jeudi 29 septembre 2011

Plan Climat territorial : Brest Métropole Océane lance le débat




À l'horizon 2020, les émissions de gaz à effet de serre devront avoir été réduites de 20%. Cet objectif de l’Union européenne de réduire de -20 % les émissions de gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique, d’ici 2020, place les collectivités dans une nécessaire dynamique volontariste de contribution aux efforts européens de réduction des émissions de gaz à effet de serre.



Afin d’y parvenir, les collectivités territoriales notamment ont un rôle d’impulseur, et devront fédérer autour d’elles les différents acteurs du territoire engagés dans la lutte contre le réchauffement climatique : collectivités locales, associations, entreprises, mais aussi les citoyens.

Désormais, toutes les collectivités de plus de 50.000 habitants ont l'obligation de mettre en place un plan climat. Lequel devra entrer en vigueur d’ici à la fin 2012. A Brest métropole océane (BMO) la réflexion a été initiée très en amont puisqu’elle a lancé un Plan climat dès décembre 2009 (Relire l'article du blog du 11/12/2009 sur la préparation du plan climat de Brest métropole océane).

Les villes, si elles n’occupent que 2 % de la surface de la planète, concentrent 80 % des émissions de CO2 et consomment 75 % de l’énergie mondiale. Ainsi, l’empreinte écologique d’une ville dépasse sa superficie, et s’étend sans cesse en prélevant des ressources sur d’autres territoires. Le secteur de l’habitat à lui seul utilise 40 % des ressources de la planète en matériel et en énergie pour la construction et l’exploitation des bâtiments, produisant un tiers des émanations de CO2.

La réflexion à engager sur les infrastructures urbaines comme les aménagements portuaires pour les villes du littoral devra intégrer les impacts écologiques, le respect de la biodiversité et de la qualité de vie. Concevoir ces infrastructures favorisant une économie respectueuse de l'environnement, cela implique tout un ensemble de paramètres : les déplacements, la gestion des déchets, des eaux usées, le raccordement électrique…. Mais c’est aussi engager une réflexion plus large sur l’éco-conception.

« L’économie verte» c’est-à-dire la possibilité d’assurer un développement économique à partir de nouveaux métiers, de nouveaux débouchés et donc une nouvelle croissance, constitue une véritable opportunité. Dans cette perspective l’enjeu énergétique est primordial.

L’engagement de Brest métropole océane

«Brest Métropole Océane a eu, en amont de la loi, une approche volontariste, en adoptant, dès décembre 2009, une délibération pour lancer l'élaboration du Plan climat» déclare Alain Masson, vice-président de Brest Métropole Océane chargé du développement durable au Télégramme. (Revoir l'intervention d'Alain Masson aux entretiens Science et Ethique 2009).

Le «profil climat» de BMO établit montre clairement quels sont les points saillants en matière de gaz à effet de serre sur le territoire :
- le bâti pour 48% (résidentiel 31% et entreprises 17%). Les logements d'après-guerre, construits entre 1949 et 1975, quand il n'existait aucune réglementation thermique, produisent 60% des émissions de gaz à effet de serre.

- les déplacements (voyageurs 26% et fret 8%).

A BMO on rappelle pour monter que la pointe occidentale de la Bretagne est plutôt bonne élève qu’en tonnes équivalent CO2 par habitant, « le territoire a émis 4,5 tonnes en 2005, contre 6,5 tonnes en moyenne pour les territoires urbains et 9 tonnes pour la Bretagne. Un effet de l'importante densité de population de BMO, avec 964 habitants au km², et de l'absence d'industrie. "

Ce sont donc en toute logique ces deux postes émetteurs de gaz à effet de serre que sont l'habitat et les transports qui sont principalement visés par le plan, pour arriver à réduire par quatre les émissions à l'horizon 2050. 




BMO souhaite désormais engager le débat participatif avec la population sur ce sujet important pour l’avenir de l’agglomération puisque les choix stratégiques en matière de politique urbaine et métropolitaine en découlent .

Cela va se traduire par la mise en place d’un forum de discussion sur internet. Une conférence publique sur le Plan climat se tiendra à l’Hôtel de Ville (salon Richelieu) le mercredi 5 octobre (20h30) en présence d'un expert du Giec * (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat). Rappelons la visite de
Un forum ouvert sera accessible à tous ceux qui veulent réfléchir sur les pratiques, en débattre et proposer de nouvelles pistes pour le développement d'une qualité de vie économe en énergie et en gaz à effet de serre, le samedi 19 novembre (Télécom Bretagne de 10h à 17h00).

Rappelons que près de 200 scientifiques spécialistes du climat se sont réunis à Brest, en juillet dernier (relire article du blog du 12/07/2011), pour une réunion de travail préparatoire à la rédaction du prochain rapport du Giec, attendu pour 2014-. le Dr. Rajendra K. PACHAURI, président du Giec participait à ces journées à Brest.
Par ailleurs la ministre de l’écologie a présenté le 20 juillet 2011, le plan français d’adaptation au changement climatique (relire l'article du blog du 21/07/2011).



les 15è entretiens Science et Ethique à Océanopolis Brest, les 17 et 18 novembre 2011 participeront également à cette réflexion de fond notamment sur les Plans Climat-énergie territoriaux et au delà sur la « croissance verte » et son financement et le mix énergétique et les énergies de la mer.
Le thème central sera : "Quelle économie, pour quelle croissance ? : Plans climat territoriaux, aménagement du territoire, technologies de l'information et énergies de la mer".


Rappelons d’ailleurs que Les entretiens Science et Ethique en 2009 et 2010 se sont largement penchés sur ces questions du changement climatique, de l’apport des énergies de la mer, de l’aménagement des villes et ports de demain.


 
 Pour aller plus loin :
Relire également les articles du blogs :
- "Quels outils financiers innovants mobiliser pour les plans énergie climat territoriaux en France ?" du 28/04/2011
- "Guipavas adopte son Agenda 21" du 06/06/2011
- "Les plans climat territoriaux aux entretiens Science et Ethique 2011" du 28/07/2011
- " Le rôle des collectivités locales dans le futur énergétiques de l'union européenne " du 04/08/2011

Consultez l'étude "Villes et marchés du carbone" réalisée par L’OCDE et la CDC Climat - filiale de la Caisse des Dépôts et consignation -.
Relire également l'article du blog du 7/12/2019 : "Pouvoirs et démocratie en Bretagne à l'épreuve du changement climatique à l'horizon 2030", sur le rapport du CESER Bretagne.



(*) Le GIEC est l’organe international de référence sur le changement climatique. Son rapport est le document qui, tous les six ou sept ans depuis 1988, fait le point sur les connaissances et les impacts avérés ou envisageables de l’élévation de la température globale. Le quatrième et dernier rapport date de 2007. Le rapport du groupe scientifique est attendu pour 2013, soit un an avant la publication du rapport de synthèse final.. La rédaction de ce rapport doit durer plus de deux ans. Brest accueillant la deuxième réunion de rédaction, après une première en Chine à l’automne dernier et une prochaine programmée au printemps 2012 au Maroc.

"Le rapport du groupe scientifique est publié un peu en avance de façon à ce que les scientifiques qui étudient les impacts du changement climatique et les aspects socio-économiques puissent s’appuyer sur ce qui est dans ce rapport", a indiqué Jean Jouzel membre du bureau du Giec. Pour le cinquième rapport dans son ensemble, 831 auteurs ont été retenus du monde entier, dont "60% de nouveaux auteurs", a souligné Rajendra Pachauri, président du Giec avec notamment "plus d’auteurs des pays en développement et plus de l’ex-Union soviétique".

Article RH 3B Conseils
Sources : UE / Télégramme / BMO /Giec
Photo et graphique : BMO

mardi 27 septembre 2011

Réseau électrique : la France veut passer aux boîtiers intelligents



La filiale d’EDF chargée du réseau électrique, ERDF prévoit d’équiper d’ici fin 2020 l’ensemble des foyers français (35 millions d’abonnés) - pour un coût annoncé autour de €4 milliards - en compteur dit communicant, le boîtier Linky (*) qui devrait permettre aux usagers de réaliser des économies d’énergie (estimées entre 5 et 15 %) en leur offrant un meilleur contrôle de leur consommation.
Le réseau électrique classique, c'est-à-dire simple et linéaire, avec une production d'énergie centralisée et une consommation passive, se transforme peu à peu en un modèle plus sophistiqué, interconnecté et interactif : la Smart Grid. Cependant, pour rendre ce réseau plus intelligent, les usagers ont besoin de connectivité, de simplicité et de sécurité. (Voir le schéma ci-dessus d'organisation proposé par Schneider Electric).


Naturellement, ERDF n'est pas seul sur le secteur des compteurs intelligents nouvelle génération, dont l’installation à terme répond à une exigence de la Commission européenne. Celle vise à lutter contre le gaspillage et à améliorer le service de fourniture d’électricité, qui sont partie intégrantes de la mise en place des Smart Grids. Ces réseaux électriques intelligents doivent permettre une meilleure gestion de la production à la consommation électrique grâce à l’informatique (relire notamment les articles du blog du 4/11/2010 du 15/04/2010) et le colloque Energ&Tic (ici) organisé au début de l'année à Lannion par le technopole Anticipa avec le soutien de Lannion-Trégor Agglomération, le Pôle images et réseaux présenté les enjeux et les acteurs... Ce dispositif s'inscrit dorénavant dans le cadre du Grenelle de l'Environnement. Le 18 juillet 2011, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) s’est prononcée en faveur de la généralisation du compteur.

Nous rappelons par ailleurs que le 12 avril 2011 (communication du Commissaire Günther Oettinger chargé de l'Energie), la Commission européenne (**) a lancé une initiative sur les Smart Grids afin d’accélérer les investissements des opérateurs du réseau et le développement des réseaux intelligents. Selon le texte, 80% des consommateurs devraient avoir accès, d'ici à 2020, à des systèmes intelligents de contrôle de la consommation.
 L'objectif de cette communication est d'une part un marché de détail ouvert et concurrentiel dans l’intérêt des consommateurs et d'autre part un soutien à l’innovation pour les systèmes de réseaux intelligents.

Obligatoire dès 2012 dans les logements neufs (des opérations pilotes ont déjà eu lieu en zone urbaine et rurale en plusieurs points du territoire), le ministère de l'Ecologie a récemment publié au Journal officiel le texte les rendant obligatoires.

Pour autant certains points font débat en ce qui concerne la garantie des données. La Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) pour qui "la mise en place de ces compteurs électriques intelligents impliquera la collecte d'informations détaillées sur notre consommation électrique, ce qui pose des problèmes de respect de la vie privée" s'en est émue. Des informations qui selon la Cnil "sont très détaillées et permettent de savoir beaucoup de choses sur les occupants d'une habitation, comme leur horaire de réveil, le moment où ils prennent une douche ou bien quand ils utilisent certains appareils (four, bouilloire, toaster...)". Les fonctionnalités « devront être parfaitement sécurisées pour éviter toute utilisation frauduleuse" par des tiers .

Enfin, le coût de la généralisation de ce système qui serait selon les calculs compris entre €4,2 et 8,4 milliards d'ici 2021, soit 120 à 240 euros par abonné n'est pas anodin. La Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR), une association qui regroupe près de 500 collectivités territoriales et établissements publics, estime que l'addition pourrait être plus salée, avec €8 milliards. Dans les autres pays, le prix des compteurs varie dans la fourchette haute : €250 en Californie, €220 en Suède, €190 en Grande-Bretagne.
Le compteur intelligent italien, pionnier en la matière , a été facturé €80 euros par ENEL. Avec le recul le groupe italien déclare que les pics de consommation ont été réduits de 5 % grâce à une plus grande prise de conscience des consommations et à des infos de prix plus clairs.

(*) Linky, haut de 19 cm, large de 10 cm et profond de 6 cm, est fabriqué en France.

(**) La Commission prévoit de continuer à soutenir l’innovation et les technologies de réseau intelligent. Elle indique avoir déjà dégagé quelque 300 millions d’euros pour la R&D sur ces réseaux au cours des dix dernières années, surtout à travers les programmes de recherche (5e, 6e, et 7e programmes-cadres). C’est, bien sûr, très peu par rapport aux 5,5 milliards d’euros consacrés aux quelque 300 projets de réseaux intelligents dans la dernière décennie.
En juin 2010, a été lancée une Initiative européenne sur les réseaux d’électricité (IERE) dans le cadre de la stratégie sur les technologies énergétiques. Y est relevé le fait qu’il faudrait environ 2 milliards d’euros pour la recherche sur les réseaux intelligents en 2010-2018.

Article Régis Hébert /BB - 3B Conseils
Sources : Erdf/UE/Le Point / Télégramme
Photos Erdf- Schneider Electric

lundi 26 septembre 2011

Le Cedre se dote d’un nouveau polludrome


Le Cedre (Centre de documentation, de recherche et d'expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux) dont la création remonte au 25 janvier 1979, à la suite du naufrage de l'Amoco Cadiz, est une association, à but non lucratif relevant du périmètre des opérateurs de l'Etat, afin d’améliorer la préparation à la lutte contre les pollutions accidentelles des eaux et renforcer le dispositif d'intervention français. Le Cedre est présidé depuis décembre 2009 par François Cuillandre - maire de Brest et président de Brest métropole océane – (relire l’article du blog du 17/12/2009 ) et dirigé par Gilbert Le Lann.

Rappelons que le Cedre qui est basé à Brest est en charge de la documentation, de la recherche et des expérimentations concernant les produits polluants, leurs effets, et les méthodes et moyens spécialisés utilisés pour les combattre. Sa mission de conseil et d'expertise englobe aussi bien les eaux marines que les eaux intérieures.
Comme le rappelle le Cedre que ce sont aussi les compagnies pétrolières qui sollicitent le centre pour savoir comment se comportent les produits. Le Centre brestois, utilise lui-même l’ensemble de ces résultats pour les mettre dans sa banque de données et répondre, en cas de problème.

Le Cedre vient de se voir doter d’un nouveau polludrome (*) dont la mission est de simuler à l’échelle pilote des conditions de pleine mer, de rivière ou de littoral. Il sert à étudier le vieillissement en mer d'un produit pétrolier.
Il n’existe que peu d’équipements de ce type dans le monde (Norvège, États-Unis, Japon et France). Ce polludrome est désormais le plus récent. Il bénéficie des enseignements passés et, notamment, du dialogue entre le Cedre et un organisme de recherche norvégien.

« Cet outil expérimental sans équivalent a également comme objectif de recréer les différents phénomènes susceptibles de se manifester en environnement naturel. Ces simulations sont consacrées notamment à l’étude du comportement des produits chimiques et pétroliers dans les premières heures suivant leur déversement, mais d’autres applications se sont révélées intéressantes. »

Le polludrome permet ainsi d’évaluer les stratégies de traitement par dispersants, l’utilisation d’absorbants en rivière, ou encore, des dispositifs de récupération à l’état de prototypes au travers d’essais à échelle réduite.

Le précèdent équipement qui datait de 1997, et qui a servi notamment dans le cas des pollutions générées par l'Erika et le Prestige a permis de mener diverses études du comportement de produits chimiques et hydrocarbures,.


(*) D’un coût de 200.000€, cet outil a été réalisé localement, cet outil expérimental entièrement fabriqué en inox, le polludrome installé dans une enceinte climatisée dont la température peut varier entre 1 et 30°C. Il se présente comme un anneau de 12m de long, qui peut accueillir 7m³ d'eau pour une hauteur d’eau de 90 cm (la hauteur du canal est de 140 cm pour une largeur de 60 cm). Les vagues générées par le dispositif sont ajustables en fréquence et en hauteur (conditions types : période de 3 secondes, hauteur de 15 cm).
Le rayonnement solaire est simulé par deux unités de 2000 W qui recréent le spectre de la lumière naturelle, et les nappes de produits en surface y sont régulièrement exposées lors de leur circulation dans l’anneau (création d’un courant par une hélice disposée sur le fond). La circulation d’air à la surface de l’eau est assurée par un générateur de vent et les vapeurs nocives sont évacuées de la pièce climatisée par un système d’extraction.


Par ailleurs les équipes du Cedre interviennent régulièrement lors des entretiens Science et Ethique pour apporter leur expertise sur les avancées scientifiques et techniques.

Retrouver ici les interventions du Cedre lors des entretiens Science et Ethique
En 2000, Pierre Maille, ancien président du Cedre et en 2004 , Fanch Cabioch, responsable du service intervention du Cedre.


Rappel : après le naufrage et la marée-noire de l'Erika, les entretiens Science et Ethique 2000, ont eu pour thématique les pollutions qui affectent les écosystèmes du littoral sur le plan maritime et terrestre, sur le thème "Vagues de pollutions: impacts et prévention des pollutions marines et telluriques sur les écosystèmes marins côtiers et révision de la loi sur l'eau".




Article : RH 3B Conseils
Sources : Cedre / OF
photo : Cedre

vendredi 23 septembre 2011

La 7è Nuit des chercheurs à Océanopolis


La 7è Nuit européenne des chercheurs (*) se déroule ce 23 septembre. En Europe, plus de 150 manifestations auront durant la soirée. En France, 13 partenaires sont réunis pour conduire La Nuit des Chercheurs, dans 18 villes : Angers, Besançon, Bordeaux, Brest, Clermont-l’Hérault, Dijon, Drancy, Le Mans, Marcoule, Milly la Forêt, Montpellier, Nîmes, Palaiseau, Paris, Rennes, Strasbourg, Toulouse, Villeurbanne ( voir le programme national).

La Nuit des chercheurs est une occasion particulière pour les scientifiques de parler de leurs métiers, de faire côtoyer les citoyens et les chercheurs pour mieux appréhender et comprendre leurs univers ainsi que la culture scientifique.


A Brest, Océanopolis participe à nouveau à cet événement et propose au cours d’une soirée festive une rencontre exceptionnelle avec des scientifiques qui partageront leurs connaissances des océans, ils seront 120 chercheurs confirmés ou doctorants, entourés d’artistes.

Au programme : grande enquête policière, « speed-searching », manipulations et expériences en tous genres, musique, dégustations, rencontres déconcertantes...

- Espace Europe
 - (19 h à minuit) dans le forum -

Un lieu dédié aux programmes de recherche européens d’Océanopolis et de ses partenaires scientifiques. Le projet MeDON (Marine e-Data Observatory Network) a pour but de développer, tester et disséminer un nouveau concept de suivi côtier s'appuyant sur un réseau d'observatoires marins câblés temps-réel et innovants, orienté vers les utilisateurs finaux. Les partenaires de MeDON sont situés à Plymouth (Sud-ouest de l’Angleterre) et à Brest (France).
Le projet MeDON a été sélectionné dans le cadre du programme Européen de coopération transfrontalière INTERREG IV A France (Manche) – Angleterre, cofinancé par le FEDER (Fonds Européen de Développement Régional).


- Speed searching avec les chercheurs !
 - (20 h à 22 h) dans la salle La Pérouse
 -
Dans un lieu feutré et convivial, le public s’invite à la table d’un chercheur pour découvrir sa personnalité, son métier, ses passions... Le chercheur est muni d’un objet insolite (professionnel ou personnel) qu’il affectionne particulièrement. Cet objet pourra être le déclencheur de rencontres étonnantes entre les chercheurs et les visiteurs dans une ambiance originale. Sur le principe du speed-dating, des faces à faces inoubliables orchestrés par un animateur extravagant.

- Jeunes Reporters des Arts et des Sciences
 - (19 h à minuit) dans la salle Antarctica -

Durant l’année scolaire 2010-2011, les élèves des premier et second degrés ont répondu à un appel à projet sur le thème des arts et des sciences. Leurs travaux seront présentés durant cette 7ème nuit des chercheurs.

- "Mystérieuse disparition à Océanopolis" 
 - (19 h à 23 h) dans les pavillons tropical et polaire
 -.
"Publiée dans un quotidien brestois du 23 septembre 2011, une lettre anonyme nous annonce la disparition d’un animal dans un pavillon d’Océanopolis. Transformés en enquêteurs le temps d’une soirée, les visiteurs mèneront l’enquête dans les pavillons tropical et polaire. Accueillis dès leur arrivée, au BIO (Bureau d’Investigation d’Océanopolis), puis, munis des précieux indices, ils iront à la rencontre des chercheurs présents dans le circuit de visite. Ces derniers par des manipulations scientifiques, activités ludiques ou présentations insolites, permettront aux enquêteurs de collecter des indices. Mais attention, Dans le circuit de visite, des suspects (comédiens, chercheurs ou personnel d’Océanopolis) déambuleront également parmi les visiteurs…L’enquête sera résolue une fois que l’espèce disparue, le lieu de la disparition, l’identité du coupable et son mobile auront été découverts…Attention ! Mêlés au public, les suspects ne seront pas tous coopératifs et pourront brouiller les pistes…"

- Melting Pot !
 - (A partir de 22 h 30) dans le forum
 -
Au cours de la soirée, les visiteurs pourront échanger avec les chercheurs autour d’un verre dans une ambiance décontractée et conviviale. Leurs métiers, leurs voyages, leurs passions n’auront plus de secrets pour les visiteurs…

- Portraits robots
 - (19 h à 23 h) dans le forum -

A partir d’une fiche descriptive d’un animal marin, le visiteur imagine et dessine son portrait-robot. A la fin de la soirée, les dessins les plus ressemblants seront récompensés.

- Chercheurs de musique
 - (19 h à minuit) dans les pavillons tropical et polaire et le forum -
Tout au long du parcours, l’ambiance de la soirée sera assurée par des chercheurs-musiciens enjoués.


(*) Cet événement a été impulsé par la Commission Européenne en 2005.

Article RH 3B Conseils
Source : Océanopolis /UE

jeudi 22 septembre 2011

MERiFIC : un nouveau pas vers des énergies de la mer conjuguées dans deux côtés de la Manche


Brest (Finistère -Bretagne France-UE) 22/09/2011 - 3B Conseils - BB

Ce matin, Le Télégramme et Ouest France titrent sur le déplacement en Cornouailles anglaises (Cornwall) de deux délégations du Conseil général du Finistère présidé par Pierre Maille, qui étaient menées la semaine dernière par Michaël Quernez, le vice-président chargé de l'insertion et de l'économie pour ratifier le projet transManche MERiFIC (Marine Energy in Far Peripheral and Island Communities) entre les universités françaises et anglaises et leurs partenaires.
Côté anglais Alec Robertson président du Cornwall Council, et George Smith, professeur à l'Exeter University ont rappelé le potentiel en Grande Bretagne et dans les iles franco-anglaises

Depuis 1989, un protocole de collaboration unit les deux territoires. Ensemble, ils développent des projets européens, dont le programme "MERiFIC" (*) dans le cadre d'Interreg IV A Manche sur les énergies marines renouvelables.
Le programme, établi sur trois ans, prévoit de renforcer les échanges, ainsi que les expériences scientifiques et techniques entre les deux côtés de la Manche. Il s'agit, notamment, d'évaluer les ressources nécessaires pour l'installation d'énergies marines (hydrolien et houlomoteur). Le projet, d'un montant total de 4 M€, a obtenu une aide de 2 M€ de la Commission européenne.

Par ailleurs, il est intéressant de lire les propositions de la CGT - Bretagne sur les énergies marines et de revoir ou voir les déclarations de Guy Jourden lors de son intervention aux entretiens Science et Ethique en 2007 et celle de Michaël Quernez.

(*) Les partenaires de MERiFIC (Marine energy in far experimental and island communities) sont le Parc naturel marin d'Iroise, Ifremer, le CG29, Bretagne développement international, le Technopôle Brest Iroise, le Cornwall council, les universités d'Exeter et de Plymouth.

Sources : Le Télégramme, Ouest France, article du 22 septembre de FR sur le portail Mer-Veille.com, article du 19 juillet de RH et BB sur le blog science-ethique.blogspot.com,
A suivre prochainement lors des entretiens Science et Ethique 17 et 18 nov. 2011 sur science-ethique.org et Canal C2
Article : Brigitte Bornemann

mardi 20 septembre 2011

ClimSea: le littoral et l'adaptation au changement climatique

L’augmentation prévue du niveau de la mer, la fréquence accrue des tempêtes, la hausse globale des températures…les effets du changement climatique se posent comme des enjeux pressants pour les gestionnaires des littoraux particulièrement exposés, du fait de la concentration des activités humaines et des milieux naturels dont ils assurent la préservation.

Ces gestionnaires sont appelés à prendre en compte ces nouveaux enjeux afin de permettre à leurs territoires d’anticiper pour s’adapter. Mais dans un contexte d’incertitude, l’action ne peut s’envisager sans le soutien de scientifiques et de spécialistes.

C’est dans cette optique que l’Université de Bretagne Occidentale (UMR AMURE *) et le Syndicat Intercommunal d’Aménagement du Golfe du Morbihan ont mené conjointement durant trois ans un projet européen, en synergie avec huit autres sites pilotes européens en associant des scientifiques de nombreuses disciplines. La restitution de ce travail se fera au cours d’un Colloque « ClimSea 2011 », le 29 septembre prochain à Auray (information et programme sur http://www.climsea.eu), organisé par Manuelle Philippe, scientifique et chercheur au sein de l'UMR AMURE.

De nombreux spécialistes européens viendront présenter leurs travaux et des cas concrets d'adaptation. Le Colloque accueillera en effet des spécialistes européens du changement climatique (climatologue, sociologue, écologues, géographes, juristes…) et présentera des exemples concrets de territoires européens sur lesquels l’adaptation au changement climatique est en marche (aux Pays Bas et dans la lagune de Venise).

Il sera le lieu de rencontre des acteurs de la zone côtière (élus, administrations, scientifiques, associations, bureaux d’études, socio-professionnels…) autour de la question de l’adaptation des littoraux au changement climatique, des enjeux et des méthodes innovantes qui les accompagnent (visualisation 3D du niveau de la mer, enjeux pour la biodiversité, la société face au changement climatique, intégrer le changement climatique dans les outils de planification et d’aménagement…).

Pour aller plus loin sur vos agendas :

Les entretiens Science et Ethique 2011 qui fêteront cette année les 15 ans d’existence lors des deux journées de débat des 17 et 18 novembre 2011 à Océanopolis Brest, se pencheront notamment sur les plans climat-énergie territoriaux (PCET).

Le thème général des entretiens de cette année sera en effet : "Quelle économie pour quelle croissance ? Economie bleue, plans climat-énergie territoriaux, aménagement du territoire et énergie de la mer".

Les entretiens Science et Ethique en 2009 et 2010 se sont largement penchés sur ces questions du changement climatique, de l’apport des énergies de la mer, de l’aménagement des villes et ports de demain.


(*) L’Unité Mixte de Recherche AMURE (Aménagement des Usages des Ressources et des Espaces marins et littoraux) a été créée en janvier 2008 , par association des équipes du Département d’Economie Maritime de l’IFREMER et du Centre de Droit et d’Economie de la Mer de l’Université de Bretagne Occidentale.

L’unité est membre de l’OSU-IUEM : Observatoire des Sciences de l’Univers - Institut Universitaire Européen de la Mer
 (IUEM).
L'objet central de l'UMR est l’analyse économique et juridique des politiques publiques intéressant les activités maritimes et les espaces marins et littoraux.

 Rassemblant un groupe de plus de 35 chercheurs et enseignants-chercheurs en économie et en droit, l’UMR-AMURE constitue un centre important de recherche et de formation par la recherche, sur les enjeux du développement durable des activités maritimes et des espaces marins et littoraux, et sur les politiques publiques associées à ces enjeux et leurs impacts sur l’évolution des usages et des écosystèmes.

Article RH 3B Conseils
Source : UBO/UMR-AMURE

lundi 19 septembre 2011

Algues marines et aquaculture : la norme commune européenne bio



Entré en vigueur en juillet 2010 le règlement CE 710/2009 (*) portant sur la production biologique d’animaux d’aquaculture (poissons, mollusques et crustacés) et d’algues marines vise à permettre au consommateur européen d’identifier de façon plus précise les produits issus de l’aquaculture satisfaisant à la norme européenne de production biologique. L’objectif est de garantir une production de haute qualité en limitant l’incidence sur le milieu marin.

Jusqu’à la mise en œuvre de ce nouveau règlement européen, la certification pratiquée par les Etats membres de l'Union européenne se référait à des standards privés ou un cahier des charges national. Désormais ce texte impose une série de critères minimaux communs à l’ensemble des Etats de l’Union européenne.

Cette mesure est d’autant plus importante que jusqu’alors seuls deux pays – le Danemark (2004) et la France (2007) – disposaient d’une législation nationale sur l’aquaculture biologique. L’Irlande qui élaborait un cadre juridique en 2007, l’avait mis en sommeil dans l’attente de ce texte européen. Par ailleurs dans l’ensemble de l’Union, la majorité des opérateurs sont privés mais, seuls quelques-uns sont présents dans plus d’un Etat. Cette situation hétérogène rendait par conséquent les procédures complexes, la traçabilité plus difficile, et les exportations plus coûteuse.

En effet, l’absence de systèmes de labellisation transfrontaliers en Europe conduisait les opérateurs à supporter des coûts de re-certification des produits qu’ils souhaitaient commercialiser dans des pays tiers. Désormais un seul règlement s’applique avec une commercialisation sous un logo bio commun qui encourage les producteurs en valorisant les bonnes pratiques environnementales.

« Les nouvelles normes de productions entendent assurer un réel bien-être aux poissons. Les densités établies par le texte européen sont en ligne avec celles généralement pratiquées par les certifications bio existantes, et nettement plus strictes que la productions dite conventionnelle » (**).

L’innovation essentielle porte aussi sur le fait que les algues marines sont incluses dans le périmètre du règlement. « Aucun texte jusque-là ne permettait aux algues d’être labellisées bio », Jean-François Arbona de C-Weed Aquaculture indiquant par ailleurs que s’agissant des zones de récoltes « la transposition du règlement a contribué à le rendre encore plus stricte si bien qu’à l’heure actuelle seuls 20 % des côtes bretonnes sont éligibles » (***) .

Les points de blocage sont essentiellement liés au classement des eaux côtières conformément à l'application de la DCE (Directive Européenne 2000/60 dite "Directive Cadre sur l'Eau") et conformément au zonage conchylicole. S’il ne s'agit pas de classer l'ensemble du littoral breton en zone éligible Bio, il convient d’établir un protocole d’accord et de suivi rigoureux des masses d'eau éligibles Bio en lien avec les différents organismes concernés par la transposition en droit français de la DCE (les Agences de l'Eau, Ifremer, le Ceva, les DDTM...).

Le règlement n’impose pas un changement brutal aux exploitations aquacoles en bio existantes, puisque des délais d’adaptation sont prévues jusqu’en 2013 pour satisfaire à l’ensemble des critères. En revanche l’ensemble de ces mêmes critères contenus dans le cahier des charges européen s’imposent à toute nouvelle implantation de ferme d’élevage en bio.


Quelques repères pour mieux connaître les algues :



Sur les 16 millions de tonnes d’algues produites chaque année dans le monde, près de 80% sont utilisées en alimentation humaine, représentant une valeur économique d’environ 8 Md $.

L’Europe utilise les algues depuis des siècles dans des applications industrielles ; leur utilisation pour l’alimentation humaine et la nutrition santé est un secteur en croissance. En Bretagne notamment, les algues alimentaires représentent un potentiel important, en phase avec les axes de développements stratégiques de la région.

L’intérêt croissant des consommateurs est suscité par les nombreuses qualités nutritionnelles de ces algues dont les compositions sont très différentes des végétaux terrestres. Afin d’assurer la sécurité alimentaire, une réglementation a été mise en place. Elle comporte une liste d’espèces et de groupes autorisés à la consommation humaine et des recommandations sur les limites acceptables de certains contaminants : métaux et constituants : iode.



- La filière algue française réalise un chiffre d’affaire d’environ 150 millions d’euros, elle emploie 1000 personnes dont 240 récoltants professionnels.


- La France est aussi le deuxième producteur mondial de carraghénanes (E 407), le cinquième producteur mondial d’alginate (E 400, 401, 403, 402, 404, 405) et le huitième producteur d’agar 
(E 406) avec 60 000 tonnes d’algues fraîches déchargées.


- Lanildut est le premier port goémonier européen de déchargement des algues en France, avec 30 000 tonnes annuels de laminaires sur les 45 000 tonnes débarquées en Bretagne.

Relire également l'article du blog du 03/07/2010 sur la radiographie du champs d'algue de Molène.

Pour aller plus loin sur la biodiversité du littoral :

- Retrouvez notamment les archives des entretiens Science et Ethique 2006 : "La biodiversité du littoral"

Rappel : Le dialogue et le partage des connaissances indispensables pour préserver et exploiter durablement les ressources nécessitent des décisions politiques locales, européennes et internationales qui soient mieux comprises.
Les 10e entretiens Science et Ethique, avaient « repéré » des recherches, des techniques, des expériences françaises, européennes et mondiales, qui modifient notre perception de la biodiversité.
Comment vivons-nous ces moments de transformation qui doivent permettre aux futures générations de poursuivre l’exploitation des ressources du littoral ?




Sur vos agendas :

Les entretiens Science et Ethique 2011 qui fêteront cette année les 15 ans d’existence lors des deux journées de débat des 17 et 18 novembre 2011 à Océanopolis Brest auront pour thème : "Quelle économie pour quelle croissance ? Economie bleue, plans climat-énergie territoriaux, aménagement du territoire et énergie de la mer".



(*) le règlement n°710/2009 du 5 août 2009 de la commission européenne modifie lui-même le règlement (CE) n°889/2008 portant application du règlement (CE) n°834/2007 du Conseil européen en ce qui concerne la production biologique d’animaux d’aquaculture et d’algues marines. (**) par exemple la densité en saumons d’un exploitation aquacole bio ne peut excéder 10 kg/m3 en eau de mer alors qu’elle peut atteindre 70 kg/m3 en production conventionnelle. (***) En janvier 2011, seuls deux récoltants et un algoculteur bretons sont certifiés Bio, ainsi qu'une petite zone de récolte en Aquitaine.

Article RH 3B Conseils
Source : UE / Ifremer / Interbio

vendredi 16 septembre 2011

Idées découverte : Les Journées européennes du patrimoine

Créées en 1984 par le ministère de la culture, les Journées du patrimoine ont lieu, tous les ans, le troisième week-end de septembre. Cet événement culturel enregistre chaque année plus de 12 millions de visites et témoigne de l’intérêt pour l’histoire des lieux et de l’art.

Le succès de la manifestation repose sur la grande diversité du patrimoine proposé aux visiteurs : parallèlement aux chefs d’œuvre de l’architecture civile ou religieuse sont mis à l’honneur les témoins des activités industrielles ou agricoles, les parcs et jardins, les sites archéologiques, les objets mobiliers, le patrimoine littéraire, fluvial ou militaire…

La 28è édition des Journées européennes du patrimoine se déroulent les 17 et 18 septembre sur le thème « Le voyage du patrimoine ».




Parmi l’ensemble des manifestations culturelles prévues à travers la France, les entretiens Science et Ethique et 3B Conseils vous recommandent celles organisées par ses partenaires des entretiens Sciences et Ethique et des Journées découverte Science et Ethique .


BREST

Musée des Beaux-Arts

Visites et animations au Musée des Beaux-Arts

Exposition " L’AVENTURE DE L’ART ABSTRAIT"
Visites commentées les 17 et 18 septembre à 11h

Visite des collections permanentes sur le thème "LE VOYAGE"
Le 17 septembre à 16h30

"JEU DE PISTE" et atelier pour les enfants de 6 à 10 ans
Le 18 septembre à partir de 13h30
 - Inscription le jour même à l’accueil du musée.


En plus .... "Embarquement en bus avec les comédiens et musiciens"
Les 17 et 18 septembre de 14h à 18h15, 
en compagnie de deux comédiens, Pierre-Henri Juhel et Guy Abgrall et d’un guitariste blues, Kevin Wright, embarquement pour un voyage au cœur de Brest et de son histoire.
 (
Inscriptions obligatoires au 02 98 49 80 09)
.
Parcours : Musée des beaux-arts, Bibliothèque d’étude, Archives municipales et communautaires, rue Saint Malo.
 Rendez-vous à la gare à 14h00 pour le départ.


Cinémathèque de Bretagne


Dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine, la Cinémathèque de Bretagne ouvre ses portes au public. Les visiteurs seront accueillis par l’équipe de la Cinémathèque de Bretagne et pourront découvrir au travers des différentes étapes de valorisation des films, le fonctionnement de l’organisme.

Du collectage à la diffusion des images, vous découvrirez les locaux de la Cinémathèque de Bretagne. Le service technique, les locaux de conservation des films, mais aussi ses différents outils techniques et informatiques : Le télécinéma HD, la base de données documentaire DIAZ et son site internet.

Projection années 20
 (samedi 17 septembre à 18h15)
L’ambiance d’une salle de cinéma des années 1920 sera recréée, pour une projection de films amateurs en format 9,5 mm. Venez participer à ce voyage dans le temps, en compagnie d’un bonimenteur d’époque, sans quitter le hall de la Cinémathèque.

Réservation obligatoire au 02 98 43 38 95


Musée national de la Marine




Musée national de la Marine


Visite des souterrains : un voyage dans le temps et dans l'espace
Au château, chaque occupant des lieux, Breton, Anglais, Français, Allemands a modifié pour une meilleure défense, l'architecture du lieu en creusant ou en construisant des passages souterrains que parfois la légende a bien amplifiée. Une descente dans les entrailles du château et au cours de l'histoire.

Conditions particulières : Entrée par la cour de la Préfecture maritime, se munir d'un pièce d'identité.
 Horaires : samedi 17 et dimanche 18 de 10h à 18h30.


Exposition « Pierre Loti, voyageur du patrimoine »
Pierre Loti, marin, écrivain de la fin du 19e siècle et début 20e, grand voyageur et amoureux des "Orients" a laissé une collection de photographies de ses périples à travers le monde : Baie d'Along, Terre Sainte, Turquie, Inde, Perse, Chine, Égypte.
L'exposition "Pierre Loti, photographies" propose une promenade à travers le regard de l'écrivain-photographe et au cours de son œuvre immense : une invitation au voyage et à la découverte d'un personnage aussi singulier qu'attachant.

Conditions particulières : Entrée par la cour de la Préfecture maritime, se munir d'un pièce d'identité.
 Horaires : samedi et dimanche (10h-18h30).

Visite libre
Riche de près de 18 siècles d'histoire, le château de Brest est le fruit d'une composition éclectique entre les influences de ses bâtisseurs, les modes ou les techniques des époques traversées et des savoir-faire hérités ou importés d'ailleurs. Les collections du musée témoigne de ces influences, le patrimoine étant par essence, un patrimoine de voyage. Clés de lecture données par les Amis du musée et son personnel.

Conditions particulières : Entrée par la cour de la Préfecture maritime, se munir d'un pièce d'identité.
 Horaires : samedi et dimanche (10h-18h30) 
Gratuit
Du 17/09/2011 au 18/09/2011 - Arsenal - Porte Jean Bart

Visite de la Base navale
Visite en bus de l’arsenal et visite du musée des forces sous-marines.
Navires à visiter à quai (un vieux gréement, un aviso et la Telenn-Mor). Atelier de matelotage. Exposition sur le bagne dans la salle des fours du bâtiment des subsistances. Animation musicale et atelier de maquillage marine pour les enfants, clown avec distribution de ballons de baudruche le dimanche après-midi.

Se présenter Porte Jean Bart. Carte d’identité obligatoire.

Visite du Centre d'Instruction Navale
Se présenter Rue de l’Ecole Navale. Carte d’identité obligatoire, pas de sacs volumineux. Visite du salon Richelieu, expositions, parcours fléché
Les 17 et 18 septembre de 10h à 18h en continu.


Le Conservatoire botanique national de Brest

Dans le cadre des Journées européennes du patrimoine, le Conservatoire National Botanique ouvre les portes de ses serres tropicales pour des visites guidées gratuites, dimanche 18 septembre de 14 h à 17 h 30.

Le Conservatoire fut le premier établissement au monde à se consacrer uniquement au sauvetage des plantes en voie de disparition. En parcourant les allées du jardin et des serres de cette arche dédiée aux plantes, vous partirez à la découverte du monde végétal pour comprendre l'importance de sa préservation.

Engagé depuis 35 ans dans la préservation des plantes menacées, le Conservatoire botanique national de Brest possède l'une des plus importantes collections au monde d'espèces en voie de disparition dans ses espaces de culture et sa banque de graines.


Dimanche 18 septembre à Brest, il dévoile aux visiteurs les plus chanceux une partie de son trésor en leur offrant un billet d'entrée pour un voyage guidé au cœur d'un patrimoine végétal unique. Attention, les places sont limitées : les billets gratuits seront à retirer le jour même dès 14h au Pavillon d'accueil.

Sur une surface de 1 000 m², les serres tropicales vous feront voyager à travers 4 climats différents pour observer les plantes parmi les plus rares au monde : 95 % des plantes présentées sont menacées de disparition... Pourquoi ? Quelles en sont les conséquences ? Quel est le rôle du Conservatoire botanique dans la préservation des plantes sauvages ? Laissez-vous surprendre par les histoires de quelques plantes, belles ou modestes, racontées par les animateurs
scientifiques et, ouvrez grand vos yeux...



Découvrez également les deux expositions sur le climat présentées au Conservatoire national botanique.


CONCARNEAU

Le Marinarium









Connaître, comprendre, gérer la mer... et mieux la respecter. Dans un cadre entièrement rénové, le Marinarium a sélectionné quelques aspects marquants de la vie marine illustrés par les aquariums, les murs d'images et des vidéos.
Pour les journées du Patrimoine, le Marinarium sera ouvert de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h et propose une visite des ses collections et l’animation " Voyage au pays des Chimères".

L’ animation " Voyage au pays des Chimères" se déroulera à 14 h30 et 16 h.

Un tarif préférentiel est proposé le dimanche 18 septembre : 3€/ adulte, gratuit jusqu'à 16 ans.

Découvrez également l'exposition temporaire du Marinarium "Invisible, zoom sur le plancton" prolongée jusqu'à décembre 2011 !



Le Musée de la pêche


Le Musée de la pêche vous propose de découvrir ses collections et de participer à un atelier découverte.

- A travers les différentes cultures présentes au musée de la pêche, partons à la découverte des pêches du monde (pour les adultes) 11h et 16h.
- "Et toi, comment tu pêches ?", pour partir à la découverte des cultures maritimes du monde, embarquement en bateau de pêche pour suivre les traces des petits pêcheurs (pour les enfants) à 14h.



Conditions particulières : 6,50 € adultes et 4 € enfants 
 Horaires : sam et dim : 10h-18h.






PLEMEUR-BODOU



La Cité des Télécoms






La Cité des Télécoms vous invite à un parcours insolite au cœur du monde passionnant et sans cesse en mouvement des télécommunications.
La Cité des Télécoms est un lieu unique, insolite...une porte ouverte sur le futur au travers d'expositions, d'animations et de spectacles, le tout régulièrement renouvelé.
Samedi 17 et Dimanche 18 Septembre : Entrée gratuite de 14h à 18h

Circuit commenté autour de l'antenne-cornet sous le Radôme classé monument historique.
Accès à l'ensemble du centre d'exposition, avec l'exposition temporaire "Expérience Lune" (réalisée par la Cité de l'espace), et portez un nouveau regard sur le satellite naturel de la Terre qui, aujourd'hui encore, garde une part de mystère et ne semble pas avoir livré tous ses secrets.

Visite guidée et commentée dimanche 18 à partir de 15h.
 
 Gratuit


PARIS


Aquarium de la Porte Dorée


A l'occasion des Journées européennes du patrimoine les 17 et 18 septembre 2011, l'entrée du Palais de la Porte Dorée (Aquarium de la Porte Dorée et Cité nationale de l'histoire de l'immigration) est libre de 10h à 19h.


Palais de la Porte dorée – Aquarium Tropical 

- Visite libre de l'aquarium et de l'exposition "Océan Indien, les îles de l'outre-mer " .






Articles RH 3B Conseils
Sources et photos : partanaires cités

mardi 13 septembre 2011

Transactions frauduleuses sur les droits d'émissions de CO2 dans l'Union Européenne : un procès à Paris


Après le procès ouvert le mois dernier en Allemagne (relire l’article du blog du 30/08/2011) c'est à Paris qu'un nouveau procès se déroule depuis hier (jusqu’au 12 octobre) devant la 11e chambre correctionnelle du tribunal correctionnel de Paris, portant sur une importante affaire de fraude à la TVA sur le marché européen des émissions de gaz carbonique (ETS, Emissions Trading Scheme) mis en place en 2005 dans les 27 Etats membres de l’Union européenne . Selon plusieurs sources judiciaires, ce procès devrait être le point de départ de nouvelles actions devant les tribunaux français.

Les dix-sept prévenus qui comparaissent depuis hier auraient ainsi détourné 51 millions d'euros sur le marché carbone au premier semestre 2009. En janvier 2010 Interpol met au jour une gigantesque fraude à la TVA dans l'Union européenne, portant sur des transactions frauduleuses liées aux droits d'émissions de C02. L’opération s'appuie sur la différence de régimes fiscaux entre les Etats membres participant au système européen d'échange de quotas de CO2.

L’arnaque mise à jour reposait sur le fait que les escrocs achetaient des quotas dans un pays où les ventes étaient réalisées hors taxe, au moyen de sociétés basées à l'étranger. Ces quotas étaient ensuite revendus dans des pays où les transactions incluaient la TVA dans le prix (France, Allemagne, Espagne…). S’agissant de la France ils revendaient ces mêmes quotas à un prix comprenant la TVA, qu'ils ne reversaient pas à l'Etat.

Au final, entre 2008 et 2009, la fraude porteraient sur plusieurs milliards d'euros ainsi volés . Plusieurs Etats, dont la France, avaient décidé en urgence de mettre fin à la TVA sur le négoce des quotas d'émissions. Selon le sentiment d’experts recueilli par l'AFP, « les transactions frauduleuses sur les droits d'émissions de CO2 dans l'Union Européenne aurait en fait perdre au trésor public Français de l'ordre de 1,5 milliards d'euros, et près de 5 milliards au niveau européen. »

Cette arnaque s'ajoute à une longue liste de manipulations du marché carbone. Les derniers en date : l'affaire "HFC 23" et le piratage par des hackers des registres de quotas nationaux. Des hackers avaient dérobé, à la mi-janvier, près de 3 millions de quotas de CO2 dans cinq pays européens, conduisant à la suspension de toutes les transactions sur le marché au comptant.

Pour aller plus loin :
- voir la directive européenne 2003/87 CE (*).
- relire également l'article du blog du 28/04/2011 ( Quels outils financiers innovants pour les plans énergie climat territoriaux en France ?) et consultez l'étude "Villes et marchés du carbone" réalisée par L’OCDE et la CDC Climat - filiale de la Caisse des Dépôts et consignation -.

Sur vos Agendas :
Les 15è entretiens Science et Ethique 2011, se pencheront notamment sur les plans climat-énergie territoriaux (PCET), lors des deux journées de débat des 17 et 18 novembre 2011 à Océanopolis à Brest.

Le thème général des entretiens de cette année est :
"Quelle économie pour quelle croissance ? Economie bleue, plans climat-énergie territoriaux, aménagement du territoire et énergie de la mer".



(*) Depuis le 1er janvier 2005, toute installation réalisant une des activités reprises à l'annexe I de cette directive (des activités dans le secteur de l’énergie, la production et transformation des métaux ferreux, l’industrie minérale et la fabrication de pâte à papier, de papier et de carton) et émettant les gaz à effet de serre spécifiés en relation avec cette activité doit posséder une autorisation délivrée à cet effet par les autorités compétentes.
Les demandes d’autorisation d’émettre des gaz à effet de serre doivent décrire :
- l’installation, ses activités et les technologies utilisées ;
- les matières employées pouvant émettre les gaz à effet de serre indiqués à l’annexe II ;
- les sources d’émission des gaz ;
- les mesures prévues pour surveiller et déclarer les émissions.

Les autorités accordent l'autorisation si elles considèrent que l'exploitant de l'installation est en mesure de surveiller et de déclarer les émissions. Une autorisation peut concerner plusieurs installations exploitées sur le même site par le même exploitant.
L'autorisation contient :
- le nom et l'adresse de l'exploitant ;
- la description des activités et des émissions de l'installation ;
- un programme de surveillance ;
- les exigences en matière de déclaration des émissions ;
- l'obligation de restituer, au cours des quatre premiers mois de chaque année, les quotas correspondant aux émissions totales de l'année précédente.

L’autorité compétente réexamine l’autorisation d’émettre des gaz à effet de serre tous les cinq ans au moins et y apporte les modifications nécessaires.

Article RH 3B Conseils
Sources : AFP / Usine nouvelle / Union européenne

lundi 12 septembre 2011

Sécurité énergétique, partage d'informations, gaz de schistes : des sujets qui fâchent !

Bruxelles (U.E) 12/09/2011 - 3B Conseils - BB

La décision de certains pays européens, comme l'Allemagne, d’arrêter la production et l’utilisation d’électricité d’origine nucléaire, créée un problème avec d'autant plus d'acuité sur la sécurité énergétique de l’UE. Dans un contexte de grande volatilité des prix du pétrole, l’Union européenne cherche à trouver des solutions pour être offensive dans ses échanges énergétiques avec ses partenaires mondiaux, c'est à dire en coopération avec des partenaires hors de la communauté.
Nous importons 40% du gaz et 60% du pétrole.

Le projet présenté par la Commission européenne, mercredi 7 septembre, sur les relations extérieures de l’UE dans le domaine de l’énergie n’est pas une proposition législative en tant que tel, mais devrait être à l'agenda du Conseil des ministres de l'énergie le 6 octobre.
A ne pas manquer de voir la conférence de presse du Commissaire européen pour l'énergie Günther Oettinguer (ici). Traduction simultanée en 4 langues

Les énergies primaires.... et les énergies renouvelables sont concernées par les 43 propositions formulées par Bruxelles et qui s'organisent en 3 volets :
1 - La commission doit être informée des accords bilatéraux en perspective et en cours. Cela concerne les accords gouvernementaux ou entre entreprises, lorsque ceux-ci font partie d'un accord gouvernemental.
2 - La commission doit pouvoir conclure des accords pour les infrastructures (gazoduc, stockage, smartgrid....)
3 - Accords avec les pays tiers...

C’est une “bonne proposition”, a indiqué de son côté le président du Parlement européen, le Polonais, Jerzy Buzek. “J’ai toujours dit que l’UE devait présenter une interface unique dans ses relations avec ses partenaires extérieurs, aussi bien les pays producteurs que les pays de transit”.

Même si ce n’est pas explicite, le texte présenté par la Commission semble en grande partie dédié à la relation avec la Russie, qui fournit à l’UE 40% de son gaz. Les relations entre les pays de l’Est de l’Europe et Moscou sont historiquement complexes. Ces pays sont très dépendants du gaz russe, (Bulgarie à 98% et pays baltes à 100%).

La Pologne a annoncé que la politique énergétique serait l’un des dossiers importants de sa présidence. Il est intéressant de rapprocher cette déclaration de celle du Premier ministre Polonais Donald Tusk, qui souhaite exploiter ses gigantesques réserves en gaz de schiste évaluées par des spécialistes à 5.300 milliers de m3.

Une nouvelle génération de carburant le "gaz de schiste":

Pour cela, il ne faut pas hésiter à écouter ou réécouter l'émission Terre à terre de Ruth Stégassy sur France Culture, diffusée samedi dernier avec deux invités Marine Jobert, François Veillerette qui viennent de publier le livre "Le vrai scandale du gaz de schiste" édité en août 2011 par Les liens qui libèrent. L’enjeu de cette gigantesque bataille de l’énergie dépasse les frontières françaises et presque partout dans le monde l’on fore déjà à la recherche de ce gaz. Il y a bien une histoire des gaz de schiste, qui mène de l’ancien vice-président américain Dick Cheney à Julien Balkany en passant par la haute administration de notre pays. Voir site de la Librairie dialogues.

Marine Jobert est journaliste indépendante. Elle a travaillé pour France Info, France Culture, Terra Eco et RTL. En 2003, elle avait remporté le prix de l’Association des Journalistes de l'Information Sociale (AJIS) pour son reportage sur les «esclaves de la Mer». Elle y décrit la situation d'abandon vécue par les marins d'un navire "poubelle" qui a fini son périple en février 2003 dans le port de Sète... cela nous rappelle toujours des choses à Brest !

François Veillerette, est président du Mouvement pour les Droits et le Respect des générations Futures, membre de l'association des journalistes pour l'environnement, Conseiller régional d'Europe Ecologie.

Sources : France Culture, Figaro.Fr.

vendredi 9 septembre 2011

FORMATIONS POUR GERER LE LITTORAL ET L'ENVIRONNEMENT



France - (U.E) - 09/09/2011 - 3B Conseils - BB.

L'enjeu est maintenant très important. Le littoral qui fait l'objet de multiples convoitises, doit répondre à des normes de qualité, observer les réglementations européennes et mieux gérer la biodiversité... Les nouvelles implantations et exploitations possibles des océans, notamment avec les futures énergies de la mer sont à prendre en compte. C'est technique, mais aussi humain.

Pour les élus
Les élus de l'association nationale du littoral (Anel) présidée par Yvon Bonnot, maire de Perros-Guirrec, ont d'ailleurs mis à l'ordre du jour de leurs prochaines journées d'études qui se dérouleront du 19/10/2011 au 21/10/2011.
Les journées auront pour thème "Habiter le littoral" et se dérouleront aux Sables d'Olonne.

Pour tous
Nous en avons déjà parlé le 1er août dernier sur le blog des énergies de la mer.... Yves Henocque, président de CS Liteau et co-fondateur de LittOcéan a publié un rapport à mettre dans toutes les mains sur "Evolution parallèle et convergence entre conservation de la biodiversité et gestion intégrée de la mer et du littoral". Vous pouvez le télécharger gratuitement sur le portail dédié aux énergies de la mer Mer-Veille.com (Ici).

A Brest, les 17 et 18 novembre prochain, se tiendront à Océanopolis les entretiens annuels "Science et Ethique" sur les énergies de la mer. Les plans Climat-Energie territoriaux et l'approche d'une nouvelle économie verte pour l'or bleu, seront également au rendez-vous de ces questions d'adaptabilité et d'acceptabilité.

Pour les étudiants
Souvent copié, jamais égalé, le Mastère Egel (expertise et gestion de l'environnement littoral) de l'IUEM - UBO - Brest voit les deux années de formation complètes avec plus de 50 étudiants cette année.
Après avoir assisté aux différentes soutenances de mémoire des étudiants de la promotion 2010-2011, ils sont tous partis 3 jours pour l'Ile de Sein. "idée de se mettre dans le vent", car la tempête a soufflé.
Créé en 2004 par le Ministère de l’Enseignement Supérieur, l' approche transversale des activités maritimes et littorales trouve sa justification dans les perspectives professionnelles nouvelles qui se développent aux confluences de ces disciplines.

Rappelons aussi le Mastère "Energies marines renouvelables" ouvert en 2010 en collaboration avec les écoles d'ingénieurs brestoises à l'ENSTA, Telecom Bretagne, Ecole Navale, Enib .... qui a intégré une dizaine d'étudiants....

Et le tout nouveau "Activités littorales et portuaires". Labellisée le 18 février dernier par le Pôle Mer Bretagne, cette formation (Bac+3) proposée par l’Ecole privée des Métiers de l’Environnement (EME), ouvre, à Saint-Malo. Le tarif d'inscription est de 4000€/an.
Créée avec le soutien de Saint-Malo Agglomération, cette formation préparera aux postes de responsable environnement de ports, collectivités, entreprises ayant une dimension littorale, de chargé de mission en bureau d’études ou en « aire marine protégée », etc..
Elle comportera un lien fort avec les acteurs professionnels et une dimension internationale importante.
Cette formation qui peut faire l’objet d’un contrat de professionnalisation facilitera l’accès à l’emploi des jeunes et des demandeurs d’emploi.

Le programme Européen TEMPUS (2011-2013) (Ici)
La chaire UNESCO de Bordeaux - Développement durable de l'université Michel de Montaigne Bordeaux 3 et qui bénéficie du soutien de Veolia Environnement - intervient dans le cadre du nouveau programme européen TEMPUS, RUCAS (Reorienting Universities Curricula to include ESD) dont le sujet porte sur la "Réorientation des curriculums de l'Université en matière de développement durable" avec un ciblage sur les formations de niveau licence. Ce programme a débuté en octobre 2010 pour une durée de 3 ans.
Le but de RUCAS est de contribuer au développement de programmes d'éducation au développement durable dans les pays développés et en développement. 8 pays participent à ce programme : 3 pays du Moyen-Orient (Egypte, Jordanie, Liban) et 5 pays de l'Union européenne (France, Grèce, Irlande, Italie, Suède). Michel RICARD, président des entretiens Science et Ethique, mentionné ci-dessus, est en charge de ce programme pour la France.

Sources : IUEM-UBO, Pôle mer Bretagne, ENSTA, EME
Article : Brigitte Bornemann

jeudi 8 septembre 2011

Un scénario de sortie du nucléaire en France ?


La France a depuis les années soixante-dix basé sa politique énergétique en matière d’électricité sur la filière nucléaire. Récemment le gouvernement français réitéré son choix sur cette filière en affirmant assumer son choix de l'atome.

Pour autant et après les événements de Fukushima au Japon les opinions publiques et les exécutifs européens sont encore plus sensibles à ces questions de sûreté nucléaire et de devenir sur le long terme de la filière électrique issue du nucléaire (Sur la catastrophe au Japon : relire notamment les articles du blog du 18/03/2011 et 23/03/2011).

Le 16 mars dernier, la ministre de l'Ecologie estimait qu'après les événements de Fukushima le temps était venu d'engager le débat sur la politique énergétique et nucléaire en France, considérant cette posture comme "acquise". Saisissant cette ouverture gouvernementale, le député de la Meuse - Bertrand Pancher - déposait alors sur le bureau de l’Assemblée Nationale, une proposition de loi "visant à l'organisation d'un débat public national sur l'énergie".

C’est aussi dans ce contexte que le gouvernement français tout en réaffirmant sa confiance dans la filière nucléaire, ne s'interdit plis d'imaginer les effets d'une sortie progressive du nucléaire. Le ministre de l’industrie qui, en juillet dernier, a préconisé un ratio d'environ 2/3 de nucléaire d'ici 20 à 30 ans, en parallèle à la montée en puissance des énergies renouvelables, a chargé une commission de plancher sur les différents scénarios pour l'évolution de l'énergie en France dans les 40 prochaines années.

Cette commission composée d’experts, d’ONG, de professionnels et des pouvoirs publics, devra rendre ses conclusions d'ici à janvier 2012 avec différents scénarios dont la prolongation de la durée de vie du parc nucléaire actuel, l'accélération de la modernisation du parc nucléaire, ainsi que la possibilité d'«aller vers une sortie progressive du nucléaire à horizon 2050 voire 2040, ou vers une réduction progressive de la part du nucléaire», comme l’expliquait le ministre de l'Énergie, Éric Besson.

Reste que certaines ONG dont Greenpeace sont particulièrement sceptiques sur les contours et sur la composition de ladite commission ne souhaitent pas rentrer dans ce schéma de réflexion, au motif que les experts retenus seraient « tous - sauf un professeur- des «pro-nucléaires notoires ».

Pour aller plus loi relire également l'article du blog du 19/04/2011 portant sur l'organisation du débat public en France sur l'énergie.

Par ailleurs nous vous signalons la tenue de l’Université d’été 2011 du collectif d’associations « Sauvons le Climat» les 16 et 17 septembre prochains, au FIAP à Paris, sur le thème « quel modèle énergétique pour l’Europe en 2030 ? »
Deux journées de débats avec des experts de renom dont Jean-Louis Bal, Président du Syndicat des Energies Renouvelables et ancien directeur de l’Ademe et Edouard Brézin, ancien Président de l’Académie des sciences.

Rappelons enfin pour mémoire que depuis quinze ans les entretiens Sciences et Ethique s’attachent à aborder l’ensemble de ces questions en organisant des rencontres entre scientifiques et universitaires, décideurs politiques et économiques, acteurs sociaux et associatifs, public sur l’impact des avancées scientifiques et technologiques sur la société, notamment dans le domaine des énergies…. Du nucléaire aux énergies de la mer !
Nous vous invitons à consulter les archives des entretiens et pour plus d’informations sur les enjeux internationaux des énergies marines : le blog des énergies de la mer.

Sur vos agendas :


Les entretiens Science et Ethique 2011 qui fêteront cette année les 15 ans d’existence lors des deux journées de débat des 17 et 18 novembre 2011 à Océanopolis Brest auront pour thème : "Quelle économie pour quelle croissance ? Economie bleue, plans climat-énergie territoriaux, aménagement du territoire et énergie de la mer".

Article RH 3B Conseils
Sources : Télégramme / Assemblée nationale/Entretiens Science et Ethique