lundi 31 janvier 2011

Marine Knowledge 2020 : mieux comprendre nos océans


L'initiative Marine Knowledge 2020, portée par la Commission européenne , vise à créer les conditions pour améliorer la connaissance des mers en Europe. La "création de la connaissance" du milieu marin commence en effet par la collecte de données marines, qui sont ensuite assemblées, analysées afin de créer de l'information et des connaissances communes puis par leur mise disposition pour le plus grand nombre.

Dans une récente communication au Parlement européen, la Commission indiquait que Les États membres collectent déjà des données importantes et, dans certains cas, sont légalement tenus de le faire.

En accord avec l'Union européenne et sa stratégie économique pour 2020, l'initiative Marine Knowledge 2020 constitue désormais l'un des trois objectifs transversaux de la politique maritime intégrée de l'UE.
L'initiative entend répondre aux besoins des différentes parties pour une approche coordonnée et décrire un plan d'action à développer - et/ou à renforcer - au niveau des mesures politiques de l'Union afin de parvenir à l'objectif global.

Trois objectifs principaux sont proposés :

- Réduire les coûts d'exploitation et les retards pour ceux qui utilisent les données marines ;
- Intensification de la concurrence et l'innovation parmi les utilisateurs et les ré-utilisateurs de données marines en fournissant un accès plus large à la qualité vérifiée, rapidement disponibles cohérente des données marines ;
- Réduire l'incertitude dans la connaissance des océans et des mers et ainsi fournir une base plus solide pour la gestion des changements à venir.


En effet, les évolutions en matière d'intensité de la pêche d'activités côtières, de pratiques de navigation, d'infrastructures énergétiques offshores et de hausse des gaz à effet de serre, provoquent toutes des changements dans les eaux de l'Union européenne.

L'ensemble de ces facteurs affectent en effet les rythmes et les cycles naturels du monde marin. Les mouvements océaniques étant la première cause de la rigueur ou de la douceur des saisons en Europe, les conséquences de ces changements se font également sentir à l'intérieur des terres.



Marine Knowledge 2020 devrait par conséquent aider les scientifiques à comprendre ces changements, à prévoir les évolutions et à surveiller le comportement des mers et océans. Elle a pour objectif de réduire les coûts d'exploitation pour ceux qui utilisent des données de qualités.

Rappelons que la Directive-cadre " La stratégie pour le milieux marin» (Directive 2008/56/EC 10 Directive - 2008/56/CE) oblige les États membres à «établir et mettre en œuvre des programmes coordonnés de surveillance pour l'évaluation continue de l'état écologique de leurs eaux marines qui nécessite une collaboration par-delà des frontières et entre les disciplines. » Or selon les instances européennes et l'expérience acquise jusqu'ici le partage des données entre les différents secteurs intéressés et entre les États membres ne se déroule pas de manière uniforme, efficace ou rapide.

De plus la Directive INSPIRE (2007/2/CE) oblige les États membres à adopter des mesures pour le partage des connaissances et services de données entre les autorités publiques aux fins de missions de service public et d’information sur l'environnement, en les obligeant à divulguer ces données lorsque la demande en est faite.

Pour autant si les directives instaurent le cadre juridique nécessaire à une meilleure utilisation des données marines et, dans le cas d'INSPIRE, des normes communes. Mais ils ne sont pas suffisantes en soi. Ils ne s'appliquent pas nécessairement à tous les organismes détenteurs de ces données - institutions universitaires et scientifiques – et ne règlent pas toujours la question des droits de la propriété intellectuelle.

Relire également l'article du blog du 20/12/2010 sur le pogramme Esonet : des observatoires permanents au fond des océans pour surveiller la mer en temps réel.

Pour aller plus loin relire également les articles consacrés :
- à la protection de environnement côtier et marin en Europe ( Accord de Bonn) du 25/11/2010
- à l'action d'OSPAR avec mise en place d'un réseau d'Aires marines protégées en haute mer du 29/09/2010, sur le sommet d'OSPAR du 10/06/2010 et du 20/04/2010 et sur le "bon état écologique" du 15/02/2010

Retrouver également sur ces questions les archives des entretiens Science et Ethique

Article RH 3B Conseils
Source; commission européenne.


vendredi 28 janvier 2011

Collecte des données océanographiques : les plaisanciers participeront avec le projet CANOE


La connaissance des océans reste une entreprise de longue haleine et coûteuse. Dès lors la multiplication des moyens de collecte des données océanographiques faisant appel à des initiatives innovantes, moins onéreuses et permettant d'aller dans des zones plus rarement étudiées mérite une attention particulière.

S’il existe actuellement deux manières de "mesurer" les mers (bouées flottantes ou dérivantes et bateaux de servitudes munis de pompes hydrauliques), le coût de leur installation et leur couverture, correspondant souvent à des routes commerciales, constituent des obstacles à la connaissance océanographique très large.

C’est donc dans l’optique d’une meilleure connaissance océanographique que le concept CANOE a été initié lors du Salon Nautique de Paris 2009, au cours d’une rencontre entre Jean-Claude Le Bleis, dirigeant de NKE (société basée à Hennebont dans le Morbihan) et Patrick Farcy, de l’Ifremer.

Le projet CANOE qui a été labelisé par le Pôle Mer Bretagne vise à faire appel aux plaisanciers et à utiliser leurs voiliers pour collecter des données sur les différents océans, et particulièrement dans des zones jusqu’ici peu échantillonnées comme la ceinture Antarctique, ou des trajets transocéaniques hors routes commerciales.
(Relire également l'article du blog du 13/07/2010 " Des capteurs sur les navires marchands pour comprendre le rôle des océans sur le climat ?").

Les mesures de température et de salinité seront réalisées et transmises grâce à des capteurs miniaturisés de haute précision intégrés dans les passes coques des voiliers. A plus long terme, des systèmes de capteurs plus évolués pourraient mesurer aussi la fluorescence, l’oxygène et le CO2 dissous.

Le caractère innovant du projet tient, d’une part, à la miniaturisation de capteurs fiables qui ne perturberont pas le fonctionnement normal du voilier et, d’autre part, au mode de fonctionnement du réseau, basé sur le volontariat et la coopération de plaisanciers. L’équipement des voiliers sera pris en charge par les scientifiques qui limiteront ainsi l’utilisation de navires spécialisés, coûteux en exploitation et limités en nombre.

Les séries de données ainsi constituées pourront être utilisées par de nombreux acteurs scientifiques nationaux et internationaux en océanographie pour des études scientifiques et climatiques. Une extension aux différents pays maritimes européens est prévue au travers du programme Européen Jéricho, qui vise à labelliser des systèmes de collecte utilisables par plusieurs pays côtiers européens (Irlande, Grande Bretagne, Allemagne).

L’enjeu, notamment pour la France, acteur majeur pour l’analyse des océans qui doit conforter son avance, est de multiplier le nombre de points de mesure sur les océans afin d’alimenter les modèles de prévision scientifiques et météo.

Les partenaires du projet sont :

Pour les entreprises :
- NKE, PME de conception et de fabrication d’instruments scientifiques pour l’analyse en temps réel de la qualité de l’eau de mer et fabricant d’instruments de pilotage électroniques pour la plaisance, porteur du projet,
- le Chantier Structure, chantier de construction de voiliers de marque POGO orientés course et régate, Combrit (29),
- Grand Large Yachting, spécialiste européen du bateau de grand voyage sous les marques Allures et Outremer, Tourlaville (50)

Pour le centre de recherche :
- l’Ifremer de Brest.



Pour aller plus loin sur les programmes de surveillance des océans relire les articles parus dans ce blog. Notamment les articles du 20/12/2010 du 02/08/2010 du 13/07/2010.


Par ailleurs vous retrouverez dans les archives des entretiens Science et Ethique un grand nombre d'informations, d'interventions et vidéos sur les avancées scientifiques dans le domaine de la mer.

Parmi ces archives, rappelons que les entretiens Science et Ethique 2009 « l’Heure bleue : le changement climatique et les énergies de la mer » ont traité des questions liées aux conséquences du changement climatique sur les océans.


Nous vous invitons à retrouver quelques des interventions sur ce sujet :

- « Management du projet européen sur les conséquences du changement climatique : l'acidification des océans », par Lina Hansson, project manager du projet EPOCA (European Project on Ocean Acidifacation - Laboratoire d'océanographie de Villefranche sur Mer en partenariat avec Roscoff, l'IPEV...) ICI

- « Le rôle tampon de l’océan dans l’absorption du CO2 et conséquences dans le cadre du changement climatique", par Sabrina Speich, (Italie) chercheur au Laboratoire de Physique des Océans, LPO-IUEM-UBO ICI




Article RH 3B Conseils
Sources : NKE / Pôle Mer / Télégramme

jeudi 27 janvier 2011

La Bretagne crée l'événement : Une marque de territoire pour toute la Région


L’attractivité de la Bretagne, sa capacité à rayonner au niveau national et international et à attirer touristes, investisseurs, actifs… est un enjeu stratégique majeur pour le développement de la région.

Première Région française à s'engager dans cette démarche nouvelle, la Bretagne lance sa marque de territoire cette semaine ! Une marque à partager avec tous les acteurs des entreprises, des arts, de la recherche, de l'enseignement ou encore du sport qui souhaitent se référer au territoire breton et à ses valeurs sur la scène nationale et internationale.

L’objectif est donc de donner de la Bretagne une image de plus grande diversité et d’innovation. La solution ? S’appuyer sur une marque partagée que les entreprises, les associations, les acteurs publics… pourront utiliser pour faire référence à la Bretagne dans leur communication.

Avec la création d’une marque de territoire, la Bretagne (plus de 3 millions d'habitants) veut enrichir, rajeunir et dynamiser son image pour accroître sa puissance d’attractivité en Europe et dans le monde. « Dans un contexte mondial de concurrence entre territoires, l’image des régions est déterminante », assure Jean-Yves Le Drian, président du Conseil régional de Bretagne. « Si la Bretagne bénéficie d’une notoriété et d’un fort capital sympathie, elle doit encore gagner en puissance de séduction, notamment auprès de secteurs économiques d’avenir qui n’associent pas encore Bretagne et performance ».

La Bretagne a choisi une stratégie d’attractivité globale qui intègre toutes ses forces, à la fois économiques, touristiques, culturelles, associatives ou institutionnelles. Portée conjointement par le Conseil régional, l’Agence économique de Bretagne et le Comité régional du tourisme, elle s’appuie sur une marque partagée : chacun pourra se l’approprier, à sa manière, pour se faire connaître et promouvoir ses intérêts et ses activités.

D’autres territoires, villes ou agglomérations européennes ont déjà adopté le marketing territorial. Mais c’est la première fois qu’une région française s'engage dans cette démarche d’attractivité globale en y associant des partenaires publics et privés de tous horizons. La démarche est ouverte : tous les acteurs souhaitant se référer au territoire breton et à ses valeurs dans leur communication, pour faire connaître leurs activités, sont invités à s'approprier la marque Bretagne !

Pour en savoir plus : Suivez le lancement de la marque !



La soirée de lancement sera retransmise :
- en direct sur Tébéo, TV Rennes et Ty Télé (le jeudi 27 janvier à partir de 19h40)
- en différé sur TVR35 (jeudi à 22h40, samedi à 20h30, dimanche à 15h00), Tébéo (jeudi à 00h30, vendredi : 15h, samedi à 8h30 et 00h00, dimanche à 07h30 et 21h30), Ty télé (jeudi à 21h35, vendredi à 16h30, samedi à 19h30, dimanche à 20h30)

A partir du 28 janvier sur le site de marque-bretagne
Pour tout savoir sur la marque Bretagne, son utilisation, la procédure pour devenir partenaire, etc. L’Agence économique de Bretagne, en charge de la stratégie d’attractivité du territoire, assure la gestion de la marque Bretagne.

Sources : Région Bretagne / Agence économique de Bretagne
Illustration Eric Giriat pour la Région Bretagne

mercredi 26 janvier 2011

Autour des entretiens Science et Ethique : rencontre « De grands défis mathématiques d’Euclide à Condorcet »


Avant les entretiens Science et Ethique 2011
à Océanopolis à Brest



Dans le cadre de la préparation des entretiens Science et Ethique 2011 (*), une 2nde rencontre (**) est organisée à la Librairie Dialogues, le Vendredi 28 janvier 2011 - 18h00 à 19h30, en partenariat avec la Librairie Dialogues à Brest.

Les entretiens Science et Ethique / 3B Conseils et la Librairie Dialogues s’associent pour une conférence-débat, autour de la redécouverte de la genèse des mathématiques en recevant Evelyne BARBIN de l' Université de Nantes.

Des idées les plus abstraites aux applications les plus concrètes, depuis l’Antiquité jusqu’aux tout récents logiciels de dessin vectoriel, comment redécouvrir la genèse des mathématiques ? ... à la lumière de l’histoire.

Professeur d’épistémologie, histoire des sciences et des techniques à l’université de Nantes. Elle est membre du Centre François Viète et de l’IREM des Pays de la Loire, et elle est co-responsable de la commission inter-IREM Épistémologie et histoire des mathématiques. Elle est actuellement présidente de l’International Group on the Relations between History and Pedagogy of Mathematics (HPM). Elle mène des recherches sur l’histoire de la démonstration mathématique, ainsi que sur les relations entre l'histoire et l’enseignement des mathématiques. Elle est responsable du master Histoire des Sciences et des Techniques de Nantes.

Évelyne BARBIN (***) a dirigé la rédaction du livre « De grands défis mathématiques d’Euclide à Condorcet » (éditions Vuibert).

« Du collège à l'enseignement supérieur, comment s'émerveiller devant les problèmes que nous posent les mathématiques ? Il suffirait que la dimension historique soit enfin introduite dans leur enseignement.
C'est pourquoi les exemples dont le livre « De grands défis mathématiques » est composé ont tous pour point de départ un problème historique précis. Situés chaque fois dans leur contexte scientifique et culturel d'origine, ces problèmes toucheront à l'arpentage, la navigation, la typographie, les jeux de dés, mais aussi à l'inscription d'un carré dans un triangle ou encore aux calculs graphiques.

L’occasion nous est donc offerte d'observer les mathématiques en des lieux éloignés ou à des époques très différentes et de lire Euclide, Al-Khwarizmi («l'inventeur» de l'algorithmique), Leibniz, Euler ou encore le Marquis de Condorcet - sans oublier près de nous Pierre Bézier, avec ses courbes désormais célèbres. »

Cette rencontre est organisée dans le cadre des entretiens Science et Ethique 2011 avec la participation de Bruno WIRTZ, maître de conférences à l’Université de Bretagne Occidentale qui avait participé aux entretiens Science et Ethique 2010 (voir l'intervention de Bruno Wirtz aux entretiens 2010) et Brigitte BORNEMANN, déléguée générale.





Contact : Librairie Dialogues 02 98 44 32 01


(*) Les entretiens Science et Ethique 2011 fêtent cette année leurs 15 ans d'existence . Il se tiendront à Océanopolis - Brest les 17 et 18 novembre prochains.

(**) la 1ère rencontre s'est tenue le 18 janvier à Dialogues et au Cinéma les Studios autour de Jérôme Prieur écrivain et cinéaste, auteur de "Le Mur de l'Atlantique , un monument de la Collaboration" voir article du blog.

(***) Evelyne BARBIN est l’auteur et/ou a dirigé plusieurs ouvrages dont : « La révolution mathématique du XVIIè siècle » (Ellipses) – « Sciences & Arts : représentation du corps et matériaux de l’Art » (UBO) – « Histoire et enseignement des mathématiques : rigueurs, erreurs raisonnements » (inter-IREM) - «François Viète, un mathématicien sous la Renaissance » ( Vuibert) – « Si le nombre m’était conté » (Ellipses) – «Les philosophes et les mathématiques » (Ellipses) – « Enseigner les mathématiques en collèges et lycées » (CRDP Créteil).

Article RH 3B Conseils
Sources : Vuibert / Librairie Dialogues

mardi 25 janvier 2011

Les éoliennes offshore pourraient émerger

Saint Nazaire (France-UE) - 25/01/2011 - 3B Conseils - Les Chantiers STX reçoivent pour la deuxième fois consécutive le Président de la République en 6 mois. Nicolas Sarkozy paraphe officiellement avec Igor Setchine, vice-Premier ministre russe, l'accord entre la France et la Fédération de Russie afin de réaliser deux bâtiments de projection et de commandement (BPC) de classe Mistral, combinant plusieurs fonctions dont celle de porte-hélicoptères.

Bonne nouvelle, c'est aussi à cette occasion d'après les différents bruits que la date de l'appel d'offre pour les éoliennes offshore (3GW) devrait être enfin annoncée. Pour en savoir plus lire les blogs énergies de la mer et défense et environnement.

Article : BB

Sources : Palais de l'Élysée, STX, Ouest France, Le Télégramme

lundi 24 janvier 2011

Vagues d’échanges sur le littoral : « Gestion des pêches, vers une privatisation des ressources halieutiques ? »

Pour clore la septième édition des « Vagues d’échanges sur le littoral », organisée par les étudiants du Master Expertise et Gestion de l’Environnement Littoral (EGEL) de l’Institut Universitaire Européen de la Mer (IUEM) de Brest, les organisateurs tenteront d’apporter des éléments de réponses et de réflexion sur la « Gestion des pêches, vers une privatisation des ressources halieutiques ? ».

En effet chaque année les étudiants du Master Sciences de la Mer et du Littoral organisent une série de conférences, ouvertes au public, et se penchent sur des questions d’actualité liées à la mer.

Après les deux conférences de ce mois de janvier portant sur le thème "Tempête sur les côtes françaises : faut-il lutter ou fuir ?" (11 janvier) puis "Energies renouvelables marines : solutions ou illusions ?" (18 janvier), cette troisième table du le mardi 25 janvier 2011 à 20h - Faculté des lettres Victor Ségalen (Amphi 1) à l’ UBO - s’intéressera donc à un secteur essentiel de l’économie régional : la pèche

Les thématiques abordées seront :
- L'éventuelle mise en place de « droits de pêche » (Quotas Individuels Transférables) définissant des quantités de ressources marines vendables ou échangeables à prélever par pêcheur au sein d’un stock défini. - La réforme des politiques de gestion des pêcheries.
- Les conséquences économiques et sociales sur les pratiques de pêche bretonnes
- Le rôle de l'État, des collectivités territoriales et des partenaires sociaux (comité des pêches, particuliers, ONG).

Les intervenants qui participent sont :
-Mme. Scarlette Le Corre, algocultrice, le Guilvinec
-M. Romain Vergé, ligneur de bar, Ouessant
-M. Yannick Hemeury, président du comité local des pêches de Paimpol
-M. Alain le Sann, président de l’association Pêche et Développement
-M. Benoît le Floc’h, économiste, UBO
-M Francis Kletzel, inspecteur général des Affaires Maritimes DDTM 29.


Ces questions liées à la pêche (gestion de la filière, ressources halieutiques, gestion durable des espèces, biodiversité du littoral, PCP, conflits d'usages, avancées scientifiques et techniques) sont autant de sujets traités années après années lors des entretiens Science et Ethique.
Pour aller plus loin vous pouvez vous référer aux archives des entretiens et retrouver l'ensemble des interventions des acteurs de la filière de la pêche et les débats en vidéos.


Il est également à noter que, aux termes de la Loi de modernisation de l'agriculture et la pêche, l’organisation de la filière va rencontrer de profonds changements avec la suppression des comités locaux des pêches .

Il s’agit d’un des aspects essentiels prévu par la Loi et doit entrer en vigueur au plus tard le 27 janvier 2012.
Cette réforme de la filière qui entrera en application dans un an, prévoit en effet que les comités locaux seront fondus dans de futurs comités départementaux - à la condition qu'une large majorité des personnes concernées y soient favorables -.

Douze mois pour se mettre d'accord sur cette réorganisation département par département ou, à défaut, ils seront rattachés d'office au comité régional. Quant aux élections représentatives pour ces comités départementaux elles pourront se faire dès 15 mai 2011 avec une date butoir fixée au 28 janvier 2012.

Actuellement en Finistère ce ne sont pas moins de cinq comités locaux qui vont devoir s’entendre : Nord-Finistère, Douarnenez, Audierne, Le Guilvinec et Concarneau. Deux dans Dans le Morbihan comme dans les Côtes-d'Armor ils ne sont que deux et l’Ille-et-Vilaine, un seul à Saint-Malo.


Article RH 3B Conseils
Sources : IUEM/Télégramme

vendredi 21 janvier 2011

Grand emprunt : des projets bretons d'équipements de recherche scientifique financés



Parmi les projets d'équipements de recherche scientifique dits "d'excellence" qui vont bénéficier des financements dévolus au Grand emprunt des projets bretons et ligériens viennent d'être retenus.

Sur les 52 projets nationaux vont se répartir des dotations d’Etat d’un montant total de 340 millions d'euros notons les quatre projets pilotés depuis l’Ouest :

- Naos porté par l'Ifremer, et pour lequel l'Université européenne de Bretagne (UEB) et l’Université de Bretagne Occidentale (UBO) sont, directement associés.
L’objectif du projet est de renforcer avec Naos la contribution française au réseau international Argo : 3.000 flotteurs profileurs répartis sur l’ensemble de la planète et qui mesurent la température et la salinité de la surface de l’océan jusqu’à 2.000 m de profondeur.
Naos se voit doter d'une subvention de 8 millions d'euros.

- Iaoos : le Laboratoire d'océanographie et du climat, le CNRS, l'université Lille 1 et l'Institut polaire Paul-Emile Victor (IPEV) à Brest participent à ce projet qui a pour objectif l’installation de quinze plateformes flottantes dans l’océan Arctique. L’objectif est d’y faire un suivi, avec transmission en temps réel, des caractéristiques physiques en profondeur de l’océan et de l’atmosphère, afin d’établir un bilan radiatif. Il est prévu que l’ensemble du dispositif fonctionne pendant au moins sept ans.
Iaoos se voit doter d'une subvention de 5,3 millions d'euros.

- Robotex : le projet, auquel Rennes et Nantes sont associées, propose la création d’un réseau national composé de quinze laboratoires structurant la robotique autour de la robotique humanoïde, la robotique médicale, la robotique mobile, la micro et la nanorobotique, ainsi que la robotique de production.
Robotex se voit doter d'une subvention de 10,5 millions d'euros.

- Xyloforest : le projet vise à constituer une plateforme de recherche multidisciplinaire s’intéressant à la question des ressources forestières dans tous ses aspects : écologie des plantations forestières, chimie du bois… Nantes y est associée.
Xyloforest se voit doter d'une subvention de 10,2 millions d'euros.

Relire également l'article du blog du 18/01/2011 : "Enseignement supérieur : 51 établissements de l'Ouest s'unissent pour le Grand emprunt".

Pour aller plus loin, relire notamment les articles du blog sur le grand emprunt du 20/09/2010, 29/07/2010, 21/07/2010, 15/07/2010, 21/04/2010


Article RH 3B Conseils
Sources : Emprunt national 2010/ Télégramme

jeudi 20 janvier 2011

L'état du monde à Tunis et Géopolitiques à Brest


De Tunis à Brest - 20/01/2011 - 3B Conseils - Est-ce que la Tunisie va troubler l'organisation politique des pays du Maghreb et du Machrek ? Quelle influence l'après Ben Ali aura sur les politiques de ses voisins... c'est une série de question qui sera traitée par France Culture qui déplace son antenne durant 24h à Tunis le 21 janvier à partir de 6h du matin. C'est une bonne préparation au Colloque des 5èmes Géopolitiques de Brest qui se tient les 27 et 28 janvier prochains pour la 5ème année consécutive.

Le programme naturellement a été établi avant les événements "de la révolution dite du jasmin" dont le terme est contesté....
La présentation des Géopolitiques évoque les membres du G8 qui disposent encore aujourd'hui d'une grande partie de la puissance économique et financière alors que les pays émergents comme le Brésil, l'Inde ou la Chine sont progressivement associés dans le nouveau cadre du G20.
La question posée est :
Quelles seront les puissances de demain ?
Quels seront les facteurs déterminants pour l'exercice de la puissance ?
Existera-t-il à l'avenir un décalage entre l'exercice de la puissance sur terre et sur mer, dans les airs et l'espace ?
Les puissances de demain sauront-elles cohabiter ? Trouveront-elles des modalités nouvelles d'association ? Pourront-elles rayonner sans menacer la paix ?
et l'on devra certainement ajouter celle du rôle de l'Afrique du Nord alors que les réserves de gaz et de pétrole pour une partie d'entre elles y sont situées.

Le programme
Jeudi 27 janvier 2011 de 14h à 17h30

Zaki Laidi Professeur à Sciences-Po Paris, "Le monde selon Obama"
Pascal Boniface Directeur de l'Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS), "L'Etat du monde et les changements structurels des rapports de puissance"
Isabelle Facon Maître de conférences à l'École polytechnique "Puissance russe, déclin, recomposition, redéfinition ?"
Martin Motte Maître de conférences à l'Université Paris IV-Sorbonne "La puissance navale"

Vendredi 28 janvier 2011 de 9h à 17h30
Bernard Bruneteau Professeur en sciences politiques à l'Université Rennes 1 "La notion de puissance et ses évolutions historiques"
Cécile Bastidon Maître de conférences (LEAD, Université du Sud / Toulon Var) "La finance globale : emprise, contraintes et exclusions"
Jacques Portes Professeur à l'Université Paris VIII Saint Denis "La puissance américaine, déclin ou rebond ?"
Olivier Dabène Professeur de sciences-politiques à Sciences Po Paris "Le renouveau du régionalisme en Amérique latine"
Isabelle Saint Mézard Enseignante à Sciences Po Paris et à l'Institut National des Langues et Civilisations Orientales (INALCO) "L'Inde, une puissance montante"
Jean-Philippe Beja Directeur de Recherche au CNRS CERI-Sciences-Po, "Des Instituts Confucius au Prix Nobel de la Paix l'éphémère développement du "soft power" chinois".

Les Géopolitiques de Brest est une initiative de l'UBO, l'ENSTA Bretagne, l'Ecole Navale, Telecom Bretagne, avec le soutien de la Ville de Brest, du Conseil régional de Bretagne, du Conseil général du Finistère, de la Librairie dialogues. Un des co-fondateurs est Christian Bougeard, Professeur d'histoire contemporaine qui était l'invité de la soirée de préparation des entretiens Science et Ethique 2011, mardi dernier avec Jérôme Prieur.

N'oubliez pas également tous les matins de la semaine sur France Culture, l'émission de Thierry Garcin et Eric Laurent à 6h50...

Article : BB
Sources : France Culture, ENSTA Brest

mercredi 19 janvier 2011

Pacte électrique breton : appel d’offre au printemps pour une centrale électrique aux portes de Brest

À plusieurs reprises, au cœur de l'hiver, la Bretagne est passée près de la rupture électrique. L’inauguration du nouveau poste électrique très haute tension 400 000 /225 000 Volts à Calan (Morbihan) constitue pour la Région Bretagne le premier maillon d’une nouvelle politique énergétique, son « filet de sécurité » annoncé dans le récent "pacte électrique breton" et voté récemment par le Conseil régional (voir notamment les articles du blog du 3/11/2010, article du 16/12/2010, article du /01/2011)

Ce programme en trois volets signé par la Région, l’Etat et ses établissements publics, et Réseaux de Transport d’Electricité prévoit un ensemble d’actions concrètes d'actions pour sécuriser l’approvisionnement électrique en Bretagne autour de trois orientations :
- sécuriser le réseau électrique,
- améliorer la maîtrise de la consommation
- développer les énergies renouvelables. Avec un fort engagement de la Région pour développer une filière scientifique et industrielle dans les énergies marines. Elle est désormais lancée, autour de l’éolien posé notamment (500MW autour de Saint-Brieuc).

Il faut noter également que le volet « sécurisation de l’alimentation » prévoit aussi la recherche de solutions pour stocker l’énergie et développer les réseaux intelligents (voir article du blog du 4/11/2010)

Lors de sa visite dans le Morbihan puis en Finistère à l’usine Bolloré (*), le ministre de l’industrie déclarait, s’agissant de la future centrale qui doit être située aux portes de Brest, pour une mise en service en 2015 : «Je lancerai prochainement un appel d'offres au printemps pour une centrale électrique. Cette centrale apportera la puissance électrique supplémentaire nécessaire à la sécurisation de l'alimentation électrique de la Bretagne à l'horizon 2020 (…) et devrait, selon le ministre, répondre à «l'accroissement de la consommation de pointe pendant plus de dix ans».

Cette future centrale qui fait partie du pacte électrique breton sera dotée d’une puissance de 450MW et remplacera les centrales au fioul de Brennilis 295 MW et Dirinon 170 MW. Elle devrait être localisée sur la zone de Lanvian sur les terrains appartenant au SMBI (Syndicat Mixte Brest Iroise) sur la commune de Saint Divy, elle produira 10 % des besoins bretons. A terme, il est prévu par le pacte énergétique que 34 % des besoins de la Bretagne soient couverts par les énergies renouvelables pour les 56% restant la source proviendra de l’extérieur de la Région ( thermique et nucléaire).

Pour le Président de Brest métropole océane (BMO) François Cuillandre « Si le projet fait bien partie d’un tout notamment le développement des énergies marines à Brest , les élus finistériens ne marqueront pas d’hostilité de principe à cette centrale ».

BMO est particulièrement impliquée dans le domaine des énergies marines. Rappelons notamment son action au travers du SMBI dont les quatre partenaires du Syndicat Mixte Brest Iroise sont le Conseil régional de Bretagne, le Conseil général du Finistère, la Chambre de commerce et d’industrie de Brest et Brest métropole océane mène déjà une politique active pour faire de Brest le port breton des énergies marines.
En effet la production en série d’éoliennes offshore posées ou flottantes demande de grands espaces industriels portuaires, avec un accès direct à la mer depuis le chantier de fabrication ou d’assemblage. Le SMBI est propriétaire des 50 hectares du site du polder sur le port de Brest. Ces 50 ha du polder constituent la principale réserve foncière portuaire d’un seul tenant de l’Ouest de la France et ouvrent des perspectives importantes.


(*) pose de la première pierre de l’usine de fabrication de batteries Batscap pour véhicules électriques du groupe Bolloré. L’usine de batteries d’Ergué-Gabéric (Finistère) portera la capacité de production du groupe à 20 000 batteries par an et permettra, à terme, la création de 300 emplois au niveau local au service de transports innovants propres respectueux de l’environnement.

Pour en savoir plus sur les enjeux énergétiques de la Bretagne retrouvez les débats des 14è entretiens Sciences et Ethique 2010 « Energies, Villes et ports de demain » et les archives des éditions précédentes.

Pour suivre l'actualité en France et dans le monde sur les énergies de la mer, consultez chaque jour la veille internationale effectuée par le blog des énergies de la mer.

Article RH 3B Conseils
Sources : BMO / Région Bretagne / OF/Télégramme

mardi 18 janvier 2011

Enseignement supérieur : 51 établissements de l’Ouest s’unissent pour le grand emprunt

Sur les 35 milliards d'euros du Grand Emprunt, 22 milliards devraient être dévolus à l'enseignement supérieur et à la recherche et notamment pour renforcer l’attractivité des campus français, leur conférer une masse critique et un rayonnement à l'international.

Or, pour exister tant au plan national, et plus encore à l’ international, les établissements universitaires et de recherche, doivent impérativement s'unir. C’est dans cette perspective que les campus bretons et ligériens ont décidé de faire cause commune.

Ainsi, après des mois de préparation, 51 établissements sont réunis derrière le projet inter-régional «IC Ouest» qui vise à faire partie des dix premiers campus d'excellence français, susceptibles, à terme, d'apparaître dans les classements internationaux, à l’instar de celui de Shanghai.

Ces établissements d'enseignement supérieur et de recherche (universités UEB - UNAM, écoles, station biologique de Roscoff...), des organismes et des CHU de Bretagne et des Pays-de-la-Loire ont déposé, le 7 janvier 2011 un dossier unique de candidature au Grand Emprunt.

La concurrence est âpre car sur les 17 dossiers de candidature qui ont été déposés au titre de ces «initiatives d'excellence», pas plus de cinq à dix «initiatives d'excellence» devraient être retenues au titre de ce au titre du Grand Emprunt.
L’enjeu est d’importance car les «initiatives d'excellence» sélectionnées pourront ensuite se partager une dotation globale de 7,7milliards d'euros. S’agissant du pôle breton-ligérien , la dotation en capital demandée par le projet «ICOuest» s'élève à un milliard d'euros.
 
Ce projet «ICOuest» tourne autour de cinq axes majeurs :
- les sciences de la mer,
- les sciences de l'information et de la communication (Stic),
- les sciences médicales,
- les matériaux
- l'agroalimentaire.

Récemment le président de l’UBO Pascal Olivard rappelait d’ailleurs «à nous tous, nous sommes nº1 en France en matière de sciences de la mer, nº2 pour les Stic et dans les cinq premiers en agroalimentaire et en sciences médicales. Ce potentiel scientifique élevé devrait nous permettre de figurer à terme dans le Top 10 européen ou mondial. Le projet a enthousiasmé largement. Je pense que chacun est bien conscient des enjeux».

Mais le président de l’UBO indique également qu'il a dû se battre pour le pôle brestois « c'était oublier un peu vite qu'avec son université, ses 24.000 étudiants, ses huit écoles, ses labos ou la présence d'Ifremer, Brest représente à la fois un campus à part entière et un potentiel de premier plan au service du projet ?IC Campus ?».

L’ensemble des projets va être évalué dans les deux mois qui viennent par un jury international, avant une décision définitive attendue pour la rentrée.

Article RH 3B Conseils
Sources UBO / UEB /UNAM /Télégramme

lundi 17 janvier 2011

Soirée événement à Brest : « LE MUR DE L’ATLANTIQUE : Monument de la Collaboration »


Autour des entretiens Science et Ethique 2011



« LE MUR DE L’ATLANTIQUE : Monument de la Collaboration »

un livre et documentaire de Jérôme Prieur

Mardi 18 janvier 2011



Écrivain et cinéaste, Jérôme Prieur vient publier son livre et de de présenter son long métrage documentaire « Le Mur de l’Atlantique, monument de la Collaboration."

Les entretiens Science et Ethique / 3B Conseils, la Librairie Dialogues et le cinéma Les Studios s’associent pour une soirée à Brest autour de cette enquête sur la construction du Mur de l’Atlantique : l’un des plus vastes chantiers de la Seconde Guerre mondiale et de la Collaboration.

Mardi 18 janvier 2011

18h00 une rencontre à la Librairie Dialogues

20h00 la projection du documentaire au Cinéma les Studios


Pour la première fois, un livre (Editions Denoël) et un documentaire (Mélisande Films) rassemblant toutes les pièces du dossier, raconte enfin cette sombre histoire aux multiples facettes : militaires, bien sûr, mais surtout économiques, sociales, architecturales et politique …

Article RH 3B Conseils
Sources Denoël / Melisande films

vendredi 14 janvier 2011

Autour des entretiens Science et Ethique : Soirée « LE MUR DE L’ATLANTIQUE : Monument de la Collaboration »

Écrivain et cinéaste, Jérôme Prieur (*) vient publier son livre publié par Denoël et le documentaire produit par Mélisande « Le Mur de l’Atlantique, monument de la Collaboration. » a été diffusé sur France 2 en novembre dernier.

Les entretiens Science et Ethique / 3B Conseils, la Librairie Dialogues et le cinéma Les Studios s’associent pour une soirée à Brest, mardi 18 janvier 2011, autour de cette enquête sur la construction du Mur de l’Atlantique : l’un des plus vastes chantiers de la Seconde Guerre mondiale et de la Collaboration.

Deux temps forts sont proposés avec Jérôme Prieur :
- 18h00 une rencontre à la Librairie Dialogues avec Bruno Wirtz
- 20h00 la projection du documentaire au Cinéma les Studios (l'animation sera assuré par Brigitte Bornemann, déléguée générale des entretiens Science et Ethique.)

De Dunkerque à Biarritz, des milliers de blockhaus et de bunkers dorment toujours auprès des plages et des falaises. Ils font partie du paysage au point d’être devenus presque invisibles. Ils sont pourtant les vestiges d’un gigantesque chantier de la Seconde Guerre mondiale. Un chantier qui depuis bientôt 70 ans garde ses secrets et sur lequel, jusqu’à présent, nul n’a vraiment enquêté.

Unique au monde, cette immense muraille a été construite sur l’ordre d’Hitler, mais elle n’a pas été bâtie par les Allemands comme on l’imagine toujours. Elle a fait vivre et même prospérer de nombreuses entreprises françaises, elle a donné du travail, volontaire ou forcé, à près de 300 000 personnes. De 1942 à 1944, le chantier du Mur de l’Atlantique a été le poumon de la France de Vichy, la plus importante et la plus compromettante opération de collaboration économique de l’Occupation.

Pour la première fois, un livre (Editions Denoël) et un documentaire (Mélisande Films) rassemblant toutes les pièces du dossier, raconte enfin cette sombre histoire aux multiples facettes : militaires, bien sûr, mais surtout économiques, sociales, architecturales et politique …

Pour aller plus loin : rappelons par ailleurs que le ministère de la Défense (Direction de la mémoire et du patrimoine) est intervenu aux entretiens Science et Ethique 2009 dans la cadre de la Table Ronde 3 "L’application du Grenelle de l’environnement et du Grenelle de la mer sur les territoires" . Retrouver les interventions des représentants du ministère :
- l'
Ingénieur Général René Stephan sous directeur du patrimoine à la DMPA,
- Frédéric Roulleau 
adjoint au chef du bureau environnement, Ministère de la défense (DMPA/SDP/ENV)




(*) Jérome Prieur a publié en mars dernier un essai sur le passé et l’archéologie, Rendez-vous dans une autre vie. De Corpus Christi à L’Apocalypse, on lui doit aussi, avec Gérard Mordillat, les trois grandes séries télévisées à succès sur l’histoire des origines du christianisme, ainsi que les livres Jésus contre Jésus, Jésus après Jésus, Jésus sans Jésus parus au Seuil.

Contacts:
Librairie Dialogues : 02 98 44 32 01
Cinéma Les Studios : 02 98 46 26 02

Article RH 3B Conseils
Sources : entretiens Science et Ethique / Denoël / Melisande


jeudi 13 janvier 2011

En 2011 : l’UBO fête ses 40 ans

Issue de la réunion de différentes annexes brestoises de l'Université de Rennes (un collège universitaire scientifique en 1959, un collège littéraire en 1960, une école de médecine en 1966, une école municipale de droit en 1967 et les deux IUT de Brest et de Quimper en 1970), l'Université de Bretagne Occidentale (UBO) qui fut érigée en «établissement public à caractère scientifique et culturel» par décret du 1er janvier 1971 va fêter cette année ses 40 ans

Un certain nombre d’évènements émailleront toute l’année 2011 ces célébrations. Parmi les opérations qui sont déjà annoncées :
- des «quinzaines thématiques» destinées à mettre en valeur les différentes disciplines (lettres, sciences, agro-alimentaire, sciences de la mer, etc.) enseignées à l'UBO,
- un rendez-vous festif destiné aux étudiants
- et, peut-être au Quartz, un grand événement devant permettre aux Brestois de bien appréhender l'importance et la richesse de l'enseignement supérieur dans leur ville.
Le programme complet sera dévoilé très prochainement.

Présidée depuis 2007 par Pascal Olivard, l’UBO est désormais financièrement autonome depuis un an, l'UBO et compte aujourd'hui près de 20.000 étudiants.

Notons par ailleurs que le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche dans son classement en 2010 des universités françaises - basé sur le taux de réussite en licence – a placé l’Université de Bretagne Occidentale (UBO) en 15ème position sur 83 universités, avec un taux de réussite brut pour les diplômes de licence de 51,5 % alors que la moyenne nationale n’est que de 22,68.

L’UBO apparaît ainsi comme le 1er établissement d’enseignement supérieur en Bretagne et 2nd dans le grand Ouest après Angers.


Rappelons que l’UBO est partenaire depuis l’origine des entretiens Science et Ethique qui fêteront en 2011 le 15ème anniversaire de cette manifestation à Océanopolis les 17 et 18 novembre 2011.

Pour aller plus loin vous retrouverez de nombreux articles sur ce blog concernant l’UBO et ses filières et dans les archives en ligne des entretiens Science et Ethique l’ensemble des intervenants de l’UBO.

Article RH 3B Conseils
Sources : UBO / Télégramme

mercredi 12 janvier 2011

Mastère 
«Énergies Marines Renouvelables» (Ensta Bretagne).

Les établissements d’enseignement supérieur et de recherche de la région brestoise sont réunis au sein du mastère spécialisé
 «Énergies Marines Renouvelables» avec l’ambition de former les hommes et les femmes qui seront des acteurs majeurs du développement de la filière sur le plan régional, national voire même international. 



Les matières de ce mastère spécialisé sont regroupées en quatre grands volets : "Connaissance des Ressources Energétiques", "Sciences de l'Ingénieur et Technologie", "Environnement Côtier et Impacts" et enfin "Energie Marine et Société".



Cette formation de haut niveau (Bac+6) sur un an, accréditée par la Conférence des Grandes Ecoles et pilotée par l'ENSTA Bretagne - ex ENSIETA - ( relire l'article du blog du 3/12/2010).



Rappelons notamment s'agissant du domaine de l'énergie que l'Ensieta au travers de son Mastère "Energies marines renouvelables" (relire l'article du blog du 28/08/2010) est partenaire des entretiens Science et Ethique.

A ce titre les étudiants du Mastère ERM sont intervenus lors de la table-ronde n°3 " Y a-t-il une politique pour les énergies renouvelables de la mer" lors des entretiens 2010. Revoir ici les débats.





Pour en savoir plus sur les énergies marines dans le monde, consultez le blog de veille internationale : blog des énergies de la mer

Contact :

Jean-Yves Pradillon
, Responsable du Mastère Spécialisé "Energies Marines Renouvelables"

ENSTA Bretagne


Mail : Jean-Yves.Pradillon@ensieta.fr


Article RH 3B Conseils
sources ENSTA Bretagne
photo : Christine Naud

mardi 11 janvier 2011

Conseil de lecture et conférence : « Les trésors des Abysses » de Daniel Desbruyères.

Durant plus de trente ans, Daniel Desbruyères a été chercheur à l’Ifremer et y a dirigé notamment le programme de recherche sur les écosystèmes hydrothermaux profonds. A ce titre, il a eu le privilège de participer à des plongées profondes pour identifier et comprendre les mécanismes de la vie de l’extrême. Il a ainsi effectué une trentaine de campagnes en mer.

Auteur de plus quatre-vingt articles et ouvrages scientifiques. Il a publié il y a quelques semaines aux éditions Quae « Les trésors des Abysses » dans la collection Carnets de Science (184 pages – 22 euros), un ouvrage qui a reçu le label de l'Année internationale de la biodiversité.


L’ouvrage de Daniel Desbruyères entraîne le lecteur à plonger parmi ces «peuples de la nuit» : les très étranges organismes luminescents qui migrent dans la colonne d'eau, les peuplements luxuriants des sources hydrothermales et des sources froides, les jardins d'éponges et les récifs de coraux profonds, les cadavres de grands cétacés qui, en se décomposant, attirent une vie exubérante. `

Il donne rendez-vous aux passionnés de l’aventure océanographique pour une conférence à la Librairie Dialogues (*) à Brest Mercredi 12 janvier à 18 heures (Forum Roull – rue de Siam).

« Le domaine profond est un monde sans soleil et sans vie végétale. Il est pourtant loin d'être un immense désert hostile. Plongeons parmi les « peuples de la nuit » : les très étranges organismes luminescents qui migrent dans la colonne d'eau, les peuplements luxuriants des sources hydrothermales et des sources froides, les jardins d'éponges et les récifs de coraux profonds, les cadavres de grands cétacés qui, en se décomposant, attirent une vie exubérante. Explorons les abysses ! » précise l’auteur.

C’est à moins 3 000 mètres qu’il s’attarde sur des créatures dépendant des sources thermales, tandis que d’autres toutes aussi étranges – survivent grâce aux « déjections » de surface qui tombent dans les profondeurs.
Le domaine profond est un monde sans soleil et sans vie végétale. Les océans représentent, en surface, les deux tiers de la planète. Et seuls 10% en sont aujourd'hui cartographiés C'est l'immense majorité des eaux océaniques et plus de 90 % de notre biosphère, un vaste «continent» sombre où, selon Monod, «tout communique».

Débutée dans la seconde moitié du XIXe siècle, l'étude de ce milieu a progressé au rythme des innovations technologiques, puis, à partir de la moitié du XXe siècle, du développement des engins submersibles, habités, télé-opérés ou autonomes. Durant les trente dernières années, une petite communauté de scientifiques a montré que ce milieu, loin d'être un immense désert hostile, peuplé de rares organismes, peut parfois se révéler riche de vie, et recéler d'importantes ressources minérales et énergétiques.
Les limites de la vie ont été bousculées, de nouvelles théories sur son origine ont été proposées et des voies biologiques originales ont été décrites.

A noter sur vos agendas : Les rencontres « autour des entretiens Science et Ethique » de janvier

Dans le cadre des rencontres « autour des entretiens Science et Ethique » organisées à la Librairie Dialogues à Brest (partenariat entretiens Science et Ethique/3B Conseils, Librairie Dialogues) deux rendez-vous sont proposés durant ce mois de janvier 2011.



- Mardi 18 janvier à 18 heures « Le mur de l'Atlantique, un monument de la Collaboration» par Jérôme Prieur écrivain cinéaste (éditions Denoël) : Une enquête sur la construction du Mur de l’Atlantique, l’un des plus vastes chantiers de la Seconde Guerre mondiale et de la Collaboration.

Pour la première fois, un livre, rassemblant toutes les pièces du dossier, raconte enfin cette sombre histoire aux multiples facettes : militaires, bien sûr, mais aussi politiques, économiques, sociales, architecturales, éthiques…
La rencontre sera suivie de la projection du documentaire réalisé par Jérôme Prieur aux Studios à 20h.

- Vendredi 28 janvier à 18 heures « De grands défis mathématiques : d’Euclide à Concorcet » par Evelyne Barbin ( Editions Vuibert) avec la participation de Bruno Wirtz , maître de conférences à l’UBO.

Article RH 3B Conseils
Sources : Dialogues / Editions Quae

lundi 10 janvier 2011

Vague d'échanges sur le littoral : " Tempête sur les côtes françaises : faut-il lutter ou fuir ?"

La septième édition des «Vague d'échanges sur le littoral », cycle de conférences organisé chaque année à partir du mois janvier par les étudiants du Master Expertise et Gestion de l’Environnement Littoral (EGEL) de l’Institut Universitaire Européen de la Mer (IUEM) de Brest, débute le 11 janvier 2011 à Faculté des lettres Victor Ségalen (Amphithéâtre1 – 20h00) UBO.

Avec ces rencontres ouvertes au public les étudiants du Master EGEL tentent ainsi d’apporter des éléments de réponse aux différentes problématiques qui se posent au littoral.

Le thème de cette 1ère table-ronde porte sur " Tempête sur les côtes françaises : faut-il lutter ou fuir ?", animée par Jean-Pierre Kerloc'h, maire de l'Ile de Sein.

Parmi les sujets abordés, les enjeux liés à la présence humaine sur le littoral face au risque de submersion marine (*) .

- Quel bilan tirer d'une catastrophe comme la tempête Xynthia ? Quelles solutions ?

les intervenants invités à débattre seront :
- Roland Nussbaum, directeur de la Mission des risques naturels ;
- Hubert Oliviero, directeur de la Fondation Maif ;
- Cédric Peinturier, du ministère de l'écologie ;
- Florence Richard, chargée de mission (risques littoraux) à la DREAL Bretagne (Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement).

Rappelons également que les conséquences de la tempête Xynthia sur les côtes charentaises et vendéennes ont amené l’Etat à engager avec ses services un état des lieux général du littoral français et des mesures et infrastructures de protection. ( voir article du blog du 5 mai 2010).

Dans ce cadre le département du Finistère peut faire l’objet d’une attention particulière puisqu’il est le premier département en linéaire côtier, avec ses 1 250 kilomètres de côtes - ce qui représente près du quart du linéaire littoral français métropolitain, et ses 118 communes littorales (sur 283).

S’agissant des effets de la montée du niveau des océans, les impacts du réchauffement climatique en Bretagne sont d’ores et déjà mesurables avec le phénomène bien décelable du «grignotage du littoral».

Si le niveau marin est en hausse depuis 200 ans, cette hausse n'est pas uniforme. Et a priori, moindre en Bretagne (2 mm par an à Brest contre une moyenne de 3 mm). Mais cette hausse est plus rapide sur les derniers 100 ans.

Avec l’augmentation prévisible à l'horizon 2100, du niveau de la mer de 30 à 60 cm, la menace est bien réelle notamment pour l'Ile de Sein.

Un rapport de synthèse de 2004 du Conservatoire du littoral dressait ainsi le diagnostic : «Élévation du niveau moyen de la mer (...), tempêtes plus fortes et plus fréquentes (...), accélération de l'érosion des plages et des falaises (...), submersions temporaires ou permanentes sur les espaces côtiers bas (...), accentuation de la salinisation des eaux souterraines littorales.»

(*) La submersion marine qui est liée à la conjonction de phénomènes météorologiques comme hydrodynamiques (marée, courants...) est sans doute amener à devenir une réalité plus forte encore en raison de l’élévation du niveau de la mer liée au réchauffement climatique. Dès lors, c’est l’ensemble des acteurs locaux, des communes au services de l’Etat, qui est mobilisé sur cette question dont on a vu le caractère particulièrement sensible chez les populations récemment touchées sur la façade atlantique par la tempête Xynthia.

Relire également les articles du blog du 26 avril 2010 sur la modélisation des vagues et du 4 décembre 2009 sur la Bretagne face à la montée des eaux.

Article RH 3B Conseils
sources : IUEM

vendredi 7 janvier 2011

Idée de sortie : Vente aux enchères au profit de l’Hémérica




Tous les dix ans, l'Hémérica, le vieux chalutier amarré au pied du Musée de la Pêche dans la Ville-close à Concarneau nécessite une remise en état général. C’est ainsi que le bateau à flot doit être mis à sec pour un entretien de sa coque, le remplacement du pont ( en bois plaqué sur l'acier) qui subit irrémédiablement les outrages du temps.


Ces travaux de survie pour l’ancien chalutier qui constitue un des symboles phare de Concarneau s’élèvent à 200 000 €. Un charge importante pour l’équipe de passionnés du Musée de la pêche, dirigée par Jean-Marie Béchu .

Si un fonds État-Région apporte 20 %, et qu’une aide est également escomptée de la Fondation du patrimoine, cependant il reste au musée à réunir entre 50 000 et 60 000 €.
C’est l’objet de la souscription publique et de l’opération de mécénat lancée par par le Musée.


Marine Delpy, peintre amateur bien connue à Concarneau - fille de l'un des plus fameux peintres concarnois, Lucien-Victor Delpy, mort en 1967- a décidé de mobiliser ses amis peintres en organisant au profit de l’Hémérica, une vente aux enchères.

Elle a sollicité ses amis peintres de Couleurs de Bretagne, ainsi que d’autres artistes. Nombreux ont été ceux à avoir répondu à son appel et plus de 50 œuvres toiles, sculptures ont été réunies pour la vente du Samedi 15 Janvier, par Maitre Joëlle Guerpillon-Bergeron, commissaire priseur à Quimper.

Les oeuvres ont été estimées par un expert d'art de Brest, Maître Philippe Jamault. Toutes ont un prix de départ d'au moins 100 €. Les toiles de Vivi Navarrro et d'Étienne Guillou débuteront à 600 €.

Toutes les toiles, les sculptures et un bateau en bouteille d'Henri Rannou, sont exposées au musée de la pêche.

La vente se tiendra à 14h00 au Musée de la Pêche. A cette occasion, le musée sera ouvert de 10h00 à 12h00 pour les éventuels acheteurs et les curieux.

Contact : Musée de la Pêche
3, rue Vauban - Ville Close - BP 118 - 29 181 Concarneau
mediation@museedelapeche.eu - museedelapeche@wanadoo.fr - www.musee-peche.fr


Rappelons que le Musée de la Pêche est un des partenaires concarnois (*) des entretiens Science et Ethique et des Journées Science et Ethique découverte.

En effet pour la cinquième année consécutive, deux journées, spécialement conçues pour les scolaires de Concarneau et de Trégunc (du CE1 à la 4ème), étaient proposées les 7 et 8 octobre 2010, par l’Association pour la Promotion de l’Ethique des Sciences pour un Développement Durable (APESTDD), organisées par 3B Conseils et ses partenaires dans le cadre des entretiens Science et Ethique.

Ces Journées ont pour objectif de présenter les projets technologiques et les animations scientifiques des associations, des scolaires et des universitaires, ainsi que les recherches expérimentées avec des jeunes.


Les partenaires des journées "A la pêche aux déchets !" traitées pour la première fois en 2009 approfondissent le thème de la gestion des déchets de la filière pèche, de la valorisation des co-produits et de la question toujours posée : comment produire de l’énergie à partir des déchets de poissons ?

Relire les articles du blog du 1er octobre 2010, du 12 octobre 2010 et du 22 octobre 2010

(*) Le Musée de la Pêche, ANSEL (Association de nettoyage au service de l’environnement et du littoral), Le Marinarium, la conserverie Mouettes d’Arvor (Gonidec), l'Association Cap vers la Nature , le Lycée des métiers Saint-Joseph-Saint-Marc -


Article RH 3 B Conseils
Sources : Musée de la Pêche / Télégramme / Journées Science et Ethique découverte
Photo Christine Naud

jeudi 6 janvier 2011

Le développement des énergies marines sur la façade atlantique ?


De la Normandie au Portugal, la façade maritime est particulièrement bien dotée en termes de ressources, de compétences et de moyens scientifiques, technologiques et industriels.

Dans le prolongement de son étude « Des énergies marines en Bretagne : à nous de jouer ! » (Mars 2009 - rapporteurs : Guy Jourden et Philippe Marchand), le CESER de Bretagne a participé, avec ses homologues français, espagnols et portugais du Réseau Transnational Atlantique (RTA), à une réflexion sur le thème : « Quelles sont les opportunités offertes par le développement des énergies marines sur la façade atlantique ? »

En effet, le Comité d’orientation du RTA, lors de sa réunion du 23 avril 2008, à Santander, avait décidé d’engager une étude sur les obstacles au développement des énergies marines renouvelables dans l'Arc Atlantique .

L'objectif principal de cette étude transnationale du RTA était ainsi défini : « Afin de saisir l’opportunité offerte par l’Espace atlantique en termes de ressources marines, ce travail a pour objectifs principaux d’identifier les obstacles possibles au développement des énergies marines renouvelables dans les régions atlantiques : obstacles d’ordre juridique, administratif, économique, social et environnemental, et de définir des recommandations qui permettent ou contribuent à lever ces obstacles.»


Un Groupe de travail a été constitué, structuré en quatre sections, correspondant aux quatre axes de réflexion, avec des approches ouvertes et une composition dynamique.
- Section technologie et état de l’art : CES de Cantabrie, CESR de Bretagne et ISQ Lisbonne ;
- Section juridique, r
églementaire et politique: CESR d'Aquitaine et CES de la CAPB ; - Section économique et financière: CES de Galice et CESR des Pays de la Loire;
- Section Sociale et Environnementale: CESR Poitou-Charentes et ISQ Lisbonne.


Le rapport du RTA récemment présenté au Parlement européen à Bruxelles (novembre 2010) montre en quoi les énergies marines peuvent ainsi devenir un nouveau moteur de développement des régions atlantiques, et analyse les leviers d’action pour y parvenir (Lire l'article du blog des énergies de la mer du 05/01/2011).

Les propos introductifs de l’étude posent ainsi la problématique : " La volatilité des prix des combustibles fossiles et leur inégale répartition géographique font de la question énergétique l’un des principaux enjeux du développement économique futur. À ces considérations économiques et géopolitiques qui entraînent une certaine insécurité, s’ajoute maintenant la reconnaissance de l'impact des activités humaines sur le réchauffement climatique par les émissions de gaz à effet de serre. De ce constat, résulte un double défi de diversification du bouquet énergétique et de préservation de l'environnement par la lutte contre l’effet de serre. Il devient nécessaire de substituer les énergies fossiles par des énergies renouvelables ayant des répercussions minimales sur l’effet de serre".

La caractéristique des régions du Réseau Transnational Atlantique vient de ce qu’elles partagent une façade maritime commune, l'Océan Atlantique, qui présente des défis et des opportunités pour l’avenir. Les énergies marines renouvelables sont l'une de ces opportunités et la collaboration entre les régions du RTA peut apporter une contribution importante à leur réussite.

Pour le RTA, les énergies renouvelables sont devenues un élément fondamental de la politique énergétique. Alors que pour certains les énergies renouvelables assurent déjà une part importante de leur énergie primaire, d’autres sont relativement peu avancés dans ce domaine. De plus les ressources renouvelables sont inégalement réparties au sein de l’UE. Chaque pays est libre de composer son bouquet énergétique renouvelable, de manière adaptée, pour atteindre les objectifs définis.


Pour le développement des énergies marines renouvelables, le RTA pose les conditions de succès dans les régions de l’Arc Atlantique.
Dans ce cadre, les énergies renouvelables jouent un rôle fondamental qu’a reconnu l’Union européenne : en 2007, elle a pris l’engagement de transformer l’Europe en une économie à haute efficience énergétique et à faibles émissions de gaz à effet de serre, en décidant de réduire de 20% ce type d’émissions, d’économiser 20% de la consommation d’énergie et d’atteindre un objectif de 20% d’énergie renouvelable dans la consommation totale d’énergie de l’Union européenne à l’horizon 2020.

L’engagement politique s’est doté de garanties légales grâce à la Directive 2009/28/CE relative à la promotion de l’utilisation de l’énergie produite à partir de sources renouvelables, qui oblige les États-membres à adopter les mesures nécessaires pour atteindre l’objectif global de 20% d’énergies renouvelables en 2020 dans l’ensemble de l’Union européenne. Cet engagement, qui fixe des objectifs juridiquement contraignants, constitue un important jalon dans l’impulsion donnée aux énergies renouvelables, qui se poursuivra au-delà de 2020, et ouvre un horizon d’opportunités pour le développement de nouvelles sources et technologies d’énergies renouvelables ainsi que des secteurs économiques liés à ces dernières.


Pour en savoir sur les énergies de la mer et prendre connaissance du rapport : blog des énergies de la mer

Article RH 3B Conseis
Sources : CESER Bretagne / RTA Arc Atlantique/ blog des énergies de la mer

mercredi 5 janvier 2011

Le conseil général du Finistère s’engage dans la démarche EcoWatt.

Depuis le 12 novembre 2008, RTE, la Préfecture de la région Bretagne, le Conseil régional de Bretagne, ERDF et l’ADEME Bretagne ont décidé de se mobiliser, en lançant, en partenariat, " EcoWatt en Bretagne » une campagne de mobilisation pour une modération de la consommation d’électricité. 



La démarche interactive EcoWatt a pour objectif d’inciter les bretons à modérer leur consommation en énergie, en particulier aux périodes de pointe, entre 17h00 et 20 h00, pendant les vagues de froid. Relire l’article du blog du 10 novembre 2010 " EcoWatt en Bretagne , le bon Geste Energie".









Le Conseil Général du Finistère s’engage également dans cette démarche avec les signatures de Pierre Maille, président du CG29 et de Jean-Paul Glémarec, conseiller général chargé de l'énergie. Une ambassadrice Ecowatt (Marie-José Fichou) a été nommée au sein de la collectivité départementale afin de veiller et d’inciter aux bonnes pratiques.
Concrètement les 3000 agents du département seront incités à agir au bureau et à reproduire les bons gestes à domicile.

Jean-Paul Glémarec rappelait à cette occasion que «l'année passée, le système EcoWatt a permis d'éviter des délestages en Bretagne. C'est un dispositif utile car pendant quatre à cinq ans, nous n'aurons pas d'autres moyens pour faire face aux pics de consommation».

Le département a de plus effectué un large diagnostic thermique de ses bâtiments. Des différences existent selon la qualité ou l’ancienneté du bâti. Quant aux collèges qui règlent eux-mêmes leur consommation à partir d'une dotation, ils sont vigilants» indique Marie-Josée Fichou mais le conseil général du Finistère a essentiellement un usage «ménager» de l'électricité : éclairage des bureaux, ordinateurs... et seulement cinq bâtiments entièrement chauffés à l'électricité dont deux collèges (sur les 64), un centre d'action sociale…


Conformément à sa politique de développement durable le Finistère renforce chaque année sa démarche d’excellence sur le plan environnemental avec par exemple l’équipement en panneaux solaires de deux nouveaux collèges à Crozon et Plabennec. De plus le CG29 veille désormais à ce que l’intervention de ses personnels d'entretien dans le bureaux puisse s’effectuer à des horaires permettant d'éviter un éclairage des locaux aux heures les plus sombres.

Pour les particuliers : Inscription sur le site internet www.ouest-ecowatt.com

Relire également l'article du 4/11/2010 sur les réseaux intelligents en Bretagne.

Retrouver l’intervention de Jean-Paul Glémarec, conseiller général chargé de l'énergie aux entretiens Science et Ethique 2010 " ENERGIES, Villes et ports de demain", lors de la Table ronde 4 - "Aménagement du territoire : de la mer au littoral, continuité, cohérence locale et emplois"

Article RH 3B Conseils
Sources : CG29/ Télégramme