jeudi 31 mars 2011

9ème Semaine du Développement durable en Bretagne : Ensemble, « changeons nos comportements »



Pour la 9e année consécutive, le Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable, des Transports et du Logement (MEDDTL) et l’ADEME coordonnent dans toute la France la Semaine du développement durable du 1er au 7 avril 2011, une manifestation attendue d’année en année et qui a pour objectif de valoriser les initiatives prises en faveur du développement durable à l’occasion d’un appel à projets national.

Il s’agit désormais d’un événement bien ancré dans les mentalités et les opérations de sensibilisation à l’environnement, de promotion des initiatives locales et de valorisation des expériences et technologies vertes.
Ce rendez-vous annuel a pour objectif de sensibiliser les citoyens aux enjeux du développement durable et de les encourager à adopter des comportements responsables au quotidien en leur expliquant l’intérêt des actions mises en place et en leur apportant des solutions concrètes.

Au-delà des petits gestes en faveur de l’environnement, il s’agit de faire changer les comportements en profondeur. A travers des manifestations pédagogiques, ludiques et conviviales, l’idée est de montrer tout ce qui bouge autour de nous en matière de logement, transport, préservation des espaces et des espèces, énergies renouvelables, modes de consommation...


Aujourd'hui, 76 % de la population déclare mieux prendre en compte le développement durable.

Le développement durable ou soutenable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. Les modes de production et de consommation doivent respecter l'environnement humain ou naturel et permettre à tous les habitants de la Terre de satisfaire leurs besoins fondamentaux : se nourrir, se loger, se vêtir, s'instruire, travailler, vivre dans un environnement sain.

Dans le rapport Brundtland intitulé «Notre avenir à tous» et publié en 1987, ce processus vise à réconcilier trois univers qui se sont longtemps ignorés : l'économie, l'écologie et le social.


A long terme il n'y aura pas de développement possible s'il n'est pas économiquement efficace, socialement équitable et écologiquement tolérable. Ce rapport a servi de socle au sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1992.

Selon le ministère de l'écologie et du développement durable, ''à long terme, il n'y aura pas de développement possible s'il n'est pas économiquement efficace, socialement équitable et écologiquement tolérable.''


En Bretagne ... Ensemble, « changeons nos comportements »

La Bretagne s’est toujours très impliquée lors de la Semaine du Développement durable. Cette forte mobilisation reflète une véritable prise de conscience collective et montre de la part des bretons une réelle volonté d’agir et de convaincre. 
Par ailleurs, cette démarche, qui réunit et fédère les acteurs du développement durable en Bretagne, va permettre aux participants de partager leurs connaissances et leurs bonnes pratiques en matière de consommation responsable.

Les entreprises, les associations, les collectivités territoriales, les services publics et les établissements scolaires de la région proposeront ainsi de nombreux rendez-vous autour du développement durable au grand public.

Pour la Bretagne, l’édition 2011 va donner lieu à plus de 150 projets qui ont été déposés sur le site de la Semaine du développement durable qui auront lieu dans près de 70 villes bretonnes.
Retrouvez le programme complet des manifestations bretonnes.

Parmi les nombreuses manifestations qui seront proposés au public par les associations ou les collectivités, Brest métropole océane propose à toutes les communes littorales d'organiser des campagnes de ramassage des macrodéchets sur leurs plages.
Pour cela, le matériel nécessaire (gants, sacs poubelle, tee-shirts...) à la collecte des déchets sera fourni aux bénévoles (particuliers, scolaires, milieu associatif...).

Enfin, pour la première fois cette année, il est possible de visualiser les événements sur une carte de la Bretagne, pour trouver la manifestation la plus proche de chez vous ou celle qui saura retenir votre attention.

Rappelons également que la semaine du développement durable, c’est aussi l’occasion pour l’Etat, la Région Bretagne et l’ADEME Bretagne d’organiser les 6e Trophées du développement durable en Bretagne. Relire l'article du blog du 30/03/2011

Article RH 3B Conseils
Source MEDDTL / DREAL Bretagne

mercredi 30 mars 2011

Les 6e Trophées du développement durable en Bretagne


A l’occasion de la Semaine du développement durable du 1er au 7 avril 2011, la Région Bretagne remettra (le 1er avril prochain) les 6e Trophées du développement durable récompensant les initiatives de seize associations, entreprises, établissements de formation et collectivités pour un développement durable de la Bretagne. (Relire article du blog du 6/04/2010 sur les 5è Trophées et les lauréats 2010).

Cette action s’inscrit dans le cadre de l’Agenda 21 au travers duquel la Région propose un programme d’actions pour garantir un développement durable pour la Bretagne. Il ne s’agit pas d’une politique supplémentaire, mais d’une manière nouvelle pour la Région d’appréhender ses différentes politiques.

Ces Trophées, organisés par la Région Bretagne, l'Etat et l'Ademe Bretagne, distinguent ainsi chaque année des initiatives menées dans la région dans quatre catégories du concours. Ils sont ouverts aux collectivités, aux associations, aux entreprises et établissements d'enseignement, qui ont mis en place une action innovante dans le domaine du développement durable. Ils sont axés pour l’édition 2011 sur le lien social.



Quatre catégories sont ouvertes :

- économique : comment rester économiquement efficace sans que cela nuise à la qualité de vie et la préservation de l'environnement ?

- sociale : s'ouvrir à la différence, protéger et valoriser le patrimoine culturel...

- environnementale : actions de sensibilisation aux énergies durables, qualité de l'eau, réduction des pollutions...

- gouvernance : respect des principes d'égalité, accès aux savoirs et aux ressources, aménagement équitable et solidaire des territoires...

Au total, seize Trophées récompenseront seize actions illustrant de manière concrète la mise en œuvre du développement durable dans les quatre départements bretons. Les projets sont sélectionnés pour leur implication dans les différentes dimensions du développement durable.

Par ailleurs, pour cette 6e édition, un trophée spécifique «Vivre ensemble» distinguera aussi un projet contribuant à créer du lien social (via la mixité sociale, culturelle et intergénérationnelle ; la promotion de l’économie locale ; l’amélioration de la qualité de vie...).
Un événement pour valoriser les acteurs bretons et sensibiliser chacun aux enjeux du développement durable.

Suspense jusqu’au 1er avril pour connaître les lauréats 2011.

Article RH3B Conseils
Source Région Bretagne

mardi 29 mars 2011

Deux laboratoires d’excellence (Labex) à Brest et Rennes (suite...)

Nous avons évoqué dans hier dans l'article du blog (voir article du 28/03/2011) l’annonce par François des 100 lauréats retenus à l’appel à projets "laboratoires d’excellence" (labex) et principalement celui dans le domaine des Sciences de la mer, centré autour de l’IUEM/UBO : Le labex Mer « Océan dans le changement ».
Un second Labex a également été annoncé par le premier ministre le 25 mars dernier : le labex Comin Labs centré à Rennes.

Retour sur ces deux projets qui marque la reconnaissance de la recherche scientifique en Bretagne.
Sur ce point, la Région Bretagne, par la voix de Bernard Pouliquen, le vice-président en charge de l’enseignement supérieur et de la recherche, s’est félicité de cette décision. "C’est une reconnaissance de l’excellence bretonne pour les thématiques Mer et STIC (Sciences des technologies de l’information et de la communication) dans le paysage national des labex".

De fait sur les sept projets présentés par la Bretagne (Région et collectivités locales), en lien avec les Pays de la Loire, ce sont deux dossiers portés par le PRES Université européenne de Bretagne (UEB) qui ont été retenus : le labex Mer "Océan dans le changement" (Brest) et le labex Comin Labs (Rennes). Une décision qui concerne 1 500 personnels de recherche.

Les deux projets retenus, dont la coordination scientifique est assurée par l’Université de Bretagne occidentale (Brest) pour le labex Mer et l’INRIA Rennes Bretagne Atlantique pour le labex Comin Labs, vont donc se voir doter d’une partie du milliard d’euros de cet appel d’offres que vont se partager les 100 lauréats.

Grâce à ces financements, les porteurs de projet vont pouvoir recruter, ou conserver, des scientifiques de très haut niveau pour renforcer leur excellence scientifique et leur positionnement à l’international. Ils pourront également mettre en place des projets pédagogiques innovants. Concrètement, ils auront désormais les moyens de rivaliser avec leurs homologues étrangers.

Présentation des deux Labex bretons

Brest : Le labex Mer « Océan dans le changement »
Porté par le PRES Université européenne de Bretagne, ce dossier concourrait dans la catégorie environnement – sciences de l’univers/sciences du système Terre.

Le projet, qui concerne plus de 400 personnels de la recherche, répartis entre l’Ifremer, le CNRS, l’Institut de Recherche pour le Développement, l’Ecole centrale de Nantes et cinq universités (l’UBO à Brest, l’UBS à Lorient, Rennes 2, Nantes et Caen) sans oublier le Pôle de compétitivité Mer Bretagne, va permettre de renforcer les connaissances et la compréhension du fonctionnement de l’océan.

A l’heure où des tsunamis font la triste actualité que l’on connaît, à l’heure des changements climatiques, de la disparition de certaines espèces marines, le labex Mer veut réunir les meilleurs chercheurs en sciences et technologies marines, pour répondre aux questions qu’il faudra résoudre dans les dix ans qui viennent.

Concrètement, le pôle, coordonné par Yves-Marie Paulet (IUEM-UBO, Brest), va pouvoir, grâce à cette décision, développer quatre thématiques de recherche principales :
_ de l’exploration à la valorisation de la biodiversité ;
_ le climat, les risques, vulnérabilités et ressources biologiques ;
_ les grands fonds océaniques : interactions géo-biologiques, flux de matière et ressource;
_ systèmes d’observations, hydrodynamique et énergies marines.
Il s’agit, par exemple, d’étudier les échanges thermiques entre l’océan et l’atmosphère ou encore la problématique des énergies marines.

Côté formation, on assistera à une mise en commun des masters de l’UBO, de l’UMPC Roscoff, Rennes 1, Agrocampus, ENSTA Bretagne, Centrale Nantes, etc. Ces formations couvrent les questions scientifiques et techniques autant que les aspects sociétaux (droit, économie, géographie, histoire…). De nouvelles formations, en sciences de l’environnement cette fois, complèteront le dispositif.

L’objectif est aussi de créer un centre de formation d’excellence en STM (sciences et technologies marines) reconnu au niveau international. Articulé autour des Masters et doctorats existants, à l’égal des autres grands centres mondiaux en océanographie, il inclura de nouvelles spécialités de Masters et développera les conventions internationales, notamment dans le cadre d’une école doctorale européenne.

Brest accueillera l’équipe intégrée de valorisation du triangle Rennes/Brest/Nantes, dans le domaine des STM et de leurs domaines d'application (océanographie, transport, nautisme, défense, énergie, ressources minérales, pêche/aquaculture, santé, cosmétique…).


Rennes : Le labex Comin Labs

Porté par le PRES Université européenne de Bretagne, ce dossier concourrait dans la catégorie sciences du numérique/sciences et technologies du logiciel.
Ce projet rassemble 1 100 chercheurs dans l’électronique, l’informatique, les télécommunications et les sciences humaines. Des chercheurs de l’INRIA de Rennes et
Nantes, des Universités de Rennes, Bretagne sud, Brest et Nantes, des écoles INSA, Supélec et des Mines, de l’Institut Telecom de Rennes et Brest, du CNRS, et de plusieurs laboratoires INSERM de Rennes et Brest.

Le labex Comin Labs pour « COMmunication and INFormation sciences Laboratories » s’intéresse à l’Internet du futur, des couches basses (c’est-à-dire les réseaux et télécommunications) aux couches hautes (autrement dit, les applications, services et usages).

Mais le labex, comme l’a expliqué le coordinateur du projet Albert Benveniste, veut aussi relever trois défis de société :
_ le premier est celui de l'environnement numérique pour les citoyens, avec la ville numérique comme support de communication ;
_ le deuxième concerne les images et media numériques du futur. Il vise à faciliter
l'accès des citoyens à cette base d'informations, sachant qu'aujourd'hui, on se rend compte que les « tuyaux » d'Internet ne sont pas si gros qu'on le pensait et que
l'Internet illimité sur les smartphones est menacé ;
_ le troisième défi concerne les technologies de l'information pour l'aide médicalisée personnalisée.
La dynamique scientifique repose sur trois axes avec :
_ des projets disciplinaires issus des laboratoires de très haut niveau scientifique et des projets de recherche transdisciplinaires (codage neural, STIC et efficacité énergétique, réseaux sociaux, sécurité et vie privée dans les STIC) ainsi que les trois défis de société cités auparavant.
_ un volet formation est aussi proposé. Il s'agit d'un nouveau programme d'enseignement tourné vers l'international pour attirer des étudiants et des chercheurs étrangers. Ce programme se définit selon quatre axes (internationalisation, interdisciplinarité, fonctionnement en réseau et promotion de l'entreprenariat et des relations avec le monde économique).
_ une partie valorisation, car « ce labex », pour Albert Benveniste, « reflète un secteur d'excellence de la Bretagne en matière de recherche et d'implication industrielle ».

Article RH 3B Conseils
Sources : Région Bretagne / Premier ministre

lundi 28 mars 2011

Sciences de la Mer : Brest, laboratoire d'excellence international


La liste des 100 lauréats de l'appel à projets "Laboratoires d'excellence" (*) a été dévoilée le 25 mars par le Premier ministre François Fillon qui a présenté cette sélection comme "une étape importante dans la réalisation" du programme d'investissements d'avenir. »

Doté d'un milliard d'euros dans le cadre du programme d'investissements d'avenir l'appel à projets "Laboratoires d'excellence" vise à doter les instituts de recherche ayant une visibilité internationale de moyens significatifs. Pour cette première vague de l'appel à projets, 100 projets sur les 241 reçus ont été retenus, dans le cadre du grand emprunt.

Parmi ces 100 projets retenus par un jury international, figure celui du laboratoire d'excellence brestois pour les sciences de la mer, centré autour de l'Institut universitaire européen de la mer (IUEM) et présenté par l'Université de Bretagne Occidentale (UBO), et monté en partenariat avec le CNRS, l'IRD et Ifremer.

Pour Pascal Olivard, président de l’UBO l'«ambition est claire : faire de Brest, la première place mondiale en matière de sciences de la mer», un travail engagé depuis 35 ans depuis Brest et qui rayonne déjà à l’international par la qualité des équipes de chercheurs et des travaux scientitifiques.

Le programme de ce LabEx - laboratoire d'excellence - baptisé «A changing ocean» (L'océan dans le changement), a pour ambition de modifier de manière significative les relations de l'homme et de l'océan. De la capacité de l'océan à réguler le climat aux molécules pouvant piéger le carbone en passant par l'utilisation durable des espaces côtiers... Les futures recherches s'articuleront autour de sept axes.

Ce projet engage la recherche pour dix ans et une enveloppe de 14 millions d'euros devrait lui être attribuée pour les dix prochaines années, puisque le Premier ministre a affirmé l'importance de garantir les financements de ce programme d'investissements d'avenir "dans la durée, parce que la recherche a besoin de temps et de liberté". Les 100 lauréats des "Laboratoires d'excellence" disposeront de financements sur dix ans.

Pour Pascal Olivard si « le noyau dur de ce laboratoire est aujourd'hui constitué de 170 personnes. Cet argent va être utilisé en matière grise et en moyens humains. Ce laboratoire est une tête de proue qui va attirer du monde à Brest et, indirectement, générer des emplois».
Ces dotations devraient permettre de renforcer les équipes de recruter, d'attirer des chercheurs étrangers et des doctorants.

Aujourd’hui le site Brestois - avec la Station biologique de Roscoff – est le premier centre français en sciences de la mer et le troisième au niveau mondial. Pour les initiateurs du projet l’ambition est clairement affichée pour que Brest devienne le premier centre de référence dans le monde.

(*) Sur les 100 projets retenus, 26% concernent le secteur des sciences humaines et sociales, 23% la biologie-santé, 17% les sciences de l'environnement et de l'univers, 10% l'énergie, et 9 % les nanotechnologies. Ces projets sont portés le plus souvent par des laboratoires en réseau ou coopératifs. Ils bénéficieront à la fois aux chercheurs et "au tissu industriel au travers de partenariats entre les laboratoires de recherche publics et les entreprises". Collectivités locales et partenaires privés sont également incités à participer aux projets à travers des cofinancements.


Article RH 3B Conseils
Sources : Premier Ministre / UBO / Télégramme
Photo : IUEM

vendredi 25 mars 2011

La Bretagne : terre des Maths.....


Dans le cadre de la préparation des 15èmes entretiens Science et Ethique 2011 - 17 et 18 novembre prochains à Océanopolis-Brest- , les entretiens Science et Ethique / 3B Conseils et la Librairie Dialogues s’étaient associé pour une conférence-débat (*), autour de la redécouverte de la genèse des mathématiques en recevant Evelyne BARBIN (**) - professeur d’épistémologie, histoire des sciences et des techniques à l' Université de Nantes -, qui a dirigé la rédaction du livre « De grands défis mathématiques d’Euclide à Condorcet » (éditions Vuibert) (***).


Des idées les plus abstraites aux applications les plus concrètes, depuis l’Antiquité jusqu’aux tout récents logiciels de dessin vectoriel, comment redécouvrir la genèse des mathématiques ? ... à la lumière de l’histoire..., tel était l'objet de cette rencontre passionnante pour les passionnés de mathématiques mais aussi les esprits par les sciences en général et l'Histoire.




Découvrez de façon ludique les sciences mathématiques !


Dans ce cadre notons l'initiative de notre partenaire l'Espace des Sciences qui présente à Rennes ( les Champs Libres) à partir du 29 mars prochain ( jusqu'au 28 août) " Les Maths à la portée de la main" avec une exposition, une série d'animation pour les plus jeunes et des rencontres pour les plus grands sur toute cette période.

"Oui, il va être question de fonctions mathématiques, du théorème de Pythagore, de centres de gravité, d’axes de symétrie et autres concepts qui vous ont peut-être laissé de mauvais souvenirs. Mais vous allez découvrir qu’il est possible de faire des maths en s’amusant ! "

Cette exposition a été conçue par le Mathematikum de Giessen (Allemagne) dont le parti pris ludique permet d’attirer chaque année 150 000 visiteurs. Leur credo : aborder les maths avec des expériences concrètes, et non avec un langage formel et des théories abstraites. « Expérimenter, réfléchir et comprendre par soi-même».

Une trentaine de manipulations vont permettre aux visiteurs de découvrir les maths avec un regard nouveau : en manipulant, en expérimentant, en jouant individuellement ou collectivement.

En complément de cette exposition, l'Espace des Sciences propose également au public , deux conférences et un café des sciences ( Programme sur le site de l'Espace des Sciences).

Les conférences : - 29 mars : "Peut-on mathématiquement prédire l'avenir du système solaire ?" avec Cédric Vilani, professeur à l'Université de Lyon 1 - 14 juin : "La bosse des Maths" avec Stanislas Dehaene, professeur au collège de France.
Le Café des Sciences : - 12 mai : "Faut-il croire les sondages ?" avec la participation des mathématiciens de l'ENSAI.




(*) Cette rencontre a vu également la participation de Bruno WIRTZ, maître de conférences à l’Université de Bretagne Occidentale qui était intervenu aux entretiens Science et Ethique 2010 (voir l'intervention de Bruno Wirtz aux entretiens 2010) et Brigitte BORNEMANN, déléguée générale.



(**) Professeur d’épistémologie, histoire des sciences et des techniques à l’université de Nantes. Elle est membre du Centre François Viète et de l’IREM des Pays de la Loire, et elle est co-responsable de la commission inter-IREM Épistémologie et histoire des mathématiques. Elle est actuellement présidente de l’International Group on the Relations between History and Pedagogy of Mathematics (HPM). Elle mène des recherches sur l’histoire de la démonstration mathématique, ainsi que sur les relations entre l'histoire et l’enseignement des mathématiques. Elle est responsable du master Histoire des Sciences et des Techniques de Nantes. Evelyne BARBIN est l’auteur et/ou a dirigé plusieurs ouvrages dont : « La révolution mathématique du XVIIè siècle » (Ellipses) – « Sciences & Arts : représentation du corps et matériaux de l’Art » (UBO) – « Histoire et enseignement des mathématiques : rigueurs, erreurs raisonnements » (inter-IREM) - «François Viète, un mathématicien sous la Renaissance » ( Vuibert) – « Si le nombre m’était conté » (Ellipses) – «Les philosophes et les mathématiques » (Ellipses) – « Enseigner les mathématiques en collèges et lycées » (CRDP Créteil).

(***) Le livre « De grands défis mathématiques » : « Du collège à l'enseignement supérieur, comment s'émerveiller devant les problèmes que nous posent les mathématiques ? Il suffirait que la dimension historique soit enfin introduite dans leur enseignement.
C'est pourquoi les exemples dont le livre « De grands défis mathématiques » est composé ont tous pour point de départ un problème historique précis. Situés chaque fois dans leur contexte scientifique et culturel d'origine, ces problèmes toucheront à l'arpentage, la navigation, la typographie, les jeux de dés, mais aussi à l'inscription d'un carré dans un triangle ou encore aux calculs graphiques.
L’occasion nous est donc offerte d'observer les mathématiques en des lieux éloignés ou à des époques très différentes et de lire Euclide, Al-Khwarizmi («l'inventeur» de l'algorithmique), Leibniz, Euler ou encore le Marquis de Condorcet - sans oublier près de nous Pierre Bézier, avec ses courbes désormais célèbres. »


Article RH 3B Conseils
Sources : Vuibert / Espace des Sciences / entretiens Science et Ethique

jeudi 24 mars 2011

Réseaux et contenus du futur : B-com se positionne au niveau mondial



Le projet d'Institut de recherche Technologique (IRT) B-com, soutenu par la Région Bretagne, a été proposé dans le cadre de l'appel à projets Investissements d'avenir lancé par l'Etat. Il va se consacrer aux réseaux et contenus du futur.
C’est au cours d’une rencontre à la Maison de la Bretagne le 23 mars, en présence notamment de Jean-Yves Le Drian que le projet B-com a été présenté. (Relire également article du blog du 20/09/2010).

B-com est l’unique projet d'Institut de recherche Technologique (IRT) en France - dans le cadre du grand emprunt - capable d’intégrer, sur un même territoire, tous les acteurs de la chaîne de valeur du numérique, avec l’ambition de devenir, à l’international, leader des technologies innovantes d’immersion et d’hyperconnectivité et de fournir, dans les 10 ans à venir, les solutions qui faciliteront l’usage quotidien, par le plus grand nombre, de ces nouvelles technologies.

Autour d’une dynamique lancée il y a 10 mois par le pôle Images et Réseaux - (Relire article du blog du 21/04/2010). -se sont regroupés des grands noms de l’industrie et de la recherche, actifs dans les domaines des réseaux, des contenus ainsi que des services et usages. Soit plus de 50 partenaires à ce jour parmi lesquels Orange, porteur du projet, Alcatel-Lucent, Technicolor, TDF, l’INRIA, Supélec, Télécom Bretagne, l’université de Rennes 1 et des PME innovantes, soutenus par les collectivités, la Région Bretagne et les agglomérations de Rennes, Lannion et Brest.

B-com l'exprime par son nom : cet IRT est résolument tourné vers l’avenir mais cette ambition suppose une expertise de pointe dans les domaines des réseaux fixes et mobiles ultra haut-débit et des images du futur (ultrahaute définition, 3D, réalité augmentée et virtuelle). 100 fois plus de débit consommant 10 fois moins d'énergie: c'est un exemple des retombées positives visées par B‐com à l'horizon 2020.

Un écosystème performant, une excellence technologique reconnue à l’international

44 000 emplois, 650 entreprises, 15 000 chercheurs et un réseau universitaire européen : cette expertise de pointe, elle se concentre en Bretagne entre Rennes, Brest et Lannion autour d’un maillage serré d’acteurs performants et innovants, habitués de longue date à coopérer. Reconnu mondialement pour ses compétences et capacités de recherche en télécommunications, très haut débit et images, l’écosystème breton doit, grâce au futur IRT, gagner encore en attractivité sur la scène internationale, tout en permettant de conforter le développement économique du secteur et de créer de l’emploi en Bretagne et en France.

Une implantation stratégique avec Rennes comme site principal

BCom s’appuiera sur une Fondation de Coopération Scientifique dont le mandataire est l’INRIA. L’IRT aura son site principal à Rennes et des sites secondaires à Lannion et Brest. Dans la capitale bretonne seront construits des bâtiments spécifiques sur 6 000 m², au plus près du campus universitaire et technopolitain de Beaulieu.

Le projet B-com
Objectifs : devenir leader mondial dans les domaines de l’hyperconnexion et de l’immersion
. En 2020, 4 milliards d'humains et plus de 100 milliards d'objets seront connectés. Le nomadisme aura encore augmenté. Loisirs, éducation, travail, environnement connaîtront une révolution des usages. Déjà, la vidéo accapare une bande passante toujours plus considérable.

Parce que le quotidien de chacun sera de plus en plus imprégné par ces nouvelles technologies et les usages qui en découlent, B-com s’est donné comme objectifs de devenir un acteur majeur dans les domaines de l’hyperconnexion et à l’immersion, afin de fournir, dans les 10 ans à venir, les solutions qui faciliteront l’usage, par le plus grand nombre, de ces nouvelles technologies.

Un projet innovant entièrement consacré aux réseaux, images et contenus du futur
.
Déposé le 18 février dernier, le projet B-com a pour vocation de se consacrer aux réseaux et contenus du futur, en réponse à l’appel à projets IRT (Instituts de Recherche Technologique) de l’Agence nationale de la recherche (ANR). L’objectif visé est de devenir le « leader mondial incontournable de l’innovation dans les domaines des réseaux fixes et mobiles ultra haut débit, des réseaux multimédias convergents et des images du futur ». Résolument tourné vers l’avenir, B-com permettra d’accélérer le développement d’une expertise de pointe dans les domaines des réseaux et images du futur (ultra-haute définition, 3D, réalité augmentée et virtuelle). Son originalité est d’intégrer technologies et usages, contenus et applications pour prendre part à la diffusion massive de l’Internet du futur dans tous domaines d’activité à travers le monde.

Mobilisation exceptionnelle des grands noms de la recherche et de l’industrie

B-com répond clairement aux objectifs fixés pour un IRT : organiser, programmer, mettre en œuvre et évaluer des programmes de recherche, développement et innovation où coopèrent les organismes de recherche, les établissements d’enseignement supérieur et les entreprises.

Porté par Orange, le projet B-com mobilise tous les acteurs d’envergure de la filière : Alcatel-Lucent, Technicolor, TDF, Thales, Mitsubishi…), un tissu dense de PME dynamiques basées en Bretagne (Artefacto, Astellia, ETIAM, Siradel, E3S, Teamcast…), ainsi que de grands noms de la recherche et de l’enseignement supérieur (l’INRIA, mandaté pour créer la fondation de coopération scinetifique, le CNRS, les Universités de Rennes, Supélec, Telecom Bretagne, INSA, l’ESC Rennes, l’Ecole de Design de Nantes, l’Ecole Régionale des Beaux Arts…), soit un écosystème performant, unique en son genre, au service de l’innovation et de l’excellence.

Avec le soutien des collectivités bretonnes
En prise avec la société numérique du futur, B-com se développera à partir de la Bretagne, seul territoire capable de concentrer autant de savoir-faire et de compétences dans les domaines des sciences, technologies de l’information et des communications. Le projet d’IRT est soutenu à la fois par la Région Bretagne et les agglomérations de Rennes Métropole qui accueillera le site principal, Lannion Trégor Agglomération, et Brest Métropole Océane, des collectivités particulièrement impliquées dans le développement de ces technologies et l’accueil d’entreprises et de laboratoires de recherche.

Article RH 3B Conseils
Source : Région Bretagne

mercredi 23 mars 2011

Les risques de la nature, le nucléaire et la pédagogie


La triple épreuve que vit le Japon depuis le 11 mars 2011, tremblement de terre, tsunami et accident nucléaire, remet les gouvernements de la planète en état d'alerte sur le plan politique, économique et sociétal. La dignité avec laquelle la population japonaise s'est organisée face à ses drames est exemplaire.


Si tous les médias ont réalisé des reportages exceptionnels, le blog Science et Ethique (relire également article du blog du 18/03/2011) a tenu à vous signaler certaines de ces émissions réalisées ou des articles publiés par les partenaires et les amis des entretiens Scientifique et Ethique et nous avons également demandé à deux scientifiques Marc-André Gutscher et Michel Marcelin de nous procurer leurs réflexions et sentiments sur les événements.


Quels repères pour y voir plus clair : écouter ou réécouter des émissions sur France Culture

Samedi 18 mars dernier, France Culture a consacré ses émissions sur l'accident nucléaire et l'enjeu des avancées scientifiques. Nous vous invitons à réécouter ces trois émissions sur le site de France Culture pour mieux comprendre les contraintes et les nouvelles libertés, l'exemple du désintérêt des politiques pour les nanotechnologies…

Ces émissions portent sur des discussions sur la supériorité donnée à la conscience par rapport à la compétence ... et les compétences par rapport à la technoscience... et qui se superposent.

- Energie, nucléaire, Japon, nanotechnologies et Démocratie. : - Comment mener le développement scientifique et maîtriser son adaptation ? - Comment être moderne et imaginer les nouvelles conditions humaines : les limites d'une démocratie et des techno-sciences. ? - Comment les technologies changent nos conditions de vie, mais comment elles changent aussi nos conditions humaines. Quelle prospective et quelles perspectives? - Comment les préoccupations matérielles cohabitent avec la responsabilité des scientifiques et des politiques.

- Le Japon : énergie, nucléaire et économie à l'épreuve du tremblement de terre et du Tsunami. Sur l'économie en question avec Dominique Rousset avec ses invités : David Thesmar professeur de finances - HEC, Dominique Plihon, professeur d'économie financière - Paris XIII et président du Conseil scientifique d'Attac France, Patrice Geoffron -professeur d'économie - Paris-Dauphine et Olivier Pastré
- Débat éthique sur les avancées scientifiques et l’enjeu des nanotechonologies
Au regard des réflexions de Voltaire et de Rousseau à l'occasion du tremblement de terre de Lisbonne et les termes de Catastrophes naturelles et de catastrophes industrielles donnent à repenser une nouvelle fois au débat éthique sur les avancées scientifiques et l’enjeu des nanotechonologies en écoutant l’entretien entre Alain Finkielkraut, Etienne Klein et Olivier Rey.

Le blog Science et Ethique a interrogé deux éminents scientifiques sur la zone sismique du Japon et sur l’étude de notre planète
- Marc-Andre GUTSCHER (*) Géophysicien à l’Université Européenne de Bretagne (UEB), Brest/ Institut Universitaire Européen de la Mer - IUEM/UBO
- Michel MARCELIN (**) Directeur de recherche au CNRS au Laboratoire d'Astrophysique de Marseille - spécialiste de l'étude de la cinématique des galaxies.

3 Questions à : Marc-Andre Gutscher

1 / Quelles sont les particularités de la zone sismique du Japon et connaît-on bien cette région sous marine ?

La Plaque Pacifique se dirige vers le Ouest-Nord-Ouest a environ 8-9cm/an et plonge sous les îles Japonaises (qui font partie de la plaque Eurasiatique). Des séismes de moyenne et grande magnitude se produisent ou les deux plaques frottent l'une contre l'autre.

Il n'y a rien de "particulier" à cette zone au NE du Japon (par rapport a d'autres zones comparables sur la planète - Alaska, Chili, Sumatra) sauf si c'est peut-être un détail - tandis que beaucoup de zones de subduction (le terme technique ou une plaque s'enfonce sous une autre) sont marquées par une lacune sismique (activité faible, voire même absence totale) dans les décennies ou mêmes siècles avant un mega-séisme, cette partie du Japon connaissait une activité sismique importante et fréquente au cours des dernières décennies. Ceci a sûrement laisse penser que la majeure partie de l'énergie élastique (dû au mouvement entre les plaques "stockes" et pas relâches) avait pu se relâcher lors de ces événements assez réguliers (de magnitudes 5, 6 et 7 voire même un M8 a peu près tout les 50 ans).
Personne ne s'attendait a un événement de cette ampleur (M9 ce qui est 30 fois plus puissant qu'un M8).

Oui, la cartographie sous-marine est très bien connue, ainsi que la structure interne de la marge et du substratum allant de la côte Japonaise jusqu'aux domaines abyssaux adjacents. Les Japonais sont très engagés dans les recherches océanographiques (géologie et géophysique) et sont parmi les leaders
mondiaux absolus en sismologie moderne, (en terme de nombre de stations sismique, de nombre de stations GPS dans le pays et en terme du nombre de chercheurs travaillant dans ces domaines).

2 / Des informations sur l'aide de la cartographie pour anticiper les tremblements de terre et les systèmes d'alerte ? et quels sont vos contacts au japon alors que vous êtes intervenus de manière très active lors du tsunami de 2004 ?
(Voir la cartographie du séisme : http://www.japanquakemap.com/)

La cartographie des fonds marins Japonais est quasi-complète. C'est une aide aux modélisations de propagation de tsunami (pour la plateforme continentale et le domaine côtier), mais pas "indispensable" a un système d'alerte. Les Japonais ont probablement le système d'alerte au séisme et au tsunami le plus sophistique du monde.

Néanmoins il ne faut pas négliger l'aspect de l'éducation de la population.
Ce sont souvent leurs connaissances et leur capacité de reconnaître la situation et de se comporter/réagir de manière adéquate qui peut sauver leur vie (aux populations immédiatement adjacentes a une méga-faille lorsqu'elle rompe). Les Japonais font aussi un excellent travail dans ce domaine.
Mais il n'est pas exclu que localement certains ont pu croire que suite a la construction de murs/digues de protection contre un tsunami (de 5m pour citer un exemple concret) ils seraient "protégés". Le problème est que dans plusieurs baies le tsunami a dépassé 10m de hauteur et donc a pu facilement franchir le mur de 5m.

Personnellement je n'ai pas beaucoup de contacts dans le monde scientifique Japonais (dans le domaine des séismes et tsunamis). Je connais, bien entendu, certains auteurs d'articles scientifiques que je rencontre par exemple aux congres. Et j'ai plusieurs contacts à travers le programme IODP (Integrated Ocean Drilling Program) qui viennent du Japon.

3 / Y a -t-il encore des manques au sein du réseau mondial de surveillance et comment les scientifiques spécialistes travaillent ensemble actuellement pour mieux comprendre ce phénomène de catastrophes naturelles pour les prévenir et les anticiper ?

Les réseaux de surveillance en Pacifique sont plutôt exemplaires (et je n'ai rien à critiquer à ce sujet là). Au sujet de "comprendre et anticiper", alors la oui j'ai quelques suggestions et/ou critiques :
1) se pencher de plus près sur la subduction des Antilles (et pas seulement sur le risque volcanique de la Guadeloupe et de la Martinique) ;
2) regarder de plus près d'autres zones de subductions qui peuvent souvent paraître "tranquilles", mais qui peuvent potentiellement être en train d'accumuler des contraintes en attendant de les relâcher lors d'un futur séisme. A ce sujet les zones les plus inquiétantes à proximité de la France Métropole sont dans le Sud de l'Europe (domaine Méditerranéen) la Grèce, le Sud de l'Italie et la région Gibraltar (N Maroc/ SW Espagne/S Portugal).

(*) Marc-Andre GUTSCHER : Né a New York (1964) nationalité: française, allemande, américaine - Universite/formation: Bachelor of Science in Physics Williams College Massachusetts (1982-1986)- Master of Science in Geology University of Vermont Burlington (1987-1989)- PhD in Geophysics Geomar-Univ. Kiel (1992-1996) Depuis 2000 il est chercheur CNRS à l'IUEM/Univ. Brest et depuis 2010 Directeur de Recherche CNRS. Il est responsable d'équipe au sein du labo (intitulee Marges et Arcs).


3 questions à : Michel MARCELIN

1/Comment la Terre s'est créée et le phénomène de la tectonique des plaques ?

La Terre s'est formée en même temps que les autres planètes du système solaire, il y a 4,5 milliards d'années. Les blocs de roches et de poussières de la nébuleuse primitive se sont agglomérés pour former des astéroïdes puis des planètes. La Terre étant assez grosse, elle a maintenu longtemps un cœur fondu (la chaleur interne provenant principalement de la radioactivité naturelle des roches) et la croûte superficielle, composée de roches solidifiées, a pu glisser sur le manteau sous-jacent, composé de roches relativement molles. C'est la fameuse tectonique des plaques, dont la preuve la plus évidente est la dérive des continents qui est encore observée aujourd'hui. A titre comparatif, la planète Mars, plus petite que la Terre, a un cœur refroidi et ne connaît pas de tectonique des plaques.


2/ A-t-on remarqué des phénomènes particuliers dans les astres au moment des grands tremblements de terre ?
Non. Tout au plus on pourrait penser que les effets de marées, liés à la Lune et (dans une moindre mesure) au Soleil, pourraient favoriser les tremblements de terre. Mais aucune corrélation n'a pu être mise en évidence entre les fortes marées et les tremblements de terre.

3 / Quelles sont les grandes catastrophes naturelles dans l'espace qui pourraient ou qui ont des impacts sur notre planète ?
La plus probable serait la chute d'un astéroïde de grande taille (quelques kilomètres) sur la Terre. Cela pourrait engendrer un gros tremblement de terre et, surtout, un tsunami dévastateur. De plus, le rejet de grandes quantités de poussières dans l'atmosphère à la suite de l'impact, provoquerait un obscurcissement du ciel et un refroidissement marqué du climat. On pense d'ailleurs que c'est l'impact d'un astéroïde d'une dizaine de kilomètres de diamètres qui a provoqué la disparition des dinosaures, il y a 65 millions d'années.

Une autre catastrophe naturelle (heureusement moins fréquente) qui aurait des effets dévastateurs, serait l'explosion d'une étoile proche en supernova. Mais aucune étoile du voisinage solaire n'est actuellement susceptible d'exploser ainsi. Quant au Soleil lui-même, il est trop peu massif pour finir sa vie sous forme de supernova, par contre il deviendra une géante rouge dans 4 à 5 milliards d'années. Il gonflera alors au point d'absorber Mercure puis Vénus et se stabilisera au niveau de l'orbite terrestre. Il faudra donc, si il y a encore des habitants sur Terre à ce moment là, qu'ils envisagent sérieusement de déménager car notre Terre deviendra inhabitable. En effet, les océans s'évaporeront entièrement et elle ne méritera plus son qualificatif de "planète bleue"...


(**) Michel MARCELIN est directeur de recherche au CNRS au Laboratoire d'Astrophysique de Marseille. Il est spécialiste de l'étude de la cinématique des galaxies. Il intègre l'Ecole Normale Supérieure de Cachan en 1972 et passe l'agrégation de physique en 1975. Il fait un DEA d'astrophysique en 1976 puis obtient une bourse du CNES et soutient une thèse de 3ème cycle sur l'étude de l'exosphère de Vénus en 1978.
Il entre au CNRS en 1980 et soutient sa thèse d'état en 1983, consacrée à l'étude des champs de vitesses de galaxies avec un interféromètre de Fabry-Perot.
Avec l'équipe d'interférométrie de l'Observatoire de Marseille, il observe sur de nombreux télescopes dans le monde (dans le Caucase, en Arménie, à Hawaii, au Chili, et bien sûr en Haute Provence). Il a été directeur adjoint de l'Observatoire de Marseille de 1996 à 2000. et responsable de l'équipe Physique des Galaxies du Laboratoire d'Astrophysique de Marseille de 2000 à 2008.
Il est auteur (ou co-auteur) d'une
centaine de publications dans des revues spécialisées. Il s'intéresse aussi à la diffusion des sciences et a publié trois ouvrages de vulgarisation d'astronomie chez Hachette, dont "L'Astronomie" qui a obtenu le prix du livre d'astronomie de Haute Maurienne en 1991 et en est à sa 6ème édition et a été vendu à près de 45 000 exemplaires.

La Bretagne solidaire du Japon :

La Région Bretagne ouvre un fonds de solidarité de 50 000 € pour soutenir les sinistrés de Sendai, la ville jumelle de Rennes, l’une des plus touchées par la catastrophe qui frappe le Japon.

Jean-Yves Le Drian a proposé que la Région prenne l’initiative d’organiser un concert de soutien et de solidarité à Rennes avec les artistes bretons, avec le parrainage des Bretons du Japon et en partenariat avec les Villes de Rennes (jumelle de Sendai) et de Brest (jumelle de Yokosuka). D’autre part, il a confirmé qu’il maintiendrait son déplacement au Japon mi-juillet, comme chaque année, pour rencontrer les dirigeants des groupes japonais implantés en Bretagne.



Article BB - RH 3B Conseils
Sources : France Culture /entretiens Science et Ethique / Région Bretagne
Photos : Région Bretagne / Ouest France

mardi 22 mars 2011

Conservatoire botanique de Brest : une convention de partenariat pour l'éducation à la préservation du patrimoine végétal sauvage


Le Conservatoire botanique national de Brest *, GDF-Suez et Brest métropole océane s’engagent au travers d’une convention de partenariat pour l'éducation à la préservation du patrimoine végétal sauvage, signée entre les trois partenaires, le 18 mars dernier.


Cette convention porte, pour l'année 2011, sur l'accompagnement d'activités éducatives et le développement de l’accueil sur le site du Stang-Alar, qui héberge le Pavillon d'accueil, le jardin conservatoire et les serres tropicales du Conservatoire botanique.

L'objectif est de mettre en œuvre des animations pédagogiques pour les scolaires des quartiers les moins favorisés de la Ville de Brest, et ainsi de sensibiliser et informer les enfants sur l'importance de la conservation et de la préservation de la flore, source de vie et de biodiversité.

Deux journées portes ouvertes seront par ailleurs organisées à destination du grand public, permettant l'accès privilégié aux collections d'espèces végétales menacées du Conservatoire botanique lors des «Rendez-vous aux Jardins» (juin) et des «Journées du Patrimoine» (septembre).



Créé en 1975, le Conservatoire botanique de Brest fut le premier établissement dans le monde entièrement dédié à la Conservation de la flore menacée. Son action de conservation connaît à la fois une dimension internationale, voulue par ses fondateurs mais aussi nationale et régionale dans le cadre de son agrément ministériel en tant que Conservatoire botanique national.
Sa mission de préservation des plantes menacées s'exerce en mettant en œuvre, de manière complémentaire, des actions de conservation in situ (en nature) et/ou ex situ (en culture).

* Le Conservatoire botanique national de Brest est un établissement public de type Syndicat Mixte. Il est membre de la Fédération des Conservatoires botaniques nationaux.



Rappelons également que le Conservatoire botanique de Brest est partenaire depuis de nombreuses années des entretiens Science et Ethique.


Article RH 3B Conseils
Sources : BMO / Conservatoire botanique
Photos : Conservatoire botanique

lundi 21 mars 2011

Une mobilisation citoyenne autour du projet communal de cartographie de Plouarzel


La commune de Plouarzel dans le département Finistère montre l'exemple dans la démarche citoyenne pour cartographier l'ensemble de son territoire.

L'initiative remonte à 2009 . Souhaitant refaire son plan communal devenu obsolète, la commune - dirigée par André Talarmain, maire et président de la Communauté de communes du Pays d’Iroise (CCPI) - lance alors par le biais de son centre multimédia, le projet de réalisation d’une carte communale en utilisant le projet et les outils mis à disposition par Open Street Map.

La municipalité a donc mobilisé ses habitants et les associations de la commune en organisant notamment deux "cartoparties" à l’automne 2009 lesquelles réunirent une cinquantaine de participants (dont un tiers de communes extérieures). A Plouarzel, c’était apparemment la première fois qu’une municipalité se posait en porteur de projet avec l’intention délibérée de s’appuyer sur les connaissances et les compétences de ses habitants.

Les habitants munis d’un GPS et un appareil photo munis se sont répartis sur le terrain pour répertorier : chemins, routes, petit patrimoine rural, commerces... Une équipe de bénévole s’est mobilisée pendant l’hiver pour compléter et terminer la carte. Un gros travail d’homogénéisation a été réalisé sur la dénomination des chemins et lieux-dits en breton.

Fin 2010, la commune de Plouarzel disposait ainsi d’une carte réalisée collectivement, disponible sur Internet, et d’un plan édité sous forme papier en "Creative commons". Ce plan a été distribué à chacun des foyers de la commune avec une lettre du maire expliquant la démarche et incitant tous les habitants à devenir acteur du projet.

Ce projet fédérateur a permis de créer du lien social entre habitants qui se sont initiés à un logiciel libre (OSM) et renseignés sur les licences libres tout en participant à un projet de territoire. D’un projet de départ très classique (édition d’un plan communal), la commune a mis en place un projet collaboratif qui aura abouti à la réalisation d’une carte sur Internet d’un plan papier tous deux distribués sous licence libre.

Le coût de cette opération n’aurait pas pu être supporté de façon classique par le budget communal et aurait sans doute fait l’objet d’un traitement de moindre ampleur.
L’appropriation du territoire, sous la forme du document cartographique, est un élément important de la compréhension de l’histoire de la commune.

Sources / Références
Site Web du projet : http://wiki.openstreetmap.org/wiki/Plouarzel
Site français de OSM http://www.openstreetmap.fr/

Article RH 3B Conseils
Sources @Brest / imagination for people

vendredi 18 mars 2011

Solidarité avec le Japon : le Réseau Océan Mondial se mobilise.





L'épicentre du séisme qui dévasté le nord-est du Japon, le 11 mars dernier, a été localisé à 24.4 kilomètres de profondeur et à une centaine de kilomètres au large de Miyagi.
Face à la catastrophe qui a frappé le Japon (tremblement de terre - 8.9 sur l'échelle de Richter -, tsunami, menaces sur les installations nucléaires) la communauté internationale s’est mobilisée.


Dans la région de Sendai, où a déferlé une vague de 10 mètres, les autorités locales évoquent un bilan provisoire de plus de 10.000 morts et disparus.

Soixante-neuf pays et cinq organisations internationales ont proposé leur aide dans une opération de soutien aux populations locales et/ou de sûreté nucléaire pour seconder le 100.000 soldats nippons, notamment pour la recherche des sinistrés disparus.


Parmi les aides d’urgence, 62 équipes médicales déployées par la Croix-Rouge internationale. Des états comme, les Etats-Unis, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Chine, l’Australie, la Corée du Sud ou la Suisse ont dépêché sur place des moyens. La France a ainsi envoyé deux détachements de la Sécurité civile (120 personnels).

La communauté scientifique se mobilise

Le Réseau Océan Mondial - association internationale de travail pour sensibiliser le public sur l'importance de l'océan pour l'humanité et sur l'impact que nos gestes quotidiens peuvent avoir sur l'environnement marin - s’associe à l’élan de solidarité internationale envers le peuple japonais.

Le Réseau Océan Mondial regroupe des organisations impliquées dans la sensibilisation du public et qui se sont engagés à prendre des mesures.
Cela inclut les aquariums, les musées, les centres scientifiques des organismes de bienfaisance et des établissements éducatifs non-gouvernementales et des organisations.

Cet appel à la solidarité des acteurs du monde scientifique de la mer - aquariums, musées, centres scientifiques, établissements éducatifs non-gouvernementaux et des organisations de bienfaisance – est relayé par Michel Valette co-président du Réseau mondial.

Les entretiens Science et Ethique et son blog s’associent bien entendu à cet élan.

Rappelons en effet que les entretins sont depuis de nombreuses années partenaires de toutes la communauté des acteurs de la mer de des océans et des acteurs scientifiques notamment.
Les entretiens se déroulent d’ailleurs chaque année à Océanopolis-Brest, un des acteurs majeurs dans ce domaine.

Vous pouvez vous associer à cette mobilisation de solidarité en envoyant vos dons à :

The· Northeastern Japan Earthquake and Tsunami Relief Fund créé par The Ocean Policy Research Foundation et The Nippon Foundation, partenaires du Forum Global et du Réseau Océan Mondial.



Donate for Japan mis en place par la World Association of Zoos and Aquariums et the Japanese Association of Zoos and Aquariums.









Contacts : World Ocean Network / Réseau Océan Mondial

c/o Nausicaá, Centre National de la Mer
 Boulevard Sainte Beuve – BP 189 – 62203 Boulogne-sur-Mer Cedex France

Téléphone : 33 (0) 3 21 30 99 99 – Fax : 33 (0) 3 21 30 93 94

Website: www.worldoceannetwork.org

Article RH / BB 3B Conseil
Sources : Réseau Océan Mondial

jeudi 17 mars 2011

Une nouvelle filière « Activités Littorales et portuaires » en Bretagne


Un projet de filière de formation « Activités Littorales et portuaires » porté par l’Ecole des Métiers de l’Environnement (EME) - implantée à Rennes Atalante - est en cours de constitution à Saint-Malo.


Cette nouvelle formation qui ouvrira dès septembre 2011 avec le soutien de Saint-Malo Agglomération vient de recevoir le label du Pôle Mer Bretagne. Il s’agit d’un « Bachelor » - niveau bac + 3 - en Gestion opérationnelle de projet en environnement spécialisé pour les activités littorales et portuaires. L’ambition est de préparer les étudiants au métier de responsable Environnement d’un port ou d’une commune du littoral.

Accessible après un Bac+2 ou une validation d’acquis d’expérience, cette formation d’un an en alternance - de septembre à mars et avec un stage de fin d’études d’avril à juin - se veut très opérationnelle avec un lien fort avec les acteurs professionnels et une dimension internationale importante. Avec 450 heures d’enseignement, elle se veut très opérationnelle et en lien fort avec les professionnels.

Le tronc commun reprendra les cours du DEPS (Diplôme d’Etudes Professionnelles Spécialisées) en Gestion Opérationnelle de Projet Environnement sur la gestion de projet, le management de l’environnement, le droit de l’environnement.

La spécialité littorale et portuaire se traduira par un enseignement sur le volet juridique spécifique au littoral, sur la gestion des risques côtiers et sur la gestion environnementale des ports.

Les futurs diplômés pourront aussi intégrer des organisations comme les aires marines protégées, des entreprises éco-industrielles (déconstruction de bateaux par exemple), des bureaux d’études en environnement ou des organismes consulaires.


Le recrutement se fera sur dossier d’inscription et après entretien. La première promotion, composée d’une vingtaine d’élèves, sera accueillie dans les locaux du centre de formation et d’apprentissage de la Chambre de commerce et d’industrie (CCIFA), à Saint-Jouan-des-Guérêts et les suivantes sur le site du parc technopolitain Atalante Saint-Malo, actuellement en cours d’aménagement.

Article RH 3B Conseils
Sources : Pôle Mer / EME

mercredi 16 mars 2011

Trois nouveaux parcs naturels marins en 2011


Il existe actuellement deux parcs naturels marins français. Celui de la mer d’Iroise (Finistère) et qui fait figure de référence en la matière, et celui de Mayotte dans l’Océan Indien. Trois autres parcs ont été annoncé pour 2011 suivi de trois autres en 2012.

Avec la création du Parc marin d’Iroise , premier du genre en France, officiellement créé par un décret du Premier Ministre publié au Journal Officiel du 2 octobre 2007, a été initié un politique ambitieuse de protection du littoral qui doit voir à terme 10% du territoire maritime national protégé d'ici 2012, pour passer ensuite au seuil de puis 20%.



Le Parc d’Iroise dans le département du Finistère a pour vocation est de permettre de progresser dans la connaissance et la protection du patrimoine marin et d’encourager le développement durable des activités qui en dépendent. Celui-ci s'étend sur une superficie de 3550 km2 et prend en compte la spécificité des trois îles habitées de l'Iroise : Ouessant, Molène et Sein.



Le second parc a été créé le 18 janvier 2010 (décret n° 2010-71 du 18 janvier 2010) Parc naturel marin à Mayotte. Il s’agit du premier parc naturel marin d'outre-mer, couvrant une superficie de 70 000 km2. Celui-ci englobe notamment le lagon à double barrière de corail, qui compte près de 200 km de récifs coralliens et 7 km2 de mangrove.

D’autres projet sont à l’étude comme en Gironde et en mer du Nord. Ces autres projets sont définis en fonction des analyses stratégiques régionales qui déclinent, pour certains secteurs, la stratégie de création d’aires marines protégées.
La procédure d’étude et de création est confiée au préfet maritime et au préfet concernés, l’Agence des aires marines protégées mettant à leur disposition les moyens nécessaires.



Les trois nouveaux parcs annoncés pour 2011 seront donc le Parc de la Côte de Vermeille, le Parc des estuaires picards et le Parc des glorieuses. Pour ceux prévus en 2012, leur localisation reste encore inconnue mais devrait y figurer le parc naturel marin Normand-Breton (voir article du blog du 19 mai 2010) qui fait actuellement l’objet d’une procédure visant à sa création à l'horizon 2012, entre le cap Fréhel et la Hague.

Les parcs naturels marins qui s’inscrivent dans l’objectif de Grenelle de la mer de 2009, visent à protéger la biodiversité marine par la création d’aires marines protégées.

Le Grenelle de la Mer fixe en effet un objectif ambitieux pour les aires marines protégées : 20 % des eaux sous juridiction française d’ici 2020.


Relire aussi les articles du blog 30/09/2010, du 29/09/2010, du 03/08/2010.

Pour mémoire rappelons que le parc naturel marin est :

- un espace délimité, uniquement marin, dans lequel coexistent un patrimoine naturel remarquable et des activités socio-économiques importantes,
- sur lequel est fixé un double objectif de protection de la nature et de gestion durable des ressources,
pour lequel est mis en place un conseil de gestion associant les collectivités (et leurs groupements), les socioprofessionnels, les usagers et l’Etat (minoritaire).

Le parc naturel marin n’est un espace réglementé que si le conseil de gestion l’estime nécessaire et propose aux autorités compétentes les mesures correspondantes.
Conçu comme un outil de gouvernance permettant d’associer l’ensemble des acteurs concernés, le parc naturel marin est créé par décret, après enquête publique organisée sur le territoire des communes littorales directement intéressées par le projet.

Le décret fixe les limites du parc naturel marin, la composition de son conseil de gestion, et arrête les orientations de gestion en matière de connaissance et de conservation du patrimoine et du milieu marin dans une optique de développement durable.




Pour aller plus loin :





- retrouver l'intervention de François Gauthiez, directeur adjoint des Aires marines protégées aux entretiens Science et Ethique 2010 sur le thème "Politiques maritimes en Europe : gouvernance, ambitions".




Article RH 3B Conseils
Source : ministère de l'écologie / parc marin d'Iroise / entretiens Science et Ethique

mardi 15 mars 2011

Journée portes ouvertes à l’ENSTA Bretagne

Le samedi 19 mars 2011, l’ENSTA Bretagne * (anciennement Ensieta) à Brest ouvre ses portes au public et propose de découvrir ses formations, son campus et ses activités de recherche.

La journée portes ouvertes reste la meilleure occasion pour les étudiants et leur famille de se renseigner sur les formations, de découvrir les moyens pédagogiques mis en œuvre et la qualité du cadre de vie proposé par les établissements.

De nombreux étudiants et personnels de l'ENSTA Bretagne seront mobilisés pour accueillir et faire découvrir leur école ( 2, rue François Verny à Brest dans la zone de Kergaradec).

Au programme : Information, visite du campus, échanges avec les enseignants et les étudiants…

Rappelons à cette occasion que les établissements d’enseignement supérieur et de recherche de la région brestoise sont réunis au sein du mastère spécialisé
 «Énergies Marines Renouvelables» avec l’ambition de former les hommes et les femmes qui seront des acteurs majeurs du développement de la filière sur le plan régional, national voire même international. 



Les matières de ce mastère spécialisé sont regroupées en quatre grands volets : "Connaissance des Ressources Energétiques", "Sciences de l'Ingénieur et Technologie", "Environnement Côtier et Impacts" et enfin "Energie Marine et Société".


Cette formation de haut niveau (Bac+6) sur un an, accréditée par la Conférence des Grandes Ecoles et pilotée par l'ENSTA Bretagne (relire l'article du blog du 3/12/2010).




Rappelons notamment s'agissant du domaine de l'énergie que l'ex-Ensieta au travers de son Mastère "Energies marines renouvelables" (relire l'article du blog du 28/08/2010) est partenaire des entretiens Science et Ethique.




A ce titre les étudiants du Mastère ERM sont intervenus lors de la table-ronde n°3 " Y a-t-il une politique pour les énergies renouvelables de la mer" lors des entretiens 2010. Revoir ici les débats.











Notons que le blog des énergies de la mer sera présent lors de ce forum en mettant à la disposition du public de la documentation sur son activité de veille internationale.

Le blog a également été présent lors des différentes journées portes ouvertes des établissements d'enseignement supérieur brestois (université et grandes écoles) qui se dérouleront durant les mois de février et mars 2011.
Pour en savoir plus sur les énergies marines dans le monde, consultez le blog de veille internationale : blog des énergies de la mer




* ENSTA Bretagne ( Année de création : 1971)

En chiffres :

• 650 élèves en 2010/2011 (tous cycles)

• 53 doctorants

• Enseignants et administration : 163 pers.


• Nombre de diplômés en 2010 : 197

• Jeunes femmes (sur les 3 ans) : 22%

• Ingénieurs militaires DGA : 20%


• Elèves étrangers : 10%

• 43 accords d’échanges internationaux



Modalités d’admission pour la rentrée 2011 :

• Cycle ingénieurs « ENSI » (après CPGE) : 159
 places au concours commun CCP et admissions sur dossier


• Cycle d’ingénieurs par alternance « FIPA » (après BTS/DUT) : 30 places sur dossier et entretiens



• 3 Mastères spécialisés : Energies marines renouvelables, Ingénierie marine / architecture navale et offshore, Pyrotechnie et propulsion

• Cycle d’application en architecture navale : dédié aux ingénieurs de l’armement issus de l’Ecole Polytechnique.


Article RH 3B Conseils
Sources Ensta / entretiens Science et Ethique
Photo Christine Naud

lundi 14 mars 2011

Algues vertes : la Région rencontre les acteurs du projet de territoire de la Lieue de Grève


Après une campagne média choc qui a remis les algues vertes ont été au cœur de l’actualité, ces dernières semaines. Le président du Conseil régional Bretagne a rencontré, le 11 mars dernier, les acteurs impliqués dans les actions de lutte contre la prolifération des algues vertes, dans le cadre du projet de territoire de la Lieue de Grève et les exploitants d'une ferme pilote de Plouzélambre dans les Côtes d’Armor.

Jean-Yves Le Drian a voulu ainsi réaffirmer l’engagement de la région dans ce domaine et insister sur le fait que ce travail passe nécessairement par un dialogue serein entre les différentes parties concernées sur le terrain.

Rappelons que l'algue verte Ulva sp communément appelée Ulve ou laitue de mer se développe surtout entre mai et octobre, lorsque les eaux du littoral se réchauffent. Les algues vertes s'échouent sur les plages, et en se décomposant, elles peuvent émettre des gaz toxiques. Les tissus contenant du soufre dégagent ainsi de l’hydrogène sulfuré, gaz très dangereux pour la santé.


Depuis septembre 2009, la Région Bretagne s’est engagée au côté de l’Etat, dans l’élaboration du plan gouvernemental de lutte contre les algues vertes en particulier sur le volet préventif (les volets curatifs et sécurisation sanitaire relevant, pour leur part, de la seule responsabilité de l’Etat).

La Région s'y est inscrite comme partenaire exigeant dans l'élaboration du volet préventif du plan de lutte contre les algues vertes et plus particulièrement via la mise en œuvre des projets de territoire à très basses fuites d'azote.
"Ce partenariat exigeant est guidé par 4 principes d’actions :

- adopter un langage de vérité
: reconnaître, en toute transparence, l’ampleur du phénomène, toutes ses causes et conséquences ;

- se garder de tout anathème
: l’approche doit être collective et constructive, sans stigmatisation d’une catégorie d’acteurs ;

- sortir par le haut
: une prise de conscience et une réelle métamorphose des modèles agricoles et de l’agroalimentaire sont nécessaires ;

- un travail en collaboration
avec l’Etat et l’ensemble des acteurs régionaux et locaux concernés (collectivités, agriculteurs, associations, IAA, tourisme, etc.) s’impose."


La clé de voûte de ce plan, et plus particulièrement du volet préventif, est la mise en œuvre de contrats de territoire par les 8 baies concernées : 8 baies identifiées par le SDAGE - Schéma Directeur d'Aménagement de Gestion des Eaux Loire-Bretagne 2011-2015 - : baies de Saint-Brieuc, de Concarneau, de la Fresnaye et de Douarnenez, la Lieue de Grève et les anses de Locquirec, de l’Horn-Guillec et de Guisseny, qui ont accepté de relever le défi. Les deux territoires pilotes (La Lieue de Grève et la baie de Saint-Brieuc) ont transmis leur projet, pour avis, au Comité scientifique, en novembre dernier.

Issu d’un travail de longue haleine associant de nombreux partenaires, le projet (*) de territoire de la Lieue de Grève a reçu, le 21 février 2011, un avis globalement positif du Comité scientifique, qui a souligné la dynamique territoriale ayant guidé ce travail.

Le projet estimé à 39 M€ s’appuie notamment sur 8 fermes pilotes et privilégie le développement de systèmes de production plus herbagers. Il comprend un accompagnement technique et financier des agriculteurs et des mesures sur le foncier (60% d’herbe, réduction des entrées d’azote…), une valorisation des produits issus des fermes pilotes, la restauration des zones humides qui jouent un rôle majeur dans l’élimination de l’azote (dénitrification) et des améliorations des systèmes d’assainissement.

Au vu de l’avis rendu par le Comité (des objectifs ou indicateurs manquants ou à revoir à la hausse), et après plusieurs réunions de travail avec les acteurs locaux, le comité de pilotage présentera les évolutions du projet de territoire envisagées, le 12 avril prochain, lors d’un comité régional de suivi.

Relire également les articles du blog du 26/05/2010, du 28/04/2010, du 4/02/2010.

(*) Le projet repose sur cinq volets d’actions :
- le volet agricole : vise notamment à atteindre, à l’échelle territoriale, 60% d’herbe dans la surface agricole utile, une baisse de 10% des entrées d’azote et une réduction des pratiques à risque.

- le volet agroalimentaire : valoriser les produits issus des fermes pilotes : développement des circuits courts de commercialisation et des filières agroalimentaires de valorisation du lait, approvisionnement local en restauration collective.
- le volet foncier : accompagner le développement des systèmes herbagers et protéger les espaces sensibles (zones humides) par une réorganisation du parcellaire agricole.

- le volet zones humides
: parvenir à une gestion adaptée et à la préservation de ces zones aux fonctions épuratrices.

- le volet assainissement
: supprimer des rejets directs de dispositifs non collectifs, mettre en conformité des stations d’épuration qui présentent des rejets d’azote trop importants et limiter, voire supprimer, les défauts de collecte.



Article RH 3B Conseils
Source : Région Bretagne