment les énergies renouvelables.

"C'est quelque chose de très préjudiciable qui va rendre le travail de Nathalie Kosciusko-Morizet particulièrement difficile, voire pas possible", déclarait Nicolas Hulot, l'initiateur du Pacte écologique signé par la majorité des candidats lors de l'élection présidentielle de 2007.

Quelles seront les grandes directions du nouveau ministère de l’écologie, celles qui confèrent le vrai pouvoir du ministre. Si Jean-Louis Borloo en avait cinq à sa disposition, pour Nathalie Kosciusko-Morizet qui doit en conserver au moins quatre, la vraie question est de savoir si elle aura dans son giron ou un regard sur la cinquième, « énergie et climat ».

Une décision importante alors que la seizième conférence des parties sur le climat, débutera fin novembre à Cancun, au Mexique. Quelle sera la répartition entre l’Ecologie, l’Industrie (énergie) et le Quai d’Orsay (affaires étrangères) ?

Le Chef de l’Etat dans son intervention télévisée du 16 novembre a indiqué que la ministre dont la « compétence en matière environnementale est totale et a été saluée comme telle"(…) "aura la fixation des prix de l'énergie pour toutes les énergies renouvelables et elle sera associée à toutes les décisions sur l'énergie".

Il reste que la vision du secteur de l'énergie n’est peut-être pas la même vue de l’Ecologie ou de l’Industrie et les intérêts pas toujours convergents. Ce rattachement pourrait-il se traduire par une moindre attention à la nécessité de diminuer les émissions de CO2.

L'autre gros dossier immédiat concerne la mise en œuvre du Grenelle de l'environnement. Les deux lois ont été adoptées, reste à publier les multiples décrets d'application pour bon nombre des 268 engagements de l’Etat (voir engagements du Grenelle 2)
L’un des enjeu du Grenelle est précisément la division par 4 des émissions françaises de gaz à effet de serre d’ici 2050. Cela implique des politiques et des mesures forcement contraignantes dans les bâtiments, les transports et… l’énergie.

Pour retrouver les enjeux du changement climatique, des énergies fossiles et des énergies renouvelables de la mer, de l’aménagement des villes et ports de demain consulter les archives des entretiens Science et Ethique :

- 2009 « L'Heure bleue ; le changement climatique et les énergies de la mer »

- 2010 « ENERGIES, villes et ports de demain »


Article RH 3B Conseils
Sources : AFP / MEDD
Photo Assemblée Nationale

mardi 16 novembre 2010

La 6e édition des Trophées du développement durable en Bretagne

Organisée par la Région Bretagne, l'Etat et l'Ademe, la 6e édition des Trophées du développement durable se tiendra du 1er au 7 avril 2011 dans le cadre de la Semaine du développement durable.

Ces trophées du développement durable sont ouverts aux collectivités, aux associations, aux entreprises et établissements d'enseignement, qui ont mis en place une action innovante dans le domaine du développement durable. Ils sont axés pour l’édition 2011 sur le lien social

Quatre catégories sont ouvertes :
- économique : comment rester économiquement efficace sans que cela nuise à la qualité de vie et la préservation de l'environnement
- sociale : s'ouvrir à la différence, protéger et valoriser le patrimoine culturel...
- environnementale : actions de sensibilisation aux énergies durables, qualité de l'eau, réduction des pollutions...
- gouvernance : respect des principes d'égalité, accès aux savoirs et aux ressources, aménagement équitable et solidaire des territoires...


Les trophées seront décernés du 1er au 7 avril 2011 par un jury régional, à une association, une entreprise, un établissement d’enseignement et une collectivité territoriale dans chacun des quatre départements bretons.
Un trophée spécifique "Vivre ensemble" sera également remis .

Les candidatures peuvent être déposées dès à présent et jusqu'au 5 mars 2011 (17h00)... Renseignements ICI

Voir la liste des lauréats des trophées 2010.


Article RH 3B Conseils
Source : Conseil régional de Bretagne

lundi 15 novembre 2010

La biodiversité littorale à l'Institut océnographique de Paris


C'est dans le cadre des Conférences de l'Institut océanographique de Paris, que le professeur Michel Glémarec, auteur du remarquable ouvrage " La biodiversité du littoral vue par Mathurin Méheut" interviendra le mercredi 17 novembre à 19h30 (grand amphithéâtre - 195, rue Saint-Jacques - Paris Vè - entrée libre). Relire l'article du 17/02/210.

Il y a un siècle, Mathurin Méheut, artiste peintre, avait mis en scène les espèces qu'il voyait sur la côtes de Roscoff avec les conseils de scientifiques de la Station biologique de Roscoff.

Celles-ci sont magnifiquement illustrées par Méheut dans « l’Etude de la mer » publiée en 1913. Cette œuvre remarquable est revisitée, valorisée, parce qu’elle apparaît au grand jour pour illustrer les aspects écologiques de ce qu’est la biodiversité littorale.

Révéler la Biodiversité littorale, c’est d’abord reconnaître les habitats caractéristiques de nos mers à marée en milieu tempéré. Leur définition, dans un cadre scientifique à l’échelle européenne, tient compte des avancées récentes de l’écologie marine.
Ces milieux permettent la cohabitation de nombreuses espèces végétales et animales.

Ainsi, dans son livre (éditions du Télégramme) qui mêle art et science, Michel Glémarec réorganise l'œuvre de Mathurin Méheut pour la présenter par habitat. Les peintures de Méheut présentent les caractéristiques de ces milieux avec les différentes espèces, les couleurs contrastées et les mouvements des algues... Au total 140 dessins, dont 50 planches en couleurs, reproduisant plus de 160 espèces.


Pour Michel Glémarec, la biodiversité se mesure en nombre d'espèces évidemment mais pas seulement. Il est important de les replacer dans leur habitat. Ainsi au moment de la traduction dans les textes français de la Directive européenne Natura 2000, Michel Glémarec a travaillé à la définition, dans un cadre scientifique et à l'échelle européenne, de ces habitats marins.
Ce travail a permis d'identifier par la suite les habitats "fragiles" ou "menacés" et ainsi de pouvoir définir des "zones Natura 2000" au sein desquelles vont être mis en place des plans de gestion.


Michel Glémarec professeur honoraire d'Océanographie biologique à l'Université de Bretagne Occidentale (Brest), est le créateur du laboratoire d'océanographie biologique, associé au CNRS.
Parmi ses nombreuses fonctions et combats, il est notamment intervenu sur les questions écologiques liées aux marées noires. Il fut notamment un des experts dans le procès de l'Amoco devant les tribunaux américains.


Michel Glémarec est également président d'honneur des entretiens Science et Ethique au cours desquels il est intervenu deux fois sur des thématiques autour de la biodiversité littorale :

- en 2005, avec une intervention sur "Les habitats côtiers et les types d'utilisation du littoral : la vision des naturalistes"
.
- en 2006, avec une intervention sur "Vivre contre... ou avec la nature ? selon Robert Barbault".

(photo : Professeurs Michel Ricard et Michel Glémarec aux entretiens 2010)

Il consacre également beaucoup de temps à diffuser son savoir et la culture scientifique auprès des jeunes avec les Journées Science et Éthique découverte, en qualité de président de l'Association pour la Promotion de l'Ethique des Sciences et Technologies pour un Développement Durable (APESTDD).

Article RH 3B Conseils

Sources : Institut océanographie / entretiens Science et Ethique
photo : Christine Naud

vendredi 12 novembre 2010

Voyage au centre de la mer


Marseille (UE France) 12/11/2010 - 3B Conseils - C’est une première en France. Le 18 novembre l’exposition sur « Voyage au centre de la mer » proposée et organisée par le Conseil général des Bouches du Rhône présidé par Jean-Noël Guérini s’ouvre à l’Hôtel du Département à Marseille le 18 novembre prochain jusqu'au 17 décembre. Elle offre une vision générale de ce monde qui reste à découvrir pour l’exploiter durablement.

Des œuvres de deux passionnés de la mer dont les parcours se sont croisés, Henri Germain Delauze, président de la COMEX et Jacques Rougerie, architecte océanographe présentent les technologies qui permettent d’explorer et d’exploiter cet élément qui recouvre 97% de la planète.


L’exposition « Energies de la mer : l’or bleu » conçue par Brigitte Bornemann et Francis Rousseau est « revisitée » avec une nouvelle scénographie destinée aux scolaires et au grand public, un espace jeune public avec la fondation Paul Ricard des Embiez est également proposé. Beaubourg et la Cité de la mer de Cherbourg ont prêté des oeuvres exceptionnelles.

A l'initiative de cette exposition Christine Letellier et la direction de la communication avec le service animations scolaires. Des vidéos ont été réunies par Marie Pierre Cabello. La scénographie est assurée par des Idées au Sud.

Les métiers de la mer seront également évoqués et un CD sera remis aux scolaires lors de la visite de l’exposition. L’Agence des Aires marines protégées, proposera des documents d’information sur les sites et le programme de recherche et de valorisation de ces espaces et de leur biodiversité.

Pour en savoir plus : energiesdelamer.blogspot.com et CG13.org

Article BB
source : CG13 - 3B Conseils

mercredi 10 novembre 2010

Campagne 2010 : " EcoWatt en Bretagne , le bon Geste Energie"


Avec le retour du froid et son corollaire l'augmentation de la demande et de la consommation d’énergies, la question de l’approvisionnement  énergétique de la  Bretagne revient de façon récurrente.

La Bretagne qui est une des régions les plus dépendantes en matière d’énergies,  s’est révélée également être une des plus rétives sur la question nucléaire.
Dès lors la question de l’énergie en Bretagne ne se réduit pas à des préoccupations économiques et techniques. Elle n’est pas non plus une simple affaire d’experts. C’est une véritable question de société touchant à la fois le culturel et l’humain.

Le constat aujourd’hui est édifiant : la Bretagne ne produit que 8 % de l’électricité qu’elle consomme alors que la demande est en constante augmentation. C’est une véritable péninsule électrique. Son approvisionnement repose donc sur des sites des régions voisines.  En période de froid, cela peut entraîner des coupures généralisées sur plusieurs départements bretons.

Si cette question se pose avec acuité, il  lui faut trouver des solutions alternatives pour réduire cette dépendance.
Le lancement du Pacte électrique breton par le conseil régional (relire l'article du 3/11/2010)entend apporter des solutions concrètes à cette question essentielle pour son approvisionnement et son développement.

Ce sujet est régulièrement abordé lors les entretiens Science et Ethique qui entendent année après année faire le point sur les avancées scientifiques et techniques avec la communauté des chercheurs, scientifiques, universitaires, mais aussi les élus, les acteurs  économiques et associatifs et ceux qui veulent s’impliquer dans cette réflexion.

Les entretiens Sciences et Ethique créés par 3B Conseils,  font ainsi depuis plusieurs années, la promotion des énergies renouvelables de la mer.
Pour en savoir plus sur les enjeux énergétiques de la Bretagne retrouvez les débats des 14è entretiens Sciences et Ethique 2010 « Energies, Villes et ports de demain » et les archives des éditions précédentes.


Outre les actions visant à renforcer le réseau de transport d’électricité et à inciter au développement de la capacité de production locale, la maîtrise de la demande en énergie constitue donc  un objectif essentiel pour la région Bretagne.

C’est la raison pour laquelle, depuis le 12 novembre 2008, RTE, la Préfecture de la région Bretagne, le Conseil régional de Bretagne, ERDF et l’ADEME ont décidé de se mobiliser, en lançant, en partenariat, " EcoWatt en Bretagne » une campagne de mobilisation pour une modération de la consommation d’électricité.

La démarche interactive EcoWatt a pour objectif d’inciter les bretons à modérer leur consommation en énergie, en particulier aux périodes de pointe, entre 17h00 et 20 h00, pendant les vagues de froid.

Inscription sur le site internet www.ouest-ecowatt.com

Ce dispositif d’appel à la modération de la consommation d’électricité est donc basé sur la mobilisation citoyenne et l’utilisation des moyens modernes de transmissions rapides pour l’envoi des alertes (mails, SMS notamment).

La campagne 2010/2011 est ouverte depuis le 9 novembre 2010.
Si depuis son lancement en 2008 18 700 personnes se sont d’ores déjà inscrites, les promoteurs de cette initiative citoyenne espèrent arriver à 30 000 adhérents !

L’enjeu est d’importance car Selon une étude la réduction de la consommation liée à la mise en œuvre des « bons gestes énergie », représente l’équivalent de la consommation d’une ville d’environ 4 000 habitants.


Relire également l'article du 4/11/2010 sur les réseaux intelligents en Bretagne.


Enfin, comme nouveauté pour cette campagne 2010, le dispositif Ecowatt met à disposition des collectivités, entreprises et associations bretonnes une charte d'engagement.
Cette charte a d'ores et déjà été signée par la Région Bretagne qui s'engage ainsi à diffuser les bons gestes énergie via la présence d'un amabassadeur EcoWatt en interne et à mettre en œuvre des actions concrètes en période d'alerte. 



Article RH 3B Conseils
Sources : EcoWatt / Région Bretagne / entretiens Science et Ethique

mardi 9 novembre 2010

Conférence "Les aires marines protégées : outils de conservation de la biodiversité et de gestion des pêcheries" 


C'est dans le cadre des rencontres organisées à Océanopolis que Raymond Laë, directeur de recherche à l'IRD - Brest donnera une conférence ouverte au grand public sur le thème "Les aires marines protégées : outils de conservation de la biodiversité et de gestion des pêcheries".


"Le Grenelle de la Mer fixe un objectif ambitieux pour les aires marines protégées : 20 % des eaux sous juridiction française d’ici 2020.

Mais pour quels résultats en termes de conservation de la biodiversité et de gestion des pêcheries ? Ces différents points seront abordés au travers du projet ANR AMPHORE et de quatre sites pilotes situés en Afrique (Parc National du Banc d’Arguin en Mauritanie et Estuaire du Sine Saloum au Sénégal) et en France (Réserve Naturelle des Bouches de Bonifacio et Réserve Naturelle de Port Cros.

En dehors des aspects purement écologiques et halieutiques, les aspects économiques et sociaux ainsi que la gouvernance sont des éléments incontournables pour la définition et la gestion de ces espaces protégés. En effet, il faut replacer les AMP dans le cadre d’une approche intégrée des espaces marins côtiers et littoraux."


La Conférence se déroulera dans l'auditorium Marion Dufresne ce mardi 9 novembre à 20h30.


Pour aller plus loin :

- retrouver l'intervention de Raymond Laë aux entretiens Science et Ethique 2009 sur le thème " le Banc d'Arguin Mauritanie : pourquoi la mise en place d'un observatoire ?" http://www.science-ethique.org/site_ES/programme.php?internum=1269


- retrouver l'intervention de François Gauthiez, directeur adjoint des Aires marines protégées aux entretiens Science et Ethique 2010 sur le thème "Politiques maritimes en Europe : gouvernance, ambitions"


Article RH 3B Conseils
Sources : Océanopolis / Aires marines protégées

lundi 8 novembre 2010

L'éco-conception des ouvrages maritimes en débat à Brest.


Au cœur de la démarche de développement durable, la mise en œuvre d’une politique environnementale afin de contrôler et diminuer l’impact sur l’environnement des activités économiques et des produits doit se faire sur l’intégralité du cycle de vie du produit.

Ainsi, dans de nombreux secteurs industriels, la conception et la fabrication d’éco-produits sont des axes essentiels d’innovation. L’ Objectif est de réduire l’empreinte environnementale, à toutes les phases du cycle de vie, de la construction au démantèlement, en passant par l’exploitation et la maintenance.

Dans cette démarche, on ne se contente plus d’une analyse purement énergétique ou du seul bilan CO2, mais l’action doit porter sur l’ensemble des « dommages » causés à l’environnement, sous toutes ses formes.

Il importe en effet de tracer l’ensemble des matériaux utilisés, répertorier les rejets de toutes sortes et comptabiliser l’ensemble des dépenses énergétiques mises en œuvre à chaque étape du cycle de vie.

Dans cette réflexion globale et dans l’accompagnement de la démarche, le Pôle Mer Bretagne en partenariat avec le Centre d'Etudes Techniques Maritimes Et Fluviales (CETMEF) organise à Chambre de Commerce et d’Industrie de Brest (CCI) le 10 novembre 2010 (15h00 à 17h30), une rencontre-débat sur l'éco-conception des ouvrages maritimes et les mesures de compensation dans les écosystèmes marins.
 
L'objectif est d'avoir un état de l'art et de dégager des besoins d'innovation et l'émergence de projets.

Parmi les questions traitées lors de cette rencontre :

- les mesures compensatoires dans les écosystèmes marins :
1.       Méthode de dimensionnement des projets de compensation pour la restauration écologique et la valorisation des services rendus par la nature (outils et méthodes)
2.       Méthode de chiffrage des services délivrés (suivi et évaluation de la biodiversité)


- l’éco-conception des ouvrages maritimes :
1.       Récifs artificiels : conception de récifs de seconde génération conçus à partir des besoins des espaces locaux intégrés aux paysages sous-marins
2.       Béton biologique marin
3        Eco-conception de pipe-line, émissaires et cables marins : conception d'ouvrages intégrés et bio-actifs pour l'environnement
4.       Eco-conception portuaire et littorale : dimensionnement des ouvrages afin de permettre de valoriser la biodiversité intra-portuaire
5.       Eco-conception d'éoliennes offshore fixes ou flottantes.

 

Renseignements auprès de Gwenaëlle Prigent au 02.98.05.63.17 gwenaelle.prigent@pole-mer-bretagne.com


La conception, l’utilisation et l’élimination des matériels et des armes :

Après trois éditions (2007/2009) organisées à Paris, le cycle de conférences européennes "Défense et Environnement, une nouvelle manière de penser" - créé par 3B Conseils - s'est réuni pour la 1ère fois à Bruxelles.

Cette première conférence européenne Défense et Environnement a ainsi réunie le 5 novembre dernier, un groupe d’experts venant de neuf pays de l'Union euroéenne pour traiter notamment des questions des normes environnementales, de l'éco-conception, et des matériels en fin de vie.

"Les normes environnementales qui se mettent en place au niveau mondial et les nouvelles formes de conflits ont des impacts importants sur la conception, l’utilisation et l’élimination des matériels et des armes en temps d’opérations de maintien de la paix, de conflits armés et de post conflits.

- Quelles sont les adaptations à prévoir pour les ministères de la Défense face au droit européen de l’environnement ?

- Comment éviter les doublons dans les programmes de coopération ?

- Peut-on envisager une coopération entre la Namsa et les pays de l’Union européenne le cadre de l’élimination des armes et matériels en fin de vie ?

- Quel est le surcoût et comment les armées vont le financer dans une économie de crise ?"


Article RH 3B Conseils
Sources : Pôle Mer / 3B Conseils

vendredi 5 novembre 2010

Un rapport sur la mise en oeuvre du Grenelle de l'environnement


Elaboré par un « comité d’évaluation » composé d’anciens présidents de groupes de travail du Grenelle de l’environnement, un rapport visant à « apprécier les résultats observés et les évolutions générées à ce jour grâce à l’application des engagements du Grenelle de l’environnement » a été remis aux ministres concernés le 2 novembre 2010.

Il fait le point, thématique par thématique (énergie et climat, politique des déchets, gestion des risques, biodiversité, gouvernance…), sur le niveau de réalisation des 268 engagements initialement pris en octobre 2007 à l’issue des travaux du Grenelle de l’environnement.

Les auteurs du rapport considèrent que 18% de ces engagements sont déjà réalisés et que 60% sont en cours de réalisation. Cependant beaucoup de ces engagements sont à réalisation encore lointaine (2020 le plus souvent).

Si le ministère de l’écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer (MEEDDM) considère les appréciations du rapport comme positives et prévoit la reconstitution prochaine des groupes de travail pour chercher les moyens de débloquer les dossiers encore à l’arrêt, du côté associatif, le bilan est plus mitigé….

En plus de la mise en doute de l’indépendance de cette évaluation (*) et du regret que les associations n’aient pas été associées à son établissement, certains acteurs associatifs et ONG croient déceler dans les deux lois votées pour l’application du Grenelle (lois du 3 août 2009 et du 12 juillet 2010) un « rabotage » progressif des engagements souscrits. Le fait que plus de 200 décrets d’application doivent encore être pris et appliqués est aussi souvent souligné avec inquiétude.



* Ce rapport a été commandé et financé le MEEDDM, après appel d’offre, au cabinet de conseil Ernst & Young qui a assuré la coordination des travaux.

Article RH 3B Conseils
Sources : MEEDDM / Documentation française
Crédits photo : Laurent Mignaux / MEEDDM

jeudi 4 novembre 2010

Les réseaux intelligents en Bretagne


Nous évoquions ici hier les actions entreprises par la Région Bretagne au travers de son « pacte électrique breton » en faveur des économies d'énergie et de production durable pour sécuriser le réseau breton.

Parmi les axes développés, nous revenons aujourd'hui sur le projet d'économies d'énergie auprès des particuliers.

Ainsi la Région Bretagne et des collectivités bretonnes avec RTE des expérimentations sont menées dans le domaine de "l'ajustement diffus localisé", c'est-à-dire la mise en place, chez les particuliers, de boîtiers permettant de couper à distance des appareils de chauffage électriques en période de pointe hivernale, afin de lisser la consommation et d’éviter les délestages. Sur ce secteurs d'activité deux opérateurs sont en pointe EDF et Voltalis.

C'est RTE (Réseau de transport de l'électricité) qui assure le suivi des expérimentations notamment celle menée sur le pays de Saint-Brieuc, zone particulièrement fragile qui fait figure de pilote en matière de maîtrise de la consommation d'électricité, à travers l'opération Vir'Volt.

Ces dispositifs d'effacement répondent aux priorités que la Région et les collectivités se sont fixées en matière de maîtrise des consommations, en apportant concrètement une réponse, parmi d'autres, pour sécuriser l'approvisionnement en électricité de la Bretagne.

Pour que ces premières expérimentations puissent donner des résultats tangibles, les collectivités (Rennes Métropole, Brest Métropole Océane, le Conseil général du Morbihan...) se sont engagées à mobiliser, sur leurs territoires, bailleurs sociaux et foyers volontaires afin que les opérateurs puissent, de manière concentrée, installer leurs boîtiers dans les meilleurs délais.

Un premier pas vers les smarts grids

Le principe de l'effacement diffus consiste à diminuer la consommation sur le réseau aux heures de pointe (le matin et entre 17h et 20h) et à compenser ainsi les déséquilibres entre demande et approvisionnement. Lors de ces pics, les opérateurs, avertis par RTE, déclenchent à distance, chez les consommateurs équipés gratuitement de boîtiers, la coupure des appareils de chauffage, pour une durée limitée qui passe inaperçue (entre 15 et 30 mn).

Au-delà des économies réalisées, ces tests grandeur nature permettront de mieux connaître les consommations individuelles des foyers et d'évaluer l'acceptation du dispositif, celui-ci ne devant, en aucun cas, impacter le confort quotidien des particuliers volontaires.

Cette expérimentation est un premier pas vers les réseaux intelligents, dits « smarts grids » (nouvel internet de l'électricité).


Article RH - 3B Conseils

Sources : Région Bretagne

mercredi 3 novembre 2010

Le Pacte électrique breton



La question de l’approvisionnement énergétique de la Bretagne réapparaît d’une manière récurrente chaque année avec l’arrivée des premiers froids et nul ne peut plus vivre comme si les ressources en énergies fossiles - pétrole et gaz - étaient infinies.

La production régionale est faible et ne couvre que 8 % des besoins énergétiques. Située en bout de « ligne » les menaces de délestage lors de périodes de surconsommation électrique sont réelles.

La Conférence bretonne de l’énergie - instance de concertation regroupant la plupart des acteurs publics - a été réunie pour la première fois au début de l'année 2010 sous l’égide de l’Etat et de la Région Bretagne.

Lors de sa réunion du 6 juillet dernier le Préfet de Région et le Président du Conseil régional ont proposé à l’ensemble des partenaires d’entrer dans une démarche opérationnelle d’élaboration d’un Pacte électrique breton autour de trois axes indissociables que sont :
_ la maîtrise de la demande en électricité,
_ le renforcement du développement des énergies renouvelables,
_ la sécurisation de l’alimentation électrique.


Lors de sa session des 21 et 22 octobre 2010 le Conseil régional de Bretagne a adopté son « pacte électrique breton » : un programme d'économies d'énergie et de production durable pour sécuriser le réseau breton que le président Le Drian appelle aussi le « triskell breton ».
Ce « triskell » c’est :
- un projet d'économies d'énergie en particulier auprès des particuliers ;
- un programme de développement des énergies renouvelables (solaire, éolien sur terre, et en mer) ;
- la construction d'une centrale thermique au gaz près de Brest, d'une puissance de 450 mégawatts.

Ce denier volet du Pacte électrique breton fait débat !


Pour ce qui concerne la maîtrise de la demande en électricité - MDE, un groupe de travail d’experts a élaboré des propositions à partir de deux contributions principales :
- d’une part, les perspectives d’évolution de la consommation électrique et les scénarii de MDE retenus par Réseau de Transport d’Electricité (RTE),
- d’autre part, les perspectives de déploiement à une échelle régionale des différentes actions menées dans le cadre de l’opération expérimentale « Vir’Volt » conduite sur le pays de Saint Brieuc.

Le scénario de « MDE renforcée », a retenu lequel conduit à une économie de consommation de 950 GWh à l’échéance 2015, et de 1200 GWh à l’échéance 2020 par rapport au scénario de référence. Cette économie correspond à une division par 2, puis par 3, aux échéances respectives de 2015 et 2020, du taux actuel d’augmentation de la consommation bretonne d’électricité.

Pour atteindre ces objectifs, il est proposé dans le projet de pacte plusieurs types d’actions :
_ l’engagement des filières professionnelles (bâtiment, agroalimentaire, industrie, …)
_ la sensibilisation aux modes de chauffage alternatifs à l’électrique, notamment pour la construction neuve
_ l’effacement diffus de la consommation
_ la rénovation thermique des logements
_ l’amélioration de la performance énergétique des bâtiments d’élevage
_ le déploiement des Certificats d’économie d’énergie par sollicitation des obligés (énergéticiens, distributeurs de carburant…) pour des engagements sur des actions ayant un impact sur la consommation d’électricité
_ la sollicitation d’acteurs économiques non-obligés (entreprises ou réseaux d’entreprises fortement implantés dans les territoires…)
_ le lancement d’appels à projets « économies d’énergie » spécifiques à la Bretagne



S’agissant du «développement des énergies renouvelables – EnR- », le groupe d’experts s’est attaché à identifier les perspectives de déploiement des énergies renouvelables aux horizons 2012, 2015 et 2020.
Découlanr de ces propositions, la Conférence bretonne de l’énergie du 24 septembre 2010 propose de retenir un objectif de puissance installée de production d’énergie renouvelable de 3 600 MW à l’horizon 2020, correspondant à une production globale d’électricité de 8 800 GWh.

La part d’électricité produite à partir d’énergies renouvelables par rapport à la consommation bretonne passerait ainsi de 7 % (référence 2009) à 34 % en 2020. Il convient de noter que l’énergie éolienne –terrestre et offshore- en constitue la part essentielle, avec un objectif de 1.800 MW pour l’éolien terrestre, qui correspond à un doublement de la production actuelle, et un objectif de 1.000 MW pour l’éolien offshore, incluant l’éolien posé et les premier parcs éolien flottant. Ces objectifs sont certes ambitieux mais néanmoins atteignables et se doivent d’être à la hauteur des enjeux.

Pour atteindre ces objectifs, la Région Bretagne propose d’inscrire également dans le Pacte un certain nombre d’actions opérationnelles permettant d’atteinte des objectifs ambitieux, dans un contexte ou l’acceptabilité sociale est souvent source de difficultés pour l’implantation des projets.
Il s’agit notamment :
_ de planifier le développement des énergies renouvelables conformément au Grenelle de l’environnement :
· en élaborant le schéma des EnR en Bretagne
· en accompagnant les projets territoriaux
· en facilitant l’acceptabilité des projets sur les territoires
· en fluidifiant les procédures administratives


_ d’adapter à la spécificité bretonne les procédures nationales telles que:
· l’appel d’offres « Biomasse 4 » de la CRE
· l’appel d’offres « éolien en mer »
· l’appel à projets « méthanisation » de l’ADEME


_ d’accompagner les porteurs à l’aide du fonds d’investissement dédié que le Conseil régional a initié en 2009.


Le troisième axe du Pacte concerne la sécurisation de l’alimentation électrique, avec deux éléments complémentaires à prendre en compte que sont la sécurisation du réseau de transport et le besoin d’assurer un niveau de sûreté de production d’électricité à tout instant.

Le groupe de travail de la Conférence bretonne de l’énergie a d’abord pris acte des travaux des groupes « MDE » et « EnR » et a considéré que si le scénario MDE renforcée permet d’infléchir la courbe d’augmentation de la consommation, celui reste malgré tout à un niveau élevé.

Par ailleurs le groupe estime que le développement des EnR devrait permettre de couvrir un tiers environ de la consommation d’électricité à l’horizon 2020. La multiplication progressive des sources de production permet de prendre en compte une partie de cette production, mais dans des limites relativement restreintes. Le développement de moyens de productions délocalisées, telles que la cogénération, a été abordé comme des réponses possibles a des besoins complémentaires en semi base ou en pointe. Les mécanismes d’effacement diffus de la consommation ont également été intégrés dans la réflexion et pour l’analyse des différents scénarios.

Pour autant, toutes ces solutions dont la mise en œuvre est à décliner sur plusieurs années ne permettront pas selon les experts de la Conférence bretonne d’assurer un niveau de sécurité suffisant pour faire face à l’augmentation des besoins en consommation, notamment en période de pointe.

C’est donc sur la base de cette analyse, que le Pacte propose d’inscrire diverses mesures comme :
_ le développement d’un réseau intelligent et du stockage (Recherche & Développement) relire l'article du blog du 5 févier 2010

_ la mise en place d’un moyen de production complémentaire, de type « cycle combiné gaz », d’environ 450 MW, pour un appoint de production locale permettant de soutenir le réseau, avec une implantation optimale le plus à l’ouest possible de la Bretagne.

Cette dernière option de centrale à gaz dans la périphérie brestoise fait l’objet d’un débat chez les élus régionaux.

Pour en savoir plus sur les enjeux énergétiques de la Bretagne retrouvez les débats des 14è entretiens Sciences et Ethique 2010 « Energies, Villes et ports de demain » et les archives des éditions précédentes.

Article RH 3B Conseils
Sources Région Bretagne / entretiens Science et Ethique